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22 février 2002

La situation en Afghanistan n'a pas changé, en dépit du soutien international

"La situation en Afghanistan n'a pas changé en dépit du soutien mondial au gouvernement intérimaire sous la conduite de Hamed Karzai", dit Julien Bousac, responsable des programmes du Moyen-Orient pour "Médecins du monde".


Bousac indique que l'action des organisations humanitaires en Afghanistan affronte toujours des difficultés bien que le régime de Taliban soit tombé. "La sécurité n'est pas encore stabilisée en raison des conflits ethniques actuels, notamment à l'Est du pays", souligne-t-il.

imagesCAFV7LOUBousac a critiqué l'inefficacité et la faible présence des organisations humanitaires arabes en Afghanistan. "Celles qui sont sur places ne couvrent pas tous les domaines dont le peuple afghan a besoin", affirme-t-il. Selon Bousac, qui assumera le mois prochain la présidence de la mission sur place des "Médecins du monde" en Afghanistan, les difficultés viennent aussi  de l'emprisonnement des employés des organisations humanitaires et les sommes d'argent versés aux autorités pour permettre le passage des convois de secours.

Et Bousac d'ajouter que l'avenir de l'action des organisations humanitaires en Afghanistan dépendrait du soutien du gouvernement transitoire afin qu'elles puissent réaliser leur objectif : la reconstruction du pays.

De son côté, le responsable du centre des droits de l'Homme aux "Médecins du monde", Daniel Chaen, a fait état des obstacles réduisant la marge de manoeuvre des organisations humanitaires en Afghanistan.

Quant aux déclarations du chargé d'affaires afghan à Paris selon lesquelles seulement 30 à 40% des besoins primaires du peuple afghan ont été couverts, Chaen précise : "Cela, est due au manque des moyens entre autres", a-t-il dit.

Selon Chaen, en 2000, le budget nécessaire à l'action des organisations humanitaires en Afghanistan était estimé à 250 millions de dollars. "La somme versée n'a pas dépassé 20% de ce budget", a-t-il conclu.

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26 mars 2011

La guerre en Libye : Les Egyptiens ont d’autres chars à fouetter

Révoltée par la répression sanglante de Qadhaffi, mais traumatisée par le souvenir de la guerre en Iraq, l’opinion égyptienne est très partagée.

egypte_libyeUn haussement d’épaules, un soupir. Mohammed Sallam balaie les commentaires parisiens qui s’étonnent, avec un brin d’arrogance, de voir les révoltés du printemps de la place Tahrir, au Caire, rester sourds à la détresse de leurs frères libyens.

"On se sent tristes pour la Libye, admet ce jeune professeur à l’Université américaine du Caire, mais nous avons à l’esprit d’autres préoccupations, d’autres urgences, quelques semaines après avoir gagne notre liberté, quelques jours après le vote pour la révision de notre constitution".

Les Egyptiens, il est vrai, ont bien d’autres sujets de conversation ces derniers temps. Et, pour la première fois depuis soixante ans, ils ont surtout le droit de les évoquer à haute voix, publiquement. "Le processus démocratique est fragile, il prendra du temps. Il nous faut rester très vigilants jusqu’aux élections législatives", se justifie l’enseignant.

Ici, chacun est absorbe par l’ampleur de la tache : c’est tout le pays qu’il faut reconstruire, dans ses institutions, son économie, son tissue social.

 Un haussement d’épaules, un soupir. Les mêmes gestes écartent l’ironie trop facile qui sourd derrière la question qu’on se pose mine de rien sur l’autre rive de la Méditerranée : Pourquoi l’armée égyptienne, la plus puissante de la région, ne s’est-elle pas participée a la rescousse des insurges de Benghazi pour bouter hors de Tripoli un dictateur plus ancien et plus fou qu’elle a laissé débarquer au Caire ?

"Pourquoi devrions-nous intervenir militairement ?  interroge le journaliste Tareq Shoala. C’est une affaire interne à la Libye. L’armée égyptienne a facilité le passage de convois humanitaires à l’est pays. Elle a autorise les volontaires égyptiens à traverser la frontière, elle a pris en charge les soins des blessés libyens…".

Mais, occupée à assurer la sécurité intérieure et la transition démocratique, secouée par des remous en son sein entre garants de la révolution et nostalgiques du régime, l’armée égyptienne a d’autres chars à fouetter.

Du pétrole et des armes La plus grande nation arabe a beau savoir que, dans la région, tous les regards se tournent vers elle avec les yeux de Chimène, elle commence à penser que la démocratie, ca se gagne. Que ses voisins devraient pouvoir conquérir seuls ce qu’eux mêmes et les Tunisiens ont paye de leur sang.Ce qui n’empêche pas les Egyptiens de soutenir de tout cœur les peoples arabes qui veulent chasser leurs tyrans.

Tareq Mostafa a participé à la revolution de Tahrir dès le 25 janvier."Qadhaffi est un fou ! Commente cet étudiant en science politique. Depuis qu’il a retourné les armes contre son peuple, je suis devenu favorable à une intervention militaire internationale. Mais l’objectif doit être clair : il n’est pas question que des forces étrangères restent en Libye. Dès que Qadhaffi sera parti, les forces étrangères devront partir aussi".

L’intervention internationale en Libye ? Ni pour ni contre, bien au contraire… Révoltés par la brutale répression de Qadhaffi, mais traumatisés par la "croisade" menée en Iraq par l’Occident, les Egyptiens sont partagés. "Je suis pour les frappes aériennes, affirme Cherif, un comptable de 45 ans. Mais je suis hostile à ce qu’un seul soldat étranger touche le sol libyen. Car là , nous dépasserions la limite entre le fait de sauver des civils et occuper un pays. Je ne veux pas voir un autre Iraq".

L’Opinion reste attentiste. Et dubitative sur les intentions des grandes puissances. Pour Abdallah, un ouvrier de 41 ans, les choses sont limpides : “Les Occidentaux ont détruit l’Iraq et chasse Saddam Hussein pour mettre la main sur son pétrole. A présent, ils cherchent à s’emparer du pétrole libyen. Et à déstabiliser le monde arabe pour renforcer Israël”.

"Pourquoi les Etats-Unis et l’Europe ne sont-ils jamais intervenus militairement pour sauver les Palestiniens des massacres israéliens ? renchérit Radwan, 29 ans. Il faudra bien en finir avec cette politique de deux poids deux mesures".

Article écrit avec Christine Lambert pour le numéro 727 de l'hebdomadaire Marianne (26 mars)


13 septembre 2012

Egypte : la grogne sociale

Depuis la nuit du 12 septembre, forces de l'ordre et manifestants s'affrontent devant l'ambassade américaine. La polémique autour du film américain semble avoir amorcé une crise bien plus grave en Egypte. Cet événement semble servir de prétexte aux manifestants pour dénoncer l'immobilisme de Mohamed Morsi. Des jeunes pauvres sont dans la rue et réclament la liberation de nombreux jeunes prisonniers. Une grogne sociale que le président égyptien, en déplacement à l'étranger, tous comme ses ministres, ne semble pas entendre. Reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami au Caire, non loin de l'ambassade américaine.

28 mai 2014

Egypte : l'armée fait la guerre à l'abstention

En Egypte, officiellement c'est à cause de la canicule que le gouvernement a décidé de prolonger d'un jour les élections présidentielles : histoire de permettre aux Egyptiens ralentis par la chaleur d'aller voter. Mais au Caire les observateurs de la vie politique ne doutent pas qu'il s'agissait en fait pour le candidat al-Sissi de récolter encore plus de voix pour asseoir sa légitimité. Car les Egyptiens ne se sont pas précipités aux urnes. Mais il faut dire que le résultat était couru d'avance. Le reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.

3 février 2005

Le discours de Bush suscite diverses réactions

Le discours annuel du president americain, George W. Bush, sur l'état de l'Union prononcé mercredi soir (heure de Washington), a suscité diverses réactions de par le monde. Aux Etats-Unis, les Démocrates ont sévèrement critiqué le discours dans lequel le président américain n'a pas donné un plan clair en ce qui concerne l'avenir de l'occupation américaine en Irak.

Commentant le discours, le leader de la minorité démocrate à la chambre des Représentants, Nancy Pelosi, a indiqué n'être pas informée par l'administration américaine d'un plan clair déterminant la fin de la présence américaine en Irak. Elle a ajouté que les Démocrates estimaient que tout plan crédible visant à retirer les forces américaines de l'Irak et à réaliser la stabilité devait comporter trois élements, à savoir : Passer la responsabilité sécuritaire aux Irakiens; accélerer le processus du développement économique en Irak et intensifier les efforts diplomatiques américains dans la région.
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Dans son discours, le président americain a refusé de fournir "un calendrier artificiel" pour le retrait des troupes américaines de l'Irak. Il a estimé que ce pays constituait "un front vital dans la guerre contre le terrorisme". "Nous défendons la liberté de nos amis irakiens. La liberté en Irak rendra, en retour, l'Amerique plus sure pour les générations à venir", a-t-il déclaré devant le Congres. "Nous ne fixerons pas un calendrier artificiel pour quitter l'Irak car cela pourrait enhardir les terroristes et leur faire croire qu'ils peuvent attendre que nous partions". Il a rappelé que les Etats-Unis se trouvaient en Irak pour obtenir un résultat : "Un pays démocratique, représentatif de son peuple, en paix avec ses voisins, et capable de se défendre". "Lorsque ce résultat sera obtenu, nos hommes et femmes servant en Irak rentreront à la maison avec les honneurs qu'ils ont mérités", a-t-il declaré.

En Irak, selon la chaîne de télévision américaine "CNN", des citoyens irakiens ont critiqué le fait que le chef de l'Executif américain n'avait pas annoncé un calendrier bien déterminé pour le retrait des forces américaines de l'Irak. Dans ce contexte, un Irakien a indiqué que l'absence d'un tel calendrier donnerait la légitimité aux groupes armes irakiens pour mener des attaques. La CNN a souligné que l'opinion publique irakienne pensait que la présence des Americains mènerait a davantage d'infiltration des combattants etrangers pour se joindre aux actes de résistance.
   
Quant à l'Iran, M. Bush a lancé un clair avertissement à ce pays. Il a estimé qu'il "restait le principal Etat dans le monde à soutenir le terrorisme". Le président américain a accusé Teheran de "vouloir se doter d'armes nucleaires tout en privant son peuple de la liberté qu'il recherche et qu'il merite".

Face a ces accusations, l'Iran a souligné qu'il s'agissait d'allégations denuées de tout fondement et que Washington ne cesse de repéter. L'agence de presse iranienne "IRNA", citant le porte-parole du ministere iranien des affaires étrangères, Hamid Reza Asefi, a souligné que le président américain avait oublié que 26 ans auparavant, l'Iran, par la révolution islamique, avait mis fin à l'hégémonie américaine.

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Concernant la Syrie, M. Bush a declaré qu'il "attendait du gouvernement syrien qu'il cesse tout soutien au terrorisme et ouvre la porte à la liberté". Il a accusé Damas "de continuer de permettre que son territoire, et certaines parties du Liban, soient utilisées par des terroristes qui cherchent à détruire toute chance de paix dans la région".

Commentant ces propos, le ministre syrien de l'Information, Mahdi Dakhlallah, a souligné que les menaces américaines à Damas n'apportaient rien de nouveau. Dans des déclarations faites a la chaine satellitaire "al-Jazeera", M. Dakhlallah a appelé "les raisonnables" dans l'administration americaine à adopter la voie du dialogue au lieu de celle des menaces.
   

En ce qui concerne le conflit israelo-palestinien, M. Bush a indiqué que "le but de deux Etats démocratiques, Israel et la Palestine, vivant côte-a-côte en paix est à porteé de main et l'Amerique les aidera à atteindre cet objectif". Il a egalement annoncé une aide de 350 millions de dollars aux Palestiniens.Le chef de l'Executif americain a noté que l'argent débloqué par Washington servirait à procéder à des réformes politiques, économiques et sociales pour les Palestiniens.

Initiative saluée par le ministre palestinien des Affaires des négociations, Saeb Orayqat, qui s'est felicité des propos de M. Bush concernant l'etablissement de l'Etat palestinien. Dans des declarations faites à la MENA, M. Orayqat a exprimé l'espoir de voir M. Bush réaliser sa vision quant à l'établissement de l'Etat palestinien indépendant avec la fin de 2005. Il a également souhaité que M. Bush élimine les obstacles israéliens entravant l'tablissement de l'Etat palestinien comme la colonisation, la confiscation des terrains et le mur de séparation.

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23 avril 2007

Les Résultats du premier tour de la course pour l'Elysée confirment les constantes de la vie politique française

Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises, qui a eu lieu hier, donnent l'impression que les électeurs français ont voté automatiquement pour le candidat du parti à qui ils appartiennent, que ce soit son programme électoral.

Mais, ces résultats reflètent l'attachement de l'électeur français aux constantes de la vie politique française, à savoir : la forte concurrence qui conduit à un second tour ainsi que la division de la France en deux régions géographiques.sarkozy

Le 1er tour de ces élections, où 12 personnalités avaient déposé leurs candidatures, a témoigné du taux le plus haut de vote depuis la Cinquième République française en 1958. Ce taux s'est élevé a 87%. Le candidat de l'Union pour un mouvement populaire "UMP" (droite), Nicolas Sarkozy, a obtenu 31,18% des voix, alors que la candidate du Parti socialiste "PS" Ségolène Royale occupe la seconde place avec 25,87%. Tous les deux vont s'affronter au 2me tour qui aura lieu le 6 Mai prochain où sera alors élu le nouveau président français. Cela représente une des constantes des élections françaises : Depuis les élections de 1988, aucun candidat n'a pas été en mesure d'arriver à l'Elysée dès le premier tour.

La 2me constante réside dans la forme de la carte électorale : la France a été divisée en deux parties, l'Ouest, qui a largement voté en faveur de Royale, et l'Est, qui a voté pour la droite.

Aussi, le premier tour a témoigné du retour au PS à la concurrence face à la droite après le revers que le parti avait subi lors de la présidentielle de 2002, lorsque Lionel Jospin avait échoué à franchir le premier tour, laissant la scène politique française à la droite et à l'extrème-droite.

Lors du premier tour, la majorité des femmes a voté pour Sarkozy, allant à l'encontre des prévisions selon lesquelles elles auraient voté pour Royale. La candidate du PS a attiré plus de jeunes que les autres candidats, alors que Sarkozy a remporté le soutien des électeurs agés de soixante ans et plus.

Le candidat du Front national "FN" (extrême droite), Jean-Marie le Pen, a gagné les voix des ouvriers, ce qui reflète les craintes de cette communauté vis-a-vis des résultats de la politique d'une "Europe unie" et de l'ouverture du marché à la main-d'oeuvre provenant des nouveaux membres de l'Union européenne. Selon eux, elle mènerait à la perte de leur emploi et à la hausse du taux de chômage.

Dans le milieu des chômeurs, Royale a obtenu le pourcentage le plus élevé de voix grâce à ses politiques sociales visant à augmenter le minimum des salaires et des pensions, alors que Sarkozy a attiré les voix des patrons et des électeurs ayant des hauts revenus.Royale

Il semble que les clés de l'Elysée seront dans les mains du candidat qui arrivera à s'attirer les votes de l'"Union démocratique" de François Bayrou (centre), qui a obtenu 18,57% des voix et de Le Pen (10,44%).

Mais, cela sera très difficile pour la candidate du PS, qui a commencé à établir des contacts avec ses partisans normaux : les Verts et le Parti communiste, au moment où les voix de l'extrême-droite sont en faveur de Sarkozy en raison de la convergence intellectuelle avec Jean-Marie le Pen en ce qui concerne les politiques de sécurité et la migration.

En ce qui concerne le camp du centre, la situation est plus compliquée : malgré l'appel, avant le 1er tour, à une coalition entre le centre et le PS contre la droite, une idée dont Bayrou s'est félicité, deux choses menacent ce projet. D'un côté, les sièges remportés par le centre lors des législatives de 2002 étaient le fruit d'une coalition avec la droite, ce qui rend difficile pour Bayrou de convaincre les deputés de son camp de changer cette coalition, notamment avec avec l'approche des législatives prévues en juin prochain.

De l'autre côté, Ségolène Royale elle-même et le chef du PS François Hollande ont rejeté l'idée de former une coalition avec le Centre. Selon eux, une telle alliance causerait un "manque de respect de la part des électeurs à l'égard du parti".

Pour sa part, la droite a commencé à prendre contact avec le parti du centre. Dans une tentative pour attirer les partisans de Bayrou, le ministre français du Travail, Jean-Louis Borloo, qui soutient Sarkozy, a affirme la nécessité de l'adhésion de plusieurs figures du centre au prochain gouvernement français.

En même temps, le directeur de la campagne électorale de Royale, Jean-Louis Bianco, a souligné que Royale vise a améliorer le fonctionnement du gouvernement et introduire des changements à la constitution pour assurer une représentation plus équitable au sein du Parlement. "Ces plans sont proches des idées de Bayrou", a-t-il dit en référence à la possibilité d'obtenir les voix du centre sans avoir une alliance.

Face à ces tentatives et pour donner au candidat du centre suffisamment de temps pour vérifier ses options, la directrice de la campagne électorale de Bayrou a declaré que les voix du centre ne sont pas à vendre. Elle a dit que les résultats du 1er tour ont confirmé que les Français veulent un changement de la configuration de la vie politique.

Il semble que la France va vivre un état d'excitation jusqu'à mercredi prochain, où il est prévu que Bayrou devoile le camp qu'il soutiendra au cours du 2me tour

8 avril 2011

L’Egypte au cœur de la révolution libyenne

Libye_EgypteA chaque fois qu’un Egyptien rencontre des révolutionnaires libyen, ils le reçoivent avec une grande joie en lui souhaitant la bienvenue.

La révolution égyptienne a encouragé, moralement, le peuple libyen à lutter contre son régime tyran. En même temps, les Libyens profitent aussi des aides humanitaires offertes aux insurgés par l’Egypte ainsi que de l’ouverture des frontières aux réfugiés libyens, même ceux qui n’ont pas des cartes d’identité, et l’ouverture des hôpitaux égyptiens aux blessés libyens.

Dans ce contexte, le cheikh Mohammed Boussedra affirme que l'Egypte avait offert tout sauf des armes aux insurgés libyens. Selon lui, beaucoup de ses amis égyptiens vivant en Libye depuis longtemps ont refusé de quitter le pays en cette période difficile. "Il y a même des beaucoup d’entre eux qui ont rejoint les insurgés sur le front", dit-il.

La révolution libyenne est fortement influencée par ce que les jeunes égyptiens ont fait pendant la révolution égyptienne. Au début, Les Libyens sont sortis le 17 février, comme les Egyptiens le 25 janvier, pour demander des réformes sociales et politiques avant que les ambitions ne s’élèvent jusqu'à demander le départ du régime.

Libye_Egypte2La révolution libyenne a elle aussi commencé pacifiquement, et les Libyens ont tenté de maintenir ce mouvement sans le recours aux armes, comme l’ont fait les Egyptiens, jusqu'à ce que Kadhafi et ses mercenaires aient recours aux armes lourdes, ce qui les a poussés à se défendre.

Les insurgés libyens se sont beaucoup inspirés de la révolution égyptienne, ils ont même donné le nom de la "Place Tahrir" à la  partie de la Corniche de Benghazi, située face au tribunal du nord Benghazi. Ils ont aussi chanté les slogans répétés pendant la révolution égyptienne avec quelques modifications pour donner la couleur locale. Même l’idée de former des comités populaires pour protéger les quartiers a été appliquée.

Après que le calme a regné à Benghazi, les Libyens ont commencé à former des groupes de jeunes pour nettoyer leur "Place Tahrir". Un acte que les Egyptiens ont inventé au lendemain du départ de Moubarak et qui a surpris tout le monde.

Selon les Libyens, le succès des révolutions tunisienne et égyptienne a sauvé leur révolution de la répression. Pour eux, les deux révolutions sont comme les ailes qui ont permis à leur mouvement d’aller plus loin. Mais la révolution égyptienne avait plus d’influence  sur les Libyens car des milliers d’entre eux sont mariés avec des Egyptiens.

Egypte_Libya4En plus, les Libyens n’oublieront jamais que l'Egypte, et la Tunisie, avaient fortement soutenu leur lutte contre le colonialisme italien. L'Égypte avait accueilli l’ex-roi de Libye Idris el-Senoussi et était le siège de la direction politique de la résistance libyenne contre les Italiens.

Zuhair al-Barassy, un jeune libyen, se souvient, qu’il suivait avec ses amis la révolution en Egypte et qu’ils pleuraient à chaque fois qu’ils recevaient des nouvelles sur les victimes de la révolution. Ils étaient même pris de panique le 2 février, lors de la bataille du chameau, de peur que la révolution égyptienne soit réprimée.

De son coté, Hisham, un jeune révolutionnaire libyen, se rappelle que les Libyens avaient peur qu’ils atteignent le 17 février, date qu’ils avaient fixée pour lancer leur mouvement de protestation, avant la réussite de la révolution égyptienne, ce qui signifie l’avortement de leur mouvement, car ils étaient surs que le régime de Moubarak aurait aidé Qadhafi.

imagesPour sa part, Iman Bugaighis, une dentiste, activiste politique et l'ex-porte-parole du Conseil National  Transitoire (CNT) blâme le gouvernement égyptien de ne pas prendre une position ferme contre Qadhafi. "L’Egypte est la grande sœur pour tous les Arabes et  le gouvernement égyptien, choisi par le peuple égyptien, doit exprimer les sentiments de ce peuple…C’est les peuples qui vont régner à partir de maintenant", affirme-t-elle.

Mais Bugaighis reconnait aussi que le gouvernement égyptien est préoccupé par de nombreux dossiers épineux sur la scène intérieure, ce qui l’éloigne pour le moment des affaires étrangères. "Mais, il faut savoir que la Libye est l'une des affaires intérieures égyptiennes", précise-t-elle.

