28 août 2008

Le monde est au seuil d'une nouvelle guerre froide?

Dix-huit ans après de la dissolution de l'Union soviétique et la fin de la guerre froide entre Moscou et Washington, qui a atteint son point culminant pendant la crise de la baie des Cochons, en 1961, un conflit vient de se déclencher entre la Russie, héritière de l'ex-Union soviétique, et la Géorgie, qui a eu son indépendance après l'effondrement de l'Union.

Ce conflit, éclaté le 6 août, en raison des territoires Séparatistes Géorgiens "l'Ossétie du Sud" et "' Abkhazie", et la tension actuelle, qui règne dans la région du Caucase, alimentent les craintes du déclenchement d'une nouvelle guerre froide entre la Russie et l'Occident.

La Russie, après l'effondrement du régime soviétique, a perdu son rôle comme seconde superpuissance dans le monde. Sa faible économie a affecté ses capacités militaires. Mais, après la démission du premier président Boris Yeltsin en fin de 1999 et l'accession au pouvoir de, Vladimir Poutine, Moscou a commencé de reconstruire ses capacités militaries et économiques. Elle a promulgué de nombreuses lois pour stimuler l'investissement, développer son système militaire et ravitailler ses troupes par des armes sophistiquées en profitant de la hausse sans précédent des prix du pétrole et du gaz, dont elle possède d'énormes réserves.cold_war

En même temps, le Kremlin a commencé à chercher le rôle qu'il peut jouer dans le règlement des questions épineuses sur la scène internationale. Il a aussi essayé de realiser un rapprochement avec les regions stratégiques dans le monde.

Dans ce contexte, la Russie a demandé d'adhérer à l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) en tant qu'observateur. Cette demande est considérée comme le premier indice du retour de la guerre froide entre Moscou et Washington. Pendant les huit ans qu'il a passées au Kremlin, Poutine a pu bâtir des ponts de compréhension avec le monde islamique et éliminer les sédiments en suspend entre les deux parties depuis l'ère soviétique, ce qui a incité les États-Unis, qui a omis la présence de l'OCI pendant 39 ans, à dépêcher, pour la première fois, un envoyé à l'organisation islamique, dans une tentative de jouer la carte du "monde islamique" contre Moscou. Une carte qui s’est révélée efficace à l'époque du régime soviétique communiste et "athée".

Mais l'agence de presse indienne "Orient Press" voit, dans un rapport, que cette mesure americaine etait assez tardive. Elle souligne que Poutine, par sa manière de gérer la crise en Tchétchénie, a pu supprimer l’embarras qui gênait Moscou dans ses relations avec le monde islamique.

Et l'agence de souligner que la politique individuelle appliquée par Poutine afin d'assurer l'échec de toute tentative visant à semer la zizanie entre la Russie et le monde islamique, a mené à son succes dans la gestion du jeu politique.

Moscou ne se contentait pas de ce succes. Au cours du dernier sommet de l'OCI tenu à Dakar, la Russie a terminé totalement gagnante. Dans son discours devant le sommet, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a mis l'accent sur la situation des Musulmans en Occident et les tentatives de certains politiciens occidentaux de focaliser sur la menace de l'intégrisme islamiste et de créer "l'islamophobie". En même temps, Lavrov a déclaré que son pays se félicite des diverses réligions, en particulier l'islam.

Mais, il faut savoir qu'un autre facteur a aidé la Russie à réaliser ce succes, à savoir : L'image des États-Unis dans plusieurs pays du monde islamique et au Moyen-Orient. Dans la majorité de ces pays, Washington est vue comme si elle agit conformément à l'ordre du jour des Israéliens. En particulier après l'échec de la conférence de paix d'Annapolis, entre Israël et les Palestiniens. En même temps, Moscou s'oppose à la construction de colonies juives en Palestine occupée et appelle à lever le blocus imposé aux villes palestiniennes et à l'arrêt des opérations militaires contre les Palestiniens. En plus, la Russie n'a pas boycotté le mouvement Hamas, qui représente une importante partie des Palestiniens et Lavrov n'a pas hésité à rencontrer Khaled Mashaal, chef du bureau politique du Mouvement , à Damas.

La crise de l'indépendance de la province du Kosovo de la Serbie, alliée de la Russie, est le deuxième indice du retour de la guerre froide.

Après le déclenchement de la guerre au Kosovo de 1996 à 1999 entre les forces serbes et les milices albanaises, des forces des Nations Unies ont pénétré dans la région pour maintenir la sécurité, mais les Albanais, qui représentent la majorité des habitants du Kosovo, aidés par les pays occidentaux, ont déclaré l'indépendance de la Serbie et établi leur propre Etat le 17 fevrier dernier.

Plusieurs pays occidentaux, conduits par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont reconnu l'independance du Kosovo, ce qui a irrité Moscou, qui ne reconnaît pas l'indépendance de la province.

Le ministre russe des Affaires étrangères a parlé de ce sujet dans son discours devant l'OCI. Il a dit que le manque de reconnaissance de l'indépendance du Kosovo par plusieurs pays, y compris des pays islamiques, avait un sens important. Il a ainsi évoquer la forte relation entre Moscou et les pays islamiques. Ces propos ont été un coup douloureux à Washington dans le contexte de la guerre des déclarations entre Moscou et Washington.cold_war_2

Le plan de Washington concernant le déploiement du bouclier antimissile américain en Europe sous prétexte de protéger la région de toute attaque de missiles iraniens, et les tentatives des Etats-Unis d'élargir le Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) jusqu'aux frontières ouest de la Russie, étaient comme jeter de l’huile sur le feu.

Moscou a considéré le déploiement du bouclier américain dans des pays comme la République tchèque et la Pologne, qui tournaient à un moment dans l'orbite de l'ex-Union soviétique, et les tentatives d'annexer la Géorgie et l'Ukraine à l'OTAN, comme une menace directe pour sa sécurité nationale et a promis de répondre sévèrement.

