Al-Ahly remporte le championnat d'Egypte de football sans la moindre défaite
"Al-Ahly" a officiellement remporté vendredi le championnat d'Egypte de football de la division 1 (D1) après avoir battu son adversaire Ghazl al-Mahala par le score de deux buts à un.
Les "Diables Rouges", qui ont remporté le titre sept journées avant la fin du championnat, ont terminé la D1 sans la moindre défaite. Lors de son itinéraire invincible au championnat, al-Ahly a gagné 24 matchs et deux matchs nuls, réalisant plusieurs records dont la victoire en 17 matchs successifs et l'enregistrement de 74 points pendant le championnat.
Al-Ahly, affamé de titres pendant quatre saisons, a vaincu toutes ses anciennes défaites. Il a battu tous ses adversaires. Il a même fait incliner son rival Zamalek (ex-detenteur du titre) à deux reprises (4-2 et 3-0).
Les "Diables Rouges" ont remporté, non seulement le titre, mais aussi les titres de butteur du championnat (Emad Meteab, 15 buts), meilleur joueur (Mohamad Abou Treka) et meilleur directeur technique (Manuel Jose).
Malgré sa défaite devant Ittihad d'Alexandrie (0/1), Enppi a remporté la 2eme place au championnat pour la première fois, dépassant ainsi des grands clubs comme Ismailli, Zamalek et Masri. Il a réservé sa place la Ligue africaine des champions.
A la dernière minute, Haras al-Hodoud, qualifié à la D1 il y a trois ans, a battu son adversaire Tersana (Arsenal) par 2 buts à 1 pour se classer 3eme et a obtenu son billet pour participer à la Coupe de la confederation africaine.
Ismaili, qui a terminé le championnat 2003-2004 en 3eme place, n'a pas pu conserver sa performance brillante et a fait match nul (0/0) contre "Suez Cement", perdant ainsi la 3eme place, son favori dans les dix dernières années, et s'est classé 4eme.
Qualifié pour la première fois à D1, "Suez Cement" a eu des résultats formidables en hissant la 5eme place apres avoir fait match nul (0/0) contre Ismaili.
Causant la dépression de ses supporters, l'ex-detenteur du titre "Zamalek" a disputé sa pire saison depuis sa fondation. Il ne s'était satisfait pas d'être éliminé de la Coupe d'Egypte et de la Ligue Arabe des champions, mais il s'est classé 6eme après un match nul contre "Baladeyet al-Mahala" (2/2) avec une différence de 38 points avec son rival al-Ahly. Il n'a qu'une seule chance pour sauver sa dignité : remporter la Ligue africaine des champions.
Avec sa perte (0-1) contre "Assiut Cement", le club de Port-Said "Masri" s'est satisfait de la 7eme place en espérant gagner la Coupe d'Egypte.
Le fameux alexandrin "Ittihad" a pu se sauver et rester en D1 aprés avoir battu Enppi (1/0) et conserver la 8eme place. Ce club se sauve à la dernière minute.
Sûr de rester en D1, Ghazl al-Mahala a célébré avec al-Ahly sa detention du titre en perdant (1-2), un résultat qui pourrait être différent s'il était en danger. Mais, 9eme place était suffisante.
A la fin de sa première saison en D1 et avec une victoire de deux buts à zero, Talae al-Guish a tiré profit de jouer contre Mansoura, seule équipe sûre de descendre en D2 avant la 26eme journee, pour affirmer sa 10eme place en D1 et y disputer une autre saison.
"Assiut Cement", nouvel arrivant en D1, a pu se sauver en battant Masri par 1 but à 0. La 11eme place lui était suffisante pour rester en D1.
Malgré son match nul (2/2) contre Zamalek et sa 12eme place, "Baladeyet al-Mahala" a quitté la D1 avec Tersana et Mansoura, successivement 13eme et 14eme.
j g e p Bp Bc P
al-Ahly 26 24 2 - 59 13 74
Enppi 26 11 10 5 43 26 43
H. Hodoud 26 10 9 7 32 31 39
Ismaili 26 10 9 7 30 25 39
S.Cement 26 10 7 9 29 31 37
Zamalek 26 9 9 8 37 30 36
Masri 26 7 11 8 29 22 32
Ittihad 26 9 4 13 25 27 31
G. Mahala 26 8 7 11 25 28 31
T. Guish 26 7 8 11 23 33 29
As. Cement 26 7 8 11 24 39 29
B. Mahala 26 6 8 12 27 42 26
Tersana 26 6 7 13 25 42 25
Mansoura 26 4 8 14 18 38 20
Apple affronte de graves difficultés dans la vente de son "IPhone"
Bien que Apple aie lancé son téléphone mobile "IPhone" sur le marché depuis deux mois avec l'espoir de vendre dix millions unités jusqu'à la fin de 2008, le groupe américain affronte actuellement de graves difficultés dans la commercialisation du téléphone qui combine les avantages du téléphone et de la radio mobile reliés à Internet.
Après la fièvre d'achats au début, les ventes du "IPhone" étaient très faibles en raison du prix élevé du téléphone. Un prix qui varie entre 500 et 600 dollars, selon la capacité de stockage qui va de 4 a 8 Go. En plus, la stratégie d'exclusivité adoptée par "Apple" et qui stipule la vente du "IPhone" aux personnes abonnées chez certains fournisseurs de services de téléphones mobiles, comme "ATT" aux Etats-Unis et "Orange" en France, a contribué à affaiblir les ventes.
Selon les experts dans le domaine de la technologie, la baisse des ventes du "IPhone" est aussi due à un défaut dans la performance du téléphone, ce qui pousse les consommateurs à hésiter de l'acheter.
En raison des faibles ventes du "IPhone", l'action de "Apple" à la Bourse de "Wall Street" a perdu 10% de sa valeur au cours des trois derniers jours au moment où le groupe américain avait espéré que le "IPhone" connaitrait le même succès que son produit "IPod", qui a porté le prix des actions de la compagnie à des niveaux sans précédent.
Mais les experts en matière de télécommunications voient que "Apple" doit changer sa stratégie pour imposer son produit sur le marché. Selon eux, la concurrence dans le domaine de la téléphonie mobile ne sera pas facile, comme ce fut le cas de "IPod".
Trep Showdry, analyste à "Global Enquiries Research", estime que la baisse de la valeur des actions d'Apple, est due à des erreurs stratégiques du groupe en ce qui concerne la vente de son téléphone portable. Selon Showdry, Apple ne pourra pas réaliser son objectif de vendre dix millions d'unités jusqu'à la fin en 2008.
Lors du lancement de son IPhone sur le marche fin de Juin dernier, Apple a adopté une stratégie qui compte sur des clients prêts à payer un prix exorbitant pour le téléphone afin qu'ils soient les premiers à utiliser. Dans ce contexte, Apple a decidé de vendre le "IPhone" exclusivement dans ses 162 magasins déployés à travers les Etats-Unis, et dans les magasins appartenant à "ATT", premier fournisseur des services de télécommunications aux Etats-Unis. Ceux qui veulent acheter le "IPhone" aux Etats-Unis doivent s'abonner pour deux ans à "ATT" afin qu'ils puissent l'utiliser.
L'analyste économique à "Strategy analytics", David Kerr, a estimé que cette mesure ne garantit pas à "Apple" le contrôle du marché. Il souligne que les concurrents de "ATT", comme "Sprint Nquestel Corp" et "Version Wireless" ne vont pas rester les bras croisés. "Ils s'efforceront de fournir le même service par d'autres producteurs de téléphones mobiles", ajoute-t-il.
Bien que les experts aient salué le nouveau téléphone, notamment au niveau de la taille de son écran, de sa technique, et de son programme de navigation sur internet, le problème auquel le "Iphone" fait face est son prix élevé qui limiterait la clientèle à ceux qui ont de hauts revenus. Les études menées sur le marche américain ont montre que 85% des Américains ne dépensent pas plus d'une centaine de dollars pour acheter un téléphone mobile.
Kerr estime que si "Apple" a lancé le "IPhone" à un prix de 150 dollars, elle aurait réalisé un coup mortel à ces rivaux. Il souligne que "LG", "Samsung", "Nokia" et "Sony Ericsson" seront davantage attractifs après la baisse de leur prix.
Lorsque le groupe a tenté d'appliquer la même stratégie en France en limitant l'utilisation de l'IPhone aux clients d'"Orange", un groupe de "cyber pirates" français ont réussi, avant le début de la commercialisation de l'"IPhone" en France, à trouver des solutions permettant d'utiliser le téléphone à tout réseau de téléphonie mobile, bien qu'il fonctionne, depuis son lancement sur le marché américain, sur le réseau de "ATT".
Selon Karmi Levy, chef adjoint de l'office "A.R. Communications" pour les analyses économiques, "Apple" doit appliquer une stratégie de production de masse avec une baisse du prix. "Sinon, le "IPhone" ne pourra pas faire face à la concurrence des produits d'autres sociétés", ajoute-t-il.
Pour sa part, Avi Jerinjart, analyste économique à "Corenth Analysis", estime que "IPhone" ne devrait pas affronter une telle concurrence, étant donné qu'il s'agit d'une innovation. "Au lieu du clavier traditionnel, IPhone est tactile...En plus, les acheteurs veulent toujours posséder tout ce qui est moderne et à la mode", a-t-il dit.
Pour rester dans la compétition, Apple" a pris la décision surprenante de baisser le prix du "Iphone" ayant pour capacité de stockage 8 GO de 600 dollars à 400 dollars seulement. Le président du conseil d'administration d'Apple", Steve Bob, a declaré que le groupe est prêt a rembourser 100 dollars à chaque client ayant acheté le "IPhone" a l'ancien prix.
Toutefois, certains analystes estiment que les nouveaux prix sont toujours très hauts. "Pour que ces prix soient acceptés, "Apple" doit permettre aux clients la liberté d'utiliser le "IPhone" avec n'importe quel réseau mis sur le marché.
La hausse des cours du pétrole élargit le fossé entre les riches et les pauvres
Depuis l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003, le monde témoigne d'une hausse sans cesse et sans précédent des cours du pétrole. Ils se sont élevés mercredi dernier, pour la première fois de l'histoire, à 78,77 dollars pour le baril, ce qui affecte l'économie mondiale et l'orientation des richesses.
Si la hausse des prix du pétrole à des niveaux records ne déstabilise pas l'économie des pays industrialisés et permet aux pays producteurs de réaliser des gains, elle représente une énorme pression sur l'économie dans les pays en développement, importateurs de l'énergie.
Dans ce contexte, Francis Perrin, rédacteur en chef du magazine "Le pétrole et le gaz arabes" explique que les pays riches ont pu brillamment s'adapter à l'importante hausse des prix du pétrole depuis quatre ans. "Si le prix du baril dépasse les 80 dollars, cela ne représentera qu'un obstacle psychologique sur les perspectives d'investissement dans le monde".
Pour sa part, Manuchehr Takin, expert au Centre for Global Energy Studies du ministère du Pétrole d'Iran, constate que les pays industrialisés sont aujourd'hui moins dépendants du pétrole, ce qui n'était le cas il y a trente ans. "Ces pays ont oeuvré, à la suite des chocs pétroliers des années 70 et 80, pour diversifier leurs sources d'énergie, en concentrant et développant leurs efforts sur l'énergie nucléaire", a-t-il ajouté.
Mais Takin estime que la hausse des prix du pétrole, qui a été multipliée par trois depuis 4 ans, va freiner le taux de croissance et contribuer à une hausse de l'inflation.
Il semble que la hausse des prix du pétrole continuera à moyen terme puisque la demande en pétrole témoigne, ces dernières années, d'une forte augmentation de la part des pays émergents, notamment de la Chine et de l'Inde.
De plus, le fort taux de croissance de l'economie mondiale, qui dépasse les capacités de production, exercera une pression sur les prix et les empêchera de retourner à leurs niveaux d'il y a cinq ans, lorsque le prix du pétrole ne dépassait pas les 25 dollars le baril.
Ce qui est remarquable c'est que, malgré la hausse importante des prix de l'or noir, le Fonds monétaire international (FMI) a revisé à la hausse ses prévisions concernant le taux de croissance mondiale en 2007 et 2008. Il a estimé que ce taux atteindrait 5,2% grâce à la performance des économies des pays émergents, notamment la Chine. En même temps, le FMI a averti que les prix élevés du pétrole constituaient une menace pour l'économie mondiale, mais il n'a pas fait part d'une grande préoccupation à ce sujet.