Et Iman de confirmer que la main-d'œuvre égyptienne sera toujours la bienvenue dans la nouvelle Libye libre et démocratique. Selon elle, les Egyptiens vont bénéficier des mêmes droits que les Libyens à l'inverse de ce qui se passait à l'époque de Qadhafi.

1 décembre 2005

Grain de star : Ahmed Mamdouh...Attention Talent !

"Il représente l’espoir de l’attaque d’al-Ahly. Lors du tournoi amical des moins de quinze ans, en 2004, aux émirats arabes unis, il a impressionné les adversaires à tel point que les responsables de l’équipe brésilienne de Sao Paolo ont demandé de l’acheter." Pour el-Hamry Farouq, membre du conseil d’administration d’al-Ahly, Ahmed Mamdouh est un joueur plus que prometteur.

Ahmed_Mamdouh Attaquant exceptionnel, sélectionné six fois dans l’équipe nationale des moins de 17 ans, Ahmed Mamdouh semble avoir tout pour réussir. Né le 3 mars 1988, ce joueur d’un mètre soixante-quinze pèse entre 69 et 70 kilos. Il a trois soeurs et ne cache pas qu’il a une bonne place dans la famille : "En tant que garçon, je suis gâté à la maison, mais dans la tradition égyptienne". Fils d’un millionaire égyptien, élève à l’école américaine internationale au Caire, Ahmed jongle entre les études, les entraînements, sa famille et ses copains.

Entraînement préparatoire à une rencontre avec Zamalek, dans le cadre du championnat d’Egypte des moins de 17 ans. L’équipe s’entraîne déjà depuis une vingtaine de minutes. Le joueur arrive en courant sur le terrain, crampons pas encore lacés. "J’ai la permission d’être en retard parce que je sors de cours. Dans la vie quotidienne, je dois mieux m’organiser, parce qu’il y des moments où je me concentre trop sur les études et je ne donne pas au foot, et vis-versa".

Une autorisation exceptionnelle accordée à un joueur d’exception par Diaa el-Sayed, l’entraîneur des moins de 17 ans à al-Ahly. "Malgré l’argent de son père, il conserve un train de vie normal. Ce qui l’intéresse, c’est le sport. Il joue au foot pour le foot. Il n’est pas nerveux sur le terrain, il est proche de ses coéquipiers. Il est rapide, combatif. Il a une très bonne mentalité sur le terrain. Bref c’est un attaquant hors pair".

Même écho du côté de ses coéquipiers. Omar Rabea, arrière gauche, ne cache pas son admiration pour son meilleur ami. "Il marque au moins un but par match ! Il est essentiel pour l’équipe, même s’il a un an de moins que les autres. C’est un attaquant exceptionnel, il n’y en a pas deux comme lui. Je me sens soulagé quand il est sur le terrain. Car il m’aide à oublier un peu mon rôle d’attaquant : j’ai confiance en lui. On est copains depuis qu’il est arrivé au club, dans les camps d’entraînement, on partage toujours la même chambre. Je l’aime bien parce qu’il est honnête, mais il juge les gens trop vite. Il s’énerve rarement, mais dans ces cas-là, mieux vaut s’en éloigner...".

Même opinion chez Islam Adel, milieu attaquant : "Nous sommes plus que frères ! C’est un très bon joueur, il a un bon esprit de football. Sa présence sur le terrain nous aide à nous charger d’autres tâches. J’estime qu’il aura un avenir brillant en Egypte et sur le plan international".

Défaut principal du joueur : trop personnel sur le terrain. Un travers que Diaa el-Sayed cherche à cooriger. "Il est trop impulsif. Pendant les matchs, il a tendance à plus compter sur lui-même que sur le jeu en équipe. Comme il est rapide et combatif, il recourt aux solutions". Son copain Islam Adel est d’accord, mais au fond il n’y voit rien d’exceptionnel : "C’est un caractère commun à tous les attaquants". "J’ai confiance dans ma capacité à dépasser la défense adverse, répond Ahmed Mamdouh. Quand je suis au milieu  du terrain, je me dis que si je prends le ballon et que je me dirige vers les cages, ça va aider l’équipe, même l’entraîneur le sait bien. Mon défaut, je crois que c’est surtout le manque de concentration devant le but. Je n’ai jamais peur avant un match, sauf quand j’adhère à un nouveau groupe".

Ahmed Mamdouh a été repéré il y a trois ans par Fathy Mabrouk, entraîneur à al-Ahly. "Il m’a proposé de passer les tests techniques au club et j’ai réussi. J’ai joué pour la première fois quand j’avais 14 ans et je suis devenu titulaire des moins de 15 ans. Je me souviens de mon premier match. Il y avait un but partout. J’ai remplacé un joueur, j’ai marqué deux buts et nous avons gagné".

Depuis, Ahmed est resté fidèle à son club. Son avenir ? "Si je quitte al-Ahly, c’est pour partir à l’étranger ou bien c’est que j’arrête le foot. Je joue pour le foot et pour al-Ahly".

Article écrit pour le numero 17 de la revue Foot Africa decembre 2005 (Grand merci à Guillaume De Dieuleveult)

1 décembre 2005

Hassan Hamdi : Le professionnalisme et la stabilité sont les forces d'al Ahly

Elu le 17 décembre 2004, Président-directeur général d’al-Ahly, Hassan Hamdi s’adresse rarement à la presse. Il préfère les actions à la parole. Né le 2 aout 1949, le "maréchal" a adheré au club, comme junior, à l’âge de 14 ans.
En 1971,  il a joué comme défenseur au sein de l’équipe première du club, ou il a acquis un autre surnom "le ministre de la Défense" d’al-Ahly. Il a mis fin à sa carrière sportive à l’âge de 29 ans en raison d’une blessure.

Que représente pour vous la soirée du 12 novembre 2005?
Une soirée agréable : nous avons bien joué, bien organisé la finale. En plus de la victoire à la ligue africaine des clubs champions, nous nous sommes qualifiés a la coupe du monde des clubs champions.

Hassan_HamdyAprès avoir passé 33 ans chez al-Ahly, quelle différence voyez-vous entre ce dernier et les autres clubs égyptiens ?
Nous avons été élevés au sein du club. Nous avons appris plein de choses qui représentent un héritage transmis d’une génération à l’autre. Cet héritage, traditions et morale, consiste à suivre un bon système de gestion et à défendre les droits du club, quelle que soit la partie avec laquelle nous traitons. Nous avons appris ça de nos prédécesseurs. al-Ahly est fondé sur des principes qui ne changent pas avec les conseils d’administrations.

Vous comptez au moins 300 licenciés dans le club. L’équipe de football compte-t-elle sur les fils du club ou recourez-vous aux joueurs des autres clubs?
Tout au long de  notre histoire, nous avons recruté des joueurs du club et de l’extérieur. Ils ont tous contribué à notre palmarès. La politique est d’enseigner au footballeur qui porte le maillot rouge la culture des « red devils ». Mais en fin de compte, tout dépend de la discipline et du moral du joueur.

Vous êtes en train de lancer "l’académie al-Ahly", quel est votre projet ?
L’idée est de chercher les joueurs dotés des talents à travers l’Egypte. Elle aura des succursales dans tous les gouvernorats (provinces) pour assurer au club de bons footballeurs.

Quel sont les plans d’al-Ahly pour rassurer et augmenter les revenus de l’équipe de football ?
Le club réalise des bénéfices à travers l’équipe de football. Ces deux dernières années, malgré le recrutement de 14  joueurs, leurs salaires et les engagements du club, nous avons réalisé un profit. Nous avons gagné, après la victoire du 12 novembre, au moins deux millions de dollars : un million grâce à la coupe de la ligue africaine, un autre pour la qualification à la coupe du monde des clubs champions. Nous gérons le football dans le club comme une institution commerciale et professionnelle.

En tant qu’ancien joueur, comment voyez-vous l’avenir d’al-Ahly dans le cadre du football en Egypte?
Nous étudions toujours les points faibles de l’équipe, que ce soit au niveau des seniors ou des juniors. Nous essayons de combler tous les manques. Je pense que le problème du football en Egypte réside dans le manque de professionnalisme. Tous les éléments du football doivent être professionnels : joueurs, administrations, arbitres. Avec en permanence la volonté de se former et de s’améliorer.

Vous affirmez que l’administration d’al-Ahly est professionnelle. Mais pourquoi s’est-elle inclinée à ses supporters, qui ont exigé le renvoie de l’entraîneur portugais Oliviera et le recrutement de son compatriote Manuel José à la tête de l’appareil technique de l’équipe ?
Chaque règle a ses exceptions. A l’époque, al-Ahly connaissait des problèmes exceptionnels et les résultats n’étaient pas à la hauteur du club. Les fans étaient en colère, et le changement était la seule solution pour les calmer et ne pas les perdre.

Que pensez vous des clubs qui surévaluent leurs joueurs pour les empêcher d’adhérer aux clubs européens ?
Il faut faciliter le recrutement des joueurs égyptiens en Europe. Cela va améliorer le football égyptien. Al-Ahly encourage toujours ses joueurs à rentrer dans des clubs européens. Il y a par exemple, Hani Ramzy, qui est parti au début des années 90 en Suisse puis en Allemagne, et aussi Ahmed Samir Farag, qui est parti pour Sochaux à l’âge de 17 ans.

Quel est votre ambition en tant que PDG du club ?
J’espère voir le club atteindre le niveau mondial. La coupe du monde pour les clubs champions n’est que  le début. Pour réaliser notre objectif il faut fréquenter les grands clubs en Europe.

 

 

Fiche technique du club
Nom : al-Ahly
Surnon : El-shayatyn al-Homr ou The Red Devils (les Diables Rouges)
Date de creation : 1907
Stade : stade du Caire
Capacite : 80 000 places
President Directeur general : Hassan Hamdi
Selectionneur : Manuel Jose (Portugais)
Couleurs : maillot rouge, short blanc, chaussettes rouges
Nombre des joueurs selectionnes dans l'equipe egyptienne : Douze
Membres du clubs : 72 000 familles (quelque 250 000 personnes)
Quatre site : al-Jazeira (Centre du Caire), Medinet Nasr (Est du Caire), la cite du Six-Octobre (Grande banlieue du Caire) et Marsa Matrouh (Nord-Ouest de l'Egypte)

 

Article écrit pour le numero 17 de la revue Foot Africa decembre 2005

4 avril 2003

Fedayins de Saddam, Peshmerga, frappe nucleaire: options "Terreur" de la guerre

Les analystes et les stratèges militaires perdent leur souffle en suivant les développements des opérations "sur le terrain" en Irak et ailleurs, sans oublier les combats mediatiques en parallele menés par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne contre l'Irak.

Sur l'autre rive, Bagdad se "barde" d'une forte résistance aux attaques de l'armada la plus sophistiquée de la planète. Dans cette "immense" disparité de force, certains analystes occidentaux s'arrêtent devant de "simples" événements qui attirent les analystes "pro" ou "anti" guerre. Abstraction faite des positions des pays, de l'equilibre des intérêts internationaux, régionaux et individuels; abstraction faite de la dimension stratégique perçue par les partisans ou les opposants, la guerre peut virer sur des scenarios non sans danger chacun puisqu'ils ouvrent la voie à des options "Terreur".

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Plusieurs analystes se sont arrêtés devant l'evolution de la guerre au 23 mars (jour 4):"l'Incident du dimanche" qui risque de devenir un "scenario de claquettes" qui a secoué les Américains et leurs Britanniques, surtout avec le bilan lourd de 10 morts et de 5 prisonniers de guerre parmi les forces américaines. Un convoi de Marines avance, joyeux, dans les territoires irakiens, à partir des frontières koweitiennes, vers Bagdad "objectif déclaré" de la guerre. Approchant de l'Euphrate et a proximité de Nassiriyah, une voiture irakienne s'approche du convoi avec le drapeau blanc hissé, en signe de résignation... Les Marines la prennent à la légère et partis recevoir "les fleurs" promises par Washington et ses services de renseignements !

A leur stupefaction, la ruse traditionnelle était au rendez-vous...les tirs partent en pluie des pistolets et des lance-missiles à partir de la voiture irakienne...Plus de 10 morts et 50 blessés Marines ainsi que de la destruction du vehicule. Selon l'ABC americaine, cette opération est la première apparition des milices "Fedayins de Saddam", en tenue civile, sur la scène des operations militaires en Irak. L'ABC s'interroge sur cette operation et se demande si elle n'ouvre pas la porte à d'autres similaires, alors que les combats s'approchent des villes, surtout Bagdad, ou stationnent les forces "elite" de l'Irak, celles de la garde republicaine...

La reponse ne se fait pas attendre...une opération martyr tombe le Jour 10 de la guerre (29 mars), quand un officier irakien, à proximite de Najaf, se fait exploser en voiture piegée, occasionnant la mort de 4 soldats americains. Loin des forces militaires régulières irakiennes stationnées dans les grandes villes telles Bagdad, Bassorah, Mossoul et Kirkouk, un grand nombre de milices paramilitaires, notamment les "Fedayins de Saddam", crées en 1995 par Oudai, fils aîné du président Saddam.

Selon Anthony Cordsman, spécialiste americain au Centre international des etudes strategiques et internationales (CSIS), les "Fedayins de Saddam" comptent 30 à 40 mille éléments. Selon M. Cordsman, plusieurs fois appelé à travailler pour les services américains de renseignements, de la sécurite nationale et le Pentagone, les "Fedayins de Saddam" englobent l'unité spéciale de "La brigade d'execution". chargée d'eradiquer l'opposition irakienne. Les "Lionceaux de Saddam", un autre groupe, réservé des Irakiens de 10 à 16 ans et "Les brigades d'al-Qods" qui compte quelque 7 millions Irakiens volontaires. Mais Cordsman souligne que ce chiffre, même baissé à 1 million, reste toujours exagéré.

Le spécialiste américain affirme que le régime irakien tenait à munir ces miliciens, distribués sur les grandes villes irakiennes, d'armes developpées en prevention de toute attaque contre ces villes. Et M. Cordsman d'ajouter que le regime irakien tenait aussi à la tenue civile des "Fedayins de Saddam" pour renforcer l'esprit de resistance auprès des Irakiens armés pour affronter les forces anglo-americaines dans leur tentative d'envahir les villes irakiennes, surtout Bagdad. Dans des déclarations à l'ABC americaine, des responsables militaires américains ont indiqué que le groupe de "l'operation du dimanche était envoyé par Bagdad, deux semaines avant la date de cette operation afin de defendre "Nassiriyah" contre toute éventuelle attaque.

Selon les mêmes sources, le piège dressé aux Marines était anterieur pour renforcer les forces regulières au sud. Ces sources doutent de la loyaute de ces forces au regime-Saddam. Lors d'une conference de presse tenue au Qatar, le commandant en chef des forces anglo-americaines, Tommy Franks, a avoué que les troupes américaines évitaient, exprès, l'armée irakienne mais que les "Fedayins" etaient entrés en "opération" avec l'arrière-colonne de véhicules americains en route pour le nord de l'Irak. "Nous savons que les "Fedayins" prennent naturellement une position pour freiner nos manoeuvres et nous créer des difficultés dans les régions lointaines", a affirmé le commandant Franks. Malgré les declarations du commandant americain, la chaîne ABS a soulevé les doutes de certains spécialistes que l'"operation du dimanche" ait été l'oeuvre des "Fedayins de Saddam".
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M. Ibrahim al Maarachy, chercheur au centre des études de desarmement en Californie, souligne que les "Fedayins de Saddam" ont été utilisés dans des opérations interieures et n'avaient reçu aucune formation militaire. "Je ne crois pas qu'ils soient capables de mener une operation du genre.. Ils menent seulement des assassinats...l'operation demontre que les auteurs étaient des professionnelles comme et le cas des forces d'elite, connues par leur cruauté et leur haute compétence", a-t-il dit. M. al-Maraachy avait fait éclaté, dans une récente recherche, le scandale du rapport britannique ou le gouvernement-Blair avait "puisé" d'anciennes informations en les publiant comme provenant des services de renseignements. M. al-Maraachy souligne que les "Fedayins de Saddam" sont des milices paramilitaires, chiffrés à un grand nombre de jeunes du tribu "Abou Nasser" et des tribus sunnites des régions voisines de "Takrit", pays natal de Saddam Hussein.

Il estime que les "Fedayins de Saddam" sont de 18 mille a 40 mille jeunes "habilement" sélectionnés par Oudai Saddam, contrairement à l'armée populaire formee de volontaires de toute âge et toute capacité. De son côté, l'analyste Tobi Dodge, de l'Universite de Worweck, juge que les "Fedayins" opéreront dans les régions urbaines, surtout si les forces anglo-americaines accèdent aux grandes villes telles Bagdad et Bassorah. Selon M. Dodge, ces milices n'entreront pas actuellement "en action". "Ils seront des derniers groupes que lancerait Saddam sur le champ de la bataille pour recevoir les Marines a Bagdad", a-t-il dit. La chaîne ABS souligne que les "Fedayins de Saddam", normalement en tenue  noire, ont attiré, en l'an 2000, l'attention de la communauté internationale et des associations des droits de l'Homme par leur implication dans des executions d'Irakiennes dans les rues de Bagdad.

Selon l'ABS, les têtes, decapitées, étaient suspendues devant les porches dans les années 2000-2001 par des milices dans des operations qualifiées, à cette époque, de l'éradication des "prostituées".Loin des allégations concernant les "Fedayins de Saddam", ces milices représentent un scenario de cauchemar prevoyant des combats sanglants contre les forces anglo-americaines qui progressent vers Bagdad. Le deuxième scénario "Terreur", des combats en Irak, est tourné dans le nord du pays...Les observateurs craignent que les milices kurdes, le Peshmerga, fassent partie de l'équation de la guerre...Le nombre d'éléments Peshmerga, dont des combattants farouches, est, selon des sources kurdes, est estimé à 100 000.

Les Peshmerga ont apparu sur scène quand les Etats-Unis les avaient utilisés en atout pour ouvrir le front du nord afin d'atteindre plusieurs objectifs, dont l'accès rapide aux gisements de Kirkouk et de Mossoul, les régions les plus riches en brut.
Ajoutons l'évolution des combats qui a poussé les Americains a accelérer les plans pour alléger la charge des forces anglo-americaines dans le sud de l'Irak face à la resistance irakienne acharnée dans plusieurs villes et la possibilite d'assiéger Bagdad à partir de plusieurs axes. La Turquie a entamé les plans américains en refusant le déploiement de 62 mille soldats americains au Nord de l'Irak, par la peur qu'une telle mesure renforce les Kurdes Irakiens. Ceux-ci peuvent partir vers les régions riches en petrole et renforcer l'idee d'une independance et d'une proclamation d'un Etat kurde dans le nord de l'Irak.
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Le risque Peshmerga est derrière le désir d'Ankara d'envoyer des troupes dans la region malgré l'opposition américaine. De même, les nouvelles sur un parachutage américain au nord de l'Irak et la présence de près de 1000 soldats américains des forces spéciales redoublent les craintes d'Ankara. Ces nouvelles reflètent une cooperation kurdo-americaine pour former militairement et armer les Peshmerga dans le but de défendre le nord en cas d'une attaque irakienne. Les observateurs estiment que les Peshmerga "qui connaissent parfaitement la topographie irakienne", peuvent devancer les forces americaines, tel etait le cas avec l'Alliance du nord en Afghanistan.

Or, c'est un front "ajouté" aux forces irakiennes, car les Peshmerga sont habitués aux combats dans un climat difficile, et peuvent donc faciliter la mission des Marines et surtout des commandos americains. La participation Peshmerga ouvre la porte à plusieurs éventualités. la plus optimiste, selon des observateurs neutres, est une série de carnages et de combats entre les factions irakiennes, dans le risque de prolonger la guerre, allant ainsi en contre-courant avec la volonté de Washington qui s'efforce de l'ecourter pour réduire les pertes, alleger les retombées economiques, et éviter les pressions de l'opinion publique mondiale et americaine.

La pire des éventualités sera "l'implication d'Ankara dans une guerre entre les factions kurdes au sud de la Turquie et au nord de l'Irak", dans  un pari "grave" qui risque d'élargir le cercle de la guerre et de "gener" les Americains dans leur tentative de rester loin des combats "marginaux" qui ne font pas partie de leurs calculs.

Le troisième scenario, recemment favorisé par plusieurs experts militaires en Italie, est le recours du Pentagone, à l'option nucleaire pour trancher la guerre, de peur de "tomber dans un nouveau marécage Vietnam". Les observateurs tremblent devant une telle éventualité, surtout avec la guerre qui se prolonge au-dela de toute estimation de la part des Americains. Un expert militaire russe va plus loin dans son pessimisme...Il prévoit que Washington peut "feindre" une présence d'armes de destruction massive (chimiques ou biologiques) en Irak pour justifier, à l'opinion publique mondiale et americaine, cette frappe nucleaire. Cette option est à la tête du triangle "Terreur" des scenarios de la guerre dont personne ne peut estimer la fin.

6 août 2008

Les banques françaises souffrent toujours des secousses de la crise des prêts hypothécaires

Un an après le "séisme" de la crise des prêts hypothécaires à haut risque (subprime), qui a frappé le secteur immobilier aux États-Unis et qui a engendré la crise financière ayant touché le secteur bancaire dans le monde entier, les banques françaises continuent de souffrir de secousses de la crise.

En dépit de la déclaration de la Banque "BNP Paribas" selon laquelle la banque a réalisé un bénéfice net de 1,5 milliard d'euros au cours du deuxième trimestre de l'année courante, ces bénéfices ont baisse de 34% par rapport à la même période, en 2007.

Dans une déclaration publiée à la Bourse de Paris aujourd'hui, la banque a dit que les recettes provenant des activités banquesbancaires ont diminué de 8,5% à 7,5 milliards d'euros, au cours du deuxième trimestre.