La réponse russe n'a pas tardé. Elle a pris la forme de déploiement de batiments de guerre et de porte-avions pendant quelques jours dans les océans Pacifique, Indien et Atlantique.

Toutefois, après la signature par Washington d'un accord avec la République tchèque concernant le déploiement du bouclier antimissile et avec l'approche de la signature d'un accord similaire avec la Pologne, les médias russes ont parlé de la possibilité du déploiement de bombardiers stratégiques russes à Cuba, au Venezuela et en Algérie. Citant un officiel de haut rang, le quotidien russe "Izvestia" a parlé en juillet dernier d'un éventuel retour des bombardiers stratégiques russes de type "TU-160" et "TU-95 MS" à Cuba en réponse au déploiement d'éléments du système américain de défense antimissile en Europe.

Ces informations rappellent les périodes de la guerre froide entre les deux superpuissances (l'Amérique et l'Union soviétique), et posent une question importante à propos de cette guerre entre les Etats-Unis, la première puissance mondiale, et la Russie, héritière de l'Union soviétique.

Mais la direction russe a nié ces rapports dans leur intégralité. Selon le chef du department de la presse et des médias au Ministère russe de la Défense, Chat Baitchuren, ces informations ne sont que des rumeurs lancées par certains États qui deployent des bases et installations militaries autour de la Russie.

Et Baitchuren d'ajouter que la Russie, éprise de paix, n'établie pas des bases militaires aux frontières d'autres pays. En même temps, une source militaire russe de haut niveau a affirmé à l'agence de presse "Novosti" que la Russie n'a pas récemment envoyé des bombardiers stratégiques à Cuba ou à un autre pays de l'Amérique latine.

Par ailleurs, des militaires russes jugent que la Russie ne recourirait pas un plan qui n'a d'intérêt. L'ancien chef d'etat-major des forces des missiles startegiques russes, le général Victor Jessen, a dit que la Russie ne tirerait pas de profit du déploiement de bombardiers russes stratégiques et de longue-portée a Cuba.

Jessen, actuellement Vice President de l'Académie russe de la sécurité et les questions de défense et du système juridique, a souligné que l'avantage de ces bombardiers est la capacité de lancer des missiles sans entrer dans la zone couverte par les défenses aériennes de l'ennemi. "Ces bombardiers peuvent atteindre leur cibles à 4 000 kilomètres de distance, ce qui évite la nécessité du déploiement de bombardiers stratégiques à 90 km de la frontière des États-Unis, ou ils seront une cible facile", a-t-il dit.cold_war_3

Si les responsables russes ont minimisé l'importance de ces informations, ou rumeurs, ces dernières ont suscité des interrogations sur les mesures que Moscou doit prendre face au bouclier antimissile americain. Le général Victor Jessen estime que la Russie pourrait mettre en oeuvre un programme de fabrication de missiles balistiques capables d'atteindre les territoires americains via le pôle Sud dans le but de contourner du système de défense antimissile. Il a indiqué que l'Union soviétique a abandonné la fabrication de ces missiles dans le cadre du traité de la réduction des armes stratégiques "START-1".

Il a expliqué que Moscou pourrait également ravitailler ces missiles par des ogives capables de manœuvre, côte-à-côte avec le déploiement du système "Iskandar" et l'établissement d'une base de bombardiers strategiques a Kaliningerad.

De son côté, le général Vladimir Dforquen ancien directeur de l'Institut central pour la recherche scientifique IV au Ministère russe de la Défense, a déclaré que les missiles intercepteurs que Washington veut deployer en Pologne ne pourraient pas porter des munitions nucléaires.

Dforquen, qui a présidé l'Institut spécialisé dans la conception de roquettes et de systèmes spatiaux, a ajouté que ces missiles ne représentent pas un danger stratégique à Moscou car leur portée ne dépasse pas 1500 kilomètres. Il a également fait remarquer que Washington plannifie d'avoir 54 missiles de ce genre en 2015, dont 44 missiles seront déployés aux États-Unis et 10 en Europe.

Egalement, il a souligné que la troisième région du système américain de défense antimissile (Pologne) n'est pas dangereuse pour la Russie, dotee d'un système efficace pour surmonter les systèmes étrangers de la défense antimissile.

Mais la décision de la Georgie d'envoyer ses troupes pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud, qui a poussé Moscou à dépêcher ses forces dans la region pour soutenir les separatistes, a confirmé les craintes du déclenchement de la guerre froide entre la Russie et l'Occident.

Les forces russes ne se sont pas satisfaites d'expulser les troupes géorgiennes des des provinces separatistes, l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, mais elles sont rentrées dans les territories de la Géorgie, avec qui les relations sont tendues depuis l'arrivée du président géorgien Mikhaïl Saakachvili au pouvoir en 2004 et son encouragement du rapprochement entre Tbilissi et l'Occident.

L'événement majeur qui a concretisé les craintes du déclenchement de la guerre froide etait la decision prise mardi par Moscou de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

Considéree comme une riposte, cette décision intervient six mois après la reconnaissance par les pays occidentaux, notamment les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, de l'indépendance du Kosovo.

En dépit des déclarations du minister allemande de la Défense Frans Joseph Yong, qui exclut l'idée d'une nouvelle guerre froide entre l'Occident et la Russie en raison du conflit actuel entre Moscou et Tbilissi, et son appel à la reprise du dialogue entre les deux parties pour assurer le rétablissement de la sécurité et la stabilité dans la région, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dans des déclarations faites au quotidien "Le Figaro", s'est declaré avoir craint une nouvelle guerre froide, en soulignant que le monde occidental ne veut pas de cette guerre.

Malgré ses craintes, Kouchner lui-même a haussé le ton de ses déclarations contre la Russie depuis hier quand il a dit que "la Russie est un Etat hors le droit international", soulignant que l'Union Européene ne peut accepter l'ensemble des violations commises par Moscou contre le droit international, les accords de sécurité et de coopération européens et les résolutions des Nations Unies.