Philip Chalman, professeur d'économie à l'Université de "Paris Dauphine" et spécialiste dans les affaires de matières premières, est d'accord avec le fait que les prix élevés du pétrole n'affecteront pas l'économie mondiale, conduite par les pays industrialisés.
Il est certain que les gains realisés par les pays producteurs de pétrole, qui sont pour la plupart des pays en développement comme le Venezuela, l'Algérie et la Libye, meneront a l'augmentation du pouvoir d'achat dans ces pays. Aussi, les dépenses de ces pays dans le domaine du développement des infrastructures vont augmenter, ce qui sera au profit des pays avancés qui possèdent le savoir-faire.
Mais la catastrophe résultant des prix élevés du pétrole se trouve dans les pays en développement et qui importent leur énergie. Ces pays ont souffert de la forte hausse de leur facture d'énergie et, par conséquent, de l'augmentation du déficit de la balance commerciale, ce qui constitue un obstacle dans sa lutte contre la pauvreté.
A cet égard, Calude Mandel, Directeur de l'Agence internationale de l'énergie qui défend les intérêts des pays consommateurs de l'énergie, dit que la situation représente une catastrophe terrible pour les pays les plus pauvres. "Les prix du pétrole dans ces pays sont subventionnés par l'Etat, ce qui représente une pression sur le budget gouvernemental", a-t-il ajouté.
Mandel a expliqué que le coût de cette subvention dans le budget des pays pauvres dépasse de cinq fois les fonds epargnés après l'annulation des dettes de ces pays par le Groupe des huit grands pays industrialisés (G8).
Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques en Afrique, l'Organisation de coopération et de développement économique indique que le taux d'inflation a dépassé la barrière de 10% dans les pays africains importateurs du pétrole en raison de la hausse des prix.
L'Organisation a déclaré que le développement des nouvelles sources d'energie, comme la bioénergie, qui sont produits à partir de céréales, va accroître la crise dans certains pays en développement, car il exercera une pression sur les prix des produits alimentaires et, par conséquent, cela peut mener à la famine dans l'avenir.
Génération Révolution : Hisham
Hisham est ingénieur. Comme beaucoup d'Egyptiens, sa journée commence à la lecture des journaux. Aujourd'hui, à la Une de son quotidien, le procès de membres de l'ancien régime. L'occasion pour lui de se demander si le procès de l'ancien raïs, Hosni Moubarak, dont l'ouverture est prévue le 3 août, aura bien lieu...
France Culture Spéciale Egypte après Moubarak
Suite au départ annoncé du président égytien, Hosni Moubarak, vendredi dernier, l'équipe des Matins a sauté dans l'avion direction Le Caire, pour proposer à ses auditeurs d'humer de plus près l'air cairote... En première partie le journaliste Mohamed Ragab relève la parole du peuple sur la place Tahrir et, dans une deuxième partie, Marc Voinchet et Vincent Lemerre interrogent Dina El Khawaga, professeur à l'Université du Caire, Ahmed Hassan Sami, journaliste à la Middle East News Agency et le Dr Taimour Mostafa Kamel, président du Parquet Administratif.
Emission préparée par Hassane M'Béchour et Vincent Lemerre.
http://www.franceculture.com/emission-les-matins-speciale-egypte-1-2011-02-14.html
Un responsable d’Euromoney : l'Egypte a pris d’importants pas dans la réforme économique
"Le gouvernement égyptien s’est engagé, au cours du 8eme Forum arabe de financement à accomplir les mesures nécessaires pour réaliser la réforme économique", a dit Mark Johnson, un responsable de l’institution Euromoney, organisatrice du forum.Il a ajouté que les participants ont examiné la performance de l'économie arabe en général, et égyptienne en particulier, outre les défis auxquels fait face la région, notamment le secteur financier.
Johnson a souligné que le forum a aidé à examiner la réalité de situation économique dans la région arabe et la nécessite de pomper davantage d’investissements dans cette région.
Il a précisé que la participation de 600 investisseurs étrangers, arabes et égyptiens aux séances du forum qui a duré deux jours, reflète un fort désir d'apprendre sur la situation économique en Egypte et dans le monde arabe.
Et Johnson de dire que l'Egypte est le plus grand marché dans le monde arabe en termes de population. "C’est un important marché pour les biens de consommation et elle est éligible pour plus de prospérité, donc, elle est une cible pour les investisseurs".
Selon Johnson, le succès réalisé par le secteur privé égyptien dans le domaine de la téléphonie mobile, en coopération avec les entreprises étrangères, confirme que les investisseurs étrangers ont profité du climat de stabilité en Egypte et pompé plus d'investissements dans le marché égyptien. "La stabilité du climat politique en Egypte, par rapport aux autres pays de la région, aide les investisseurs à prévoir leurs bénéfices".
Il a ajouté qu’Euromoney a toujours suivi de prêt ce qui se passe en Egypte. "Les publications de l’institution ont inclu de nombreux articles et d'enquêtes pour informer les investisseurs des développements en Egypte depuis le début de années 80 ".
Johnson a souligné que l'institution "Euromoney" œuvre toujours pour attirer les experts et les institutions internationales aux pays qui représentent des modèles de succès des réformes économiques comme l'Égypte.
Se référant aux critiques lancées par de nombreux pays aux dictat du Fonds monétaire international en ce qui concerne les réformes économiques, Johnson voit que chaque pays doit réaliser la réforme par la manière qui lui convient. " Mais on peut se servir des points communs et des expériences des autres", dit-il. "Euromoney ne cherche pas à dicter à un pays un programme de réforme spécifique.
Concernant l’effet de la situation internationale sur l’afflux des investissements vers la région, Johnson estime impossible d’isoler les deux sujets. "La situation tendue au Moyen-Orient, comme c'est le cas aujourd'hui en Irak et dans les territoires palestiniens, affecte le volume de l'investissement, notamment dans le marché boursier", a-t-il précisé. "Le secteur d’affaires cherche toujours l'équilibre entre le volume de l'investissement et les gains potentiels".
Euromoney est une maison d'édition fondée en 1968 à Londres. Elle est spécialisée dans le domaine de financement et de l'économie. Elle publie le magazine "Euromoney " qui est devenu largement respecté dans les marchés financiers européens.
En 1997, elle a racheté la revue américaine "Institutional Investor". Elle a, actuellement, plus de 100 publications les domaines d'affaires, de financement, le droit de l'Internet et les produits pharmaceutiques.
Le secteur privé du tourisme: Il faut un plan avant la construction de nouveaux hôtels en Egypte
Les participants au neuvième forum arabe de financement organisé par Euromoney ont affirmé l'importance d'avoir un plan avant de construire davantage d'hôtels en Egypte.
Lors de la séance "Investissement dans le tourisme", Mohammad al-Chabrawy, directeur général d'"American Express Travel Services", a souligné que la cadence actuelle de la construction hôtelière en Egypte risquait de doubler le nombre des chambres d'ici cinq ans, ce qui peut mener à un faible taux d'occupation dans les hôtels si le nombre des touristes reste stable. Une vision partagée par le directeur régional d'"Abercrombie & Kent Group" pour l'Egypte et le Moyen-Orient, Amr Badr.
Concernant les obstacles dressés devant les investissements dans le tourisme en Egypte, les participants ont affirmé la nécessité de savoir ce que l'Egypte pouvait offrir comme produit touristique. Selon M. Badr, cela nécessite des études sérieuses et des règles correctes concernant le développement touristique : "où, quand et comment ?".
Quant aux problèmes qu'affrontent les investisseurs dans le secteur du tourisme en Egypte, le PDG D'"Orascom Hotels holding", Samir Sawiris, a mis l'accent sur l'absence des vols charter pour le Caire. Concernant l'idée que le grand nombre de touristes est de nature a faire baisser la qualité des services, M. Sawiris l'a refutée et appelé à diversifier le niveau des touristes visitant l'Egypte. Une idée partagée par M. al-Chabrawy qui donne l'exemple des compagnies d'aviation qui offrent plusieurs classes sur le même vol.
Les participants ont appelé le gouvernement a appliqué la politique du "ciel ouvert" même s'ils ont avoué que la plupart des pays soutenaient les compagnies d'aviation nationales. Ils ont également appelé le gouvernement à les consulter lorsqu'il s'agit de décisions concernant le tourisme. "Nous sommes plus proches du marché et savons bien les changements survenus", soulignent-ils.
Dans ce contexte, ils se sont déclarés satisfaits de la nomination d'Ahmed al-Maghraby, ministre du Tourisme, car il est l'un des grands investisseurs dans ce domaine et donc informé de la nature du marché.
Les participants ont aussi reconnu la nécessité d'obtenir davantage d'investissements étrangers dans le domaine du tourisme vu l'insuffisance des capitaux nationaux. Ils soulignent que les banques, après avoir vécues la "crise des crédits" ces dernières années, sont devenues sensibles au sujet des crédits octroyés aux projets touristiques.
L'Euromoney examine les nouvelles orientations des banques égyptiennes
Influencés par la crise des crédits non-remboursés auprès des banques égyptiennes, les participants au 9eme forum arabe de financement organisé par l'Institution Euromoney ont examiné les développements survenus au sein du système bancaire égyptien.
Lors de la session tenue sous le thème "Les leaders des banques égyptiennes : Les nouvelles orientations", Mahmoud Sayed Abdel latif, PDG d'"Egyptian American Bank" et "Bank of Alexandria", a indiqué qu'au passé les banques publiques avaient contrôlé entre 70 et 80% des emprunts et des épargnes en Egypte. "Mais leur quota actuel ne dépasse plus les 50%", a-t-il dit.
Il a ajouté que ce quota était dû aux efforts des banques et non pas parce qu'elles étaient le seul "acteur" sur le marché. "Cela prouve un phénomène sain sur le marche égyptien", a-t-il repris.
Une idée partagée par le PDG de "Banque Misr", Mohamad Kamal eddine Barakat, qui a ajouté qu'il s'agit d'une question de temps pour que la compétition soit farouche entre les banques publiques et privées pour avoir un quota sur le marché égyptien.
Mais le PDG de "Commercial International Bank" (CIB-Egypt), Hicham Ezz el-Arab, voit différemment les choses. Il estime que ces chiffres ne sont pas corrects. Selon lui, en ajoutant les contributions des banques publiques dans les "Joint ventures", le quota des banques publiques sera toujours entre 75 et 80%. "Aucun changement n'a eu lieu sur le marché égyptien", a-t-il renchéri.
Et M.Ezz el-Arab de demander s'il en revient à la justice que les banques publiques acquièrent les épargnes et les emprunts du secteur publiques ? M. Abdel Latif a indiqué que "historiquement, les fonds publiques étaient épargnés dans les banques publiques, le secteur publique ne pouvait prendre aucune décision contradictoire". Selon lui, la situation actuelle est différente. "Les banques privées ne prêtent qu'aux compagnies qui réalisent du succès", a-t-il dit.
Quant à la question des dettes et le volume des crédits non remboursés, le directeur exécutif de la banque "HSBC Egypt", Mounir Abdel Wahab, a affirmé que le volume de ces emprunts était dans les limites sécurisées.De son côté, M. Abdel Latif a souligné que certains prêts étaient remboursés et d'autres étaient restructurés.
A la question de savoir pourquoi les actionnaires, notamment dans les banques publiques, ne participent pas à la prise des décisions en ce qui concerne les prêts, M. Barakat a indiqué qu'il existait actuellement une loi contrôlant les emprunts. "Les fonds des dépôts et des actionnaires sont protégés par le gouvernement qui assume la responsabilité de couvrir tout crédit", a-t-il précisé.
Concernant les politiques de crédits, M. Abdel Latif a souligné que l'existence de liquidité ne signifiait pas le gaspillage en accordant des emprunts, comme s'était le cas dans les années 90. "Les banques sont devenues plus sensibles et sélectives en donnant des crédits", a-t-il dit.
A propos de l'effet de la réduction des tarifs douaniers sur l'importation, M. Ezz el-Arab a souligné que les banques avaient profité des leçons du passe. "Les banques n'accordent des crédits qu'aux importateurs des biens d'investissement.