Le Directeur général de la banque Udo Prott dit que "BNP Paribas" et l'américaine "Goldman Sachs" sont les deux seules banques dans le monde qui ont réussi à réduire l'impact de la crise sur les prêts hypothécaires et a réaliser des benefices depuis l'été de 2007.

La "BNP Paribas" a souligné que la crise des prêts hypothécaires à haut risque lui a coûté des pertes qui s'élevaient à 542 millions d'euros lors deuxième trimestre seulement, ce qui porte à 2,4 milliards d'euros le total des pertes de la banque dans ce secteur depuis le début de la crise en été 2007.

Elle explique qu'elle n'etait pas gravement affectée par la crise hypothécaires car elle s'eloignait de l'activité de ce secteur et elle s'est concentrée sur les activités bancaires traditionnelles et le financement des petites et moyennes enterprises.

Cette annonce intervient au lendemain que la "Société Générale" declare avoir réalisé un bénéfice net de 644 millions d'euros au cours du deuxième trimestre contre 1,74 milliard d'euros lors de la même période l'an dernier, soit une baisse de 63%, en raison de la crise du "subprime". Des sources à la banque ont dit que les pertes, depuis l'été dernier, s'élèvent a cinq milliards d'euros.

La "Société Générale" souffre également du scandale qui l'a frappé à la fin de l'année dernière à la suite de la fraude réalisée par l'un de ses employés, Jérôme Kerviel, qui a causé des pertes à la banque estimées à 4,9 milliards d'euros.

On peut remarquer l'effet de cette fraude sur la banque en jettant un coup d'oeil sur le nombre de nouveaux comptes bancaires qui ont été ouverts a la banque. " Société Générale" n' a recu que 23,1 mille nouveaux clients au cours du deuxième trimestre contre 45 000 au cours de la même période l'an dernier.

Les marchés attendent les résultats de "Crédit Agricole" et "Natixis", qui seront annoncés la fin de ce mois, mais les analystes ne s'attendent pas que ces résultats soient différents de ceux de "BNP Paribas" et "Société Générale".

Au niveau européen, la banque britannique "HSBC", la plus grande banque européenne, a annoncé la baisse de ses bénéfices de 29% au cours du 2me second semestre de cette année. Elle a indiqué que ses activités aux États-Unis lui a coûté des pertes estimées à 2,2 milliards de dollars, mais ces pertes ont été compensées par les activités de la banque en Europe et dans les pays émergents qui ont contribué à la réalisation de deux-tiers des bénéfices.

La banque belgeo-néerlandaise "Fortes" a révélé un bénéfice net de 830 millions d'euros au cours du deuxième trimestre de cette année, soit deux fois moins par rapport à la même période l'an dernier, ce qui reflète la mauvaise gestion par la banque de la crise hypothècaire, ce qui a poussé le Président de la banque Jean-Paul Voutron à démissionner, sous la pression des actionnaires, et la nomination de Herman Verwilst à sa place.

Ces résultats soulèvent de nombreuses questions, à savoir, est-ce que les banques françaises, et européenne en général, sont capables de surmonter la crise hypothècaire qui a commencé aux États-Unis et touché l'Europe, malgré le ralentissement de l'économie américaine, au moment ou les pressions inflationnistes frappent le monde entier malgré les tentatives des banques centrales de les freiner ? Ou bien les banques continueront-elles a realiser des pertes, ce qui pourrait conduire à une série de faillite, comme ce fut le cas aux États-Unis?

Est-ce que le élections présidentielles américaines conduiront à un nouveau président qui s'efforcera de stimuler l'économie américaine ce qui aidera à réactiver l'économie mondiale et à la sortie de la crise financière actuelle?

28 août 2008

Le monde est au seuil d'une nouvelle guerre froide?

Dix-huit ans après de la dissolution de l'Union soviétique et la fin de la guerre froide entre Moscou et Washington, qui a atteint son point culminant pendant la crise de la baie des Cochons, en 1961, un conflit vient de se déclencher entre la Russie, héritière de l'ex-Union soviétique, et la Géorgie, qui a eu son indépendance après l'effondrement de l'Union.

Ce conflit, éclaté le 6 août, en raison des territoires Séparatistes Géorgiens "l'Ossétie du Sud" et "' Abkhazie", et la tension actuelle, qui règne dans la région du Caucase, alimentent les craintes du déclenchement d'une nouvelle guerre froide entre la Russie et l'Occident.

La Russie, après l'effondrement du régime soviétique, a perdu son rôle comme seconde superpuissance dans le monde. Sa faible économie a affecté ses capacités militaires. Mais, après la démission du premier président Boris Yeltsin en fin de 1999 et l'accession au pouvoir de, Vladimir Poutine, Moscou a commencé de reconstruire ses capacités militaries et économiques. Elle a promulgué de nombreuses lois pour stimuler l'investissement, développer son système militaire et ravitailler ses troupes par des armes sophistiquées en profitant de la hausse sans précédent des prix du pétrole et du gaz, dont elle possède d'énormes réserves.cold_war

En même temps, le Kremlin a commencé à chercher le rôle qu'il peut jouer dans le règlement des questions épineuses sur la scène internationale. Il a aussi essayé de realiser un rapprochement avec les regions stratégiques dans le monde.

Dans ce contexte, la Russie a demandé d'adhérer à l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) en tant qu'observateur. Cette demande est considérée comme le premier indice du retour de la guerre froide entre Moscou et Washington. Pendant les huit ans qu'il a passées au Kremlin, Poutine a pu bâtir des ponts de compréhension avec le monde islamique et éliminer les sédiments en suspend entre les deux parties depuis l'ère soviétique, ce qui a incité les États-Unis, qui a omis la présence de l'OCI pendant 39 ans, à dépêcher, pour la première fois, un envoyé à l'organisation islamique, dans une tentative de jouer la carte du "monde islamique" contre Moscou. Une carte qui s’est révélée efficace à l'époque du régime soviétique communiste et "athée".

Mais l'agence de presse indienne "Orient Press" voit, dans un rapport, que cette mesure americaine etait assez tardive. Elle souligne que Poutine, par sa manière de gérer la crise en Tchétchénie, a pu supprimer l’embarras qui gênait Moscou dans ses relations avec le monde islamique.

Et l'agence de souligner que la politique individuelle appliquée par Poutine afin d'assurer l'échec de toute tentative visant à semer la zizanie entre la Russie et le monde islamique, a mené à son succes dans la gestion du jeu politique.

Moscou ne se contentait pas de ce succes. Au cours du dernier sommet de l'OCI tenu à Dakar, la Russie a terminé totalement gagnante. Dans son discours devant le sommet, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a mis l'accent sur la situation des Musulmans en Occident et les tentatives de certains politiciens occidentaux de focaliser sur la menace de l'intégrisme islamiste et de créer "l'islamophobie". En même temps, Lavrov a déclaré que son pays se félicite des diverses réligions, en particulier l'islam.

Mais, il faut savoir qu'un autre facteur a aidé la Russie à réaliser ce succes, à savoir : L'image des États-Unis dans plusieurs pays du monde islamique et au Moyen-Orient. Dans la majorité de ces pays, Washington est vue comme si elle agit conformément à l'ordre du jour des Israéliens. En particulier après l'échec de la conférence de paix d'Annapolis, entre Israël et les Palestiniens. En même temps, Moscou s'oppose à la construction de colonies juives en Palestine occupée et appelle à lever le blocus imposé aux villes palestiniennes et à l'arrêt des opérations militaires contre les Palestiniens. En plus, la Russie n'a pas boycotté le mouvement Hamas, qui représente une importante partie des Palestiniens et Lavrov n'a pas hésité à rencontrer Khaled Mashaal, chef du bureau politique du Mouvement , à Damas.

La crise de l'indépendance de la province du Kosovo de la Serbie, alliée de la Russie, est le deuxième indice du retour de la guerre froide.

Après le déclenchement de la guerre au Kosovo de 1996 à 1999 entre les forces serbes et les milices albanaises, des forces des Nations Unies ont pénétré dans la région pour maintenir la sécurité, mais les Albanais, qui représentent la majorité des habitants du Kosovo, aidés par les pays occidentaux, ont déclaré l'indépendance de la Serbie et établi leur propre Etat le 17 fevrier dernier.

Plusieurs pays occidentaux, conduits par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont reconnu l'independance du Kosovo, ce qui a irrité Moscou, qui ne reconnaît pas l'indépendance de la province.

Le ministre russe des Affaires étrangères a parlé de ce sujet dans son discours devant l'OCI. Il a dit que le manque de reconnaissance de l'indépendance du Kosovo par plusieurs pays, y compris des pays islamiques, avait un sens important. Il a ainsi évoquer la forte relation entre Moscou et les pays islamiques. Ces propos ont été un coup douloureux à Washington dans le contexte de la guerre des déclarations entre Moscou et Washington.cold_war_2

Le plan de Washington concernant le déploiement du bouclier antimissile américain en Europe sous prétexte de protéger la région de toute attaque de missiles iraniens, et les tentatives des Etats-Unis d'élargir le Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) jusqu'aux frontières ouest de la Russie, étaient comme jeter de l’huile sur le feu.

Moscou a considéré le déploiement du bouclier américain dans des pays comme la République tchèque et la Pologne, qui tournaient à un moment dans l'orbite de l'ex-Union soviétique, et les tentatives d'annexer la Géorgie et l'Ukraine à l'OTAN, comme une menace directe pour sa sécurité nationale et a promis de répondre sévèrement.

La réponse russe n'a pas tardé. Elle a pris la forme de déploiement de batiments de guerre et de porte-avions pendant quelques jours dans les océans Pacifique, Indien et Atlantique.

Toutefois, après la signature par Washington d'un accord avec la République tchèque concernant le déploiement du bouclier antimissile et avec l'approche de la signature d'un accord similaire avec la Pologne, les médias russes ont parlé de la possibilité du déploiement de bombardiers stratégiques russes à Cuba, au Venezuela et en Algérie. Citant un officiel de haut rang, le quotidien russe "Izvestia" a parlé en juillet dernier d'un éventuel retour des bombardiers stratégiques russes de type "TU-160" et "TU-95 MS" à Cuba en réponse au déploiement d'éléments du système américain de défense antimissile en Europe.

Ces informations rappellent les périodes de la guerre froide entre les deux superpuissances (l'Amérique et l'Union soviétique), et posent une question importante à propos de cette guerre entre les Etats-Unis, la première puissance mondiale, et la Russie, héritière de l'Union soviétique.

Mais la direction russe a nié ces rapports dans leur intégralité. Selon le chef du department de la presse et des médias au Ministère russe de la Défense, Chat Baitchuren, ces informations ne sont que des rumeurs lancées par certains États qui deployent des bases et installations militaries autour de la Russie.

Et Baitchuren d'ajouter que la Russie, éprise de paix, n'établie pas des bases militaires aux frontières d'autres pays. En même temps, une source militaire russe de haut niveau a affirmé à l'agence de presse "Novosti" que la Russie n'a pas récemment envoyé des bombardiers stratégiques à Cuba ou à un autre pays de l'Amérique latine.

Par ailleurs, des militaires russes jugent que la Russie ne recourirait pas un plan qui n'a d'intérêt. L'ancien chef d'etat-major des forces des missiles startegiques russes, le général Victor Jessen, a dit que la Russie ne tirerait pas de profit du déploiement de bombardiers russes stratégiques et de longue-portée a Cuba.

Jessen, actuellement Vice President de l'Académie russe de la sécurité et les questions de défense et du système juridique, a souligné que l'avantage de ces bombardiers est la capacité de lancer des missiles sans entrer dans la zone couverte par les défenses aériennes de l'ennemi. "Ces bombardiers peuvent atteindre leur cibles à 4 000 kilomètres de distance, ce qui évite la nécessité du déploiement de bombardiers stratégiques à 90 km de la frontière des États-Unis, ou ils seront une cible facile", a-t-il dit.cold_war_3

Si les responsables russes ont minimisé l'importance de ces informations, ou rumeurs, ces dernières ont suscité des interrogations sur les mesures que Moscou doit prendre face au bouclier antimissile americain. Le général Victor Jessen estime que la Russie pourrait mettre en oeuvre un programme de fabrication de missiles balistiques capables d'atteindre les territoires americains via le pôle Sud dans le but de contourner du système de défense antimissile. Il a indiqué que l'Union soviétique a abandonné la fabrication de ces missiles dans le cadre du traité de la réduction des armes stratégiques "START-1".

Il a expliqué que Moscou pourrait également ravitailler ces missiles par des ogives capables de manœuvre, côte-à-côte avec le déploiement du système "Iskandar" et l'établissement d'une base de bombardiers strategiques a Kaliningerad.

De son côté, le général Vladimir Dforquen ancien directeur de l'Institut central pour la recherche scientifique IV au Ministère russe de la Défense, a déclaré que les missiles intercepteurs que Washington veut deployer en Pologne ne pourraient pas porter des munitions nucléaires.

Dforquen, qui a présidé l'Institut spécialisé dans la conception de roquettes et de systèmes spatiaux, a ajouté que ces missiles ne représentent pas un danger stratégique à Moscou car leur portée ne dépasse pas 1500 kilomètres. Il a également fait remarquer que Washington plannifie d'avoir 54 missiles de ce genre en 2015, dont 44 missiles seront déployés aux États-Unis et 10 en Europe.

Egalement, il a souligné que la troisième région du système américain de défense antimissile (Pologne) n'est pas dangereuse pour la Russie, dotee d'un système efficace pour surmonter les systèmes étrangers de la défense antimissile.

Mais la décision de la Georgie d'envoyer ses troupes pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud, qui a poussé Moscou à dépêcher ses forces dans la region pour soutenir les separatistes, a confirmé les craintes du déclenchement de la guerre froide entre la Russie et l'Occident.

Les forces russes ne se sont pas satisfaites d'expulser les troupes géorgiennes des des provinces separatistes, l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, mais elles sont rentrées dans les territories de la Géorgie, avec qui les relations sont tendues depuis l'arrivée du président géorgien Mikhaïl Saakachvili au pouvoir en 2004 et son encouragement du rapprochement entre Tbilissi et l'Occident.

L'événement majeur qui a concretisé les craintes du déclenchement de la guerre froide etait la decision prise mardi par Moscou de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

Considéree comme une riposte, cette décision intervient six mois après la reconnaissance par les pays occidentaux, notamment les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, de l'indépendance du Kosovo.

En dépit des déclarations du minister allemande de la Défense Frans Joseph Yong, qui exclut l'idée d'une nouvelle guerre froide entre l'Occident et la Russie en raison du conflit actuel entre Moscou et Tbilissi, et son appel à la reprise du dialogue entre les deux parties pour assurer le rétablissement de la sécurité et la stabilité dans la région, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dans des déclarations faites au quotidien "Le Figaro", s'est declaré avoir craint une nouvelle guerre froide, en soulignant que le monde occidental ne veut pas de cette guerre.

Malgré ses craintes, Kouchner lui-même a haussé le ton de ses déclarations contre la Russie depuis hier quand il a dit que "la Russie est un Etat hors le droit international", soulignant que l'Union Européene ne peut accepter l'ensemble des violations commises par Moscou contre le droit international, les accords de sécurité et de coopération européens et les résolutions des Nations Unies.

Kouchner a également condamné dans des déclarations à radio "Europe 1", le fait que la Russie a saisi le territoire d'un pays voisin en utilisant l'armée, ce qui se passe pour la première fois depuis longtemps. Il a exprimé son inquiétude que la Russie, après avoir envahi la Georgie, aurait pour objectif l'Ukraine et la Moldavie, deux pays pro-Occident.

Il faut savoir que "la Crimée", au sud de l'Ukraine, était considérée comme territoire russe jusqu'à ce que l'ancien dirigeant soviétique Nikita Krotchev l'avait cédée à Kiev en 1954.

Jeudi, Kouchner a déclaré dans une conférence de presse tenue à Paris, la possibilité d'imposer des sanctions sur la Russie en raison de la crise avec la Géorgie. Il a indiqué que d'autres options seront examinées lors du sommet extraordinaire européen qui se tiendra à Bruxelles le 1er septembre prochain, affirmant, cependant, que la France n'est pas pour la rupture des relations diplomatiques avec Moscou.

Plus tard dans la journée, Kouchner est revenu et a confirmé, dans un communiqué publié par le ministère français des Affaires étrangères, que le Sommet européen extraordinaire n'examinerait pas de propositions françaises en vu d'imposer des sanctions sur la Russie en raison de la crise. Il a souligné que la France, en sa qualite de président de l'UE, doit agir en vue de parvenir à une position commune entre tous les membres de l'Union.

Sur l'autre côté de l'Atlantique, le Président americain George W. Bush a condamné la reconnaissance par la Russie de l'indépendance des républiques de l'Ossétie du Sud et en Abkhazie, soulignant que Moscou doit reconsidérer cette décision "irresponsable".

Pour sa part, le candidat démocrate aux présidentielles americaines, Barak Obama, a déploré la decision russe. Il a demande à tous les pays au monde à s'abstenir de donner la légitimité de cette demarche. Il a appelé le gouvernement russe à la nécessité de "respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie. En même temps, Obama a affirmé qu'il ne veut pas d'une nouvelle guerre froide avec la Russie, avec laquelle les Etats-Unis ont beaucoup d'intérêts communs.

Toutes ces réactions interviennent au moment où le président russe a dit, dans des déclarations diffusées par la chaîne de télévision "Russia Today", que Moscou ne craint aucune représaille, y compris la "guerre froide”.

Dans un article dans le "Financial Times", Medvedev a indiqué que "la decision russe de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie etait fondée sur le droit international". Il a ajouté que la reconnaissance de cette indépendance a pris en compte la volonté des peuples des deux regions et la Charte des Nations Nations. Medvedev a expliqué que cette décision n'était pas prise à la légère ou sans étude complète de ses consequences. "Cette region était une bombe que les forces russes de maintien de la paix ont essayé de ne pas faire exploser".

Medvedev a également fait remarquer que dans les relations internationales on ne peut pas avoir une règle pour certains pays et une pour d'autres, en référence à la reconnaissance par l'Occident de l'indépendance du Kosovo.

Dans ce contexte, Medvedev bénéficie d'un fort soutien de la part de ses citoyens de sorte que le chef de l'opposition, Viktor Ianoukovitch a demandé à son gouvernement de soutenir la libre volonté des peoples Sud-Ossetien et Abkhaze d'avoir leur indépendance, soulignant que cette mesure constitue une suite logique de la ligne adoptée par l'Occident quand il a reconnu l'indépendance de la province du Kosovo de la Serbie.

Pour leur part, les parlementaires en Biélorussie, alliés de Moscou, ont jugé légitime et justifiée la réaction de la Russe, notamment d’après la manière avec laquelle l'Occident a traité le sujet du Kosovo. Les membres du Comité des relations internationales au parlement biélorusse ont exprimé leur à la decision russe et appelé leur gouvernement à suivre la démarche de Moscou en reconnaissant l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.cold_war_4

Pour leur part, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie ont exprimé leur volonté de conclure des accords de coopération militaire avec Moscou, y inclut la mise en place de bases militaries russes sur leurs territoires.

Les analystes estiment que la dernière démarche militaire russe n'était pas une simple campagne visant à expulser les troupes géorgiennes des territoires de l'Ossétie du Sud, mais une occasion exploitée par Moscou pour livrer un message à l'Occident selon lequel l'état de faiblesse, dont temoignait la Russie précédemment, n'existe plus.

Les observateurs craignent que les récentes évolutions, en particulier les réactions de la Biélorussie et les républiques séparatistes, soient la consécration du retour de la notion d'alliances et de la polarisation qui a marqué le début de la guerre froide.

Ils jugent que si les accords de coopération militaire entre Moscou d'une part et l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie de l'autre ont lieu, cela mènera à legitimiser le déploiement de missiles et des milliers de soldats russes à la frontière de l'OTAN en cas de l'adhesion de la Géorgie à l'organisation occidentale.

17 février 2008

Selon des économistes, les menaces du Venezuela d'arrêter ses exportations pétrolières vers les États-Unis ne sont pas efficacie

Au moment où le Venezuelamenace, une fois de plus, de priver les États-Unis de son pétrole en riposte à leurs différends avec le groupe pétrolier américain "Exxon Mobil", les experts excluent l'idée que Caracas applique cette procedure. Elle aurait, selon eux, aurait des effets négatifs sur le Venezuela.

Cité par "France 24", Elio Oheb, rédacteur en chef de la revue americaine "World Petroleum" dit qu'au moment où les États-Unis sont le premier acheteur du pétrole vénézuélien, avec 3,2 millions de barils par jour, cette quantité ne représente que 10% des importations américaines du pétrole.chavez_2

Oheb explique que les États-Unis avaient déjà temoigné de l'arrêt des exportations pétrolières vénézuéliennes lors de la grande grève contre le régime du président vénézuélien Hugo Chavez en Décembre 2002, une grève qui a paralysé le secteur pétrolier au Venezuela jusqu'en Janvier 2003.

Et Oheb d'ajouter qu'à l'époque, le Mexique et le Canada, ont pu couvrir le manque du brut vénézuélien, un rôle que les deux pays peuvent toujours si Chavez met en œuvre ses menaces. Il fait remarquer qu'en cas d'arrêt des exportations petrolieres vénézuéliennes, les autorités américaines vont augmenter leurs achats du pétrôle du Moyen-Orient.

D'autres analystes économiques disent que si le président vénézuélien Hugo Chavez met en vigueur ces menaces, son régime sera "la première victime". Ils explique à Radio France International que si l'administration du Président americain George W. Bush est vraiment déterminée à renverser Chavez du pouvoir, elle pourrait annoncer intentionnellement le boycott du pétrole vénézuélien.

Les analystes voient qu'une telle mesure aurait un effet moindre sur l'économie américaine. "Mais elle va détruire l'économie du Venezuela, compte tenue de la qualité du pétrole vénézuélien (huile lourde) qui exige des raffineries spéciales qui se trouvent aux États-Unis", ont-ils affirmé.