Kouchner a également condamné dans des déclarations à radio "Europe 1", le fait que la Russie a saisi le territoire d'un pays voisin en utilisant l'armée, ce qui se passe pour la première fois depuis longtemps. Il a exprimé son inquiétude que la Russie, après avoir envahi la Georgie, aurait pour objectif l'Ukraine et la Moldavie, deux pays pro-Occident.

Il faut savoir que "la Crimée", au sud de l'Ukraine, était considérée comme territoire russe jusqu'à ce que l'ancien dirigeant soviétique Nikita Krotchev l'avait cédée à Kiev en 1954.

Jeudi, Kouchner a déclaré dans une conférence de presse tenue à Paris, la possibilité d'imposer des sanctions sur la Russie en raison de la crise avec la Géorgie. Il a indiqué que d'autres options seront examinées lors du sommet extraordinaire européen qui se tiendra à Bruxelles le 1er septembre prochain, affirmant, cependant, que la France n'est pas pour la rupture des relations diplomatiques avec Moscou.

Plus tard dans la journée, Kouchner est revenu et a confirmé, dans un communiqué publié par le ministère français des Affaires étrangères, que le Sommet européen extraordinaire n'examinerait pas de propositions françaises en vu d'imposer des sanctions sur la Russie en raison de la crise. Il a souligné que la France, en sa qualite de président de l'UE, doit agir en vue de parvenir à une position commune entre tous les membres de l'Union.

Sur l'autre côté de l'Atlantique, le Président americain George W. Bush a condamné la reconnaissance par la Russie de l'indépendance des républiques de l'Ossétie du Sud et en Abkhazie, soulignant que Moscou doit reconsidérer cette décision "irresponsable".

Pour sa part, le candidat démocrate aux présidentielles americaines, Barak Obama, a déploré la decision russe. Il a demande à tous les pays au monde à s'abstenir de donner la légitimité de cette demarche. Il a appelé le gouvernement russe à la nécessité de "respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie. En même temps, Obama a affirmé qu'il ne veut pas d'une nouvelle guerre froide avec la Russie, avec laquelle les Etats-Unis ont beaucoup d'intérêts communs.

Toutes ces réactions interviennent au moment où le président russe a dit, dans des déclarations diffusées par la chaîne de télévision "Russia Today", que Moscou ne craint aucune représaille, y compris la "guerre froide”.

Dans un article dans le "Financial Times", Medvedev a indiqué que "la decision russe de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie etait fondée sur le droit international". Il a ajouté que la reconnaissance de cette indépendance a pris en compte la volonté des peuples des deux regions et la Charte des Nations Nations. Medvedev a expliqué que cette décision n'était pas prise à la légère ou sans étude complète de ses consequences. "Cette region était une bombe que les forces russes de maintien de la paix ont essayé de ne pas faire exploser".

Medvedev a également fait remarquer que dans les relations internationales on ne peut pas avoir une règle pour certains pays et une pour d'autres, en référence à la reconnaissance par l'Occident de l'indépendance du Kosovo.

Dans ce contexte, Medvedev bénéficie d'un fort soutien de la part de ses citoyens de sorte que le chef de l'opposition, Viktor Ianoukovitch a demandé à son gouvernement de soutenir la libre volonté des peoples Sud-Ossetien et Abkhaze d'avoir leur indépendance, soulignant que cette mesure constitue une suite logique de la ligne adoptée par l'Occident quand il a reconnu l'indépendance de la province du Kosovo de la Serbie.

Pour leur part, les parlementaires en Biélorussie, alliés de Moscou, ont jugé légitime et justifiée la réaction de la Russe, notamment d’après la manière avec laquelle l'Occident a traité le sujet du Kosovo. Les membres du Comité des relations internationales au parlement biélorusse ont exprimé leur à la decision russe et appelé leur gouvernement à suivre la démarche de Moscou en reconnaissant l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.cold_war_4

Pour leur part, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie ont exprimé leur volonté de conclure des accords de coopération militaire avec Moscou, y inclut la mise en place de bases militaries russes sur leurs territoires.

Les analystes estiment que la dernière démarche militaire russe n'était pas une simple campagne visant à expulser les troupes géorgiennes des territoires de l'Ossétie du Sud, mais une occasion exploitée par Moscou pour livrer un message à l'Occident selon lequel l'état de faiblesse, dont temoignait la Russie précédemment, n'existe plus.

Les observateurs craignent que les récentes évolutions, en particulier les réactions de la Biélorussie et les républiques séparatistes, soient la consécration du retour de la notion d'alliances et de la polarisation qui a marqué le début de la guerre froide.

Ils jugent que si les accords de coopération militaire entre Moscou d'une part et l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie de l'autre ont lieu, cela mènera à legitimiser le déploiement de missiles et des milliers de soldats russes à la frontière de l'OTAN en cas de l'adhesion de la Géorgie à l'organisation occidentale.

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07 février 2008

Le Petrole...mot cle du conflit au Tchad

Le souhait de contrôler la richesse pétrolière joue un rôle caché dans le conflit en cours au Tchad, où la production de l'or noir, même si elle n'est pas énorme, représente un cadeau du ciel pour ce pays considéré comme l'un des pays les plus pauvres du continent noir.

Selon le magazine "Africa Energy Intelligence" spécialisé dans le domaine de l'énergie en Afrique, le pétrole joue un rôle important dans le conflit entre le régime tchadien dirigé par Idriss Deby et les rebelles qui cherchent à s'emparer du pouvoir.Tchad

Dans son éditorial cette semaine, le magazine explique que, ce conflit, même s'il a un caractère "politique" de premier degré, il reflète l'existence de vieilles haines entre les différentes parties et "de nouvelles sources de revenus" que les rebelles jugent qu'elles doivent être partager.

Pour sa part, Nicolas Sarkis , expert en matière de l'énergie, écrit dans un article publié par la revue "Pétrole et gaz arabes" que ''le Pétrole joue un rôle extrêmement important dans le conflit au Tchad, où l'Etat est très pauvre et possède très peu de ressources au moment où le pétrole est certainement la principale source des revenus du pays''. Sarkis précise que l'opposition tchadienne affirme que le gouvernement a gaspille la richesse du pays.