Selon un expert en économie: Les reformes économiques égyptiennes renforcent les investissements étrangers
"Les réformes économiques récemment adoptées par le gouvernement égyptien étaient caractérisées d'une vision claire à l'égard de ce qui est nécessaire pour améliorer la performance économique et surmonter les obstacles ayant affectés les investissements au cours des quelques dernières années", a dit Mark Johnson, expert en économie à l'EuroMoney.
Johnson a affirmé que les démarches "audacieuses" et "accélérées" prises par le gouvernement en ce qui concerne la réforme renforçant la position de l'Egypte en tant que force motrice du développement et de la réforme dans la région arabe. "L'Egypte dispose des meilleures opportunités dans beaucoup de domaines économiques", a-t-il ajouté.
Selon Johnson, la conférence de l'EuroMoney, tenue mi-septembre au Caire, était une bonne occasion pour que les grandes entreprises mondiales s'informent de près du programme de réforme appliquée par le gouvernement.
"Les scénarios et les plans alternatifs proposés par le gouvernement, formé depuis deux mois seulement, pour accélérer le développement économique reflètent son intention de suivre une méthode bien claire pour atteindre ces objectifs", a-t-il souligné. "En même temps, le gouvernement reconnait la difficulté de la tâche qui lui incombe".
Et Johnson de prévoir que ceci encouragera le gouvernement égyptien à remplir ses promesses concernant les reformes et soumettre ce qui a été réalisé lors de la prochaine conférence de l'EuroMoney prévue en septembre prochain.
Quant aux impacts de la situation actuelle dans la région sur les économies de ses pays, Johnson a estimé qu'il était difficile de séparer le développement économique et la situation politique. "Pour rétablir la stabilité dans la région, les reformes doivent être prises dans l'intérêt de la majorité et non pas la minorité". "Tous les pays de la régions affrontent les mêmes crises et problèmes", a-t-il conclu.
Le Système électoral américain : Compliqué et plein d'absurdités
Le système électoral américain, qui permet d'élire le Président de la plus grande puissance et la plus forte économie mondiale, est le plus compliqué parmi les systèmes électoraux dans le monde bien qu'il paraisse simple.
On pense souvent, comme beaucoup d'Américains d'ailleurs, que les élections présidentielles en cours sont des élections décisives pour élire le Président Américain. Mais ce n'est pas vrai, car il faut attendre jusqu'à début décembre pour déterminer le gagnant des élections qui sont pleines d'absurdités.
Malgré la concurrence entre les deux grands partis, le Démocrate et le Républicain, il existe d'autres petits partis ou candidats indépendants, comme Ralf Nader, qui posent leurs candidatures. Ces partis ou candidats indépendants n'ont pas de rôle dans les élections que la désintégration de voix. Ils donnent un avantage à l'un des deux grands rivaux conformément à ce qu'ils lancent comme idées.
Les candidats indépendants ou des petits partis sont inscrits sur les bulletins de vote dans certains Etats et non pas dans tous, faute de leur incapacité à recueillir les signatures requises, et, par conséquent, il est impossible de gagner les élections en raison du manque de voix de grands électeurs.
En outre, certains Etats mettent en vigueur la pratique dite "write-in", qui permet d’inscrire soi-même un nom qui ne figure pas sur le bulletin. Ce nom doit généralement venir d’une liste de personnes qui ont fait une demande écrite à la commission électorale.
D'autres Etats respectent la libre imagination des électeurs qui peuvent inscrire le nom de leur choix, même si la personne élue est décédee depuis longtemps, sans conduire à la nullité du vote. Donc, pour cela, il n'est pas surprenant que le comité organisateur des élections constate, lors du compte des voix, des noms comme Mickey Mouse, Elvis et Jésus, qui apparaissent régulièrement sur les bulletins de vote américains.
Le mécanisme de vote aux élections présidentielles américaines est très particulier, ce qui rend le système électoral des Etats-Unis unique.
Quand les électeurs américains se rendent aux urnes, beaucoup croient qu'ils vont participer à l'élection directe du Président, mais techniquement, ce n'est pas le cas en raison de la présence du collège électoral, une tradition constitutionnelle américaine qui remonte aux XVIII siècle.
Le collège électoral est le nom donné à un groupe de "grands électeurs" qui ont été élus par les militants politiques et les membres de partis au sein de chaque Etat américain. Le jour des élections, ces grands électeurs, qui ont promis de soutenir un certain candidat, participent au côte populaire.
Les élections présidentielles américaines se déroulent en plusieurs phases. Tout d'abord, les préliminaires où les partis Démocrate et Républicain choisissent, chacun son candidat aux élections.
La deuxième phase (la principale) est celle du vote populaire qui se déroule actuellement. Pendant cette phase, les candidates font leurs campagnes électorales jusqu'à la date des élections, que la Constitution américaine détermine par le premier mardi qui suit le premier lundi de Novembre, tous les quatre ans. Dans ce jour, les électeurs inscrits aux 50 Etats qui forment les Etats-Unis et au District de Colombie (Washington DC) votent pour le Président et le Vice-President.
Normalement, le candidat qui gagne le vote populaire dans un Etat récupère les votes électoraux dans tout l'Etat, selon la règle "winner takes all", car les grands électeurs se sont engagés à voter pour ce candidat.
Le nombre des grands électeurs dans chaque Etat égalise le nombre des membres du Sénat et la Chambre des représentants de cet Etat. Seul, le District de Columbia possède trois grands électeurs même s'il n'a pas de représentation au Congrès.
La troisième phase des élections est la réunion du collège électoral pour élire officiellement le président et le vice-président. Cette réunion a lieu le premier lundi qui suit le deuxième mercredi du mois de Décembre à une année d'élection. Pour être élu Président des Etats-Unis le candidat doit obtenir 270 voix des grands électeurs dont le total s'élève à 538 voix.
La pratique n'a jamais vu les grands électeurs choisissent un candidat différent que celui élu par les habitants de leur Etat. Mais, en théorie, ils peuvent le faire. Dans ce cas, des sanctions sont prévues par la Constitution car ils ont trahi ceux qui les ont élus.
Si aucun candidat pour la Présidence n'obtient la majorité des voix du collège électoral (270 voix), la Chambre des représentants élit le Président. Un vote base sur l'appartenance au parti et dans lequel chaque député à une seule voix.
Si aucun candidat pour le poste de Vice-President n'obtient la majorité des voix du corps électoral, c'est au Sénat de décider le vainqueur.
Le Président de la République et le Vice-President prêtent serment le 20 janvier qui suit les élections.
Les Etats ne sont pas égaux en ce qui concerne le nombre des grands électeurs pour chaque Etat. L'Etat d'Oklahoma dispose de 7 voix au collège électoral, tandis que la Louisianne possède neuf voix, Alabama (9), Oregon (7), Maine (4) Alaska (3) Pennsylvanie (21) Maryland (10) Arizona (10), Rhode Island (4), Massachusetts (12), et Arkansas (6).
L'Etat de Caroline du Sud a 8 voix dans le collège électoral, Michigan (17), Californie (55), Dakota du Sud (3), Minnesota (10), Colorado (9), Tennessee (11), Mississippi (6), Connecticut (7), Texas (34), Missouri (11), Delaware (3) Utah (5), Montana (3), Vermont (3), Nebraska (5), Floride (27), Virginie (13), Nevada (5), Géorgie (15), Washington (11), New Hampshire (4 ), Hawaï (4) Virginie de l'Ouest (5), New Jersey (15), Idaho (4), Wisconsin (10), Nouveau-Mexique (5), Illinois (21), Wyoming (3), New York (31) Indiana (11), Caroline du Nord (15), Iowa (7 ), Dakota du Nord (3), Kansas (6), Ohio (20), Kentucky (8), en plus trois voix pour le district de Columbia où se trouve la capitale Washington DC.
Après le Forum de Doha, le regroupement des pays exportateurs du gaz verra-t-il le jour?
Les discussions du sixième Forum ministériel des pays exportateurs du gaz, entamé aujourd'hui à Doha, ont fait ressortir des avis partagées quant à l'idée de créer un regroupement des exportateurs du gaz similaire à l'organisation des pays exportateurs de pétrole "OPEP".
Pourtant, les participants au forum ont affirmé, au cours de la séance d'ouverture, la nécessité de renforcer les efforts et la coordination entre eux.Le Premier ministre qatari, le cheikh Hamad bin Jassem bin Jabr Al Thani, a affirmé dans son allocution d'ouverture, l'importance de continuer à renforcer les consultations et la coordination entre les pays exportateurs de gaz en vue d'assurer le maintien de la stabilité du marché mondial dans des conditions équitables pour assurer les intérêts de toutes les parties.
Toutefois, le Vice-Premier et ministre qatari de l'Energie et de l'industrie, Abdullah bin Hamad al-Attiyah a informé que l'idée de créer un "OPEP du gaz" sera discutée lors des réunions du Forum. Il a affirmé dans une déclaration avant le début du Forum que l'ordre du jour de ce dernier est "ouvert". Al-Attiyah a souligné que les participants au Forum examineront les moyens de développer les travaux du Forum et la coopération entre les exportateurs de gaz.
De son côté, le ministre égyptien du Pétrole, Sameh Fahmi, a exprimé son rejet de l'idée de créer un OPEP du gaz à l'heure actuelle. "Le monde n'est pas disposé à présent à accepter un tel regroupement", a-t-il dit.
Le Kazakhstan, un des principaux pays producteurs de gaz en Asie, est d'accord avec cet avis.Le président Nursultan Nazarbaev a exprimé la semaine dernière son opposition à l'idée de créer une OPEP du gaz pour le moment.Le ministre algérien de l'Energie, Chakib Khalil, a également exclu que le Forum examinerait l'idée de créer une telle organisation. "C'est seulement une l'idée et peut-être que le forum ne l'examinera pas" a-t-il précisé. Mais il a souligné que son pays présenterait une proposition pour une étude sur les prix du gaz.
Fin mars, Chakib avait déclar qu'un tel regroupement pourrait voir le jour si les producteurs manifestaient leur intérêt. Quelques semaines avant cette déclaration, Chakib voyait que la création de ce regroupement était "impossible". Un changement d'attitude qui intervient après que le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a déclaré qu'il ne devrait pas rejeter cette idée à l'avance.
L'Iran et le Venezuela ont appuyé l'idée de la création d'une telle organisation. Le ministre iranien du pétrole, Kazem Waziri Hemana, a déclaré après la séance d'ouverture que les Etats-Unis "n'ont pas compris la signification de la création d'une telle organisation". "Cet organisme ne desservira personne", a-t-il dit en réponse à Washington, qui a considéré la création de cette organisation comme "chantage" des Etats consommateurs.
L'Iran avait proposé l'idée de créer une organisation pour les pays exportateurs de gaz quelques semaines après la signature d'une alliance entre entre la compagnie russe "Gazprom" et son analogue algérienne "Sonatrach", les deux plus grandes compagnies exportatrices de gaz en Europe.
Début février dernier, le Président Russe Vladimir Poutine a déclaré que la création d'un regroupement des pays exportateurs du gaz etait une idée "intéressante".
Par contre, les experts estiment que la création d'un regroupement des pays exportateurs de gaz, similaire à l'OPEP, est difficile à réaliser compte tenu de la spécificité du marché du gaz. Dans ce contexte, Francis Perrin, rédacteur en chef du magazine "Pétrole et Gaz arabes", explique que la circulation du pétrole dans les bourses mondiales, comme Londres et New York, se fait à travers des contrats dont la durée ne dépasse pas quelques mois, ce qui permet à l'OPEP de changer son plafond de production.
Mais, pour le gaz, les transactions sur les bourses représentent qu'un taux minuscule du marche. La plupart des contrats sont réalisés a travers des accords bilatéraux, généralement fondés sur les prix du pétrole et s'étend sur 15 à 20 ans. En outre, le marché du gaz prend un caractère régional en raison des coûts élevés de transport.
Selon Perrin, un autre type d'organisation fondée sur l'échange des informations et des études et la coopération en matière d'investissement dans le développement de l'énergie et du gaz est "possible". Il pense qu'au lieu d'intervenir directement dans la production et des prix, les Etats membres d'un tel regroupement pourraient se mettre d'accord sur la révision des contrats conclus dont la plupart n'est pas rentable par rapport aux prix courants sur le marché qui ont augmenté ces derniers cinq ans.