Pour sa part, "Standard and Poor's" juge que la menace vénézuélien n'est pas appliquable car les importations americaines du pétrole vénézuélien représentent la moitié du revenu de la compagnie pétrolière nationale "Petrolios de Venezuela".

Les experts disent que 25% du PIB du Venezuela provient du secteur pétrolier, alors que les taxes payées par "Petrolios de Venezuela" représentent 50% du budget de l'Etat.

Selon la Banque "JB Morgan securities", l'arrêt du commerce pétrolier entre les deux pays est impossible. "L'attitude du gouvernement vénézuélien ne mènera qu'a créer un facteur psychologique qui pousserait les prix du brut à la hausse, à court terme.chavez_3

Jusqu'à présent, la réaction du gouvernement vénézuélien s'est arrêtée à la suspension des relations commerciales avec "Exxon Mobil", le plus grand groupe pétrolier dans le monde, accusé par Caracas de jouer les "escarmouches judiciaires et économiques".

"Exxon Mobil" a recourru a tous les moyens judiciaires pour obtenir une indemnisation de Caracas, après que cette dernière ait commencé, début mai, la nationalisation des gisements dans le bassin de l'Orénoque.

Le Venezuela veut acquérir au moins 60% du capital des entreprises qui investissent dans des gisements dans cette région, ce que "Exxon Mobil" a refusé. La compagnie americaine a déposé en Septembre une demande d'arbitrage international pour les dommages qu'elle avait subis après son retrait de l'Orénoque. Dans ce contexte, elle a demandé l'appui de nombreux tribunaux dans le monde, y compris le tribunal de New York.

Les mesures de prévention prises par "Exxon Mobil" devant les cours Britanniques et néerlandaises ont pour objectif le gel d'avoirs de 12 milliards de dollars appartenant à "Petróleos de Venezuela", alors que le gouvernement vénézuélien affirme que "Exxon Mobil" surestime la valeur de ses investissements au Venezuela.

6 avril 2011

Qadhafi a donné une fausse image de prospérite en Libye

Qui entend parler du volume de la production pétrolière de la Libye et sa population qui atteint à peine six millions d'habitants, et voir les voitures de luxe que conduisent les Libyens, peut imaginer que le niveau de vie dans ce pays est similaire à celui des pays européens ou, au moins, à celui des pays du Golfe.

InsurgesCependant, celui qui traverse le poste frontalier de Salloum en direction de la Libye, sera choqué par la pauvreté.Tout au long du chemin vers Benghazi, les maisons sont rudimentaires, ressemblant à des abris bédouins. Les magasins, eux aussi, sont extrêmement simples. On y trouve que  le strict nécessaire.  Point ici de produits de luxe et de gratte-ciels. Certains Libyens vivent même dans des bidonvilles.

 

La révolution en Libye a été déclenchée, comme la révolution en Egypte, en raison du chômage et la hausse des couts de vie, en plus de la volonté de voir son pays s'ouvrir à la démocratie.

Pour Saad, un jeune Libyen de 34 ans, qui a rejoint les rangs des insurgés pour défendre Benghazi contre toute éventuelle attaque de Qadhafi, le taux de pauvreté en Libye a atteint plus de 70%. "Qadhafi a réduit le prix des voitures et des produits de luxe afin de donner une fausse impression que le peuple libyen vit en prospérité", ajoute-t-il. Selon lui, le revenu du citoyen libyen ne dépasse pas 500 dinars, alors que Qadhafi a dépensé des centaines de milliards de dollars sur ses aventures de politique étrangère. Il affirme que de nombreux jeunes comme lui ne peuvent pas se marier parce qu'ils sont incapables d'obtenir un logement ou d'assurer les coûts du mariage.

Et Saad de se demander pourquoi Qadhafi a dépensé des milliards de dollars dans la guerre au Tchad dans les années 80, soulignant que les Libyens ne savent pas jusqu'ici pourquoi leur pays a été impliqué dans cette guerre.

Saad n'a pas trouvé d'autre justification à cette guerre que le désir de Qadhafi de se débarrasser d'une génération des jeunes libyens brillants, qui pouvaient construire une Libye moderne.

"Qadhafi dit que son salaire mensuel est 450 dinars, alors d'où vient l'argent avec lequel sa famille a pu acheter ces palais à l'étranger dont le prix atteint des centaines de millions de dollars?", se demande-t-il.

Pour sa part, Mohammed, un enseignant de Benghazi, dit que Qadhafi a délibérément détruit l'éducation en Libye afin qu'il puisse diriger un peuple illettré. "Voyez l'éducation dans les écoles libyennes, les élèves n'apprennent que le Livre vert et les réalisations de Qadhafi, en même temps le pays souffre du manque des médecins et des ingénieurs", affirme-t-il.

Mohammed ajoute que Qadhafi a aussi détruit l'économie libyenne. "Les Libyens sont privés des richesses de leur pays alors que la famille de Qadhaffi et ses proches ont tous les avantages.

Mohammed donne l'exemple de la région d'al-Jabal al-Akhdar, cette région montagneuse qui pourrait être le grenier de blé de la Libye. "Qadhafi a délibérément négligé cette région, l'une des plus belles zones naturelles de la Libye". Ce Libyen s'est trouvé obligé d'utiliser sa propre voiture comme taxi pour qu'il puisse avoir quoi à vivre. "Je n'arrive pas à comprendre comment Qadhafi a osé payer 9 millions de dollars comme indemnités pour un chien mort dans l'avion de Lockerbie, alors que le peuple libyen est en situation de pauvreté extrême", s'est-il demané.

De son côté, Cheikh Saadi, un vieil homme croisé à Ajdabiya qui a rejoint les révolutionnaires, regrette les jours du roi al-Senoussi, qui a utilisé la première cargaison du pétrole libyen pour construire des routes dans son pays depuis la frontière tunisienne jusqu'à la frontière égyptienne. "Qadhafi a utilisé le pétrole pour acheter le soutien de certains dirigeants africains et pour recruter des mercenaires pour protéger son régime", a-t-il précisé.

Cheikh Saadi se rappelle que quand Qadhafi a conduit son coup d'Etat contre le roi al-Senoussi, ce dernier a préféré quitter le pays sans tirer une seule balle ou de détruire un bâtiment dans son pays, alors que Qadhafi est capable de détruire tout le pays afin qu'il puisse rester au pouvoir.

BenghaziEt Cheikh Saadi d'affirmer que la loi "D'où avez-vous votre fortune" appliquée par Qadhafi en 1996 n'avait pas pour but la justice sociale, mais remplir les coffres de Qadhafi. "Tout ce qui était confisqué n'allait pas à l'Etat, mais passait aux comptes Qadhafi à l'étranger ou était accordé à un de ses fidèles.

Pour Bashar, un informaticien libyen qui a fait ses études à l'étranger et est retourné à Benghazi après le déclenchement de la révolution pour fournir son aide aux insurgés, la révolution est une extension du mouvement de rébellion des peuples arabes contre les tyrans qui les gouvernent, un mouvement qui a débuté en Tunisie et a fait rage en Egypte.

Bashar, qui a assisté à la révolution égyptienne, espérait que la révolution de son pays soit pacifique comme celle de l'Egypte et de la Tunisie, mais le dictateur libyen a choisi de tuer son peuple pour rester au pouvoir".

Selon Bashar, il est impossible maintenant de se retirer, car cela mènera à un massacre des opposants par Qadhafi. Il voit que l'échec de l'insurrection en Libye aura des impacts négatifs sur le réveil des peuples partout dans le monde arabe. "Nous n'avons maintenant que gagner ou mourir", précise-t-il.

15 janvier 2009

Médecins, journalistes et humanitaires aux portes de Gaza

Gaza_1"C'est épouvantable. On vit un vrai cauchemar. On est à quelques mètres des bombardements, et on ne peut rien faire !" Cela fait deux jours que Jean-Louis Roche, médecin d'ADFS (association pour le développement de la santé des femmes), et ses trois collègues attendent, côté égyptien du point de passage de Rafah, de pouvoir entrer dans la bande de Gaza. Leur seul espoir : le cessez-le-feu qui semble se dessiner entre le Hamas et Israël.

A leurs côtés, d'autres font aussi les cent pas, téléphone portable en main. Ce sont des journalistes venus du monde entier. Certains arrivent juste d'Israël où l'accès à la bande de Gaza leur a été refusé. Dans l'espoir de pouvoir passer, ils portent, comme vissés au dos, d'énormes sacs. A l'intérieur, tout un attirail pour pouvoir informer le plus rapidement possible : téléphones satellitaires, câbles vidéo, ordinateurs...

gaza2Robert Ménard, ancien secrétaire général de Reporters sans frontières, s'agite dans tous les sens. A la tête du centre de Doha pour la liberté de l'information, il est venu avec 17 journalistes de diverses nationalités. "Nous sommes là pour deux choses : arrêter le blocus de l'information en permettant à des journalistes étrangers de témoigner ; et distribuer à nos confrères palestiniens de quoi travailler. Nous avons avec nous des caméras, des gilets pare-balles, mais aussi du papier, des stylos... Des choses qui paraissent simples, mais dont ils sont dépourvus."

gaza4Les seuls à pouvoir entrer à Gaza sont les dizaines de camions d'aide humanitaire venus, eux aussi, du monde entier. Couvertures, sacs de farine ou de sucre et même fauteuils roulants seront, dans quelques heures, au coeur de Gaza-ville. Alors que leurs chauffeurs patientent, d'autres véhicules, eux, se pressent. Ce sont les ambulances égyptiennes et palestiniennes de retour des hôpitaux de Gaza. A leur bord, des hommes, des femmes, mais aussi de jeunes enfants dont les mines, épuisées, témoignent de l'horreur qu'ils viennent de vivre. Parmi eux, Ahmed, 30 ans, accompagne un adolescent au visage entièrement bandé. "C'est mon neveu. Il est brûlé au troisième degré. Un missile s'est abattu sur notre immeuble de quatre étages. Toute ma famille vivait à l'intérieur. Quatre sont morts."

Une fois les blessés évacués, une cinquantaine par jour, les ambulances palestiniennes repartent chargées d'équipements médicaux : seringues, médicaments, ustensiles de chirurgie...

Il est cinq heures du soir. Une détonation vient de se produire de l'autre côté de la frontière. La trêve quotidienne de trois heures vient de se terminer. Les F-16 israéliens lézardent désormais le ciel. Une véritable pluie de missiles s'abat sur Gaza.

Article écrit avec Marion Touboul exclusivement pour le site de la revue La Vie...publié le 15 janvier sur le site http://www.lavie.fr/l-hebdo/une/article/0902-medecins-journalistes-et-humanitaires-aux-portes-de-gaza/retour/11/hash/f68e913e34.html

1 décembre 2005

Ambitions d'al-Ahly : devenir le Real Madrid du football africain

L’espace d’une soirée, Samedi 12 novembre, le rouge est devenu la couleur de l’Egypte. Ce soir-là, pour la quatrième fois de son histoire, al-Ahly remportait la ligue africaine des clubs champions. Face aux diables rouges, l’étoile de Tunis n’a pas fait le poids. Le score est sans appel: trois-zero. Aussitôt après le coup de sifflet final, des milliers de fans se sont précipités dans les rues du Caire. Brandissant des drapeaux rouges ils ont  manifeste tard dans la nuit leur amour pour ce club de légende.

T_2ac5fa45_c8ba_4d7a_a973_d963e47dd790Pour al-Ahly et ses supporters, cette soirée est bien à marquer d’une pierre blanche. Avec cette victoire, le club cairote atteint en effet le chiffre record de 52 matchs successifs sans défaite! Les trois ballons envoyés dans les cages tunisiennes ont aussi offert à al-Ahly le titre de champion d’Afrique avec neuf succès et cinq matchs nuls. Enfin, le club au maillot rouge est devenu le premier d’Afrique à se qualifier pour la coupe du monde des clubs champions, qui doit se tenir du 11 au 18 décembre au Japon. Cette série d’honneurs s’ajoute aux nombreux trophées accumulés par ce club presque centenaire. Un âge plus que respectable qui n’empêche pas le club d’afficher clairement ses ambitieux projets d’avenir.

al-Ahly, qui signifie en arabe "le national", a vu le jour en 1907. Son histoire va de pair avec celle de l’émancipation du peuple égyptien face à l’occupant britannique, au début du vingtième siècle. Un mouvement  initié par le leader indépendantiste Mostapha Kamel. La création du premier club destine aux Egyptiens est lancée par Omar Lotfi Bey, ami de Mostapha Kamel, alors qu’il préside le club des étudiants des écoles supérieures. Le club recrute parmi des étudiants indépendantistes. Epine dans le pied de l’occupant, il pousse les britanniques à favoriser l’établissement d’un club sportif qui occupera sainement ces jeunes... et les éloignera de la politique. C’est raté. En effet, dès sa naissance, al-Ahly devient un symbole politique et national pour les égyptiens.

Les lois appliquées à l’époque de l’occupation exigent que le président du club soit britannique. Les fondateurs du club doivent faire avec la législation et en profitent pour faciliter l’obtention du terrain nécessaire aux activités. C’est donc l’anglais Michel Anas qui sera le premier président du club national de l’Egypte. Il tient la première réunion le 24 avril 1907. Un mois plus tard, le 26 mai, les actions de la compagnie "al-Ahly pour les activités sportives" sont lancées (5000 actions au prix d’une livre égyptienne l’unité). Le 26 février 1909, le club est officiellement inauguré. La direction du club ne restera pas longtemps aux mains des britanniques. Le 4 janvier 1924, l’assemblée générale d’al-Ahly décide en effet d’annuler le membership des étrangers. Cinq ans plus tard, le club est place sous l’égide du  roi Fouad d’Egypte. Dès lors, des générations de jeunes égyptiens feront l’apprentissage d’un sport  en dédiant leurs succès à la renaissance de leur fierté nationale…


Dans ces conditions, on comprend que le maillot soit devenu plus qu’un simple symbole. Son histoire débute en 1911. L’équipe d’al-Ahly portait d’abord un maillot rayé rouge et blanc, puis moitié rouge moitié blanc. Le rouge s’est progressivement impose sur tout le maillot, alors que le short est resté blanc. Le rouge est la couleur du drapeau Ottoman, l’empire Turc qui à cette époque comprend encore officiellement l’Egypte. Le blanc rappelle les étoiles et le croissant dessinés sur le drapeau. Le logo du club est dessine, le 3 novembre 1917, par l’oncle du roi Farouq d’Egypte, Mohammad Cherif Sabri pasha. Il représente un aigle portant la couronne royale. Couronne qui disparaîtra du logo après la révolution de 1952 pour être remplacée par le mot club.

Le club garde son rôle politique tant que dure l’occupation britannique. Les Anglais partis, al-Ahly abandonne alors la politique. Dès lors le club peut focaliser ses efforts dans les domaines sportifs et sociaux. Tout en gardant a l’esprit qu’il est "le club de tous les Egyptiens".  Et de tous les sportifs : club à l’anglaise, al-Ahly regroupe plusieurs disciplines et des activités sociales et culturelles. Depuis, al Ahly est reste fidèle a cette vocation. A l’heure actuelle, le club propose 25 disciplines sportives : natation, basket, handball, tennis... Il donne a l’Egypte 65% des sportifs sélectionnés dans les compétitions internationales.

24 millions d’euros de budget !

s1Le club est doté d’un budget de 165 millions de livres égyptiennes, l’équivalent de 24,5 millions d’euros. Une somme qu’il faut apprécier en fonction du pouvoir d’achat de la monnaie du pays. Son budget et les infrastructures dont il dispose permettent au club de mener une politique de formation unique en Egypte. al-Ahly compte sur l’expérience de ses  "fils" (les anciens joueurs) pour entraîner les équipes espoirs. Le club propose donc une double formation : une pour le joueur et une autre pour l’entraîneur.

Tout commence avec "l’école de football". De 8 à 13 ans, les enfants s’y initient aux finesses du sport. Le club a compris qu’il faut prendre les enfants au sérieux. Ils sont donc placés sous la direction d’experts  internationaux et égyptiens. Puis vient le secteur des équipes espoir. Les âges y vont de 13 à 20 ans. Ces juniors prometteurs viennent de toute l’Egypte et doivent subir un examen technique pour être retenus. Ensuite ils apprennent à disputer les championnats. Les meilleurs d’entre eux pourront enfin intégrer la "grande équipe".

Récemment, al-Ahly a établi son académie sportive consacrée à préparer les champions du futur. Cette académie a des succursales dans toute l’Egypte et son rôle est de découvrir les jeunes dotés d’un véritable talent.

Les activités d’al-Ahly s’étendent aussi sur le plan social. Le club offre ainsi des aides matérielles et financières aux maisons d’orphelins, organise des campagnes de donation de sang et soutient la construction du tout nouvel Hôpital spécialisé dans le Cancer. Il prend aussi en charge l’hébergement de ses graines de stars qui n’habitent pas au Caire et assume les frais de leurs études scolaires.

Quant au potentiel financier du club, il est assuré par de multiples sources. Il y a d’abord la générosité de mécènes, hommes d’affaire fans du club. La vente des joueurs apporte aussi des sommes confortables à al-Ahly. Il faut ensuite prendre en compte les activités du comité de commercialisation, chargé de vendre le nom d’al-Ahly. Entrent ensuite, pour une bonne part, les cotisations versées par les membres du club. Leur nombre s’élève à 72 000 familles, soit quelque 250 000 individus. Montant des cotisations chaque année : 3 077 537 livres égyptiennes.

Mais le club ne veut pas s’arrêter là. Il multiplie les efforts visant à augmenter son budget. Et affirme pour celà s’inspirer directement de l’expérience du Réal Madrid et du Manchester United. Dans les mois qui viennent, al-Ahly compte lancer sa propre chaîne de télévision. Il compte aussi se lancer dans la construction d’hôtels et d’hyper-marchés sur les terrains dont il est propriétaire…

Ahly-Zamalek, les meilleurs ennemis du monde

______"L’enfer d’al-Ahly vaut mieux que le paradis dans les autres clubs..." Une vérité dont prennent conscience les joueurs quand ils quittent al-Ahly pour d’autres destinations. C’est ce qu’a du penser dans les années 90 le joueur Mohamed Abdel Guelil après avoir quitté al-Ahly pour rejoindre Zamalek. La grande rivalité qui a toujours opposé les deux clubs phares du football egyptien serait née dans les années trente, avec le transfert de la star Hussein Hegazi de Zamalek à al-Ahly. Elle est toujours vivace. Zamalek occupe la place de deuxième club du Caire et d’Afrique. Et l’Egypte est toujours partagée entre les fans d’al-Ahly et ceux de Zamalek.

Les responsables d’al-Ahly voient d’un bon oeil la "rivalité de bon esprit" qui oppose les deux clubs. "Elle est bonne pour le football égyptien. Car lorsque la compétition est forte le niveau s’améliore", souligne Moharam al-Ragheb, directeur général d’al-Ahly. Ce qui n’empêche pas le club de dénoncer les manœuvres de Zamalek visant à débaucher des joueurs d’al-Ahly. Tout en espérant que l’amitié sportive qui a toujours uni les deux clubs revienne.

Face à Zamalek, le point fort d’al-Ahly réside dans sa gestion et la constance de sa politique, malgré les changements de conseils d’administration. "Les divers conseils d’administration du club partagent les mêmes principes et appliquent les mêmes politiques", affirme al-Ragheb. "Nous nous efforçons de transmette ces principes aux joueurs, qui regrettent souvent de  nous quitter en cas de transfert" Avant d’ajouter “Un autre point fort d’al-Ahly ce sont les valeurs que nous inculquons à nos joueurs… avec au premier niveau le respect des adversaires. Notre club a la culture de victoire et de la résistance face à l’adversité, jusqu’à la dernière minute! Il faut aussi prendre en compte l’organisation administrative: chacun connait ses droits, ses  devoirs et ses limites".

Concernant les défis d’al-Ahly, al-Ragheb les simplifie dans un seul mot "l’ambition". Celle de s’améliorer et de joindre les grands clubs comme le Real Madrid. Il va même plus loin et ne cache pas son ambition de voir le club jouer, un jour, dans la Ligue Européenne des clubs champions.

Palmarès
Ligue des Champions d'Afrique 1982 - 1987 - 2001 - 2005 et Finaliste en 1983
Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupes 1984 - 1985 - 1986 - 1993
Supercoupe d'Afrique 2002 et Finaliste en 1994
Coupe Afro-Asiatique 1989
Ligue des Champions Arabes 1996
Coupe des Clubs Arabes vainqueurs des coupes 1995
Supercoupe Arabe 1997 -1998
Ligue Egyptienne (30 titres) 1949 - 1950 - 1951 - 1953 - 1954 - 1956 - 1957 - 1958 - 1959 - 1961 - 1962 - 1975 - 1976 -    1977 - 1979 - 1980 - 1981 - 1982 - 1985 - 1986 - 1987 - 1989 - 1994 - 1995- 1996 - 1997- 1998 - 1999 - 2000 - 2005
Coupe d'Egypte (34 titres) 1924 - 1925 - 1927 - 1928 - 1930 - 1931 - 1937 - 1940 - 1942 - 1943 - 1945 - 1946 - 1947 -         1949 - 1950 - 1951 - 1953 - 1956 - 1958 - 1961 - 1966 - 1978 - 1981 - 1983 - 1984 - 1985 - 1989 - 1991 - 1992 - 1993 - 1996 - 2001 - 2003
Super Coupe Egyptienne 2003 - 2005
Coupe du Sultan Hussein 1923 - 1924 - 1926 - 1927 - 1929 - 1931 - 1939
Ligue du Caire 1939 - 1942 - 1943 - 1948 - 1950
Ligue de la Republique Arabe Unie (Egypte et Syrie) 1961

 

Article écrit pour le numero 17 de la revue Foot Africa decembre 2005

8 décembre 2002

Le musée égyptien : cent ans d'Histoire

Le musée du Caire, le plus beau musée d'antiquités pharaoniques du monde, repeint et équipé par un nouveau système d'exposition et d'éclairage, fêtera lundi ses cent ans.images

Situé place Tahrir, au coeur du Caire, cette prestigieuse bâtisse rose s'apprête à accueillir des festivités qui dureront quatre jours.