Selon Philippe Augon, chercheur à la Fondation "Aris" et spécialiste de l'économie africaine, une grande partie des revenus pétroliers du Tchad a été utlisée dans des investissements liés à l'armement et pour enrichir des personnes proches du président tchadien, alors que les rebelles veulent leur part de ces revenus.

Les recettes pétrolières du Tchad étaient un sujet d'accord entre N'djamena et la Banque mondiale. Selon cet accord , N'Djamena doit consacrer 70% des revenus pétroliers pour le financement d'un oleoduc de 1000 km de longueur pour lier entre le gisement de "Duba" au Tchad et le port de "Kribi" au Cameroun. Les principaux donateurs ont porté plainte disant que le régime d'Idriss Deby ne respectait pas les 70%, notamment en raison de l'augmentation de ses dépenses militaires.Chad

Le Tchad produit 150 mille à 160 mille barils de pétrole par jour, alors que les réserves du brut sont estimées à quelque 1,5 milliard de barils, ce qui est très faible par rapport au Nigéria ,le premier producteur de pétrole en Afrique (2,12 millions de barils par jour de production et 36 milliards de barils comme réserves), où le pétrole constitue la raison principalle du conflit armé.

Selon Sarkis, avant 2003, lorsque le prix du baril de brut était inférieur à 28 dollars, le Tchad a témoigné beaucoup de difficultés pour financer la prospection du pétrole et attirer les compagnies petrolières internationales, notamment car le pays ne possède pas une debauche sur la mer ce qui exige la construction de pipelines à des coûts élevés.

Serkis ajoute que la situation a beaucoup changé depuis la flambée des prix du pétrole. Depuis, le pays est devenu le centre de l'attention des compagnies pétrolières internationales, alors que les revenus pétroliers sont devenus très importants pour l'économie du Tchad qui exporte la quasi-totalité de sa production.

Et sarkis d'expliquer qu'en 2004, les investissements étrangers dans le secteur pétrolier tchadien ont aidé l'économie du pays à réaliser un taux de croissance record de 30%. ''Mais ce taux a chuté à 8% seulement en 2005'', dit-il.

Les experts estiment que la richesse petrolière tchadienne n'est pas encore explorée et qu'il est possible de découvrir d'énorme gisements dans les prochaines années... Ce qui soulève des ambitions des pays étrangers, notamment la Chine et les Etats-unis, au moment où la course pour assurer les sources de l'énergie bat son plein, notamment en Chine et aux Etats-Unis d'Amérique.

Partant de cette idée, le groupe americain "Exxon-Mobil" dirige le consortium chargé de la prospection du pétrole au Tchad et qui regroupe l'americain "Chevron" et le malaisien "Petronas". Mais, ce qui est remarquable est l'absence du géant pétrolier français "Total" du Tchad, malgré le fait que la France était l'Etat colonial du Tchad.

Dans ce contexte, Sarkis estime que les compagnies pétrolières américaines ont réussi à consolider leur présence au Tchad, ce qui a soulevé la rancoeur des entreprises européennes et chinoises. ''Dans cette optique, la rebéllion en cours est peut-être encouragé par des compagnies pétrolières opérant au Soudan, notamment les Chinois'', dit-il.

Pour Sarkis, la Chine, qui tirent 30% de ses besoins en petrole du Soudan, voit qu'à long terme, la meilleure stratégie sera le transfert du pétrole tchadien, à travers des pipelines, au "Port Soudan".

Il semble que plusieurs parties ont intérêt dans le pétrole tchadien, alors est-ce possible qu'une de ces parties oeuvre pour alimenter le conflit dans ce pays pour servir ses propres intérêts et objectifs?

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11 juillet 2007

La France va-t-elle changé son attitude à l'égard du Sahara marocain en raison du gaz naturel algérien?

La tournée actuelle du président français, Nicolas Sarkozy, en Afrique du Nord, au cours de laquelle il s'est rendu en Algérie et en Tunisie, constitue un affront pour le Maroc. Les anciens président français avaient en effet l'habitude de commencerleurs tournées en Afrique du Nord par la visite du Rabat en signe de confirmation des relations "spéciales" entre le Maroc et la France.

Sarkozy a choisi de commencer sa tournée en se rendant en Algérie, malgré les relations tendues entre les deux cotes, alors que le Maroc aurait du être la 3me et dernière étape de cette tournée. Mais Rabat a subitement annoncé la semaine dernière l'annulation de la visite de Sarkozy sous prétexte de l'ordre du jour chargé du monarque marocain, le Roi Mohammed VI.

Selon les observateurs, l'annulation par Rabat de la visite de Sarkozy était un signe du mécontentement du Maroc à l'égard de Sarkozy qui a débuté sa tournée visant à consolider les relations de la France avec les pays de l'Afrique du Nord, une région d'une grande importance pour la sécurité de l'Europe dans le domaine de l'énergie, en visitant l'Algérie, le concurrent régional de Rabat et le pays dont le poids devient de plus en plus important dans le domaine de l'énergie, notamment le gaz naturel.

Les analystes font remarquer que l'ordre des étapes de la tournée n'était pas une option protocolaire, mais elle reflète une modification fondamentale des alliances de la France dans la région, compte tenue des résultats des pourparlers entre Sarkozy et son homologue Abdelaziz Bouteflika, qui étaient centrés sur le dossier du gaz, comme un prélude pour conclure un accord stratégique pendant l'automne prochain.

Et les observateurs de noter qu'après le refus de la France de présenter ses excuses a l'Algérie pour l'époque coloniale, cet accord serait lié au dossier du Sahara marocain.

Dans ce contexte, Qader Abdel Rahim, expert dans les affaires du Maghreb arabe a l'Institut des relations internationales et stratégiques à Paris, estime que, du point de vue les intérêts français, Sarkozy juge que l'Algérie est plus importante à moyen terme. "Les pourparlers économiques de Sarkozy en Algérie n'auront pas un grand succès, à moins qu'il ne démontre sa volonté de changer la politique française a l'égard du dossier du Sahara marocain", ajoute-t-il.