Mais les experts estiment que les Etats exportateurs du gaz ne devraient pas réviser les contrats à long terme parce qu'ils représentent une source de financement garantie à long terme. Pour sa part, Andrei Fedorov, analyste chez "Alpha Bank", prévoit une réaction négative des pays européens consommateurs de gaz. Il avertit que ces pays pourrait recourir à diversifier les sources d'approvisionnement en gaz afin de réduire l'impact d'un tel regroupement.
Dans ce contexte, le ministre qatari de l'Energie et de l'industrie a tenté ce matin de rassurer les pays consommateurs. Il a dit que les pays consommateurs ne doivent pas s'inquiéter ou juger par avance ce projet. Il les a appel à "attendre" jusqu'à la fin des travaux du forum.
De son côté, le conseiller économique du cabinet princier qatari, Ibrahim Al-Ibrahim, a minimisé l'importance de mettre en place une telle organisation. "Il existe déjà un forum des pays exportateurs de gaz qui vise à coordonner entre les pays exportateurs en ce qui concerne les conditions des contrats et de dialogue avec les pays consommateurs pour éviter que ces derniers modifient ou imposent certaines conditions", a-t-il dit.
Le forum des producteurs et exportateurs de gaz est un organe informel crée en 2001 et regroupe une quinzaine de pays, y compris la Russie, l'Iran, Qatar, le Venezuela et l'Algérie, les cinq plus grands pays producteurs de gaz qui détiennent 73% des réserves mondiales et 42% de la production mondiale.
Pour sa part, le vice-ministre qatari des Affaires étrangères de pays Mohammad Al-Rumaihi s'est déclaré convaincu que la création d'un groupement des Etats exportateurs de gaz est "une idée ayant des objectifs politiques avant tout". "La Russie, qui a des objectifs stratégiques, est derrière cette proposition", a-t-il noté.
Il a dit que depuis la fin de la guerre froide, les Etats ont entamé une course pour pénétrer sur les marchés au milieu de la mondialisation de l'économie. "Si l'idée a des objectifs politiques, le Qatar ne peut pas l'accepter", a-t-il affirmé. Le centre des recherches économiques Oxford Business Group", estime que Qatar, allié des Etats-Unis, évitera un affrontement avec Washington qui s'oppose à toute tentative de Moscou pour renforcer son influence géopolitique en utilisant les richesses naturelles".
Un OPEP du gaz : Une idée qui pourrait voir le jour au prochain Forum de Doha
Il semble que l'idée de créer une regroupement des pays producteurs du gaz naturel, suivant l'exemple de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), est en train de prendre forme au moment où des Etats ayant exclu cette idée, comme la Russie et l'Algérie, se sont declarés prêts à l'étudier quelques jours avant le Forum des pays exportateurs de gaz qui se tiendra le 12 avril prochain à Doha.
Plusieurs médias ont prevu aujourd'hui que l'Algérie, la Russie, le Qatar, l'Iran et le Venezuela, qui sont les principaux pays producteurs de gaz, vont annoncer "l'OPEP du gaz" pendant le forum.
Le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chakib Khalil, affirme qu'un tel regroupement pourrait voir le jour si les producteurs manifestent leur intérêt. Il y a quelques semaines, Khalil, lui même, voyait que la création d'un tel regroupement est "impossible".
Le changement d'attitude du ministre algérien intervient après que le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, ait déclaré, la semaine dernière, qu'il ne devrait pas rejeter cette idée à l'avance.
De son côté, le ministre qatari de l'Energie, Abdullah al-Attiyah, qui a exprimé son refus de l'idée début février, a déclare début mars qu'il attendra jusqu'à la tenue du forum pour annoncer sa position. L'idée de créer un regroupement des pays producteurs du gaz est apparu l'été dernier, notamment après l'alliance entre la compagnie russe "Gazprom" et son analogue algérienne "Sonatrach". Les deux plus grandes compagnies exportatrices du gaz en Europe.
Les déclarations du Président Russe Vladimir Poutine, début Février dernier, ont renforcé la possibilité de réaliser cette idée. Poutine a déclaré qu'une telle idée était "intéressante".
Toutefois, les experts estiment que la création d'un regroupement des pays exportateurs de gaz, similaire à l'OPEP, est difficile à réaliser compte tenu de la spécificité du marché du gaz.
Dans ce contexte, Francis Perrin, rédacteur en chef du magazine "Pétrole et Gaz arabes", a déclaré que "La différence fondamentale entre les marches du gaz et du petrole réside dans la manière d'action. "L'OPEP a le pouvoir de changer son plafond de production pour influencer les prix", a-t-il dit. Il explique que la circulation du pétrole dans les bourses mondiales, comme Londres et New York, se fait à travers des contrats dont la durée ne dépasse pas quelques mois, ce qui aide l'OPEP à changer le volume de production.
Bien que le gaz ait également circulé sur les marchés financiers mondiaux, les transactions sur le gaz ne représentent qu'un taux minuscule des marchés. La plupart des contrats sont réalisés à travers des accords bilatéraux, généralement fondées sur les prix du pétrole et s'étendent sur 15 a 20 ans.
En outre, le marché du gaz prend un caractère régional en raison de la difficulté de transport de cette matière au contraire du pétrôle. Le transport du gaz nécessite la construction de gazoducs ou l'utilisation de navires transportant le méthane quand il s'agit de longues distances, ce qui, par conséquent, nécessite la liquéfaction de gaz qui est financièrement coûteuses.
Selon Perrin, il est possible "d'imaginer un autre type d'organisation" qui peut aider à échanger les informations et les études et faciliter la coopération en matière d'investissement dans le développement de l'énergie et du gaz.
Il pense qu'au lieu d'intervenir directement dans la production et des prix, les Etats membres dans un tel regroupement pourraient se mettre d'accord sur la révision des contrats conclus dont la plupart n'est pas rentable par rapport aux prix courants sur le marché qui ont augmenté ces cinq dernières années.
Mais les experts estiment que les Etats exportateurs du gaz ne devraient pas reconsidérer les contrats à long terme parce qu'ils représentent une source de financement garantie à long terme.
Pour sa part, Andrei Fedorov, analyste chez "Alpha Bank", prevoit une réaction négative des pays européens consommateurs de gaz. Il avertit que ces pays pourrait recourir à diversifier les sources d'approvisionnement en gaz afin de réduire l'impact d'un tel regroupement.
Hausse des prix des matières premières : les économies africaines menacées
Malgré que l'Afrique soit la principale source de la plupart des matières premières dans le monde, les économies africaines sont menacées par les prix élevés de ces matières qui sont devenus un fardeau sur les consommateurs dans le continent noir caracterisé par la hausse du taux de pauvreté.
Après quelques mois de calme, la hausse des prix est redevenue l'un des préoccupations majeures des citoyens de plusieurs pays africains. Les économistes estiment que la hausse des prix des matières premières notamment, de pétrole, influe sur les principaux produits alimentaires comme les céréales.
La hausse des prix des matières premières mène à l'augmentation des coûts de transport et de fabrication. D'autre part, le recours par certains pays à l'utilisation de céréales pour produire d'autres sources d'énergie exerce des pressions sur les prix de ces matériaux.
Dans une étude sur l'impact des prix élevés en Afrique, la Banque africaine de développement (BAD) juge que les efforts de développement dans le continent noir, notamment dans les pays non-producteurs de pétrole, menacent d'affecter la vie quotidienne des peuples africains, alors qu'une décision d'augmenter les salaires ne peut pas, sauf rarement, couvrir le coût de l'inflation résultant de la hausse des prix.
La banque explique que les prix élevés du pétrole conduisent à l'augmentation de la facture de l'énergie, notamment dans les pays non-producteurs du pétrole, et par conséquént, entraine une hausse le volume des dépenses publiques dans le domaine du développement.
Assadras Ndikumana, journaliste burundais, dit que son pays témoigne depuis début mai dernier d'une hausse spectaculaire des prix des denrées alimentaires. Il souligne que les Burundais estiment que la promesse du gouvernement d'augmenter les salaires a contribué à la hausse des prix. Selon eux, l'augmentation des salaires ne va pas de pair avec la hausse des prix, ce qui a poussé les syndicats à menacer de recourir à des mesures "dures" pour lutter contre la hausse des prix, si les citoyens ne ressentent pas l'impact de la hausse des salaires.
Au Cameroun, les citoyens ressentent, de manière plus forte, l'impact de l'inflation.Les prix des produits alimentaires ne cessent pas d'augmenter au moment où les Camerounais ont un faible pouvoir d'achat.
Dans ce contexte, le journaliste camerounais, Boleikarb Assumba dit que les habitants ont recourru à la réduction de la qualité de leur repas comme seule solution pour faire face aux prix élevés. En Algérie, où le pays connaît une hausse continue des prix des produits alimentaires depuis des mois, les Algériens craignent que les prix continuent de hausser avec l'approche du mois de Ramadan qui temoigne de la hausse du taux de consommation.
Selon le Bureau national algérien des statistiques, le taux d'inflation a atteint 2,6% au cours du premier semestre de l'année en cours, mais les économistes estiment que le taux est beaucoup plus élevé que les chiffres officiels. Rashid Malaoui, membre d'un syndicat algérien indépendant, affirment que les prix augmentent d'une façon beaucoup plus élevée que la hausse des salaires. Il souligne que le revenu moyen en Algérie est de 11 5000 dinars par mois (120 euros), ce qui n'est pas suffisant pour répondre aux besoins fondamentaux du citoyen algérien.
L'effet de l'inflation en Algérie dépasse les denrées alimentaires pour frapper tous les secteurs.Au moment où l'Algérie souffre de manque de logements, qui devrait avoir un impact positif sur le secteur de la construction, le prix des matériaux de construction est venu renverser l'impact.
Said Nowali, responsable d'une entreprise algérienne de construction, dit que le prix de ciment a augmenté de 150% dans la dernière période, ce qui entrave les efforts de développement dans le secteur de la construction.
Pour sa part, Reda Emiani, Président du Forum des patrons algériens et ex-ministre des petites et moyennes entreprises, juge qu'il faut prendre des mesures urgentes pour arrêter la hausse du taux d'inflation en Algérie avant d'aboutir à la suspension du cycle du développement.
Pour répondre à la hausse des prix, le gouvernement algérien s'apprête à suspendre, temporairement, les taxes sur les ventes, qui s'élève à 17%, et aux douanes, qui s'élèvent à 30% sur les produits alimentaires, dans l'espoir que cela conduira à une réduction des prix des denrées alimentaires de base.
Au Sénégal, le Département des études économiques prévoit que le taux de la hausse du coût de la vie quotidienne du citoyen sénégalais atteindra 5,5% a 6% d'ici la fin de cette année en raison de la hausse des prix. Il fait remarquer que les prix des produits alimentaires ont augmenté de 4,7% au cours de juillet dernier seulement.
Dans ce contexte, la BAD recommande aux pays africains importateurs du pétrole de maintenir le taux d'inflation à moins de 10% pour que le cycle de développement ne s'arrête pas.