L'Histoire de ce musée remonte à plus de cent ans. Champollion, au cours de son unique voyage en Egypte de 1828 à 1830, découvre que des monuments entiers décrits, quelques 30 ans plus tôt à la suite de l'expédition de Bonaparte, dans "la description de l'Egypte", il ne restait que quelques blocs. Il veut alors attirer l'attention de Mohammad Ali, vice-roi et fondateur de l'Egypte moderne, sur les dangers que courraient les monuments du pays.imagesa

Aussi, avant de partir pour la France, il a remis au vice-roi un mémoire préconisant l'établissement d'un service de conservation des antiquités. Cette idée a été le début de sa réalisation cinq ans plus tard, le 15 aout 1835.

Le musée, fondé à Boulaq par l'égyptologue français, Auguste Mariette, puis transféré à Giza, a pris place au Caire depuis 1902. Il abrite environ 100.000 pièces créées entre 3000 av.J.C et 300 apr J.C. dont les fameux trésors de Toutankhamon et la salle des momies royales.

Le public peut alors admirer 250 pièces qui seront exposées au Rez-de-chaussée pour la première fois. Ces pièces prouvent que l'Egypte dispose de trésors qui reflètent son passé.

imagesbLes festivités du centenaire du musée seront marquées par plusieurs activités. Un ouvrage scientifique comprenant 115 articles rédigés par des archéologues de tout le monde sera publié. Parmi ces articles, figurent deux en hommage à Ahmed Pacha Kamal et Ahmed Youssef, maitre des restaurateurs. D'autres publications concernant l'histoire du musée seront également élaborées. Des conférences seront également données par des experts au musée.
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Des timbres postes seront émis en souvenir du centenaire du musée. Ils mettront en relief le rôle des personnalités qui avaient contribué à sa fondation comme Mariette, Champollion, Gaston Maspero, Selim Hassan, Abdel Moneem Abou Bakr, labib Bahour et Howard carter. Une exposition des documents du musée couvrant les diverses phases de son établissement sera également organisée.

A la suite des festivités, d'importants projets seront mis à exécution comme le Centre culturel qui sera annexé au musée. Ce centre comprendra des laboratoires modernes de restauration, un atelier pour les enfants, des bureaux d'administration, des magasins, un musée pour les non-voyants et des bazars.

6 novembre 2002

Les intellectuels égyptiens : La création artistique est un droit primordial de l’Homme

imagesLes organisations israéliennes et juives aux Etats-Unis sont habituées à déclencher le feu dans le fleuve de "Potomac" quand n'importe qui, n’ importe où, exprime une opinion qui va a l'encontre, même d'une façon marginale, des politiques et des attitudes israéliennes déclarées.

Ces Organisations, comme "La Ligue Anti-Diffamation" (ADL), prétendent que le feuilleton égyptien "Cavalier sans monture" qui doit être diffusé pendant le mois du Ramadan, critique les "Protocoles des sages de Sion".

Les milieux sionistes aux Etats-Unis et en Israël ont sévèrement critiqué la production du feuilleton qui sera diffusé au mois du Ramadan. Ils ont même accuse l'Egypte d'antisémitisme.

imagesaDans un message adressé au secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, le directeur national d'ADL Abraham H. Foxman a dit que le feuilleton incite à la haine raciale et religieuse et à l'antisémitisme. Il a également ajouté que "Cavalier sans monture" apprend aux prochaines générations que "porter atteinte" a une religion est une manière d'expression acceptable.

Le feuilleton est de 41 épisodes. Le rôle principal est joué par le célèbre comédien égyptien Mohammad Sobhi, également co-auteur du "Cavalier sans monture", un œuvre qui met en relief les tromperies sionistes pour dominer la Palestine et les médias dans le monde.

Le ministre égyptien de l'Information Safwat al-Cherif a indiqué que la politique médiatique égyptienne n'accepterait jamais qu'un feuilleton, émission ou film documentaire porte atteinte aux sujets religieux. "La politique médiatique de l'Egypte affirme le respect des religions célestes", a-t-il précisé.

imagesbIl a souligné que "Cavalier sans monture", sujet de polémique dans certains médias, ne contenait aucun passage ou dialogue qui pourrait être considéré comme antisémite.

Selon al-Cherif, la politique médiatique égyptienne est basée sur la liberté d'expression en tant que droit de l'Homme. "Toute atteinte à cette liberté constitue une violation des valeurs de la démocratie", a-t-il ajouté.

Pour sa part, le PDG de l'Organisme Général Egyptien de l'Information Nabil Osmane a réfuté les allégations sionistes, propagées par ces organisations, sur le feuilleton. Selon lui, pour répondre à ces allégations et les rectifier, il faut affirmer les points suivants :

imagesc1) Préjuger un œuvre artistique ou un feuilleton avant de le voir est simplement une attitude qui manque de maturité et d'intelligence. "Cavalier sans monture" doit être seulement jugé après sa diffusion sur l'écran, à moins qu'il ne s'agisse d'une approche subjective, ou d'un terrorisme intellectuel et émotionnel qui va à l'encontre de tout critère international reconnu sur la liberté du travail artistique.

2) En évaluant tout travail artistique, qu'il soit basé sur des réalités ou des fictions, il faut prendre en considération que n'importe quel Etat ne doit pas imposer des restrictions à la créativité artistique ou à la liberté d'expression et d'opinion qui figurent parmi les droits primordiaux de l'Homme.

3) "Cavalier sans monture" est produit par une chaine de télévision égyptienne privée. Bien que l'Union de la Radio et de la Télévision Egyptienne possède 10% des actions de cette chaine, elle n'a aucun contrôle sur sa ligne éditoriale ou sa politique de production.

4) Les médias, les arts et la culture égyptienne n'ont jamais adopte, tout au long de l'histoire, une attitude hostile à n'importe quelle religion ou foi. L'histoire prouve que l'Egypte était toujours le creuset de bien des civilisations et des cultures. Elle prouve également que le peuple égyptien s'est toujours caractérisé par la tolérance et le désir de coexister avec tous les peuples, abstraction faite de leurs religions et croyances.

imagesd5) Les médias égyptiens respectent toutes les religions et les mettent au même pied d'égalité. Ils ne permettront ou encourageront jamais la violation des croyances et des sujets sacrés. En même temps, l'Egypte n'acceptera jamais le terrorisme intellectuel ou l'atteinte à la liberté d'expression ou d'opinion. "C'est un luxe que l'Egypte ne peut pas se permettre. Toute violation de ces libertés, constitue une violation des valeurs démocratiques que nous partageons avec l'Humanité. Personne ne doit penser que nous serions une exception", a-t-il précisé.

6) Les allégations lancées par ceux qui n'ont pas vu le feuilleton, selon lesquelles "Cavalier sans monture" encourage l'antisémitisme ou la haine religieuse, sont dénuées de tout fondement. Les Critiques qui ont vu le feuilleton avant sa diffusion le qualifient de "drame fictif" qui n'est pas base sur les dites "protocoles des sages de Sion". "Quelques épisodes parlent du rôle du mouvement sioniste dans l'établissement d'une patrie juive et de la souffrance des Palestiniens. Tout cela est une réalité historique indéniable...C'est un sujet de plusieurs feuilletons et films produits en Europe et aux Etats-Unis", a-t-il ajouté. "Ces tentatives, qui visent à oppresser la créativité artistique et littéraire, ébranlent tout espoir de propager la culture de paix, d'amitié et de tolérance.

7) Il n'est ni acceptable ni raisonnable d'accuser, de manière sélective, d'antisémitisme les artistes parce qu'ils sympathisent simplement avec la crise des Palestiniens et critiquent les politiques et pratiques israéliennes.

950Face à ces allégations, les intellectuels et les représentants des partis et des syndicats professionnels égyptiens ont refus les pressions et l'ingérence étrangère dans toute action artistique et culturelle en Egypte.

Mobilisés dans une conférence populaire organisée par l'hebdomadaire indépendant "al-Osboua" (la semaine) sous le thème "Défendons la liberté de créativité face à l'hégémonie", ils ont affirmé leur soutien au gouvernement égyptien qui refuse de se plier aux pressions étrangers visant à empêcher la diffusion du feuilleton sur l'écran de la télévision de l'Etat ou par les chaines satellites égyptiennes.

Les Participants affirment que l'Egypte est un pays sémite et ne s'oppose pas au sémitisme, aux Juifs ou au Judaïsme en tant que religion. Ils se sont déclarés opposants au sionisme comme mouvement raciste colonialiste.

Le rédacteur en chef d'"al-Osboua" Mostapha Bakri a salué la décision du ministère de l'Information de diffuser le feuilleton. Il a critiqué l'attitude de certains milieux aux Etats-Unis et en Israël qui s'opposaient à la diffusion du feuilleton. "Cela constitue en une ingérence dans les affaires intérieures de l'Egypte", a-t-il dit.

De son côté, le co-auteur du "Cavalier sans monture", Mohammad al-Boghdadi, a indiqué que le feuilleton était une comédie politique ayant un background historique et politique. "Il n'a aucun lien avec l'antisémitisme", a-t-il affirmé "l'attaque menée contre l'Egypte vise la culture et les créateurs égyptiens et arabes".

imagesePrenant la parole, le secrétaire général du syndicat des professions artistiques, Ahmed Bedeir, un des grands comédiens égyptiens, a affirmé le soutien du syndicat à ce feuilleton. "Le syndicat refuse la normalisation des relations avec Israël", a-t-il précisé.

Selon Bedeir, la star égyptienne Mohammad Sobhi a découvert une arme très efficace, à savoir, l'art. "Si Mohammad Sobhi est le cavalier, nous sommes tous ses montures", a-t-il dit.

Pour sa part, le bâtonnier de l'Egypte et chef de l'Union des avocats arabes Sameh Achour a souligné que les avocats arabes et égyptiens se considéraient comme corps de défense des artistes égyptiens dans leur bataille pour diffuser le feuilleton.

Le metteur en scène du feuilleton Ahmed Badr Eddine a précisé que les medias égyptiens ont pu utiliser l'arme de l'art pour affronter l'ennemi sioniste. Selon lui, si les Américains faisaient attention à ce que Mohammad Sobhi avait dit dans sa pièce de théâtre "Mama America", ils auraient évité les attaques du 11 septembre.imagesf

Précisant que les "Protocoles des sages de Sion" ne sont pas une religion, le comédien Mohammad Sobhi a affirmé que le polémique concernant "Cavalier sans monture" était beaucoup plus important que le contenu du feuilleton lui même. "Je représente mes excuses au spectateur arabe car je n'ai représenté que 1% seulement de ce que mérite ce polémique", a-t-il précisé. "Pourquoi ils ont peur de ce feuilleton ? Si l'entité sioniste et les Américains ont peur de cet œuvre, nous ferons d'autres.J'aurais préféré voir ce polémique après la diffusion du feuilleton".

Se moquant des réactions des opposants à la diffusion du feuilleton, la star égyptienne a ironisé sur le fait que l'Egypte possède actuellement un "réacteur artistique" au lieu du réacteur nucléaire. "Les inspecteurs internationaux pourraient chercher des petites armes de genre VHS ou DVD", a-t-il dit.

Dans un communiqué publié à la fin de la conférence, les intellectuels et les artistes égyptiens ont appelé leurs homologues en Europe, aux Etats-Unis et dans tout le monde à faire face à toute tentative visant à renoncer aux droits de l'Homme.

Ils les ont également exhorte à lutter contre cette "nouvelle politique Mcarthurienne" caractérisée par l'arrogance du "pôle unique".

Ils ont accuse les Etats-Unis de confisquer la liberté de l'expression et toutes les vues qui vont à l'encontre de la vision américaine.

Ils ont affirmé leur refus de l'ingérence américaine dans les affaires intérieures de l'Egypte et des pays arabes.

Ils ont également adressé un message au ministre égyptien de l'Information dans lequel ils condamnent les critiques américaines et sionistes touchant un feuilleton qui à une vision objective loin de toute atteinte aux religions célestes.

4 janvier 2005

AFRIQUE : La Tunisie, leader malgré tout

COURONNE. Sacrés champions continentaux chez eux en début d’année, les Aigles de Carthage ont offert deux visages distincts en 2004. A l’arrivée, ils devancent de très peu le Maroc, plus réguliers qu’eux…

Elle n’a duré qu’un mois environ, mais au moment de distinguer la quarantaine de pays qui ont pris part à des matches internationaux en 2004, la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations reprend toute son importance, forcément. Véritable Himalaya d’une année 2004 coupée en deux -le deuxième semestre ayant été consacré aux éliminatoires couplées Coupe du monde-Coupe d’Afrique 2006 - la CAN en Tunisie a évidemment permis de situer les forces en présence. Mais elle n’a pas empêché l’émergence de nations privées de cette phase finale…

images11- Après avoir, deux années durant, cherché la meilleure formule sur le plan collectif, Roger Lemerre a été le grand artisan du sacre de la Tunisie, le 14 février. Au sans-faute réalisé tout au long de l’épreuve, a cependant succédé une période plus délicate. Des matches amicaux ternes, parfois, et puis, un début de campagne de CM 2006 franchement laborieux, avec deux nuls, une défaite (en Guinée) pour une seule victoire sur le modeste Botswana. Bref, les champions d’Afrique en titre n’ont jamais retrouvé un second souffle. La copie rendue demeure cependant satisfaisante, puisque la Tunisie reste en course pour le Mondial 2006.

images22- Et si Khaled Fouhami, le gardien de but du Maroc, n’avait pas relâché ce ballon en finale de la CAN… Sans doute, le classement de ce bilan en aurait été bouleversé, et les Lions de l’Atlas auraient terminé en tête. Sous la direction de Badou Zaki, meilleur joueur africain 1986 devenu l’un des tout meilleurs sélectionneurs du continent, le Maroc a retrouvé une âme. Accablé par une partie des médias marocains, ses choix tactiques et de joueurs remis en cause, Zaki est demeuré fidèle à ses principes. Et son Maroc est devenu une machine à gagner les matches. Placés sous l’autorité du toujours jeune capitaine Noureddine Naybet, Jaouad Zaïri, Youssef Mokhtari, Moha ou encore Youssef Hadji ont offert un spectacle de qualité, alliant rigueur défensive et talent offensif. Et "Oussoud Al Atlas", les Lions marocains, ont continué sur leur lancée lors des éliminatoires du Mondial 2006. Ils se sont jurés de devancer, en poule, la Tunisie, qui les a privés d’un sacre continental. En 2005, la bataille des super-puissances du Maghreb va donc connaître de nouveaux épisodes…

images33- Ils nous refont le coup à chaque fois, les "Super Eagles" du Nigeria ! Effacés, bégayants, empruntés mais efficaces en éliminatoires, les années impaires, et sûrs d’eux, éclatants de (nouveaux) talents les années de CAN, tels sont apparus les protégés de Christian Chukwu. Emmenés par leur maestro Jay Jay Okocha - élu meilleur joueur de la CAN - ils ont terminé médailles de bronze, nous laissant une excellente impression. Ensuite ? Entre des matches amicaux estampillés FIFA livrés par des néophytes, et la phase aller des éliminatoires de la Coupe du monde 2006, ils ont soufflé le chaud et le froid. Touchant même le fond en Angola, en juin dernier (0-1), à l’issue d’une saison très éprouvante pour leur armada de pros. Peu importe, puisqu’ils ont retrouvé un standing digne de la valeur de ce groupe. Mais attention à la rechute…

images44- Ils sont à n’en pas douter la prochaine super-puissance du football africain. Sans la phase finale de CAN, dont ils furent privés de justesse en 2003 par l’Afrique du Sud, nul doute que les Eléphants de Côte-d’Ivoire auraient occupé l’une des deux premières places. Le groupe assemblé patiemment par Robert Nouzaret, puis par Henri Michel, a séduit lors des éliminatoires de CM 2006. Malgré la terrible disparition de leur entraîneur adjoint Mama Ouattara, décédé l’été dernier, les coéquipiers de Didier Drogba ont maintenu le cap, bien qu’ébranlés moralement. S’ils sont bien partis pour cumuler CAN et CM en 2006, en poursuivant sur leur lancée, les Eléphants espèrent évidemment un retour à la normale progressif dans leur pays, qui leur permettrait d’aller au bout de leur rêve. Pas facile en effet de se concentrer sur un objectif si élevé, lorsqu’on sait que les siens souffrent. Mais la force de ce groupe, c’est justement son unité. On voit mal dès lors le Cameroun ou l’Egypte, autres membres du « groupe de la mort » en éliminatoires de la CM 2006, venir prendre des points dans le chaudron du "Felicia", à Abidjan. Allez, encore un petit effort…

images55- A l’instar des Ivoiriens, les "Palancas Negras" d’Angola n’ont pas disputé la dernière CAN, mais ont accumulé les performances de qualité. A la mi-parcours des éliminatoires du Mondial, les Angolais demeurent même la dernière équipe invaincue avec le Maroc ! Vainqueurs de la COSAFA Cup, ils ont récupéré le titre de nation numéro un d’Afrique australe, une couronne régionale contestée par l’Afrique du Sud et la Zambie. Emmenée par son buteur Fabricio Akwa, la formation pilotée par Luis Gonçalves livre un duel incroyable au Nigeria. Elle pourrait être l’une des grandes sensations de 2005…

images66- Quart finaliste de la CAN, leader provisoire de son groupe éliminatoire de CM 2006 devant la Tunisie et le Maroc, le Sily National de Guinée a sans doute réalisé sa meilleure année depuis des lustres. La présence de son vétéran "Titi" Camara, dans un premier temps, puis la forme exceptionnelle de son capitaine Pascal Feindouno lui ont permis de venir perturber la hiérarchie. Son revers au Kenya n’est-il qu’un accident, ou bien le signe d’un fléchissement ?

images77- Et une surprise, une ! La Libye du stratège Tarek Ettayeb est pour l’heure la seule à suivre le train d’enfer mené par la Côte-d’Ivoire en éliminatoires de la CM 2006. Peut-être, une phase finale de CAN est au bout, elle qui n’en a plus disputée depuis 1982… chez elle !

images88- Inspirés par leur nouveau leader, Sheyi Adebayor (Monaco), les Eperviers du Togo ont retrouvé leur appétit. Du coup, ils font régner la terreur dans leur poule, comme le Sénégal s’en est aperçu à ses dépens. Coaché par Stephen Keshi, un habitué des succès avec le Nigeria, ils n’ont été maîtrisés que par la Zambie, c’est dire.

images99- Loin de son état de grâce des trois dernières années, le Sénégal a regagné quelques places en 2004, grâce principalement à sa place de quart finaliste de la CAN. Pour le reste, les protégés de Guy Stephan demeurent en lice pour le Mondial, mais subissent la concurrence du Togo et de la Zambie.

images1010- C’est sans doute la baisse de forme la plus étonnante de l’année. Demi-finalistes de la CAN, les Aigles du Mali sont allés de revers en défaite, perdant cet été tout le crédit de leur parcours tunisien. Résultat, de multiples changements d’entraîneur, et une place de lanterne rouge de leur poule éliminatoire. S’ils veulent jouer la prochaine CAN, les coéquipiers de Mahamadou Diarra "Djila" sont condamnés à l’exploit.

images1111- Eternels rois des matches amicaux, les Pharaons d’Egypte n’ont pas franchi le cap du premier tour de la CAN. Et pourtant, le potentiel existe. S’ils se sont repris en éliminatoires du Mondial, ils ont subi une cruelle défaite à Alexandrie devant la Côte-d’Ivoire. Sauront-ils s’en relever, sous la coupe de l’intérimaire Hassan Shehata ? Pour l’heure, la qualification pour l’Allemagne semble très improbable…

images12- Qu’est-il arrivé au vieillissant Cameroun, notre numéro un 2003 ? Les Lions indomptables ont littéralement sombré, après un premier tour de CAN "factice", des résultats en trompe-l’œil. Aujourd’hui, Samuel Eto’o Fils et ses compatriotes ne font plus peur, et la victoire obtenue contre la Côte-d’Ivoire (2-0) en éliminatoires de CM 2006 n’a fait que ralentir leur chute. Battus en Egypte, on voit mal comment ils combleront leurs quatre points de retard sur les Eléphants ivoiriens…

images1213- La Zambie amorce son prochain retour, sous la direction de son entraîneur-joueur Kalusha Bwalya (41 ans !). L’espoir lui est permis.

Derrière cette sélection, l’Algérie (15e) a nettement perdu de sa superbe. Le potentiel ne manque pas, comme les Fennecs l’ont démontré en se hissant en quart de la dernière CAN. Mais après, les coéquipiers de Yazid Mansouri ne sont pas parvenus à remporter le moindre match en dix mois. Inquiétant, d’autant qu’il lui faudra accomplir un sans-faute pour participer à la CAN 2006 en Egypte… Autre déception, l’Afrique du Sud (16e), sortie sans gloire dès le premier tour de la CAN, qui tente de retrouver sa superbe en éliminatoires du Mondial. Ce n’est pas trop mal parti. La RD Congo (17e) et le Kenya (18e) font partie des forces montantes, mais l’écart est encore important pour espérer rivaliser avec la crème continentale. Claude Le Roy s’y emploie à Kinshasa, et tient tête à l’Afsud en élimiantoires. Le Kenya, lui, se cherche encore. Le Burkina Faso (20e) a sombré, à l’issue d’une CAN sans relief, tandis que le Ghana (21e), qui jongle avec les sélectionneurs, est convalescent. Deuxième de sa poule de CM 2006, il peut espérer la CAN 2006. Derrière le Gabon (22e) qui vise lui aussi une place en CAN, l’Ethiopie (23e) termine l’année sur une victoire chez elle en Coupe d’Afrique de l’Est. Force montante jusqu’alors ignorée, le Cap Vert (25e) rêve tout éveillé d’une CAN. On y croit avec la "seleçao crioulo", en embuscade dans son groupe de CM 2006. Un dernier mot enfin sur le Bénin, pays hôte de la CAN juniors, et qui a littéralement glissé vers les profondeurs du classement (29e) malgré sa CAN. L’espoir viendra peut-être de la génération des 20 ans… Enfin, nous souhaitons au Liberia (34e et dernier), orphelin depuis deux ans de son "boss" George Weah, une année 2005 digne.