L'ex-Premier ministre algérien, Redha Malek, partage cette idée et dit que la réussite de la visite de Sarkozy en Algérie dépendra de son son attitude a l'égard du dossier du Sahara marocain.

Pour les observateurs, Sarkozy est arrivé au Maghreb arabe afin de conclure un accord "historique" entre la compagnie algérienne de pétrole et d'eénergie "Sonatrach" et la compagnie "Gaz de France". Cet accord, qui pourrait être signé en novembre prochain, vise à assurer l'approvisionnement du gaz naturel en France a long terme.

Cette analyse est renforcée par les déclarations faites mardi à radio "France Inter" par la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, sur l'avenir du développement de "Gaz de France", appartenant à l'Etat, et le processus de la fusion de la compagnie dans le groupe français prive d'énergie "Suez". Dans ces déclarations Mme Lagarde a dit que le Gouvernement n'a pas encore pris de décisions sur la fusion des deux parties, notant que toutes les options restent ouvertes.

Pour sa part, dans des déclarations aux quotidiens algériens "al-Watan" et "al-Akhbar", Sarkozy a exprimé l'espoir de voir un rapprochement entre "Gaz de France" et "Total"d'une part et "Sonatrach" de l'autre.

Sarkozy a ajouté que la France avait besoin d'assurer l'approvisionnement en gaz dans l'avenir, soulignant que le rapprochement entre ces compagnies permettrait a l'Algérie, en même temps, d'entrer librement sur le marché français et par conséquent en Europe.

De même, le porte-parole de l'Elysee, David Matignon, a declaré que le dossier économique était au coeur des entretiens Sarkozy-Bouteflika.

Bien que le président algérien ait insisté sur une excuse pour les crimes commis par la France a l'égard des Algériens à l'époque coloniale pour que les deux pays puissent signer "le traité d'amitié", en suspens depuis la visite de l'ex-president francais Jacques Chirac en mars 2003 à Alger, Sarkozy, lui aussi, a insisté sur le refus de présenter de telles excuses.

Par contre, Sarkozy a dit qu'il n'est pas responsable des erreurs du passé, alors que des analystes estiment que Sarkozy s'est implicitement excusé par cette visite elle-même qui coïncide avec les célébrations de l'anniversaire de l'indépendance de l'Algérie.

D'autre part, il semble que le président algérien ait renoncé à l'exigence de ses excuses après avoir obtenu de son homologue français des informations concernant la modification des priorités de Paris en Afrique du Nord. Selon ces informations, l'Algérie pourrait occuper la place de "partenaire privilégié" de la France dans la région.

Dans ce contexte, les observateurs notent le discours prononcé le 5 juillet par Bouteflika à l'occasion de la fête de l'indépendance. Dans son discours, le président algérien a dénoncée le colonialisme, cependant, il n'a pas demandé d'excuses du colonisateur.

Pour sa part, Nicolas Sarkozy a décidé de fermer le dossier du "traité d'amitié" qui est lie au nom de son prédecesseur. Il a proposé une nouvelle vision des relations entre Paris et Alger "basée sur des réalisations et des projets concrets, au lieu des textes et des traités", comme il a déclaré à l'issue de ses entretiens avec Bouteflika.

Selon les analystes, tant que Paris refuse de donner des concessions en matière de l'histoire, elle le ferait inévitablement en matière de géographie, c'est-a-dire son attitude a l'égard du dossier du Sahara marocain.

La France, sous la direction de Chirac, a apporté un appui "calme" mais ferme" à la proposition du Maroc d'accorder l'autonomie au Sahara marocain, dont la population s'élève à 260 mille personnes, sous la souveraineté marocaine.

Ce soutien francais a irrité le Front de libération de la Saguia el-Hamra et Oro "Polisario", qui vise à déclarer l'indépendance du Sahara marocain du Rabat et soutenu par l'Algérie. Le secrétaire général du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a critiqué la France en avril dernier pour ce qu'il a appelé "l'attitude soutenant le Maroc" dans le conflit du Sahara marocain. Il a dit que "la France abandonne la justice internationale et fournit un soutien illimité a l'aventure coloniale marocaine dans le Sahara".

Toutefois, après l'élection de Sarkozy en mai dernier, le Secrétaire général du Polisario a exprimé l'espoir de voir la France afficher "une plus grande neutralité" dans la question du Sahara marocain sous le règne de Sarkozy. "J'espère que Paris adoptera un esprit constructif dans son attitude au contraire de l'ère de Chirac", a-t-il ajouté.

Il est évident que Rabat avait ressenti le changement dans les tendances de Paris, ce qui a suscité le mécontentement du Maroc. Selon les observateur un tel changement aura des répercussions inévitables sur l'attitude de la France au sujet du Sahara marocain. Si "La France s'engage à la "neutralité", les Marocains seront seuls devant l'Organisation des Nations Unies, dont le nouveau secrétaire général Ban Ki-Moon, adopte plutôt la vision d'Alger et du Polisario.

Après que les Etats-Unis étaient plus proches de l'attitude de l'Algérie dans ce conflit, alors que la France était plus proche de la vision marocaine, il est probable que Washington et Paris adopteraient des politiques similaires à l'égard du conflit sur le Sahara marocain, ce qui affaiblirait la position internationale de Rabat.

Et les observateurs de dire Sarkozy veut changer la méthode de la politique de la France en Afrique. "Il voit que cette politique, à l'ère de Chirac, était basée sur des relations personnelles", indiquent-ils.

Selon les observateurs, ce changement, notamment dans la politique de la France a l'égard de Afrique du Nord, est une réflexion de l'évaluation approfondie de la phase précédente où l'influence française dans la région a reculé en faveur des Etats-Unis, de l'Asie, et même de la Russie, Notamment en Algérie, la plus importante puissance économique en Afrique du Nord, où les Américains occupent la première place en matière d'investissements étrangers, en particulier dans le secteur énergétique, bien que la France reste toujours le premier partenaire commercial d'Alger.