Grève dans les transports publics en France : Première crise sociale pour Sarkozy
La France affrontera après-demain une importante grève dans le domaine des transports. L'objectif est de protester contre le projet de réformes proposé aux systèmes de pensions dans le pays. Cette grève représentera la première épreuve sérieuse du président français, Nicolas Sarkozy, cinq mois après son élection. Pour la première fois depuis 1995, les huit syndicats de la SNCF, outre six syndicats du Metro de Paris et cinq syndicats du secteur de l'énergie, votent à l'unanimité pour observer une grève jeudi, appelé le "jeudi noir". La présidence française a annoncé qu'elle s'attend à une "très forte mobilisation" pour la grève, alors que le ministre du Travail Xavier Bertrand prevoit qu'aucun train, bus ou métro fonctionnera. Cela menace la France d'une paralysie totale, puisque les syndicats ont menacé de poursuivre la grève au-delà de jeudi. Si la mobilisation devrait être très importante dans le secteur de transport et de de l'énergie, elle ne sera en revanche pas très présente dans le secteur public. Néanmoins, les syndicats du secteur public prévoient une réunion le 22 octobre pour examiner d'une éventuelle démarche le mi-novembre contre ce qu'ils appelaient la "tentative d'affaiblir le secteur public" à travers les réformes proposées par le gouvernement de droite. Des réformes qui toucheront quelques 5,2 millions de salariés et qui mèneront à la suppression de 23 000 emplois en 2008. Bien que les syndicats ne s'opposent pas au principe de réformer le système de retraite français, ils dénoncent la manière arbitraire avec laquelle le gouvernement veut mettre en oeuvre ces réformes injustes selon les syndicats. Ces derniers veulent des négociations sur les réformes. Dans ce contexte, Bernard Tipu, secrétaire général de la "Confédération générale du travail" (CGT), dit que la grève de jeudi vise à obliger le gouvernement à rejoindre de nouveau la table des négociations. Selon lui la réforme des systèmes spéciaux de pension n'est que le début de la réforme de la totalité du système de retraite pour réduire les pensions des travailleurs dans les secteurs public et privé. Il y a un mois, les syndicats ont mis le gouvernement français en garde contre l'adoption de la loi sur la réforme des retraites sans mener des négociations avec le représentants des travailleurs. Ils ont menacé de déclencher un "conflit grave" avec le gouvernement. Les représentants des syndicats soulignent que le gouvernement ne doit pas exclure l'idée de conflit avec les syndicats s'il veut imposer un fait accompli. "Si le gouvernement veut avancer seul vers la mise en oeuvre de ces réformes, il doit assumer seul les conséquences de cette mesure", disent-ils. L'actuelle proposition de réforme des systèmes de retraite dans le secteur privé, qui touche 500 000 travailleurs et 1,1 million de retraités parmi 18 millions de personnes travaillant dans le secteur privé, stipule l'augmentation de la dure de la contribution au fonds de pension à 40 ans, d'ici 2012, au lieu de 37,5 ans actuellement. La proposition vise également à réformer les systèmes de pension appliqués par certaines sociétés appartenant au gouvernement comme SNCF, "GDF" et "EDF" qui permettent la retraite anticipée à leurs travailleurs. Le gouvernement veut que ces systèmes soient compatibles avec les règles en vigueur dans d'autres secteurs du gouvernementaux. Toutefois, les systèmes spéciaux de retraite prennent en compte le danger de la profession, notamment le secteur des mines, des marins, du gaz et de l'électricité. D'autres secteurs en France profitent des systèmes spéciaux de retraite comme les notaires et les danseurs de l'Opéra de Paris. Mais, les travailleurs dans le secteur des chemins de fer en ont assez du fait que le gouvernement les traite comme s'il étaient "distingués". "En échange d'avoir la possibilité de partir à la retraite à l'âge de 50 ou 55 ans, nous avons des pensions inférieures" disent-ils. "62% parmi nous partent avec moins de 1500 euros par mois", ajoutent-ils. Sarkozy affirme qu'il ne reviendra pas sur des réformes inclues dans son programme electoral. Il souligne que l'adoption de ces réformes a été reportée à maintes reprises, notamment en 1995, sous la pression des manifestations de masse qui avaient forcé le gouvernement d'Alain Juppé de se retirer au bout de trois semaines de chaos dans les transports en commun. Sarkozy a ajouté qu'il sait très bien que la semaine prochaine sera difficile, mais il est conscient en même temps que les Français l'ont élu pour faire face aux difficultés. Sarkozy dépend de sa large popularité : les sondages d'opinion ont montré que 61 à 63% des Français soutiennent le slogan de Sarkozy de "rompre avec le passé". Selon ces sondages 53% des Français estiment que la grève du "jeudi noir" est injustifiée contre 43% qui la jugent "justifiée". Pour sa part, le PS juge que la semaine prochaine sera "une semaine noir pour les autorités francaises". Le parti de l'opposition ajoute que le mécontentement des politiques du gouvernement de droite augmente et que les problèmes s'accumulent en France. Ces événements interviennent à un moment où la gauche française cherche à unir ses rangs face aux politiques du gouvernement. Les dirigeants du "PS", de la "Ligue communiste révolutionnaire" et des "Verts" se sont reunis le mois dernier pour la première fois, à l'invitation du chef du Parti Communiste Marie-George Buffet, pour exprimer leur opposition aux politiques adoptées par le gouvernement de droite. Olivier Besancenot, chef de la "Ligue communiste révolutionnaire", a exprimé l'espoir de voir les dirigeants de la gauche adopter une attitude commune envers la réforme des systèmes de pensions, alors que François Hollande, secrétaire général du PS, appelle à elargir les discussions pour couvrir plus de questions et à former un comité de liaison pour coordonner entre les parties de la gauche. Il parait que la France est sur le chemin d'un conflit politique entre la droite et la gauche. La gauche cherche à exploiter la crise actuelle entre les syndicats et gouvernement pour réaliser des gains politiques qu'ils n'ont pas pu réaliser pendant la présidentielle et les législatives dernières, et à accroître leur soutien dans les rangs des syndicats qui représentent un large éventail de la société française.
Le monde va-t-il résoudre les problèmes des riches et laisser les pauvres souffrir de la famine ?
Il semble que la seule chose qui puisse faire vaciller le monde est la détresse des riches. Car le monde ne réagit pas aux nombreux appels à sauver les pauvres et les affamés. S'il le fait, c'est seulement à travers des aides symboliques qui ne vont jamais de pair avec le volume de la crise. Au moment où les banques centrales des plus grands pays industrialisés ont pompé plus de 3,5 trillions de dollars en l'espace de moins d'un mois pour sauver l'économie mondiale de la crise financière qui le menace, les pays industrialisés n'ont payé que des miettes pour sauver les affamés dont le nombre s'élève à 925 millions personnes, selon les statistiques de l'Organisation de l'alimentation et de l'agriculture (FAO). François Danel, directeur général d'Action contre la faim (ACF), est surpris de la rapidité et de la facilité avec laquelle les pays sont arrivés à mobiliser les fonds nécessaires pour sauver de grandes banques. Il voit que "quand il s'agit du drame de la faim, de la malnutrition, les activistes ont beaucoup de mal à mobiliser les énergies et les fonds".. Selon Danel, le contraste paraît très frappant lorsqu'un enfant âgé de moins de 10 ans meure de faim ou de ses conséquences toutes les cinq minutes dans le monde. La mobilisation des pays industrialisés afin de régler la crise financière mondiale intervient au moment où la FAO souligne que le monde a besoin de 30 milliards de dollars par an pour éviter les dangers de la famine. Une menace qui s'est accentuée lors de l'année en cours. Jacques Diouf, directeur general de la FAO, dit que cette somme doit être réservée, essentiellement, à l'augmentation la production agricole mondiale. "Soigner un enfant malnutri coûte environ 60 dollars par an", précise Valérie Bemo, de la Fondation Gates, "mais au niveau des financements mondiaux, publics ou privés, la malnutrition est un secteur complètement négligé alors que 55 millions d'enfants sont malnutris". Paluku Bahwere, expert de Valid International, pionnier du traitement de la malnutrition infantile à domicile, affirme qu'avec l'enveloppe budgétaire mondiale actuelle, 5% seulement des cas de la malnutrition sévère peuvent être traités. "Les sommes qui sont en ce moment trouvées pour renflouer des banques nous laissent évidemment rêveurs", lâche-t-il. De son côté, Luc Lamprière, directeur general d'Oxsfam-France, regrette les engagements financiers non tenus. "Il manque 30 milliards de dollars par rapport aux promesses de 2005", dit-il. "Aujourd'hui, 290 millions de personnes n'ont pas les moyens de se nourrir". Pour sa part, Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) voit que des centaines de millions de personnes souffrent de la faim mais ils le font en silence si bien que cette question n'est pas considérée comme stratégique par les gouvernants. Selon lui, "il y a des sommes dont l'ampleur aurait fait hurler de rire ou de terreur si on en avait demandé ne serait-ce que 10% pour lutter contre la faim, qui en 15 jours se sont évanouies à la bourse, et des centaines de milliards de dollars qui ont été rayés d'un trait de plume pour lutter contre cela". Dominic Schofield, de Global Alliance for Improved Nutrition, souligne que la lutte contre la faim souffre d'un manque de volonté politique. Il fait remarquer que, selon les estimations, trois milliards de dollars par an seraient nécessaires pour éradiquer la malnutrition. Jean Ziegler, ex-rapporteur de l'Onu pour l'alimentation, martèle que "la faim n'est plus une fatalité dans aucun endroit du monde". "Un enfant qui meurt de faim est assassiné", assure-t-il. Et Ziegler de rejeter aux pays développés la responsabilité de l'explosion sans précédent des prix mondiaux des matières agricoles, qui a provoqué des émeutes de la faim dans une quarantaine de pays en avril 2008. "Le développement des agrocarburants et la spéculation qu'il serait facile d'interdire sont à l'origine de la flambée des prix", précise-t-il. Il ajoute que cette hausse des prix constitue "une formidable agression contre les populations les plus pauvres de la planète". Ziegler insiste sur la nécessité pour les Etats "d'augmenter massivement leurs cotisations" en faveur du Programme alimentaire mondial (PAM) qui a perdu 40% de son pouvoir d'achat avec la flambée des prix des denrées de base. Selon l'ex-responsable international, la "débandade bancaire et financière" s'oppose à une "faillite morale" des gouvernants sur la question de la faim. Stéphane Doyon, chargé de mission des Medecins sans frontières (MSF), pense qu'il faudrait concentrer les aides sur les 30 pays où les enfants n'ont pas accès aux traitements contre la malnutrition infantile. Alors, est-ce que le monde s'arrêtera-t-il de se précipiter pour la defense des intérêts des riches au lieu d'aider les pauvres ? Ou bien la question de l'alimentation et de la malnutrition mènera-t-elle a davantage de drames et à des "révolutions des affamés" ?
La Présidence du FMI : Véritable efficacité ou jeu politique ?
La Crise des prêts hypothécaires aux États-Unis menace l'économie mondiale en 2008
Plusieurs économistes américains s'attendent à ce que 2008 soit une mauvaise année pour l'économie mondiale après la crise qui a frappé le secteur des prêts immobiliers à haut risque "Subprime" aux États-Unis l'été dernier. Cela s'ajoute à la hausse des prix du pétrole et le faible taux de change du dollar américain.
Dans ce contexte, Nariman Behraoc, chef du département des affaires économiques à "Global Insight", estime que la performance de l'économie américaine au cours de 2008 sera mauvaise alors que l'économie européenne sera faible. Elle souligne que l'économie américaine traverse une zone de danger, avertissant de la possibilité d'un ralentissement économique. "Pour avoir un ralentissement économique aux États-Unis, il faut avoir deux chocs : La crise de "subprime" et les prix du pétrole qui poursuivent leur hausse jusqu'au niveau de 95 dollars le baril. Cela serait suffisant pour parvenir à une récession en raison de la fragilité de l'économie américaine", ajoute-t-elle.
Selon Behraoc, cette fragilité pourrait accroitre si la crise des prêts immobiliers s'aggrave, comme l'attend les analystes, vue l'augmentation du nombre des acheteurs qui affrontent des difficultés à payer les tranches. "Si les estimations selon lesquelles le taux de croissance aux États-Unis ne depassérait pas le seuil de 2% sont vraies, Cela aura un impact négatif sur l'économie mondiale", a-t-elle renchéri.
Et Behraoc d'estimer qu'il n'y aurait pas de ralentissement économique au cours du premier semestre de 2008, mais le gouvernement américain pourrait prendre des mesures plus strictes qui mèneraient à ralentir l'économie, ce qui risquerait un important choc entre la fin de 2008 et début de 2009.
Pour leur part, les analystes de la banque "Goldman Sachs" estiment que l'économie américaine sera toujours affectée par les conséquences des crises de 2007, une année pleine de mauvaises surprises où le monde a découvert le danger des "subprime" accordées aux familles américaines pauvres.
Ce phénomène intervient au moment où le Congrès américain examine la possibilité d'une intervention de la part du gouvernement dans l'économie américaine, qui depasse actuellement une stagnation. Cela intervient après que le président americain George W. Bush ait déclaré que "toutes les options" seront discutées pour remédier au problème.