Le classement 2004

1.Tunisie ; 2. Maroc ;  3. Nigeria ; 4. Cote d'Ivoire ; 5. Angola ; 6. Guinee ; 7. Libye ; 8. Togo ; 9. Senegal ; 10. Mali ; 11. Egypte ; 12. Cameroun ; 13. Zambie ; 14. Zimbabwe ; 15. Algerie ; 16. Afrique du Sud ; 17. RD Congo ; 18. Kenya ; 19. Rwanda ; 20. Burkina Faso ; 21. Ghana ; 22. Gabon ; 23. Ethiopie ; 24. Soudan ; 25. Cap-Vert ; 26. Congo ; 27. Burundi ; 28. Botswana ; 29. Benin ; 30. Mozambique ; 31. Ouganda ; 32. Malawi ; 33. Swaziland ; 34. Liberia.

Non classés (mois de 4 matchs disputés) : Lesotho, Ile Maurice, Namibie, Somalie et Tanzanie.

Le palmares

1992 : Cote d'Ivoire et Nigeria. 1993 : Nigeria. 1994 : Nigeria. 1995 : Tunisie. 1996 : Afrique du Sud. 1997 : Maroc. 1998 : Egypte. 1999 : Tunisie. 2000 : Cameroun. 2001 : Senegal. 2002 : Senegal. 2003 : Cameroun. 2004 : Tunisie.

BILAN 2004 :

AFRIQUE DU SUD
CAN 2004
27-1 Afrique du Sud - Bénin 2-0
31-1 Nigeria - Afrique du Sud 4-0
4-2 Maroc - Afrique du Sud 1-1
CM 2006
5-6 Afrique du Sud - Cap-Vert 2-1
20-6 Ghana - Afrique du Sud 3-0
3-7 Afrique du Sud - Burkina Faso 2-0
5-9 RD Congo - Afrique du Sud 1-0
10-10 Ouganda - Afrique du Sud 0-1
COSAFA
10-1 Maurice - Afrique du Sud 2-0
AMICAUX
18-1 Sénégal - Afrique du Sud 2-1
30-3 Australie - Afrique du Sud 1-0
18-8 Tunisie - Afrique du Sud 0-2
17-11 Afrique du Sud - Nigeria 2-1
Bilan : 13 matches joués, 6 victoires, 1 nul, 6 défaites, 13 buts marqués, 16 buts encaissés.

ALGERIE
CAN 2004
25-1 Cameroun - Algérie 1-1
29-1 Algérie - Egypte 2-1
3-2 Algérie - Zimbabwe  1-2
8-2 Maroc - Algérie 3-1
Eliminatoires CM 2006
5-6 Algérie - Angola 0-0
20-6 Zimbabwe -  Algérie 1-1
3-7 Nigeria - Algérie 1-0
5-9 Algérie - Gabon 0-3   
9-10 Rwanda - Algérie 1-1
AMICAUX
15-1  Algérie - Mali 0-2
28-4 Algérie - Chine RP 0-1
30-5 Algérie - Jordanie 1-1
17-8 Algérie - Burkina Faso 2-2
17-11 Algérie - Sénégal 1-2
14 matches joués, 1 victoire, 6 nuls, 7 défaites, 11 buts marqués, 20 buts encaissés.

ANGOLA
Eliminatoires CM 2006
5-6 Algérie - Angola 0-0
20-6 Angola -Nigeria 1-0
3-7 Gabon - Angola 2-2
5-9 Angola - Rwanda 1-0
10-10 Angola - Zimbabwe 1-0
COSAFA
9-5 Angola - Namibie 2-1
18-7 Angola - Botswana 1-1
19-9 Mozambique - Angola 0-1
20-11 Zambie - Angola 0-0
AMICAUX
31-3 Maroc - Angola 3-1
28-4 Ghana - Angola 1-1
23-5 Congo RD - Angola 1-3
12 matches joués, 5 victoires, 5 nuls, 2 défaites, 14 buts marqués, 9 buts encaissés.

BENIN
Eliminatoires CM 2006
6-6 Cameroun - Bénin 2-1
20-6 Bénin - Soudan 1-1
3-7 Bénin - Egypte 3-3
3-9 Libye - Bénin 4-1
10-10 Bénin - Côte d'Ivoire 0-1
CAN 2004
27-1 Afrique du Sud - Bénin 2-0
31-1 Maroc - Bénin 4-0
4-2 Nigeria - Bénin 2-1
AMICAUX
14-1 Tunisie - Bénin 2-0
17-1 Tunisie - Bénin 2-1
20-5 Bénin - Togo 0-1
23-5 Togo - Bénin 1-1
26-5 Bénin - Burkina Faso 1-0
13-6 Burkina Faso - Bénin 4-2
3-10 Gabon – Bénin 2-0
15 matches joués, 1 victoire, 3 nuls, 11 défaites, 12 buts marqués, 31 buts encaissés.

BOTSWANA
Eliminatoires CM 2006
5-6 Tunisie - Botswana 4-1
19-6 Botswana - Malawi 2-0
3-7 Botswana - Maroc 0-1
5-9 Guinée – Botswana 4-0
9-10 Botswana – Kenya 2-1
COSAFA
29-2 Lesotho - Botswana 0-0   
18-7 Angola - Botswana 1-1
AMICAUX
28-4 Namibie - Botswana 0-0
26-5 Mozambique - Botswana 0-0
18-8 Zimbabwe - Botswana 2-0
30-9 Botswana - Zambie 1-0
11 matches joués, 3 victoires, 4 nuls, 4 défaites, 7 buts marqués, 13 buts encaissés.

BURKINA FASO
Eliminatoires CM 2006
5-6 Burkina Faso - Ghana 1-0
20-6 Congo RD - Burkina Faso 3-2
3-7 Afrique du Sud - Burkina Faso 2-0
4-9 Burkina Faso -Ouganda 2-0
9-10 Cap-Vert - Burkina Faso 1-0
CAN 2004
26-1 Sénégal - Burkina Faso 0-0
30-1 Burkina Faso - Mali 1-3
2-2 Burkina Faso - Kenya 0-3
AMICAUX
17-1 Egypte - Burkina Faso 1-1
20-1 Guinée - Burkina Faso 1-0
26-5 Bénin - Burkina Faso 1-0
30-5 Burkina Faso - Libye 3-2
13-6 Burkina Faso - Bénin 4-2
17-8 Algérie - Burkina Faso 2-2
17-11 Maroc - Burkina Faso 4-0
15 matches joués, 4 victoires, 3 nuls, 8 défaites, 16 buts marqués, 25 buts encaissés.

BURUNDI
CECAFA
11-12 Ethiopie - Burundi 2-1
13-12 Burundi - Rwanda 3-1
15-12 Tanzanie - Burundi 0-2
22-12 Burundi - Soudan 2-1
25-12 Ethiopie - Burundi 3-0
5 matches joués, 3 victoires, 2 défaite, 8 buts marqués, 7 buts encaissés.

CAMEROUN
Eliminatoires CM 2006
6-6 Cameroun - Bénin 2-1
18-6 Libye - Cameroun 0-0
4-7 Cameroun - Côte d'Ivoire 2-0
5-9 Egypte - Cameroun 3-2
9-10 Soudan - Cameroun 1-1
CAN 2004
25-1 Cameroun -  Algérie 1-1
29-1 Cameroun  - Zimbabwe 5-3
3-2 Cameroun - Egypte 0-0
8-2 Cameroun - Nigeria 1-2
AMICAUX
28-4 Bulgarie - Cameroun 3-0
17-11 Allemagne - Cameroun 3-0
11 matches joués, 3 victoires, 4 nuls, 4 défaites, 14 buts marqués, 17 buts encaissés.

CAP-VERT
Eliminatoires CM 2006
5-6 Afrique du Sud - Cap-Vert 2-1
19-6 Cap-Vert - Ouganda 1-0)   
3-7 Cap-Vert - Congo RD 1-1   
5-9 Ghana -Cap-Vert 2-0
9-10 Cap-Vert - Burkina Faso 1-0
AMICAUX
13-6 Cap-Vert - Sénégal 1-3
6 matches joués, 2 victoires, 1 nul, 3 défaites, 5 buts marqués, 8 buts encaissés.

CONGO
Eliminatoires CM 2006
5-6 Sénégal - Congo 2-0
20-6 Congo - Liberia 3-0
4-7 Congo - Mali 1-0
5-9 Togo - Congo 2-0
10-10 Congo - Zambie 2-3
5 matches joués, 2 victoires, 3 défaites, 6 buts marqués, 7 buts encaissés.

RD CONGO
Eliminatoires CM 2006
6-6 Ouganda - Congo RD 1-0
20-6 Congo RD - Burkina Faso 3-2
3-7 Cap-Vert - Congo RD 1-1   
5-9 Congo RD - Afrique du Sud 1-0
10-10 Ghana - Congo RD 0-0
CAN 2004
25-1 Congo RD - Guinée 1-2
28-1 Tunisie - Congo RD 3-0
1-2 Rwanda - Congo RD 1-0
AMICAUX
14-1 Egypte - Congo RD 2-2
23-5 Congo RD - Angola 1-3
18-8 Congo RD - Mali 0-3
11 matches joués, 2 victoires, 3 nuls, 6 défaites, 9 buts marqués, 18 buts encaissés.

COTE D'IVORE
Eliminatoires CM 2006
6-6 Côte d'Ivoire -  Libye 2-0
20-6 Egypte -  Côte d'Ivoire 1-2
4-7 Cameroun -  Côte d'Ivoire 2-0
5-9 Côte d'Ivoire - Soudan 5-0
10-10 Bénin - Côte d'Ivoire 0-1
AMICAUX
31-3 Tunisie - Côte d'Ivoire 0-2
28-4 Côte d'Ivoire - Guinée 4-2
18-8 Sénégal - Côte d'Ivoire 1-1
8 matches joués, 7 victoires, 1 défaite, 18 buts marqués, 6 buts encaissés.

EGYPTE
Eliminatoires CM 2006
6-6 Soudan - Egypte 0-3
20-6 Egypte - Côte d'Ivoire 1-2
4-7 Bénin - Egypte 3-3
5-9 Egypte - Cameroun 3-2
8-10 Libye - Egypte 2-1
CAN 2004
25-1 Zimbabwe - Egypte 1-2
29-1 Algérie - Egypte 2-1
3-2 Cameroun - Egypte 0-0
AMICAUX
8-1 Egypte - Rwanda 5-1
14-1 Egypte - Congo RD 2-2
17-1 Egypte - Burkina Faso 1-1
31-3 Egypte - Trinité et Tobago 2-1
24-5 Egypte - Zimbabwe 2-0
29-5 Egypte - Gabon 2-0
29-11 Egypte - Bulgarie 1-1
15 matches joués, 7 victoires, 5 nuls, 3 défaites, 29 buts marqués, 18 buts encaissés.

ETHIOPIE
CECAFA
11-12 Ethiopie - Burundi 2-1
15-12 Ethiopie - Rwanda 0-0
22-12 Ethiopie - Kenya 2-2
25-12 Ethiopie - Burundi 3-0
4 matches joués, 2 victoire, 2 nul, 7 buts marqués, 3 but encaissé.

GABON
Eliminatoires CM 2006
5-6 Gabon - Zimbabwe 1-1
19-6 Rwanda - Gabon 3-1
3-7 Gabon - Angola 2-2
5-9 Algérie - Gabon 0-3
9-10 Gabon - Nigeria 1-1
AMICAUX
29-5 Egypte - Gabon 2-0
3-10 Gabon - Bénin 2-0
7 matches joués, 2 victoires, 3 nuls, 2 défaites, 10 buts marqués, 9 buts encaissés.

GHANA
Eliminatoires CM 2006
5-6 Burkina Faso - Ghana 1-0
20-6 Ghana - Afrique du Sud 3-0
3-7 Ouganda - Ghana 1-1
5-9 Ghana - Cap-Vert 2-0
10-10 Ghana - Congo RD 0-0
AMICAUX
28-4 Ghana - Angola 1-1
14-6 Ghana – Togo 0-0
25-6 Mozambique – Ghana 0-1 
8 matches joués, 3 victoires, 4 nuls, 1 défaite, 8 buts marqués, 3 buts encaissés.

GUINEE
Eliminatoires CM 2006
20-6 Guinée - Tunisie 2-1
3-7 Malawi - Guinée 1-1
5-9 Guinée – Botswana 4-0
10-10 Guinée - Maroc 1-1
17-11 Kenya – Guinée 2-1
CAN 2004
25-1 Congo RD - Guinée 1-2
28-1 Rwanda - Guinée 1-1
1-2 Tunisie - Guinée 1-1
7-2 Mali - Guinée 2-1
AMICAUX
20-1 Guinée - Burkina Faso 1-0
28-4 Côte d'Ivoire - Guinée 4-2
29-5 Sénégal - Guinée 1-1
12 matches joués, 4 victoires, 5 nuls, 3 défaites, 18 buts marqués, 15 buts encaissés.

KENYA
Eliminatoires CM 2006
4-9 Kenya - Malawi 3-2
9-10 Botswana - Kenya 2-1
17-11 Kenya - Guinée 2-1
CAN 2004
26-1 Kenya - Mali 1-3
30-1 Sénégal - Kenya 3-0
2-2 Burkina Faso - Kenya 0-3
CECAFA
12-12 Kenya - Soudan 2-2
14-12 Somalie - Kenya 0-1
18-12 Ouganda - Kenya 1-1
22-12 Ethiopie - Kenya 2-2
24-12 Soudan - Kenya 2-1
AMICAUX
16-1 Libye – Kenya 2-0
19-1 Libye – Kenya 2-0
7-8 Ouganda - Kenya 1-1
18-8 Kenya -  Ouganda 4-1
15 matches joués, 5 victoires, 4 nuls, 6 défaites, 22 buts marqués, 24 buts encaissés.

LESOTHO
COSAFA
29-2 Lesotho -  Botswana 0-0
1 match joué, 1 nul, aucun but marqué, aucun but encaissé.

LIBERIA
Eliminatoires CM 2006
6-6 Liberia - Mali 1-0
20-6 Congo - Liberia 3-0
4-7 Liberia – Togo 0-0
4-9 Zambie - Liberia 1-0
10-10 Liberia - Sénégal 0-3
5 matches joués, 1 victoire, 1 nul, 3 défaites, 1 but marqué, 7 buts encaissés.

LIBYE
Eliminatoires CM 2006
6-6 Côte d'Ivoire - Libye 2-0
18-6 Libye - Cameroun 0-0
3-7 Soudan - Libye 0-1
3-9 Libye - Bénin 4-1
8-10 Libye - Egypte 2-1
AMICAUX
16-1 Libye - Kenya 2-0
19-1 Libye - Kenya 2-0
18-2 Libye - Ukraine 1-1
26-3 Libye - Qatar 1-0
30-4 Libye - Jordanie 1-0
30-5 Burkina Faso - Libye 3-2
11 matches joués, 7 victoires, 2 nuls, 2 défaites, 16 buts marqués, 7 buts encaissés.

MALAWI
Eliminatoires CM 2006
5-6 Malawi - Maroc 1-1
19-6 Botswana - Malawi 2-0
3-7 Malawi - Guinée 1-1
4-9 Kenya - Malawi 3-2
9-10 Malawi - Tunisie 2-2
COSAFA
13-6 Mozambique - Malawi 2-0
AMICAUX
22-5 Zambie - Malawi 0-2
6-7 Malawi - Swaziland 1-2
8-7 Malawi - Swaziland 1-1 
9 matches joués, 1 victoire, 4 nuls, 4 défaites, 10 buts marqués, 14 buts encaissés.

MALI
Eliminatoires CM 2006
6-6 Liberia - Mali 1-0
19-6 Mali - Zambie 1-1
4-7 Congo - Mali 1-0
5-9 Mali - Sénégal 2-2
10-10 Togo - Mali 1-0
CAN 2004
26-1 Kenya - Mali 1-3
30-1 Burkina Faso - Mali 0-2
2-2 Sénégal - Mali 1-1
7-2 Mali - Guinée 2-1
11-2 Maroc -  Mali 4-0
13-2 Nigeria - Mali 2-1
AMICAUX
15-1 Algérie - Mali 0-2
28-4 Tunisie - Mali 1-0
28-5 Mali - Maroc 0-0
18-8 Congo - Mali 0-3 
15 matches joués, 5 victoires, 4 nuls, 6 défaites, 18 buts marqués, 17 buts encaissés.

MAROC
Eliminatoires CM 2006
5-6 Malawi - Maroc 1-1
3-7 Botswana - Maroc 0-1
4-9 Maroc - Tunisie 1-1
10-10 Guinée - Maroc 1-1
CAN 2004
27-1 Nigeria - Maroc 0-1
31-1 Maroc - Bénin 4-0
4-2 Maroc - Afrique du Sud 1-1
8-2 Maroc - Algérie 3-1
11-2 Maroc - Mali 4-0
14-2 Tunisie - Maroc 2-1
AMICAUX
18-2 Maroc - Suisse 2-1
31-3 Maroc - Angola 3-1
28-4 Maroc - Argentine 0-1
28-5 Mali - Maroc 0-1
17-11 Maroc - Burkina Faso 4-0 
15 matches joués, 8 victoires, 5 nuls, 2 défaites, 27 buts marqués, 10 buts encaissés.

L'ILE MAURICE
COSAFA
10-1 Maurice -  Afrique du Sud 2-0
31-7 Zambie - Maurice 3-1
2 matches joués, 1 victoire, 1 défaite, 3 buts marqués, 3 buts encaissés.

MOZAMBIQUE
COSAFA
18-4 Mozambique - Madagascar 2-0
13-6 Mozambique - Malawi 2-0
19-9 Mozambique - Angola 0-1
AMICAUX
11-4 Mozambique - Swaziland 2-0
26-5 Mozambique - Botswana 0-0
31-5 Mozambique - Swaziland 1-1
25-6 Mozambique - Ghana 0-1
7 matches joués, 3 victoires, 2 nuls, 2 défaites, 7 buts marqués, 3 buts encaissés.

NAMIBIE
COSAFA
9-5 Angola - Namibie 2-1
AMICAL
28-4 Namibie - Botswana 0-0
2 matches joués, 1 nul, 1 défaites, 1 but marqué, 2 buts encaissés.

NIGERIA
Eliminatoires CM 2006
5-6 Nigeria - Rwanda 2-0
20-6 Angola - Nigeria 1-0
3-7 Nigeria - Algérie 1-0
5-9 Zimbabwe - Nigeria 0-3
9-10 Gabon - Nigeria 1-1
CAN 2004
27-1 Nigeria - Maroc 0-1
31-1 Nigeria - Afrique du Sud 4-0
4-2 Nigeria - Bénin 2-1
8-2 Cameroun - Nigeria 2-1
11-2 Tunisie - Nigeria 1-1
13-2 Nigeria - Mali 2-1
AMICAUX
28-4 Nigeria - Jordanie 2-0
29-5 République d'Irlande - Nigeria 0-3
31-5 Nigeria - Jamaïque 2-0
20-10 Libye - Nigeria 2-1
22-10 Nigeria - Equateur 2-2
17-11 Afrique du Sud - Nigeria 2-1
17 matches joués, 10 victoires, 3 nuls, 4 défaites, 29 buts marqués, 13 buts encaissés.

OUGANDA
Eliminatoires CM 2006
6-6 Ouganda - Congo RD 1-0
19-6 Cap-Vert - Ouganda 1-0
3-7 Ouganda - Ghana 1-1
4-9 Burkina Faso - Ouganda 2-0
10-10 Ouganda - Afrique du Sud 0-1
CECAFA
12-12 Ouganda - Somalie 2-0
14-12 Soudan - Ouganda 2-1
18-12 Ouganda - Kenya 1-1
AMICAUX
22-5 Soudan - Ouganda 2-1
28-5 Rwanda - Ouganda 1-1
7-8 Ouganda - Kenya 1-1
14-8 Ouganda - Rwanda 1-2
18-8 Kenya - Ouganda 4-1
22-8 Zimbabwe - Ouganda 2-1
14 matches joués, 2 victoires, 4 nuls, 8 défaites, 11 buts marqués, 20 buts encaissés.

RWANDA
Eliminatoires CM 2006
5-6 Nigeria - Rwanda 2-0
19-6 Rwanda - Gabon 3-1
3-7 Rwanda - Zimbabwe 0-2
5-9 Angola - Rwanda 1-0
9-10 Rwanda - Algérie 1-1
CAN 2004
24-1 Tunisie - Rwanda 2-1
28-1 Rwanda - Guinée 1-1
1-2 Rwanda - Congo RD 1-0
CECAFA
13-12 Burundi - Rwanda 3-1
15-12 Ethiopie - Rwanda 0-0
19-12 Rwanda - Tanzanie 5-1
AMICAUX
8-1 Egypte - Rwanda 5-1
28-5 Rwanda - Ouganda 1-1
14-8 Ouganda - Rwanda 1-2
28-8 Zambie - Rwanda 2-1
15 matches joués, 4 victoires, 4 nuls, 7 défaites, 18 buts marqués, 23 buts encaissés.