Malgré tous ces indices, le président français essaie toujours de maintenir des relations étroites avec le Maroc. Il a dit qu'il n'avait pas de désaccords avec Rabat. "Le roi cherifien Mohammed VI veut que la visite du président français soit une "visite d'Etat" et pas seulement une étape dans une tournée", dit-il.

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09 juillet 2007

La concurrence régionale algéro-marocaine : Un test pour la diplomatie du président français

La tournée maghrébine que commencera demain le président français Nicolas Sarkozy par une visite en Algérie, est un véritable test diplomatique. Elle intervient en pleine concurrence régionale entre le Maroc et l'Algérie.

Le président français, qui effectue sa première tournée en dehors de l'Europe depuis son accession au pouvoir en mai dernier, a réalisé la sensibilité de sa mission, lorsque le Maroc a annoncé la semaine dernière l'annulation de la visite de Sarkozy à Rabat, dans le cadre de la tournée qui le mènera également en Tunisie.

Selon Rabat, l'annulation de la visite est due a l'ordre du jour chargé du monarque marocain, le Roi Mohammed VI, alors que le porte-parole de la présidence française a déclaré que la visite de Sarkozy à Rabat a été annulée à la dernière minute à la demande des autorités marocaines pour des raisons indéterminées mais liées aux "dates". En même temps, le porte-parole de l'Elysée a souligné que Sarkozy se rendrait au Maroc au cours de la deuxième moitié d'octobre prochain.

Toutefois, les observateurs croient que la véritable raison est la courte durée de la visite, qui devait être deux jours. Une période jugée insuffisante par Rabat pour discuter les nombreuses questions d'intérêt commun.

Par ailleurs, des diplomates ont dit que le Maroc, considéré comme le plus grand allié de la France en Afrique du Nord, n'était pas content du fait que Sarkozy débute sa tournée, qui vise à consolider les relations de la France avec les pays de l'Afrique du Nord, une région d'une forte importance pour la sécurité de l'Europe dans le domaine de l'énergie, en visitant l'Algerie, le concurrent régional de Rabat et le pays dont le poids devient de plus en plus important dans le domaine de l'énergie, notamment le gaz naturel.

L'attitude marocaine a surpris toute la région, qui constitue un domaine d'influence du commerce français depuis longtemps, alors que le Rabat était, par coutume, la première destination de chaque nouveau président français en dehors de l'Europe.

Les analystes et les politiciens sont convaincus que le Maroc, dont les leaders avaient de relations personnelles étroites avec l'ex-président français Jacques Chirac et bénéficiaient de son appui au conflit du Sahara marocain, a commis une grave erreur d'annuler la visite de Sarkozy.

Qader Abdel Rahim, expert dans les affaires du Maghreb arabe à l'Institut des relations internationales et stratégiques à Paris, voit que l'annulation de la visite d'un président réçemment élu, qui a une forte personnalité et très populaire, aurait un impact diplomatique plus tard. "Rabat a pensé qu'elle pouvait apporter sa relation avec Paris, sous la direction de Sarkozy, aussi forte qu'à l'ère de Chirac, mais ce n'est pas vrai car une autre génération vient d'accéder au pouvoir en France", ajoute-t-il.

Selon Abdel Rahim, Sarkozy ne doit rien aux Marocains ou aux Algériens. "Du point de vue les intérêts français, Sarkozy voit que l'Algérie est plus importante à moyen terme", précise-t-il.

Sarkozy veut changer la méthode de la politique de la France en Afrique. Il voit que cette politique, à l'ère de Chirac, etait basée sur des relations personnelles.

Lors de sa tournée, Sarkozy doit expliquer son plan pour construire un Union regroupant les pays du sud de l'Europe et ses voisins en Afrique du Nord comme partenariat officiel entre les pays du bassin de la Méditerranée. Ce plan qui est jusqu'ici mystérieux.

La Tunisie et le Maroc représentent des principales destinations des investissements français, alors que l'Algérie, qui était une colonie française pour plus de 130 ans, est le premier partenaire commercial de la France en Afrique.

En Algérie, que Sarkozy visitera à nouveau l'automne prochain, les entretiens franco-algériens porteront sur les relations commerciales et la coopération entre les deux compagnies française "Gaz de France" et algérienne "Sonatrach", outre l'établissement de centrales nucléaires à des fins pacifiques.

Les relations entre Paris et Alger ont été marquées par la tension au cours à l'époque de Chirac, ce qui conduit à la non-signature du "traité d'amitié" entre les deux pays, alors que Sarkozy estime que l'amitié entre les deux pays n'a pas besoin d'un traité, mais seulement surmonter le passé et ses douleurs qui ont humilie les deux cotes.

Dans ce contexte, Sarkozy a appelé a entamer des relations solides et un partenariat "extraordinaire", sans déclarer les "remords", qui, selon lui, représentent une "haine de soi".

Les entretiens doivent également aborder le dossier du Sahara marocain, la principale cause de désaccord entre le Maroc et l'Algérie. Un dossier où la France, sous la direction de Chirac, a présenté un soutien calme mais "tranchant" à la proposition du Maroc d'accorder l'autonomie au Sahara marocain, dont la population s'élève à 260 mille personnes, sous la souveraineté marocaine.

Ce soutien français a irrité le Front de libération de la Saguia el-Hamra et Oro "Polisario", qui vise à déclarer l'indépendance du Sahara marocain du Rabat et soutenu par l'Algérie. Le secrétaire général du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a critiqué la France en avril dernier pour ce qu'il a appelé "l'attitude soutenant le Maroc" dans le conflit du Sahara marocain. Il a dit que "la France abandonne la justice internationale et fournit un soutien illimité à l'aventure coloniale marocaine dans le Sahara".

Toutefois, après l'élection de Sarkozy en mai dernier, le Secrétaire général du Polisario a exprimé l'espoir de voir la France afficher "une plus grande neutralité" dans la question du Sahara marocain sous le règne de Sarkozy. "J'espère que Paris adoptera un esprit constructif dans son attitude au contraire de l'ère de Chirac", a-t-il ajouté.