Les observateurs soulignent qu'une importante partie de la société américaine craint que la crise du secteur du logement dans le pays mènerait à une "stagnation générale" de l'économie américaine, ce qui a incité les démocrates et les républicains à chercher les moyens susceptibles de soutenir l'économie. En meme temps la Maison Blanche ne devoile pas ses dites-procedures qu'elle prevoit d'adopter à cet égard.
Ces observateurs font remarquer que si les indicateurs économiques au cours du prochain mois sont pires, les membres du Congrès adopteront une législation visant à stimuler l'économie afin de calmer les électeurs quelques mois avant les élections présidentielles et législatives qui se tiendront en novembre prochain.
Le démocrate de la Chambre des représentants Ram Emmanuel, dit que les démocrates du Congrès s'efforceront sans doute de faire face à toute situation de stagnation économique ou de récession. "Il faut faire face à cette question par de manière responsable", ajoute-t-il.
Les déclarations d'Emmanuel interviennent dans le cadre des critiques formulées par certains congressistes contre Bush qui a affirmé que l'économie américaine est en bon état. Une affirmation qui a généré l'idée que la Maison Blanche tente de réduire les spéculations selon lesquelles l'administration américaine pourrait adopter "rapidement" un plan visant à stimuler l'économie.
Ces réactions vont de pair avec les avertissements contre les risques de récession lances par nombre d'éminents économistes dont l'ancien secrétaire au Trésor Lawrence Summers et Veldstein Martin, professeur à l'Université de Harvard, qui ont exhorté le gouvernement américain à donner coup d'aide financière pour stimuler l'économie.
Pour sa part, le membre républicain à la Chambre des représentants Roy Blent, indique que Bush et Summers, qui a pris la Direction du Trésor au cours de l'administration de l'ex-président Bill Clinton, parlent de mesures pour stimuler l'économie, ce qui pourrait conduire à une sorte de consensus autour de la question. "je pense que Bush a l'intention d'aller dans cette direction", a-t-il repris. "Les pourparlers avec la Maison Blanche sur un plan visant à stimuler l'économie n'ont pas atteint le stade de détails encore".
En même temps, les hauts responsables de l'administration américaine s'inquiètent quant aux répercussions de la stagnation du marché du logement et de la crise des crédits résultant de prêts hypothécaires.
Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a entendu lui-même, lors d'une visite en Floride et en Californie, les plaintes des citoyens qui ont perdu leurs foyers, alors que des banquiers et des dirigeants locaux ont dit que la situation pourrait s'aggraver l'année prochaine avec le temps de relever les taux d'intérêt sur les prêts hypothécaires, soulignant que nombreux propriétaires de maison seraient incapables de supporter une telle augmentation.
Toutefois, Paulson insiste que les bases de l'économie americaine sont solides. "L'économie américaine continuera à la croissance", a-t-il dit bien qu'il reconnaisse que la situation dans le secteur du logement est "sans précédent".
Il est à noter que l'administration américaine a contribué à parvenir à un plan stipulant le gel des taux d'intérêt temporairement sur certains prêts hypothécaires, mais certains économistes estiment que cette étape était très tardive et qu'elle ne serait pas d'une grande utilité.
La Commission du budget au Congres a commencé à examiner les perspectives d'une récession de l'économie américaine lors d'une audience tenue le 6 décembre, où le président de la commission, le démocrate, John Spratt, a soulevé l'appel de Veldstein à réduire les impôts. Spratt s'est demandé si le Congrès devrait mettre l'accent sur l'arrêt des opérations de recupération par les banques des maisons de ceux qui sont incapables de rembourser des prêts en cas de l'échec du plan du gel des taux d'intérêt.
De son côté, le directeur des employés de la commission, Thomas Kann, indique que la commission envisage également de promulguer des législations plus larges pour stimuler l'économie, y compris la réductions d'impôt. " Les données des emplois et de la vente au détail pour le mois de janvier vont eclaircir la situation".
L'ex-président de la banque centrale américaine, Alan Greenspan, a déclaré mi-décembre, que l'économie américaine était confrontée, à 50% de chance, d'une déflation. Il a souligné que les États-Unis ont commencé à faire face aux premiers symptômes de récession inflationniste, c'est-à-dire l'absence de croissance au moment où il existe une forte inflation. "Lors des vingt dernières années les États-Unis ont vécu une période non-inflationniste spectaculaire, mais cette période aboutit à sa fin, ce qui augmente le risque de déflation", ajoute-t-il.
Au niveau européen, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a récemment réduit ses estimations concernant la croissance économique dans la région en 2008 de 2,7% à 2,3%. Le Fonds Monétaire International (FMI) devrait également baisser ses estimations de la croissance en Europe après avoir réduit ses attentes sur la croissance économique mondiale à 4,8%.
Les marchés financiers reflètent d'une importante inquiétude les banques ont durci les conditions d'octroi des prêts, ce qui a eu un effet négatif sur la croissance économique. En même temps, les estimations ne donnent pas l'espoir que la situation s'améliore au cours de l'année prochaine.
Dans ce contexte, Carlos Kathires, analyste chez "Morgan Stanley", pense que "un fort vent défavorable" continuera à frapper la zone euro, notamment les prix élevés du pétrole, le haut prix de change de l'euro et les réflexions de la crise des prêts hypothécaires.
Au moment où plusieurs analystes jugent que le prix de l'euro pourrait atteindre 1,55 dollars à la fin du premier semestre de l'année, Louis Gallois, Président du groupe européen de l'aviation et des industries de la défense (EADS), maison mère d'Airbus, dit que son groupe perd plus d'1 milliard d'euros à chaque fois que le dollar baisse de dix cents. Gallois a indiqué que EADS a l'intention d'exercer certaines de ses activités productives dans la zone du dollar.
Certains analystes craignaient également que la crise américaine de prêts immobiliers allaient avoir de forts effets négatifs sur plusieurs marchés immobiliers en Europe, notamment l'Espagne, la Grande Bretagne et l'Irlande. Peter Perezzin, analyste à "Goldman Sachs", dit que même si l'impact de la crise des prêts hypothécaires sur ces marchés est moins forte qu'aux États-Unis, cela aura un effet négatif sur la croissance dans ces pays.
Mais les analystes estiment que l'économie dans les pays de la zone euro a démontré sa capacité à résister aux crises, ce qui réduit la probabilité de fortes répercussions. Quelques analystes sont plus optimistes et disent qu'il y aurait une amélioration des conditions économiques à partir du second semestre de 2008.
Dans ce contexte, les analystes de la "Societe Generale", estiment que l'économie américaine témoignera d'un élan. Ils pensent que le taux de change de l'euro baissera devant le dollar et les prix du pétrole reculeront, ce qui permettra d'atteindre un taux de croissance de 2% dans la zone euro au cours du second semestre de 2008.
Les analystes pensent que, face de la crise financière, les craintes liées à l'économie chinoise ont reculé, mais la forte croissance économique, qui est là-bas hors de tout contrôle, pourrait avoir de mauvaises répercussions d'ici la fin de 2008.
Apres quatre ans, la guerre en Irak a conduit au déséquilibre géopolitique plutôt qu'à la démocratie
La guerre américaine en Irak a perdu son but initial. Au lieu de réaliser les voeux de Washington de démocratiser le Proche et le Moyen-Orient, cette guerre n'a causé qu'un grave déséquilibre dans la géopolitique du Moyen-Orient. Il est maintenant devenu très difficile de transformer l'Irak en un modèle de la démocratie. Quatre ans après le déclenchement de la guerre en Irak, qui a coûté la vie à des centaines de milliers de victimes parmi les Irakiens, outre 3500 soldats des forces de la coalition, on peut dire que cette guerre n'a réussi qu'à renverser le régime de Saddam Hussein, exécuté au dernier jour de 2006. Mais cette guerre a transformé la vie quotidienne des Irakiens en une sorte d'enfer... Le nombre des attaques terroristes et les actes de violence sectaire augmentent et continuent à de le faire de manière grave. La situation actuelle a également soulevé des sentiments de haine à l'égard de la présence américaine, et plongé les Etats-Unis et leurs alliés dans un marécage de conflits sanglants. Tous ces scénarios catastrophiques ont poussé Washington à modifier sa stratégie militaire en Irak jusqu'au limogeage du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, un des faucons de l'administration américaine. Ils ont aussi poussé à la nomination de Robert Gates, connu par sa modération, à sa place après l'échec du plan de Rumsfeld basé sur l'utilisation de technologies de pointe dans les opérations militaires en Irak pour réduire le nombre des soldats. La première décision du Pentagone, après que Gates ait pris la portefeuille de la défense, était l'envoi de 25 mille soldats américains supplémentaires en Irak, ce qui porte le nombre des forces américaines dans ce pays à plus de 160 mille militaires. Une mesure que les analystes estiment très tardive. Selon les observateurs, il semble que le Président américain George W. Bush et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki étaient convaincus que la réalisation de victoire militaire seule ne suffirait pas à réaliser la paix en Irak. Il fallait également parvenir à la réconciliation entre les différentes couleurs, communautés et sectes du peuple irakien, ce qui a incité les Etats-Unis, aussi bien que les Irakiens, à recourir aux pays voisins de l'Irak pour leur demander à aider à réaliser la stabilité en Iraq. Les analystes voient que la conférence qui s'est tenue le 10 mars sur la sécurité en Irak a été la première étape dans cette direction. Il jugent également que le fait que les responsables américains se trouvaient avec les "ennemis" (la Syrie et l'Iran) à la table des négociations est une preuve que l'administration américaine a perdu son pari sur "La réalisation de la démocratie" dans la région partant de l'Irak. Au lieu d'imposer l'isolement à l'Iran, la guerre en Irak et la chute du régime de Saddam Hussein ont aidé à renforcer le rôle du régime iranien et à accroître son influence dans la région, ce qui s'applique également à ses alliés: la Syrie, Hezbollah au Liban et Hamas dans les territoires palestiniens occupés. Suite à l'échec des Etats-Unis en Irak, la voie a été ouverte devant la Russie, qui entretient des relations étroites avec Teheran, pour restaurer son influence et sa présence dans la région. Pour cela, le Président russe Vladimir Poutine a effectué une tournée dans la région qui l'a mené en Arabie saoudite, au Qatar et en Jordanie. Et les analystes de souligner qu'au moment où Washington devait consolider son influence dans le Moyen-Orient, elle se trouve plus que jamais obligée de tenir compte de l'attitude des puissances régionales avant de prendre n'importe quelle décision concernant la région. D'autre part, cet échec a plongé les Etats-Unis dans une crise morale grave comme le constate Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité nationale américaine. Il affirme que le coût de la guerre de Bush contre le terrorisme était très élevé. "Bush a sacrifié la crédibilité et la légitimité des Etats-Unis et le respect du monde", ajoute-t-il. La crise est plus profonde dans la société américaine, où les récents sondages ont montré que 59% des Américains croient que la guerre en Irak était une grave erreur, le taux le plus élevé depuis le déclenchement de la guerre. 35% seulement des Américains ont confiance en Bush. Bush n'est pas le seul perdant dans ce pari. Le Parti républicain, à qui appartient Bush, a perdu la majorité au Congrès dans les élections organisées en novembre dernier avant que l'administration américaine ne reçoive en pleine figure la publication du rapport de la commission Baker-Hamilton, qui critique la façon par laquelle la Guerre En Irak a été gerée. Tout cela a conduit l'administration américaine à changer sa politique étrangère et de montrer plus de souplesse à l'égard de plusieurs autres questions. Dans ce contexte, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a été chargée de recourir à la voie diplomatique et d'examiner la possibilité d'engager un dialogue avec l'Iran et la Syrie. Rice est également chargée de revivifier le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, en plus de parvenir à un accord avec la Corée du Nord sur son programme nucléaire. Cette nouvelle tendance adoptée par Washington était inimaginable il y a quelques mois. Après six années des attaques du 11 Septembre 2001, Washington a adopté, à nouveau, une politique de dialogue et d'ouverture au monde. Mais la question qui se pose maintenant est de savoir pourquoi ce changement ? Pourquoi l'administration américaine a attendu tout ce temps pour changer sa tendance ? Pourquoi le rythme de ce changement accéléré ? La réponse réside dans l'approche des élections présidentielles aux Etats-Unis en Novembre 2008. L'administration actuelle n'a que quelques mois seulement pour prouver le succès de sa politique en Irak, notamment après que la question de la présence américaine dans ce pays soit devenue une pierre angulaire dans le choix par les Américains du prochain président des Etats-Unis.