SOMALIE
CECAFA
12-12 Ouganda - Somalie 2-0
14-12 Somalie - Kenya 0-1
18-12 Soudan - Somalie 4-0
3 matches joués, 3 défaites, aucun but marqué, 7 buts encaissés.

SOUDAN
Eliminatoires CM 2006
6-6 Soudan - Egypte 0-3
20-6 Bénin - Soudan 1-1
3-7 Soudan - Libye 0-1
5-9 Côte d'Ivoire - Soudan 5-0
9-10 Soudan - Cameroun 1-1
CECAFA
12-12 Kenya - Soudan 2-2
14-12 Soudan - Ouganda 2-1
18-12 Soudan - Somalie 4-0
22-12 Burundi – Soudan 2-1
24-12 Soudan - Kenya 2-1
AMICAUX
19-4 Soudan - Syrie 1-2
21-4 Soudan - Syrie 0-0
22-5 Soudan - Ouganda 2-1
25-5 Soudan - Zambie 0-2
14 matches joués, 4 victoires, 4 nuls, 6 défaites, 16 buts marqués, 22 buts encaissés.

SWAZILAND
COSAFA
27-6 Swaziland - Zimbabwe 0-5
AMICAUX
11-4 Mozambique - Swaziland 2-0
31-5 Mozambique - Swaziland 1-1
6-7 Malawi - Swaziland 1-2
8-7 Malawi - Swaziland 1-2
5 matches joués, 1 victoire, 2 nuls, 2 défaites, 4 buts marqués, 10 buts encaissés.

SENEGAL
Eliminatoires CM 2006
5-6 Sénégal - Congo 2-0
20-6 Togo - Sénégal 3-1
3-7 Sénégal - Zambie 1-0
5-9 Mali - Sénégal 2-2
10-10 Liberia - Sénégal 0-3
CAN 2004
26-1 Sénégal -  Burkina Faso 0-0
30-1 Sénégal - Kenya 3-0
2-2 Sénégal - Mali 1-1
7-2 Tunisie - Sénégal 1-0
AMICAUX
18-1 Sénégal - Afrique du Sud 2-1
29-5 Sénégal - Guinée 1-1
13-6 Cap-Vert - Sénégal 1-3
18-8 Sénégal - Côte d'Ivoire 1-2
17-11 Algérie - Sénégal 1-2
14 matches joués, 7 victoires, 4 nuls, 3 défaites, 21 buts marqués, 13 buts encaissés.

TANZANIE

CECAFA
15-12 Tanzanie - Burundi 0-2
19-12 Tanzanie - Rwanda 1-5
2 matches joués, 2 défaites, 1 but marqué, 7 buts encaissés.

TOGO
Eliminatoires CM 2006
5-6 Zambie - Togo 1-0
20-6 Togo - Sénégal 3-1
4-7 Liberia - Togo 0-0
5-9 Togo - Congo 2-0
10-10 Togo - Mali 1-0
AMICAUX
20-5 Bénin - Togo 0-1
23-5 Togo - Bénin 1-1
14-6 Ghana - Togo 0-0
8 matches joués, 4 victoires, 3 nuls, 1 défaite, 8 buts marqués, 3 buts encaissés.

TUNISIE
Eliminatoires CM 2006
5-6 Tunisie - Botswana 4-1
20-6 Guinée - Tunisie 2-1
4-9 Maroc - Tunisie 1-1
9-10 Malawi - Tunisie 2-2
CAN 2004
24-1 Tunisie - Rwanda 2-1
28-1 Tunisie - Congo RD 3-0
1-2 Tunisie - Guinée 1-1
7-2 Tunisie - Sénégal 1-0
11-2 Tunisie - Nigeria 1-1
14-2 Tunisie - Maroc 2-1
AMICAUX
14-1 Tunisie - Bénin 2-0
17-1 Tunisie - Bénin 2-1
31-3 Tunisie - Côte d'Ivoire 0-2
28-4 Tunisie - Mali 1-0
30-5 Tunisie - Italie 0-4
18-8 Tunisie - Afrique du Sud 0-2
16 matches joués, 9 victoires, 4 nuls, 3 défaites, 23 buts marqués, 19 buts encaissés.

ZAMBIE
Eliminatoires CM 2006
5-6 Zambie - Togo 1-0
19-6 Mali - Zambie 1-1
3-7 Sénégal - Zambie 1-0
4-9 Zambie - Liberia 1-0
10-10 Congo - Zambie 2-3
COSAFA
31-7 Zambie - Maurice 3-1
24-10 Zimbabwe - Zambie 0-0
20-11 Zambie - Angola 0-0
AMICAUX
1-5 Zambie - Zimbabwe 1-1
16-5 Zimbabwe - Zambie 0-0
22-5 Zambie - Malawi 0-2
25-5 Soudan - Zambie 0-2
28-8 Zambie - Rwanda 2-1
30-9 Botswana - Zambie 1-0
1-11 Yémen - Zambie 2-2
15 matches joués, 6 victoires, 6 nuls, 3 défaites, 16 buts marqués, 12 buts encaissés.

ZIMBABWE
Eliminatoires CM 2006
5-6 Gabon - Zimbabwe 1-1
20-6 Zimbabwe - Algérie 1-1
3-7 Rwanda - Zimbabwe 0-2
5-9 Zimbabwe - Nigeria 0-3
10-10 Angola - Zimbabwe 1-0
CAN 2004
15-1 Zimbabwe - Egypte 1-2
29-1 Cameroun - Zimbabwe 5-3
3-2 Algérie - Zimbabwe 1-2
COSAFA
27-6 Swaziland - Zimbabwe 0-5
24-10 Zimbabwe - Zambie 0-0
AMICAUX
1-5 Zambie - Zimbabwe 1-1
16-5 Zimbabwe - Zambie 0-0
24-5 Egypte - Zimbabwe 2-0
18-8 Zimbabwe - Botswana 2-0
22-8 Zimbabwe - Ouganda 2-0
15 matches joués, 5 victoires, 5 nuls, 5 défaites, 20 buts marqués, 17 buts encaissés.


CECAFA : Coupe d’Afrique de l’Est.
COSAFA : Coupe d’Afrique Australe.

Article écrit avec Frank Simon pour le numéro 3065 de la revue France Football 4 janvier 2005

1 mars 2006

Les 23 Pharaons vainqueurs de la CAN 2006

shawqi_GharibHassan_ShehataLes 23 Pharaons de la CAN 2006 aux yeux de Chawqi Gharib, assistant du sélectionneur Hassan Shehata (Seuls 17 joueurs sont entrés en jeu au moins une fois)

Gardiens de but :

HadaryEssam el-Hadary : C’est un lion qui sait bien comment protéger son antre.Abdel_Wahed

Abdel Wahed el-Sayed : Sa présence et son niveau ont contraint el-Hadary à faire de son mieux pour ne pas perdre sa place de titulaire.

Abdel_MONSEFMohammed Abdel Monsef : Il a anime la compétition en restant mobilisé.

Defenseurs :

Ibrahim_SaidIbrahim Said : Nous avons parié sur sa compétence et son engagement et nous avons gagné notre pari. Il fait très bonne figure.

Abdel Zaher el-Saqa : C’est la persévérance même.Abdel_Zaher_el_Sakka

Wael Gomaa : C’est un combattant infatigable prêt à tout pour défendre la cage des Pharaons.

wael_gomaaMohammad Abdel Wahab : Il a prouvé qu’il ne méritait pas rester si longtemps sur le banc dans son club.Mohammad_Abdel_Wahab

Tareq el-Sayed : Avec lui, les Pharaons ont réglé la question du poste d’arrière gauche.Tarek_el_Sayed

Ahmed_el_SayedAhmed el-Sayed : Un vrai rocher qui n’a pas eu, malheureusement, la chance de le montrer.

Milieux de terrain :

Mohammad Barakat : C’est notre joueur "joker", capable d’occuper avec talent n’importe quel poste sur le terrain…Il est indispensable.Mohammad_Barakat

Ahmed Hassan : Le cerveau de l’équipe. Sans lui, la sélection se perd sur le terrain.Ahmed_Hassan

Abou_TrekaMohammad Abou Treka : Un vrai artiste. C’est notre meneur de jeu.Mohammad_Shawqi

Mohammad Shawqi : C’est le point d’équilibre de l’équipe.

Hassan Mostapha : Il est les poumons de notre formation. Il propose toujours des solutions dans les moments difficiles.hassan_Mostapha

Ahmed Fathi : Apres une période pénible, il a prouvé qu’il était toujours à la hauteur lors des grands tournois.Ahmed_Fathi

Moetaz_InoMoetaz Eno : Une graine de star, héritier d’un grand milieu de terrain.samir_sabri

Samir Sabri : sa présence nous a soulage pour le poste de meneur de jeu.

Attaquants :

Hossam Hassan : Le doyen. Il ne faut pas le considérer comme un simple joueur, c’est une "légende".Hossam_Hassan

midoMido : Une star qui doit murir et apprendre à connaitre ses droits…et ses devoirs.

Emad Met’eab : Un attaquant de première classe qui a subi beaucoup de pression avant la CAN.Emad_Met_eab

Amr Zaki : Une aptitude physique qui s’apparente a celle des joueurs d’Afrique Noire.Amr_Zaki

Abdel_Halim_AliAbdel Halim Ali : Un potentiel toujours inexploité.Ahmed_Eid_Abdel_Malek

Ahmed Eid Abdel Malek : Un vrai talent qui n’a pas eu sa chance durant ce tournoi.


Article écrit pour le numéro 19 de la revue Foot Africa mars 2006

1 mars 2006

Mohammed Barakat : Pour nous c'était la victoire et rien d'autre !

Après avoir remporté le championnat égyptien et la Ligue des Champions Africaine avec son club Al-Ahly en 2005, Mohammed Barakat vient de courroner sa brillante carrière de la Coupe d'Afrique des Nations "CAN 2006" en Egypte. Ce milieu de terrain, élu meilleur joueur africain en 2005 par la BBC et nommé meilleur joueur évoluant dans le continent noir la même année par la Confédération africaine de football (CAF), est considéré par beaucoup comme l'un des plus talentueux joueurs de l'Afrique. Confidences d'un Pharaon qui perturbe les défenses adverses.

images13Racontez à nos lecteurs comment vous en êtes venu au football?
Mon parcours a commencé de façon bien commune. J'habitais a Nasr City, un quartier du Caire, à côté du club de la Société des Chemins de fer "el-Sekka el-Hadid". Je me suis inscrit aux tests techniques et j'ai été pris. J'ai passé dix ans au sein de ce club qui forme pas mal de graines de stars avant de les céder aux grands clubs. Puis, à l'âge de 20 ans, j’ai été transféré à Ismaïli où j'ai évolué pendant cinq ans… Petit à petit je suis devenu connu dans le milieu du ballon rond Egyptien et Arabe et à partir de là, j'ai commencé mon aventure de deux ans en Arabie Saoudite et au Qatar avant de regagner l'Egypte et de signer pour al-Ahly.

Vous avez passé cinq saisons formidables à Ismaïli pourtant vous n'êtes pas sorti de l'ombre, expliquez-vous cela par l'omniprésence du Ahly et du Zamalek?
Pour moi cette discrétion est normale. Certes Ismaïli est un grand club, mais le nombre de fans n'a rien à voir avec les supporters d'al-Ahly ou de Zamalek. C’est drôle mais c'est avec Ismaïli que j'ai marqué le plus de buts...Lors de ma première saison avec le maillot jaune j'ai marqué dix buts avant d'être élu meilleur joueur d’Egypte la dernière saison. C'était déjà formidable car c'est rare qu'un joueur hors d'al-Ahly et de Zamalek obtienne ce titre... Mais en même temps je dois avouer que les footballeurs de ces deux clubs vivent toujours sous la lumière des médias.

Dans un deuxième temps, vous vous exilez dans les pays du golfe, c'était une bonne idée pour un joueur ambitieux ? N'était-ce pas une erreur sur le plan sportif ?
Jouer en Arabie Saoudite n'était pas une mauvaise idée... le championnat saoudien est très fort, il y a des joueurs brésiliens et africains de renom qui jouent là-bas... Lors de la saison que j'ai passée a Ahly Djeddah j'ai été choisi meilleur joueur étranger... J'en tire profit... Mais au Qatar, mon expérience à al-Araby ne m'a rien apporté... Je ne vais pas dire que c'était une mauvaise aventure, mais je n'en ai pas profité du point de vue technique.

A al-Araby, vous jouez avec des stars comme Batistuta, quel était le problème?
La réussite du football exige la présence de stars et de bons joueurs mais aussi l'existence de spectateurs et l'intérêt des médias… Mis à part le recrutement de stars mondiales, il n’y avait rien au Qatar... Là-bas les gens s'intéressent à n’importe quoi, sauf au vrai football... c’est ce qui m'a poussé à prendre la décision de regagner l'Egypte.

Puis vous arrivez au Caire : le choix d'Al-Ahly allait t-il de soi ? Vous pouviez opter aussi pour le Zamalek par exemple?
Le professionnalisme d'Al-Ahly m’a convaincu de rentrer en Egypte et de signer pour ce club...L'autre détail qui m'a aidé à prendre cette décision était la signature de mon ex-coéquipier à Ismaïlia, Emad el-Nahas, pour les Diables Rouges. Cela m'a rassuré.images4

Vous venez de connaître deux années extraordinaires avec El Ahly ponctuées par une victoire en Ligue des champions d'Afrique, comment expliquez-vous ce retour en force du club cairote ?
Al-Ahly est un club qui chasse les titres… Mais comme tous les autres grands clubs du monde, il a connu des années de vaches maigres. Le problème, c’était l'impatience des fans de la "forteresse rouge"... Ils sont gourmands... ils ont toujours faims de victoires et de titres... Dans la mauvaise période qu'il a traversée, al-Ahly possédait de très bons joueurs. Mais ils étaient jeunes et manquaient d'expérience. Dès qu’ils étaient mis sous pression ils perdaient le contrôle. L'administration d'Al-Ahly a bien compris ce qui clochait et a commencé à chercher à recruter des joueurs d'expérience. C’est ce qui a aidé le club à retrouver le chemin des titres.

Cette performance, hélas, n'a pas eu de confirmation lors du Mondial des clubs : al-Ahly est passé au travers, vous avez des regrets?
Le Mondial des clubs, c’est effectivement la grande polémique… tout le monde dit que nous n'avons pas joué comme d'habitude. Mais je ne partage pas cette idée... Nous avons joué contre des champions d'autres continents. Nous avions de grands clubs en face de nous. C'était notre première expérience à ce niveau. Regardons nos deux matchs, le premier contre le Saoudien "Ittihad Djeddah", nous avons dominé la première mi-temps et nous étions surpris de ne pas avoir marqué au moins un but… Puis en seconde mi-temps le niveau de l'équipe a baissé de manière incompréhensible... D’habitude, lorsque deux ou trois joueurs de l'équipe ne sont pas en forme, les autres joueurs compensent. mais, cette fois-là, nous étions sept ou huit joueurs à être "hors service". Il était impossible de remobiliser l'équipe. Pour le 2eme match, contre le "Sidney FC" nous avons perdu par malchance. nous avions encaisse deux buts a la suite des deux seuls attaques australiennes pendant le match. Les supporters ont été déçus parce que les médias leur avaient fait croire qu'Al-Ahly était parti au Japon pour remporter le titre, ce qui n'était pas vrai. Bien sûr nous avions l'espoir de rencontrer Sao Paolo et Liverpool... Mais pour le seul objectif de montrer la puissance du football égyptien. Je ne regrette rien de cette aventure, car nous avons retenu la leçon... L'année prochaine si nous sommes qualifiés pour le Mondial des clubs, nous aurons l'expérience. Désormais nous savons que le premier match est le plus important. (Eclat de rire) Allons, Al-Ahly est tout de même 6eme du Mondial des clubs et non pas 6eme du championnat d'Egypte ou d'un tournoi de Ramadan (des tournois populaires organisés dans les quartiers en Egypte pendant le mois de Ramadan) !

Vous marquez régulièrement des buts, mais vous êtes avant tout un passeur décisif. Vous éprouvez le même plaisir à réaliser l'un et l'autre ?
Moi butteur ? je ne me suis jamais considéré comme butteur... Je préfère le poste de passeur décisif...marquer les buts c'est de la chance. J'adore être meneur de jeu. Je ne pense jamais à marquer des buts. Mais quand je marque, je suis un joueur heureux.

images5Alors que vous êtes un joueur décisif, vous répétez sans cesse que la star c'est l'équipe, n'êtes-vous pas trop modeste?

Non pas du tout, c'est la vérité. Même si vous me considérez comme élément décisif, les autres le sont aussi. Abou Treka c'est un élément décisif, Emad el-Nahas est le rocher de la défense, Met'eab est le butteur...Chacun est décisif à son poste. Je ne peux rien faire seul.

Un modeste doublé d'un sentimental. En 2005 vous fondez en larmes à la fin d'un match au cours duquel vous avez marqué trois buts contre votre ancien club (Al-Ahly 6 IsmaIi 0). Vous étiez tristes pour vos anciens coéquipiers ?
Ces larmes étaient des larmes de joie… Marquer est un bonheur en soi. Et marquer trois buts contre un club comme Ismaïli n'est pas une chose aisee. Mais, j'ai caché ma joie car j'ai pris en considération les fans d'Ismaïli qui m'avaient soutenu et aime pendant cinq ans... Cela n'aurait pas ete une bonne idée de les provoquer.

Peut-on imaginer Mohammed Barakat évoluer dans un autre club égyptien que al-Ahly ?
Vous pouvez dire que c'est quasiment impossible... Comme je vous l'avais laissé entendre au début de cet entretien, j'ai regagné l'Egypte pour jouer à Al-Ahly.

Si avec al-Ahly, tout va bien, en sélection, vous n'avez pas eu la tache facile. Vous avez mis du temps avant de vous imposer, comment l'expliquez-vous ?
Ce que vous dites n'est pas tout à fait juste. J’ai été sélectionné des mes débuts à Ismaïli. Maintenant je reconnais que je n'étais pas toujours titulaire... La seule époque où j'étais privé de la sélection, c'était quand Marco Tardelli était sélectionneur. Si je n'ai jamais admis cette mise à l'écart, j'ai toujours respecté les choix de M. Tardelli.

On a dit que vous aviez des problèmes avec le sélectionneur des Pharaons Hassan Shehata, mais pendant la CAN 2006 il a beaucoup compté sur vous...alors ?
Je ne dirais pas qu'il y avait des problèmes, mais des différences de points de vue. En outre, il est juste que certaines personnes ont bien essaye de semer la zizanie. Lorsque nous nous sommes expliqués, le coach et moi, nous avons découvert que des gens voulaient créer des problèmes.

Cette CAN est arrivée à point pour vous donner le palmarès international qui vous manque, vous entrez définitivement dans la cour des grands, non ?
(Il a le regard qui brille) Bien sûr que je fais partie des grands maintenant... je viens de gagner la CAN, le troisième plus grand tournoi dans le monde. Je ne faisais pas seulement partie de la liste des 23, j'ai disputé tous les matchs !

Durant ce tournoi éprouvant avez-vous, à un moment ou à un autre, douté de l'issue victorieuse pour les Pharaons ?
Je dois d’abord reconnaître que nous n'étions pas les plus forts techniquement parmi toutes les sélections présentes en Egypte. Mais j'étais sûr que nous allions remporter le trophée.... Cela peut paraître paradoxal, mais j'ai mes raisons : Un : Dieu nous a offert le bonheur. Deux : Les joueurs voulaient faire quelque chose et ils se sont sacrifiés sur le terrain pour aboutir a cet objectif. Trois : les spectateurs y ont été pour beaucoup. Lorsqu'on est soutenu par 75 millions d'Egyptiens, on ne peut que réussir ! Plus de 50% de la victoire appartient aux supporters... Ces derniers se sont déplacés en familles au stade pour nous soutenir... Les responsables politiques ont assisté non seulement aux matchs mais aussi aux entraînements pour nous encourager... Avec tout cela, il était inimaginable qu'une autre sélection puisse nous ravir le titre... Nous aurions pu mourir plutôt que d'accepter l'échec.images3

En 2010, vous aurez 33 ans, espérez-vous participer à votre premier mondial avec l'équipe d'Egypte, en terre africaine ?
Dieu seul le sait. Est-ce que je serai toujours vivant ? Est-ce que je jouerai toujours 2010 ? Je ne le sais pas… Mais si tout va bien et que je suis toujours en forme, bien sûr que je ferai de la Coupe du monde un objectif. C'est le seul grand tournoi qui manque à mon palmarès.

Vous ne rejetez pas l'idée d'évoluer un jour en Europe. Quel championnat aurait vos faveurs ?
Je ne pense pas qu'un joueur puisse dire non à une proposition d'évoluer en Europe… Si une telle chance se présentait, je l'accepterai. A une seule condition : qu'elle vienne d'un championnat de haut niveau.

Vous venez d'être sacré meilleur joueur africain par les auditeurs et internautes de la BBC en devançant des joueurs de la trempe d'Eto'o, Essien ou Okocha, fier de cette consécration ?
Pour être honnête, ce n'est pas une question de fierté, c'est une récompense... J'ai bien travaillé en 2005. Ce prix m'a donné l'impression qu'il y a des gens qui apprécient ce que j'ai fait. Et puis, vous avez vu la liste des autres nominés? Maintenant, j'avoue que je n'ai jamais cherché à établir une comparaison avec les autres joueurs...Pour moi les choses sont simples : "Si je travaille, je suis récompensé. Point final". Cette consécration va me pousser à faire de mon mieux en 2006.

Avant de devenir vous-même une star, aviez-vous des modèles : d'abord en Egypte puis dans le monde ?

Je commencerai par le niveau mondial... J'adore Zidane et Luis Figo. En Egypte, mon modèle est Taher Abou Zeid, c’est pour cela que je porte toujours le numéro "12".