Mais les analystes pensent que les pourparlers économiques de Sarkozy en Algérie n'auront pas un grand succès, à moins qu'il ne démontre sa volonté de changer la politique française à l'égard du dossier du Sahara marocain, qui est également une pierre d'achoppement à la croissance des échanges commerciaux entre les pays du Maghreb arabe, compte tenue de la fermeture des frontières entre le Maroc et l'Algérie depuis 1994.

Dans ce contexte, l'ex-Premier ministre algérien, Redha Malek, dit que la réussite de la visite de Sarkozy en Algérie dépendra de son attitude à l'égard du dossier du Sahara marocain. "Au cours de sa tournée en Afrique du Nord, Sarkozy se rendra compte de la complexité et la sensibilité entre le Maroc et l'Algérie", ajoute-il.

De ce point de vue, la visite Sarkozy en Afrique du Nord déterminera largement l'avenir des relations de la France avec le Maroc et l'Algérie. Elle va aussi influencer les relations entre l'Algérie et le Maroc, notamment après que le Front Polisario, ait exprimé, mi-juin dernier, sa volonté d'accepter la proposition marocaine sur l'autonomie du Sahara dans le cadre d'un referendum libre et démocratique sous l'égide des Nations Unies et après le climat positif qui a régné les pourparlers deroulées a New York entre Rabat et le Front

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07 juillet 2007

La Présidence du FMI : Véritable efficacité ou jeu politique ?

La nomination du nouveau directeur du Fonds monétaire international (FMI) soulève la polémique sur les critères de cette personnalité : Le directeur du FMI est-il élu conformément à son efficacité ou bien en fonction de l'équilibre politique entre les grandes puissances ? La démission du directeur du FMI Rodrigo Rato, quelques semaines après le départ du président de la Banque mondiale (BM) Paul Wolfowitz, a révélé la "crise profonde" dont temoignent les institutions internationales. Dans ce contexte, Damien Meyer, chef de la commission de l'annulation des dettes du tiers monde, constate que l'annonce de la démission soudaine de Rato démontre le "brouillard" dans les institutions internationales et "marque une nouvelle phase d'incertitude". "La performance de la BM et du FMI a fait l'objet de nombreuses critiques, alors que les deux institutions se satisfesaient de mener des redressements mineures". Pour sa part, Sebastian Formy de l'ONG "Oxfam", juge que le FMI s'est trouvé "dans la pire situation" pendant le mandat de Rato, malgré le début de la mise en oeuvre de certaines réformes. "Mais, ces réformes exigent beaucoup de temps", a-t-il ajouté. Selon lui, "Rato a soulevé plusieurs questions dont la représentation des géants du développement comme la Chine et l'Inde, mais l'attribution de deux ans pour réformer la gestion de l'institution est une période très longue". Formy explique que plusieurs pays ont payé leurs dettes en avance et ont menacé de se retirer du FMI, au moment où ce dernier a commencé à reviser son rôle pour la première fois depuis sa création en 1944. Le scandale de l'ex-président de la BM, Paul Wolfowitz, qui a haussé le salaire de son amie Reza Shah, a ébranlé la confiance dans la BM, en particulier celle du président. Ce scandale a soulevé dees pressions internationales pour appeler à la démission de Wolfowitz, nommé par le Président americain George W. Bush en dépit des critiques. Après la demission de Wolfowitz, Bush a posé la candidature de Robert Zoellick au même poste. La France a ensuite exprimé son desir de désigner un de ses citoyens pour succéder à Rato à la tête du FMI. Une annonce qui a soulevé de nouveau la question des critères appliqués pour la nomination à ces postes internationaux. Les spécialistes dans le domaine du développement à Washington estiment que la succession de Rodrigo Rato doit être une occasion de rompre avec les nominations politiques et l'adoption des choix efficaces. Dini Du Trai, responsable du FMI au Vietnam et Vice-President du centre du développement global (un centre indépendant américain de recherches), dit que la nomination aux postes internationaux ne devrait pas être liée à la nationalité. L'idée de nommer un français à la tête du FMI a vu le jour après que le président français, Nicolas Sarkozy, ait annoncé qu'il soutiendrait la candidature du socialiste et ancien ministre de l'Economie, Dominique Straus Khan, à ce poste. Sarkozy s'est également entretenu avec Laurent Fabius, ancien Premier ministre français et ancien candidat au poste de directeur du FMI, ce qui a soulevé la probabilité de poser la candidature de Fabius une fois de plus. Les déclaration du porte-parole de la présidence française selon lesquelles Sarkozy soutiendra la candidature de l'un des deux socialistes, Laurent Fabius ou Dominique straus Khan, à la tête du FMI intervient dans le cadre de la stratégie suivie par le président Français de s'ouvrir aux partis de gauche. Danny Bradley, directeur du Programme du droit international à l'American University à Washington, estime qu'il faut élire "minutieusement", au niveau international, la personnalité qui dirigera cette organisation internationale. Bradley a ajouté qu'un tel choix minutieux ne diminue pas l'efficacité de Fabius ou de Straus Khan. "Si la France veut poser leurs candidatures, elle doit le faire dans le cadre d'un processus plus ouvert et plus transparent avec la participation des autres pays" a-t-il précisé en référence à la nécessité de s'éloigner des manipulations politiques et de la réalisation d'objectifs personnels. Dans ce contexte, Du Trai estime que les Européens doivent définir au moins les compétences qu'ils recherchent et organiser un processus de sélection "relativement transparent" pour déterminer quel candidat est le meilleur pour le poste. Pour sa part, le vice-directeur du Centre des recherches économiques et politiques a Washington, Mark Weissbrodt, juge qu'il serait étonnant que le FMI ne mène pas des réformes symboliques, dont l'élection de son président, conformément au critère d'efficacité. Selon une tradition non écrite, les Etats-Unis nomment le président de la BM, alors que les Européens sont chargés de la nomination du directeur du FMI. La nomination d'un français à la tête du FMI ne serait pas une première pour l'Union Européenne (UE) : depuis la création du FMI il y a 61 ans, trois français ont occupé ce poste pour plus de 30 ans. Malgré l'efficacité démontrée par Fabius et Straus Khan lorsqu'ils étaient ministre de l'Economie en France, la candidature de Fabius au poste de directeur du FMI pourrait être refusée par l'UE en raison de son rejet de la constitution européenne. Daniel Bradley dit que la France pourrait aussi entrer en concurrence avec d'autres pays européens qui souhaitent proposer une personnalité à ce poste. Depuis l'annonce de la démission de Rato le 28 Juin dernier, les médias ont fait écho de noms d'autres hauts fonctionnaires européens, comme le ministre italien de l'Economie, Tommaso Padoue-Cioba, le gouverneur de la Banque centrale italienne Mario Draghi, outre l'ancien gouverneur de la Banque centrale polonaise, Leszek Balserovsky, et l'ancien Premier ministre polonais Maric Belca.