La concurrence régionale algéro-marocaine : Un test pour la diplomatie du président français
La tournée maghrébine que commencera demain le président français Nicolas Sarkozy par une visite en Algérie, est un véritable test diplomatique. Elle intervient en pleine concurrence régionale entre le Maroc et l'Algérie.
Le président français, qui effectue sa première tournée en dehors de l'Europe depuis son accession au pouvoir en mai dernier, a réalisé la sensibilité de sa mission, lorsque le Maroc a annoncé la semaine dernière l'annulation de la visite de Sarkozy à Rabat, dans le cadre de la tournée qui le mènera également en Tunisie.
Selon Rabat, l'annulation de la visite est due a l'ordre du jour chargé du monarque marocain, le Roi Mohammed VI, alors que le porte-parole de la présidence française a déclaré que la visite de Sarkozy à Rabat a été annulée à la dernière minute à la demande des autorités marocaines pour des raisons indéterminées mais liées aux "dates". En même temps, le porte-parole de l'Elysée a souligné que Sarkozy se rendrait au Maroc au cours de la deuxième moitié d'octobre prochain.
Toutefois, les observateurs croient que la véritable raison est la courte durée de la visite, qui devait être deux jours. Une période jugée insuffisante par Rabat pour discuter les nombreuses questions d'intérêt commun.
Par ailleurs, des diplomates ont dit que le Maroc, considéré comme le plus grand allié de la France en Afrique du Nord, n'était pas content du fait que Sarkozy débute sa tournée, qui vise à consolider les relations de la France avec les pays de l'Afrique du Nord, une région d'une forte importance pour la sécurité de l'Europe dans le domaine de l'énergie, en visitant l'Algerie, le concurrent régional de Rabat et le pays dont le poids devient de plus en plus important dans le domaine de l'énergie, notamment le gaz naturel.
L'attitude marocaine a surpris toute la région, qui constitue un domaine d'influence du commerce français depuis longtemps, alors que le Rabat était, par coutume, la première destination de chaque nouveau président français en dehors de l'Europe.
Les analystes et les politiciens sont convaincus que le Maroc, dont les leaders avaient de relations personnelles étroites avec l'ex-président français Jacques Chirac et bénéficiaient de son appui au conflit du Sahara marocain, a commis une grave erreur d'annuler la visite de Sarkozy.
Qader Abdel Rahim, expert dans les affaires du Maghreb arabe à l'Institut des relations internationales et stratégiques à Paris, voit que l'annulation de la visite d'un président réçemment élu, qui a une forte personnalité et très populaire, aurait un impact diplomatique plus tard. "Rabat a pensé qu'elle pouvait apporter sa relation avec Paris, sous la direction de Sarkozy, aussi forte qu'à l'ère de Chirac, mais ce n'est pas vrai car une autre génération vient d'accéder au pouvoir en France", ajoute-t-il.
Selon Abdel Rahim, Sarkozy ne doit rien aux Marocains ou aux Algériens. "Du point de vue les intérêts français, Sarkozy voit que l'Algérie est plus importante à moyen terme", précise-t-il.
Sarkozy veut changer la méthode de la politique de la France en Afrique. Il voit que cette politique, à l'ère de Chirac, etait basée sur des relations personnelles.
Lors de sa tournée, Sarkozy doit expliquer son plan pour construire un Union regroupant les pays du sud de l'Europe et ses voisins en Afrique du Nord comme partenariat officiel entre les pays du bassin de la Méditerranée. Ce plan qui est jusqu'ici mystérieux.
La Tunisie et le Maroc représentent des principales destinations des investissements français, alors que l'Algérie, qui était une colonie française pour plus de 130 ans, est le premier partenaire commercial de la France en Afrique.
En Algérie, que Sarkozy visitera à nouveau l'automne prochain, les entretiens franco-algériens porteront sur les relations commerciales et la coopération entre les deux compagnies française "Gaz de France" et algérienne "Sonatrach", outre l'établissement de centrales nucléaires à des fins pacifiques.
Les relations entre Paris et Alger ont été marquées par la tension au cours à l'époque de Chirac, ce qui conduit à la non-signature du "traité d'amitié" entre les deux pays, alors que Sarkozy estime que l'amitié entre les deux pays n'a pas besoin d'un traité, mais seulement surmonter le passé et ses douleurs qui ont humilie les deux cotes.
Dans ce contexte, Sarkozy a appelé a entamer des relations solides et un partenariat "extraordinaire", sans déclarer les "remords", qui, selon lui, représentent une "haine de soi".
Les entretiens doivent également aborder le dossier du Sahara marocain, la principale cause de désaccord entre le Maroc et l'Algérie. Un dossier où la France, sous la direction de Chirac, a présenté un soutien calme mais "tranchant" à la proposition du Maroc d'accorder l'autonomie au Sahara marocain, dont la population s'élève à 260 mille personnes, sous la souveraineté marocaine.
Ce soutien français a irrité le Front de libération de la Saguia el-Hamra et Oro "Polisario", qui vise à déclarer l'indépendance du Sahara marocain du Rabat et soutenu par l'Algérie. Le secrétaire général du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a critiqué la France en avril dernier pour ce qu'il a appelé "l'attitude soutenant le Maroc" dans le conflit du Sahara marocain. Il a dit que "la France abandonne la justice internationale et fournit un soutien illimité à l'aventure coloniale marocaine dans le Sahara".
Toutefois, après l'élection de Sarkozy en mai dernier, le Secrétaire général du Polisario a exprimé l'espoir de voir la France afficher "une plus grande neutralité" dans la question du Sahara marocain sous le règne de Sarkozy. "J'espère que Paris adoptera un esprit constructif dans son attitude au contraire de l'ère de Chirac", a-t-il ajouté.
Mais les analystes pensent que les pourparlers économiques de Sarkozy en Algérie n'auront pas un grand succès, à moins qu'il ne démontre sa volonté de changer la politique française à l'égard du dossier du Sahara marocain, qui est également une pierre d'achoppement à la croissance des échanges commerciaux entre les pays du Maghreb arabe, compte tenue de la fermeture des frontières entre le Maroc et l'Algérie depuis 1994.
Dans ce contexte, l'ex-Premier ministre algérien, Redha Malek, dit que la réussite de la visite de Sarkozy en Algérie dépendra de son attitude à l'égard du dossier du Sahara marocain. "Au cours de sa tournée en Afrique du Nord, Sarkozy se rendra compte de la complexité et la sensibilité entre le Maroc et l'Algérie", ajoute-il.
De ce point de vue, la visite Sarkozy en Afrique du Nord déterminera largement l'avenir des relations de la France avec le Maroc et l'Algérie. Elle va aussi influencer les relations entre l'Algérie et le Maroc, notamment après que le Front Polisario, ait exprimé, mi-juin dernier, sa volonté d'accepter la proposition marocaine sur l'autonomie du Sahara dans le cadre d'un referendum libre et démocratique sous l'égide des Nations Unies et après le climat positif qui a régné les pourparlers deroulées a New York entre Rabat et le Front
Le secteur bancaire égyptien en chiffres
Le secteur bancaire égyptien a témoigné d'une importante activité au cours des deux dernières années, soit la performance ou la structure, à la lumière des transactions de fusion ou de rachat, ce que montrent les chiffres suivants :
- 59, nombre des banques opérant en Egypte au cours de l'exercice fiscal 2004/2005 contre 81 banques en 1990/1991.
- 2847, nombre des filiales des banques opérant en Egypte au cours de l'exercice fiscal 2004/2005 contre 1882 en 1990/1991.
Au cours de 2006, le secteur bancaire en Egypte a témoigné de nombre d'opérations de rachat, d'absorption et de fusion :
- Le fonds américain d'investissement "Ripplewood" a racheté la partie publique de la Commercial International Bank "CIB-Egypt" (18,7%) au prix de 1,3 milliards de L.E., soit 53,5 L.E./Action.
- La banque libanaise "Oda" a racheté 100% des actions de la banque "Le Caire/Far East" au prix de 542,4 millions de L.E..
- La partie publique des actions de "Delta International Bank" (19,5%) a ete vendue aux grands actionnaires de la banque dont la Société arabe pour le Développement et l'Investissement, qui a augmente ses actions dans la banque a 14,8%.
- La "Islamic Bank for investments and development", la "United Bank of Egypt" et "The Nile Bank" ont été fusionnées sous le nom de "United Bank", une entité ayant pour capital un milliard de L.E.. La Banque Centrale égyptienne possède 99,9% des actions de la nouvelle banque.
- "Calyon-Egypt", dont 75% des actions appartiennent a la banque française "Calyon", a absorbé 74,67% des actions de la "Egyptian American Bank (EAB)" au prix de 2,2 milliards de L.E..
- Un consortium conduit par "National bank of Bahrain" a absorbé 89,3% des actions de "Delta International Bank" dans une transaction ayant pour valeur 1,65 milliard de L.E..
- "Ittihad National Emirati bank" a absorbé 94,6% des actions de "Alexandria Commercial and Maritime Bank", avec un prix de 244,5 millions de L.E.
Le débat de France 24 : Égypte : un nouveau régime politique demain ?
Les Égyptiens demandent le départ du raïs Hosni Moubarak. Mais alors que le régime vacille, qui pourrait prendre les rênes du pays arabe le plus peuplé ? L'armée, Mohamed ElBaradei, les Frères musulmans ?... Débat avec les invités de Vanessa Burggraf, alors que la mobilisation contre le président Moubarak ne faiblit pas.
Vanessa Burggraf reçoit :
- Sophie POMMIER, Chargée de cours à Sciences Po Paris, analyste géopolitique de l'Égypte
- Bassam TAHHAN, Professeur de géopolitique à l’ENSTA (Ecole Nationale supérieure de techniques avancées) et spécialiste du Monde arabe
- Majed NEHME, Directeur du mensuel Afrique-Asie
- Ygal SAADOUN, Envoyé spécial de France 24 au Caire
- Ahmed HASSAN SAMI, Blogueur au Caire
Première partie :
Deuxième partie :
La France va-t-elle changé son attitude à l'égard du Sahara marocain en raison du gaz naturel algérien?
La tournée actuelle du président français, Nicolas Sarkozy, en Afrique du Nord, au cours de laquelle il s'est rendu en Algérie et en Tunisie, constitue un affront pour le Maroc. Les anciens président français avaient en effet l'habitude de commencerleurs tournées en Afrique du Nord par la visite du Rabat en signe de confirmation des relations "spéciales" entre le Maroc et la France. Sarkozy a choisi de commencer sa tournée en se rendant en Algérie, malgré les relations tendues entre les deux cotes, alors que le Maroc aurait du être la 3me et dernière étape de cette tournée. Mais Rabat a subitement annoncé la semaine dernière l'annulation de la visite de Sarkozy sous prétexte de l'ordre du jour chargé du monarque marocain, le Roi Mohammed VI. Selon les observateurs, l'annulation par Rabat de la visite de Sarkozy était un signe du mécontentement du Maroc à l'égard de Sarkozy qui a débuté sa tournée visant à consolider les relations de la France avec les pays de l'Afrique du Nord, une région d'une grande importance pour la sécurité de l'Europe dans le domaine de l'énergie, en visitant l'Algérie, le concurrent régional de Rabat et le pays dont le poids devient de plus en plus important dans le domaine de l'énergie, notamment le gaz naturel. Les analystes font remarquer que l'ordre des étapes de la tournée n'était pas une option protocolaire, mais elle reflète une modification fondamentale des alliances de la France dans la région, compte tenue des résultats des pourparlers entre Sarkozy et son homologue Abdelaziz Bouteflika, qui étaient centrés sur le dossier du gaz, comme un prélude pour conclure un accord stratégique pendant l'automne prochain. Et les observateurs de noter qu'après le refus de la France de présenter ses excuses a l'Algérie pour l'époque coloniale, cet accord serait lié au dossier du Sahara marocain. Dans ce contexte, Qader Abdel Rahim, expert dans les affaires du Maghreb arabe a l'Institut des relations internationales et stratégiques à Paris, estime que, du point de vue les intérêts français, Sarkozy juge que l'Algérie est plus importante à moyen terme. "Les pourparlers économiques de Sarkozy en Algérie n'auront pas un grand succès, à moins qu'il ne démontre sa volonté de changer la politique française a l'égard du dossier du Sahara marocain", ajoute-t-il. L'ex-Premier ministre algérien, Redha Malek, partage cette idée et dit que la réussite de la visite de Sarkozy en Algérie dépendra de son son attitude a l'égard du dossier du Sahara marocain. Pour les observateurs, Sarkozy est arrivé au Maghreb arabe afin de conclure un accord "historique" entre la compagnie algérienne de pétrole et d'eénergie "Sonatrach" et la compagnie "Gaz de France". Cet accord, qui pourrait être signé en novembre prochain, vise à assurer l'approvisionnement du gaz naturel en France a long terme. Cette analyse est renforcée par les déclarations faites mardi à radio "France Inter" par la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, sur l'avenir du développement de "Gaz de France", appartenant à l'Etat, et le processus de la fusion de la compagnie dans le groupe français prive d'énergie "Suez". Dans ces déclarations Mme Lagarde a dit que le Gouvernement n'a pas encore pris de décisions sur la fusion des deux parties, notant que toutes les options restent ouvertes. Pour sa part, dans des déclarations aux quotidiens algériens "al-Watan" et "al-Akhbar", Sarkozy a exprimé l'espoir de voir un rapprochement entre "Gaz de France" et "Total"d'une part et "Sonatrach" de l'autre. Sarkozy a ajouté que la France avait besoin d'assurer l'approvisionnement en gaz dans l'avenir, soulignant que le rapprochement entre ces compagnies permettrait a l'Algérie, en même temps, d'entrer librement sur le marché français et par conséquent en Europe. De même, le porte-parole de l'Elysee, David Matignon, a declaré que le dossier économique était au coeur des entretiens Sarkozy-Bouteflika. Bien que le président algérien ait insisté sur une excuse pour les crimes commis par la France a l'égard des Algériens à l'époque coloniale pour que les deux pays puissent signer "le traité d'amitié", en suspens depuis la visite de l'ex-president francais Jacques Chirac en mars 2003 à Alger, Sarkozy, lui aussi, a insisté sur le refus de présenter de telles excuses. Par contre, Sarkozy a dit qu'il n'est pas responsable des erreurs du passé, alors que des analystes estiment que Sarkozy s'est implicitement excusé par cette visite elle-même qui coïncide avec les célébrations de l'anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. D'autre part, il semble que le président algérien ait renoncé à l'exigence de ses excuses après avoir obtenu de son homologue français des informations concernant la modification des priorités de Paris en Afrique du Nord. Selon ces informations, l'Algérie pourrait occuper la place de "partenaire privilégié" de la France dans la région. Dans ce contexte, les observateurs notent le discours prononcé le 5 juillet par Bouteflika à l'occasion de la fête de l'indépendance. Dans son discours, le président algérien a dénoncée le colonialisme, cependant, il n'a pas demandé d'excuses du colonisateur. Pour sa part, Nicolas Sarkozy a décidé de fermer le dossier du "traité d'amitié" qui est lie au nom de son prédecesseur. Il a proposé une nouvelle vision des relations entre Paris et Alger "basée sur des réalisations et des projets concrets, au lieu des textes et des traités", comme il a déclaré à l'issue de ses entretiens avec Bouteflika. Selon les analystes, tant que Paris refuse de donner des concessions en matière de l'histoire, elle le ferait inévitablement en matière de géographie, c'est-a-dire son attitude a l'égard du dossier du Sahara marocain. La France, sous la direction de Chirac, a apporté un appui "calme" mais ferme" à la proposition du Maroc d'accorder l'autonomie au Sahara marocain, dont la population s'élève à 260 mille personnes, sous la souveraineté marocaine. Ce soutien francais a irrité le Front de libération de la Saguia el-Hamra et Oro "Polisario", qui vise à déclarer l'indépendance du Sahara marocain du Rabat et soutenu par l'Algérie. Le secrétaire général du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a critiqué la France en avril dernier pour ce qu'il a appelé "l'attitude soutenant le Maroc" dans le conflit du Sahara marocain. Il a dit que "la France abandonne la justice internationale et fournit un soutien illimité a l'aventure coloniale marocaine dans le Sahara". Toutefois, après l'élection de Sarkozy en mai dernier, le Secrétaire général du Polisario a exprimé l'espoir de voir la France afficher "une plus grande neutralité" dans la question du Sahara marocain sous le règne de Sarkozy. "J'espère que Paris adoptera un esprit constructif dans son attitude au contraire de l'ère de Chirac", a-t-il ajouté. Il est évident que Rabat avait ressenti le changement dans les tendances de Paris, ce qui a suscité le mécontentement du Maroc. Selon les observateur un tel changement aura des répercussions inévitables sur l'attitude de la France au sujet du Sahara marocain. Si "La France s'engage à la "neutralité", les Marocains seront seuls devant l'Organisation des Nations Unies, dont le nouveau secrétaire général Ban Ki-Moon, adopte plutôt la vision d'Alger et du Polisario. Après que les Etats-Unis étaient plus proches de l'attitude de l'Algérie dans ce conflit, alors que la France était plus proche de la vision marocaine, il est probable que Washington et Paris adopteraient des politiques similaires à l'égard du conflit sur le Sahara marocain, ce qui affaiblirait la position internationale de Rabat. Et les observateurs de dire Sarkozy veut changer la méthode de la politique de la France en Afrique. "Il voit que cette politique, à l'ère de Chirac, était basée sur des relations personnelles", indiquent-ils. Selon les observateurs, ce changement, notamment dans la politique de la France a l'égard de Afrique du Nord, est une réflexion de l'évaluation approfondie de la phase précédente où l'influence française dans la région a reculé en faveur des Etats-Unis, de l'Asie, et même de la Russie, Notamment en Algérie, la plus importante puissance économique en Afrique du Nord, où les Américains occupent la première place en matière d'investissements étrangers, en particulier dans le secteur énergétique, bien que la France reste toujours le premier partenaire commercial d'Alger. Malgré tous ces indices, le président français essaie toujours de maintenir des relations étroites avec le Maroc. Il a dit qu'il n'avait pas de désaccords avec Rabat. "Le roi cherifien Mohammed VI veut que la visite du président français soit une "visite d'Etat" et pas seulement une étape dans une tournée", dit-il.
IPhone affronte une concurrence féroce sur le marché des téléphones mobiles
Au moment où le groupe americain "Apple" lance son téléphone mobile "IPhone" sur le marché américain, une concurrence féroce a commencé entre les fabricants de téléphones mobiles qui combinent les avantages de téléphone et de radios mobiles reliés à Internet.
Apple espère que son téléphone mobile, qui inclura la possibilité de surfer l'internet, connaîtra le même succès que son produit "IPod". Mais les experts dans le domaine des communications pensent qu'"Apple" doit s'imposer sur le marché afin que le groupe puisse réaliser ses objectifs.
Selon les experts, la concurrence dans le domaine de la téléphonie mobile ne sera pas facile, comme ce fut le cas de "IPod", parce que les fabricants comme "Nokia", "Sony Ericsson" et "LG" ont commencé, depuis un moment, à produire des téléphones permettant, eux aussi, l'écoute de la musique.
Afin de commercialiser le "IPhone", Apple a décidé de le vendre exclusivement dans ses 162 magasins déployés à travers les Etats-Unis, et dans les magasins appartenant à "ATT", premier fournisseur des services de télécommunications aux Etats-Unis. Ceux qui veulent acheter le "IPhone" aux Etats-Unis doivent s'abonner pour deux ans à "ATT" afin qu'ils puissent l'utiliser.
Toutefois, David Kerr, analyste économique à "Strategy analytics", a estimé que cette mesure ne garantit pas à "Apple" le contrôle du marché. Il souligne que les concurrents de "ATT", comme "Sprint Nquestel Corp" et "Version Wireless", fruit d'un partenariat entre "Version Communications" et "Vodafone", ne vont pas rester les bras croisés. "Ils s'efforceront de fournir le même service par d'autres producteurs de téléphones mobiles.
Bien que les experts aient salué le nouveau téléphone, notamment au niveau de la taille, de son écran, de sa technique, le dilemme auquel le "Iphone" fait face est son prix. Il varie entre 500 et 600 dollars, selon la capacité de stockage (entre 4 et 8 GO). Ce prix élevé limiterait fortement la clientèle. Les études font remarquer que 85% des Américains ne dépensent pas plus d'une centaine de dollars pour acheter un téléphone mobile.
Kerr estime que si "Apple" a lancé le "IPhone" à un prix de 150 dollars, elle aurait réalisé un coup mortel à ces rivaux. Il souligne que "LG", "Samsung", "Nokia" et "Sony Ericsson" seront davantage attractifs après la baisse de leur prix.
Pour sa part, Avi Jerinjart, analyste économique à "Corenth Analysis", estime que "IPhone" ne devrait pas affronter pas une telle concurrence, étant donné qu'il s'agit d'une innovation. "Au lieu du clavier traditionnel, IPhone est tactile...En plus, les acheteurs veulent toujours posséder tout ce qui est moderne et à la mode", a-t-il dit.
Le retrait de Chirac de la vie politique unit la droite française
La décision du président français, Jacques Chirac, de ne pas se représenter aux élections présidentielles françaises, a suscité des réactions divergentes, à l'intérieur et hors de France, en raison de son poids politique.Cette décision a également influencé la campagne électorale, notamment au camp de la droite, à qui appartient Chirac. A Paris, la décision de Chirac a conduit à l'unité des rangs de la droite. Une unité impossible à réaliser en cas d'une nouvelle candidature de Chirac compte tenu de la présence de Nicolas Sarkozy, un autre candidat de poids lourd au sein de la droite. Dans ce contexte, le Premier ministre français, Dominique de Villepin, ministre français des territoires d'outre-mer, François Baroin, connus pour leur appui à Chirac, ont exprimé leur soutien à Sarkozy dans sa campagne électorale. Cité par "Europe 1", De Villepin, qui rêvait de succéder à Chirac à l'Elysée, a dit qu'il serait désormais du côté de Sarkozy dans la bataille électorale et "dans la défense des principes de la droite française". Cette déclaration intervient après des mois d'attitudes critiquantes entre De Villepin et Sarkozy et de mauvaises relations personnelles entre eux dans le cadre de la crise du "contrat de premier embauche" (CPE) et la question de "Clearstream", dans laquelle Sarkozy et d'autres étaient accusés d'avoir reçu des pots-de-vin par le biais de comptes bancaires à l'étranger dans le cadre de la transaction de vente de frégates françaises à Taiwan en 1991. Selon "France 24", François Baroin s'est déclaré déterminé à soutenir Sarkozy dans sa compagne électorale pour l'Elysée. Pour sa part, Nicolas Sarkozy a exprimé ses remerciements à l'egard du soutien De Villepin, qui, selon Sarkozy, pourrait sauvegarder ses ambitions de la présidence et représenter une forte concurrence. Toutefois, selon l'analyste politique français Dominique Rene, Sarkozy affronte toujours un obstacle de taille pour qu'il soit seul candidat de la droite francaise : Jacques Chirac n'a toujours pas dévoilé la personne préférée pour lui succéder". René dit que Chirac, dans son discours, a voulu apparaître comme le président de tous les français. "Il aurait commis une grave erreur s'il avait appuyé une personne dans ce discours", a-t-il jugé, alors que d'autres analystes estiment que Chirac voulait garder une carte électorale dans ces mains, même après avoir annoncé qu'il ne poserait pas sa candidature à la présidence. Les observateurs voient que Chirac avait récemment fait remarquer, d'une manière implicite, qu'il ne soutenait pas Sarkozy quand il a appelé à la création du Ministère de l'Immigration et citoyenneté. Cet appel était pris pour une critique indirecte de la stratégie de Sarkozy à l'égard de la migration, une stratégie jugée proche de la politique de l'extrême droite.Face a cette critique, Sarkozy a essayé de passee un message selon lequel l'appui de Chirac n'a aucun impact sur les chances des candidats. Il a déclaré à "France Inter" que la République de France n'est pas un "héritage" et que le président français ne choisit pas ses successeurs.