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03 février 2005

Le discours de Bush suscite diverses réactions

Le discours annuel du president americain, George W. Bush, sur l'état de l'Union prononcé mercredi soir (heure de Washington), a suscité diverses réactions de par le monde. Aux Etats-Unis, les Démocrates ont sévèrement critiqué le discours dans lequel le président américain n'a pas donné un plan clair en ce qui concerne l'avenir de l'occupation américaine en Irak.

Commentant le discours, le leader de la minorité démocrate à la chambre des Représentants, Nancy Pelosi, a indiqué n'être pas informée par l'administration américaine d'un plan clair déterminant la fin de la présence américaine en Irak. Elle a ajouté que les Démocrates estimaient que tout plan crédible visant à retirer les forces américaines de l'Irak et à réaliser la stabilité devait comporter trois élements, à savoir : Passer la responsabilité sécuritaire aux Irakiens; accélerer le processus du développement économique en Irak et intensifier les efforts diplomatiques américains dans la région.
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Dans son discours, le président americain a refusé de fournir "un calendrier artificiel" pour le retrait des troupes américaines de l'Irak. Il a estimé que ce pays constituait "un front vital dans la guerre contre le terrorisme". "Nous défendons la liberté de nos amis irakiens. La liberté en Irak rendra, en retour, l'Amerique plus sure pour les générations à venir", a-t-il déclaré devant le Congres. "Nous ne fixerons pas un calendrier artificiel pour quitter l'Irak car cela pourrait enhardir les terroristes et leur faire croire qu'ils peuvent attendre que nous partions". Il a rappelé que les Etats-Unis se trouvaient en Irak pour obtenir un résultat : "Un pays démocratique, représentatif de son peuple, en paix avec ses voisins, et capable de se défendre". "Lorsque ce résultat sera obtenu, nos hommes et femmes servant en Irak rentreront à la maison avec les honneurs qu'ils ont mérités", a-t-il declaré.

En Irak, selon la chaîne de télévision américaine "CNN", des citoyens irakiens ont critiqué le fait que le chef de l'Executif américain n'avait pas annoncé un calendrier bien déterminé pour le retrait des forces américaines de l'Irak. Dans ce contexte, un Irakien a indiqué que l'absence d'un tel calendrier donnerait la légitimité aux groupes armes irakiens pour mener des attaques. La CNN a souligné que l'opinion publique irakienne pensait que la présence des Americains mènerait a davantage d'infiltration des combattants etrangers pour se joindre aux actes de résistance.
   
Quant à l'Iran, M. Bush a lancé un clair avertissement à ce pays. Il a estimé qu'il "restait le principal Etat dans le monde à soutenir le terrorisme". Le président américain a accusé Teheran de "vouloir se doter d'armes nucleaires tout en privant son peuple de la liberté qu'il recherche et qu'il merite".

Face a ces accusations, l'Iran a souligné qu'il s'agissait d'allégations denuées de tout fondement et que Washington ne cesse de repéter. L'agence de presse iranienne "IRNA", citant le porte-parole du ministere iranien des affaires étrangères, Hamid Reza Asefi, a souligné que le président américain avait oublié que 26 ans auparavant, l'Iran, par la révolution islamique, avait mis fin à l'hégémonie américaine.

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Concernant la Syrie, M. Bush a declaré qu'il "attendait du gouvernement syrien qu'il cesse tout soutien au terrorisme et ouvre la porte à la liberté". Il a accusé Damas "de continuer de permettre que son territoire, et certaines parties du Liban, soient utilisées par des terroristes qui cherchent à détruire toute chance de paix dans la région".

Commentant ces propos, le ministre syrien de l'Information, Mahdi Dakhlallah, a souligné que les menaces américaines à Damas n'apportaient rien de nouveau. Dans des déclarations faites a la chaine satellitaire "al-Jazeera", M. Dakhlallah a appelé "les raisonnables" dans l'administration americaine à adopter la voie du dialogue au lieu de celle des menaces.
   

En ce qui concerne le conflit israelo-palestinien, M. Bush a indiqué que "le but de deux Etats démocratiques, Israel et la Palestine, vivant côte-a-côte en paix est à porteé de main et l'Amerique les aidera à atteindre cet objectif". Il a egalement annoncé une aide de 350 millions de dollars aux Palestiniens.Le chef de l'Executif americain a noté que l'argent débloqué par Washington servirait à procéder à des réformes politiques, économiques et sociales pour les Palestiniens.

Initiative saluée par le ministre palestinien des Affaires des négociations, Saeb Orayqat, qui s'est felicité des propos de M. Bush concernant l'etablissement de l'Etat palestinien. Dans des declarations faites à la MENA, M. Orayqat a exprimé l'espoir de voir M. Bush réaliser sa vision quant à l'établissement de l'Etat palestinien indépendant avec la fin de 2005. Il a également souhaité que M. Bush élimine les obstacles israéliens entravant l'tablissement de l'Etat palestinien comme la colonisation, la confiscation des terrains et le mur de séparation.

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