Si l'on vous dit que le jeu pratiqué par al-Ahly, pressing incessant des dix joueurs de champ, ressemble au football total de l'Ajax des années 70, cela vous convient ?

(Un petit sourire malin) Je n'ai pas connu l'Ajax des années 70, alors comment commenter son jeu?

images12Le fait de ne pas retrouver cette façon de jouer en sélection ne semble pas vous déranger particulièrement…
Cela ne me dérange pas, mais vous devez savoir que mon rôle parmi les Diables Rouges n'a rien à voir avec mon poste au sein de la sélection... A Al-Ahly, je suis un milieu offensif et meneur de jeu... au sein de la sélection je suis un arrière droite, la défense est ma préoccupation principale. Je pense que le poste d'arrière droite est plus fatiguant et je dois reconnaître que je préfère le poste de milieu offensif.

Vous disposez d'un bagage technique considérable et vous faites preuve d'une grande activité physique sur le terrain, finalement vous n'avez pas de point faible…
Sur le terrain je crois que je n'ai pas de points faibles. Mais dans la vie en général mon point faible c'est ma famille et surtout mes enfants...Quand je suis avec eux, je ne veux pas les quitter, j'ai du mal à les laisser même pour aller à un entraînement.

Que dites-vous sur Barakat l'homme, l'époux et le père?
Barakat c'est un homme simple qui vit une vie normale…J'adore ma femme et mes enfants. J'aime vivre loin des flashes et des stars... C’est pour cela que les gens pensent que je ne suis pas sociable... C'est un peu vrai, mais je préfère consacrer mon temps à ma famille.

Parlez-nous du Barakat secret?
Le Barakat secret n'existe pas. Les spectateurs savent tout sur moi grâce aux interviews que j'accorde aux médias... Je n’ai rien à cacher, vous pouvez dire que je suis "un livre ouvert" à tout le monde.

Qu'est ce qui dérange Barakat sur le terrain et dans sa vie quotidienne?
Sur le terrain, c'est quand un adversaire est très violent. Ça m'est arrivé au cours de la finale de la CAN quand un joueur ivoirien m'a agressé devant l'arbitre a plusieurs reprises… là j'étais vraiment énervé. Dans la vie quotidienne, ce qui me dérange c'est quand il y a un problème dans ma famille… quand un de mes enfants est malade par exemple. Où bien lorsque je lis les journaux toute la violence qui devore le monde et cette paix remise en cause un peu partout.images10

En-dehors du football, quels sont les autres centres d'intérêt de Barakat ?
Je préfère rester chez moi pour jouer avec mes enfants, lire les journaux, regarder la télévision et écouter de la musique…D'ailleurs, j'aime tous les genres. Quand je veux retrouver la paix, j'écoute les incontournables de la chanson égyptienne, tels Abel Halim Hafez et Oum Kalsoum.

Digest Barakat
Nom : Mohammad Barakat Ahmed
Surnom : Mercure
Ne le 07/09/1976 au Caire, 64 kg 1,71m, marié et deux enfants Maram (fillette de 5 ans) et Adham (garçon de 2 ans).
Clubs successifs : el-Sekka el-Hadid (Egypte 1986-1996), Ismaili (Egypte 1997-2002), Ahly Djeddah (Arabie Saoudite 2003), al-Araby (Qatar 2004) et al-Ahly (Egypte 2005-?)
Palmarès : la Coupe Africaine des Nations "CAN 2006", Ligue Africaine des clubs champions 2005, deux titres nationaux 2002 et 2005, coupe d'Egypte 1997, Ligue Arabe des clubs champions 2003, super coupe d'Egypte 2005.
BBC Meilleur joueur en Afrique 2005.
CAF meilleur joueur évoluant dans le continent Africain 2005.
Meilleur joueur étranger en Arabie Saoudite 2003.
Meilleur joueur en Egypte 2002.



images2Mohammad Barakat : Etoile...filante
Il est des noms qui prédestinent. Et quand on sait qu’en arabe, « baraka » signifie « bénédiction », alors peut-être comprend-on mieux le phénomène Mohammed Barakat. Technicien hors-norme et travailleur infatigable, Barakat a de quoi sourire aujourd’hui. En quelques mois à peine, il a mené son équipe d’Al-Ahly au titre de champions d’Afrique des clubs champions, avant d’aller s’asseoir sur le toit de l’Afrique avec les Pharaons. Une saison 2005-2006 exceptionnelle, récompensée par le titre de meilleur joueur africain (vote des auditeurs de la BBC).
Alors, Barakat, nouveau messie du football égyptien ? L’homme joue plutôt aux courants d’air. A peine les crampons rangés aux vestiaires, Barakat s’empresse de se fondre dans la masse. Regard bas, épaules recroquevillées, il se joue des journalistes et zigzague entre les fans. Une attitude qui lui a d’ailleurs valu l’étrange surnom de « mercure ». Pas le dieu romain, non, mais cette matière insaisissable, qui glisse et s’échappe, sans jamais se laisser attraper. Une grande qualité sur le terrain, mais un mystère dans la vie. Un comportement que certains ont du mal à comprendre et son entraîneur ne cache pas qu’il regrette ce coté associable. Une star doit s’assumer, selon lui.
Mais Barakat est de ceux qui préfèrent la vie de famille aux paillettes. Alors, entre le terrain et la vie privée, deux hommes, deux personnalités, se tournent le dos. Car l’homme chétif de la rue accouche d’un combattant hors norme sur le terrain. Sur la pelouse, Barakat déménage. En meneur de jeu ou plus en retrait en arrière droit, son pressing est incessant, harcelant. Il aligne les longues courses, tacle comme un stoppeur, avant de relancer d’une transversale dans les pieds. Parfois buteur, Barakat se préfère en passeur, souvent décisif. Certainement son coté altruiste. Toujours dans les bons coups, il reçoit beaucoup aussi. Et là, c’est le sang chaud du compétiteur qui boue. Des coups de sang qui inquiètent son entraîneur : s’il a bien un défaut, dans le jeu, c’est sa trop grande émotivité. Facilement provoqué, l’homme au numéro 12 peut réagir au quart de tour.
Pourtant, on est loin des grands gabarits africains : dans son costume de sage père de famille, il ne paie pas de mine. Toujours un peu en retrait, comme pour se protéger, il ne hausse jamais le ton. Et quand on ose le comparer, dans le comportement, à son idole Zinédine Zidane, le compliment le ferait presque rougir. Mais dans ses yeux toujours à l’affût, une étincelle de fierté s’allume. Car la modestie n’empêche pas l’ambition. Et Barakat peut nourrir de belles idées, l’esprit peut-être déjà en Europe.
Mais l’entretient touche à sa fin. A peine un mouvement de tête et l’homme a déjà filé. En douce, comme pour ne déranger personne, pour ne pas avoir à s’excuser de nous abandonner si vite.
Loin du star system, Mohammed Barakat n’en demeure pas moins une étoile. Une étoile filante.

Article écrit pour le numéro 19 de la revue Foot Africa mars 2006 (Grand merci à Arnaud Saint-Jean)

1 mars 2006

Que sont les joueurs locaux devenus ?

Vendredi 3 février, deuxième quart de finale de la CAN : le pays organisateur affronte la RD Congo au Cairo Stadium. Tout oppose les deux sélections. Pourtant, si l'on y regarde de plus près, les deux équipes ont un point commun non négligeable : en ces temps de mondialisation du sport et d'expatriation tous azimuts des footballeurs africains, la RD Congo et l'Egypte s'appuient encore en majorité sur des joueurs "locaux", évoluant dans leur championnat national. On s'en doute, le phénomène n'a pas les mêmes racines dans l'un et l'autre des deux pays. Décryptage…

simbas_airness_gCe fut la première grande sensation de cette CAN 2006. Sur le terrain du stade de l'Académie militaire du Caire, les Simba battaient sans discussion le mondialiste togolais (2-0). Rapidement réduits à dix lors du match suivant, les joueurs de RD Congo parvenaient néanmoins à tenir en échec l'Angola, autre qualifié pour la Coupe du monde. Inhibés contre le Cameroun, les Simba quittaient finalement la compétition en quarts de finale, dominés par l'Egypte.

A chaque sortie, les hommes de Claude Le Roy auront toutefois séduit, voire franchement épaté. La surprise fut d'autant plus belle que cette équipe a été construite en bonne partie autour de joueurs locaux, quand la plupart des formations africaines sont aujourd'hui composées de professionnels évoluant dans les plus lucratifs championnats européens. Dès l'élimination, l'entraîneur français annonçait sa démission. Une belle aventure prenait fin, mais cette équipe avait montré que, pour les sélections africaines, la voie "locale" pouvait être carrossable.

Avant la CAN, l'entraîneur français ne cessait de marteler son credo. D'interviews en conférences de presse, Claude Le Roy répétait inlassablement la phrase suivante : "Un local de talent vaut mieux qu'un professionnel moyen." Pour l'expérimenté coach français, il en va d'une certaine philosophie du jeu, autant que d'un désir de faire appel aux forces vives d'une nation riche en footballeurs de talent.

Encore jeunes et non formatés par le professionnalisme à l'européenne, ces joueurs détonnent avantageusement. "Il y en a marre des gros balèzes dans le foot, de la force physique. Moi, je crois au jeu, à la technique. C'est le football que j'aime et que j'ai toujours défendu ! Le football est aussi un art, il ne faut pas l'oublier", assène Claude Le Roy, qui n'en finit pas de savourer sa revanche sur les râleurs et les railleurs : " On m'a dit que j'étais fou en alignant cinq joueurs de petite taille. Mais quand je vois Matumona Zola (voir notre encadré), qui mesure 1m60, se battre et prendre des ballons de la tête, je me dis que mes joueurs sont extraordinaires".

"Des joueurs athlétiques et solides"
Quid tout de même de cette question de la taille ? Autrement dit, les footballeurs de poche congolais peuvent-ils réussir à construire une carrière sur le long terme ? Pour leur entraîneur, il s'agit d'un faux débat : "S'ils étaient malingres, s'ils se retrouvaient par terre au moindre contact, je ne les prendrais pas dans mon équipe. Mais ce sont des joueurs athlétiques et solides. Plus globalement, l'argument de la taille a ses limites. Maradona, il était grand ? Messi, il fait deux mètres ?"

Réintroduire de la folie et de l'inventivité dans le football des années 2000, telle est l'objectif pour Claude Le Roy, qui ne cache pas son goût immodéré pour les dribbleurs : "Le football actuel se meurt de leur absence ! Heureusement qu'il y a Barcelone, heureusement qu'il y a les Simba !!!"

imagesCAD5SW92leRoyClaude Le Roy aime à citer un autre exemple de cet engagement de longue date en faveur du beau jeu : "A l'époque où j'entraînais Strasbourg, j'ai lancé Péguy Luyindula, autre joueur originaire de RD Congo. Avant son premier match en tant que titulaire, je l'ai convoqué et je lui ai tenu le discours suivant : 'C'est ton premier match, tu seras très observé, le public ne sera pas forcément tendre. Mais n'aie aucune crainte, et même si tu rates certains gestes, continue de tenter, essaie de ne pas te décourager car je te promets que tu seras encore titulaire pour les cinq matches suivants".

Autre signe de cet engagement, le fait de privilégier aux postes défensifs certains attaquants reconvertis. L'exemple de Gladys Bokese, le libéro des Simba est à ce sujet éloquent : "C'était un avant-centre de bon niveau. Mais il lui manquait un petit quelque chose pour devenir un avant-centre de niveau international, explique Le Roy. J'en ai fait un libéro en raison de sa vision du jeu et de ses qualités de conduite de balle. En règle générale, j'aime bien procéder de la sorte. J'avais déjà fait de même avec Emmanuel Kunde, qui de milieu axial s'était mué en libéro".

Travail de suivi
En faisant confiance à sa jeune garde locale, Claude Le Roy s'est également donné les moyens d'effectuer un travail suivi. Avec cette ossature basée au pays, rassembler son effectif est plus aisé. Et les démarches de détection trouvent rapidement des prolongements concrets. "Je fais beaucoup d'observation sur le terrain, dont la sélection bénéficie. Si je n'allais pas voir jouer les clubs locaux, à Kinshasa ou ailleurs, si je n'allais pas observer les tournois en province, je n'aurais pas déniché tous ces jeunes talents", explique le coach français.

Et de poursuivre : "C'est un travail de fond. J'avais fait pareil au Cameroun dans les années 80. C'est moi qui avait façonné l'équipe de 1990, celles des Tataw, Omam-Biyik, Kana-Biyik, Massing, Kunde etc. A l'époque on m'avait parfois reproché d'avoir écarté Abega ou M'Bida, mais j'avais tenu mon cap…"

Dès avant l'annonce de sa démission, Claude Le Roy doutait de la possibilité d'un tel travail en profondeur en RD Congo. "Le bel élan actuel risque malheureusement de ne pas durer, regrettait l'entraîneur. Tous ces joueurs vont à coup sûr être repérés par des recruteurs. Ils partiront très prochainement en Europe. Si seulement ce départ pouvait être différé d'une saison ou deux, il serait possible de faire de gros progrès au pays, dans la foulée de nos bonnes prestations actuelles".

14904Le temps, c'est donc ce qui risque de manquer le plus à ce pays, qui en a pourtant déjà beaucoup perdu dans une terrible guerre civile qui a fait 4 millions de morts. Claude Le Roy en est bien conscient : "Ce pays est encore convalescent, meurtri. Avoir une équipe composée de locaux en majorité, c'est aussi un signe de réconciliation nationale. Cet aspect a pas mal compté dans mon choix", avoue le technicien français.

La principale limite du système réside actuellement dans l'absence de clubs locaux dignes de ce nom. Seul le Tout Puissant Mazembe (connu à l'époque du Zaïre sous le nom d'Englebert) présente des infrastructures et une organisation quasi-professionnelles. Le même déficit de moyens n'épargne pas l'équipe nationale.

"Je ne demandais pourtant pas grand-chose, tonne Claude Le Roy. Le plus urgent était sans doute de disposer de terrains d'entraînement en bon état et entourés de grillages. Aujourd'hui, lorsqu'un ballon se retrouve en brousse, c'est un attroupement, avec des dizaines d'enfants qui se précipitent et trois minutes de palabres pour récupérer la balle, parce qu'un ballon ça représente un mois de salaire… Comment voulez vous entraîner avec la concentration optimale dans ces conditions ?", conclut l'ex-coach des Simba.

Ce manque de terrains aux dimensions réglementaires n'est pas sans conséquence négative sur le football pratiqué. Comme de nombreux pays d'Afrique subsaharienne, la RD Congo manque cruellement de gardiens de qualité. Même quand ils s'avèrent efficaces, le style de ces portiers est rarement académique. Pascal Kalemba, gardien du club gabonais de Téléstar et des Simba, ne fait pas exception à la règle…

Autre risque, pas toujours facile à conjurer : celui de voir l'équipe nationale se retrouver coupée en deux, entre locaux et professionnels. A ce propos, Claude Le Roy ne botte pas en touche : "Les professionnels que j'ai laissés sur le banc ne le prennent pas tous bien. Un coach doit toujours veiller à éviter que certains développent des problèmes d'ego."

Des clubs trop gourmands
imagesCALWLO5ZDe telles difficultés n'épargnent pas la sélection égyptienne. Contrairement à son homologue congolais, pauvre et sommairement organisé, le championnat égyptien figure parmi les tous meilleurs du continent. Le fossé y est bien moins grand avec l'Europe. Pourtant, si plusieurs joueurs égyptiens ont déjà franchi la Méditerranée, rares sont ceux qui ont réussi durablement à l'étranger. Alors que les autres pays du Nord de l'Afrique (Algérie, Tunisie, Maroc) voient un nombre toujours croissant de leurs talents locaux partir exercer leur art en Europe, l'Egypte demeure à l'abri de cette tendance lourde.

A cette CAN, les Pharaons se sont illustrés avec une équipe composée à plus de 80% de joueurs évoluant dans le championnat national, dont les clubs s'illustrent régulièrement en Ligue des champions africaine. L'un d'entre eux, El-Ahly a ainsi remporté l'édition 2005 de cette compétition. Mais la qualité du championnat d'Egypte peut-elle suffire à expliquer la faible tendance des footballeurs égyptiens à l'expatriation ? Rien n'est moins sûr…

"Après la victoire de l'Egypte à la CAN 1998, 14 joueurs étaient partis à l'étranger. Beaucoup sont rapidement revenus", rappelle Chawqi Gharib, adjoint du sélectionneur égyptien Hassan Shehata. Seuls Mido, Hossam Ghali et Mohammed Zidan ont pris racine en Europe.

Pour l'entraîneur, il s'agit avant tout d'une question d'adaptation : "Le professionnalisme à l'européenne, cela signifie le sérieux et l'engagement. Or, trop souvent, les joueurs égyptiens ne s'engagent que s'ils sont sous pression psychologique. Ils deviennent célèbres trop facilement ici, et ont tendance à se reposer sur cette renommée vite acquise".

Si beaucoup de footballeurs égyptiens font toute leur carrière dans leur pays, c'est également en raison de la qualité et de l'opulence des clubs locaux. Selon Chawqi Gharib, celle-ci joue également des tours au football national. "Il faut avouer que les clubs égyptiens exagèrent sur le prix des jeunes joueurs. Ils sont trop gourmands et veulent bien souvent les vendre aux prix de grandes stars ! Cela constitue une entrave à leur départ à l'étranger."

Selon le coach adjoint de la sélection, le cas de Mido, qui est aujourd'hui le footballeur égyptien le plus connu en Europe, constitue un contre-exemple intéressant : "Ce joueur est parti à l'âge de 18 ans pour un petit prix. A mon avis, il faut aller dans ce sens pour ouvrir la voie au transfert régulier de nos meilleurs éléments de moins de 21 ans. Le football égyptien en bénéficiera !"

Les autorités sportives du pays en semblent conscientes, reste à traduire cette volonté en actes. Déjà, au lendemain de la CAN 1998, le président Moubarak avait donné des recommandations pour faciliter le transfert des jeunes Egyptiens à l'étranger. "Mais les clubs avaient continué de faire ce qu'ils voulaient", déplore Chawqi Gharib, qui réclame plus de fermeté à l'avenir dans l'application de telles directives.

 

Ahmed Fathi, la fierté d'Ismaili
imagesCA2FO2TXFathiA 21 ans, Ahmed Fathi poursuit une progression régulière. Sociétaire du club d'Ismaili depuis l'âge de 16 ans, le défenseur (ou milieu relayeur) de gabarit moyen (1m76, 72 kilos) a gravi les échelons un par un, sans accroc. Lancé petit à petit en championnat, il dispute en 2003 la CAN juniors au Burkina-Faso avec l'Egypte en tant que titulaire. C'est aujourd'hui sa deuxième CAN avec l'équipe A. "Lorsque j'étais enfant, je regardais les matches de Coupe d'Afrique à la télévision, je rêvais d'y participer sur le terrain, c'est aujourd'hui chose faite", raconte le numéro 7 des Pharaons, qui ne veut pas s'arrêter en si bon chemin : "Mon vœu le plus cher est de jouer un jour dans un grand club européen", avoue le jeune homme, fiancé depuis peu. Aligné à la place de Mohammed Abou Treka pour le match contre le Maroc, Ahmed Fathi a manqué une grosse occasion de but face au gardien adverse en première mi-temps. "Je sais que je dois encore progresser. Il me faut notamment améliorer ma qualité de centre", reconnaît ce joueur ambitieux. A suivre…


Matumona Zola, on l'appelle "Roum"
imagesCAT7NT6GzolaDepuis sa plus tendre enfance, il se fait appeler "Roum"… comme Rummenigge, ce grand attaquant allemand des années 80, avec lequel il a pourtant peu de points communs, sinon une enviable efficacité. A 25 ans, Matumona Zola n'est plus un junior depuis belle lurette, mais ce milieu offensif axial a attendu cette CAN 2006 pour crever l'écran. Originaire de la région du Bas-Congo, sociétaire de l'AS Vita Club, ce meneur de jeu de poche a impressionné par la précision chirurgicale de sa patte gauche et par sa vista panoramique. Toujours bien placé dans les intervalles, Matumona Zola bonifie tous les ballons qui passent entre ses petits pieds. Aussi net que sa tignasse est touffue, le jeu de "Roum" avait déjà déchaîné voici un an les convoitises des grands clubs sud-africains, les Kaizer Chiefs et les Orlando Pirates en premier lieu. A l'époque, Matumona Zola n'avait pas donné suite, soucieux sans doute de ne pas "s'enterrer" loin de l'Europe. Celle-ci lui fera t-elle les yeux doux ? L'avenir le dira…


Les joueurs locaux, sélection par sélection
Afrique du Sud (17) Gardiens : Moneeb Josephs (Ajax Le Cap), Calvin Marlin (SuperSport United), Avril Phadi (Jomo Cosmos). Défenseurs: Siboniso Gaxa et Ricardo Katza (SuperSport), Tshepo Masilela (Premier United), Vuyo Mere (Mamelodi Sundowns), Jimmy Tau (Kaizer Chiefs). Milieux de terrain : Joseph Makhanya, Daniel Tshabalala et Benedict Vilakazi (Orlando Pirates), Mlungisi Gumbi (Golden Arrows), Siyabonga Nkosi ( Bloemfontein Celtic), Simphiwe Tshabalala (Free State Stars). Attaquants : Lebohang Mokoena et Siyabonga Nomvete (Pirates), Katlego Mphela (SuperSport).
Angola (10) Gardiens : Goliath (Sagrada Esperanca), Lama (Petro Atletico). Défenseurs: Delgado (Primeiro Agosto), Jacinto (AS Aviacao), Jamba (Aviacao), Lebo-Lebo (Sagrada Esperanca), Loco (Benfica Luanda). Milieux de terrain : Miloy (InterClube), Ze Kalanga (Petro). Attaquants : Love (Aviacao).
Cameroun (0)
Côte d'Ivoire (0)
Egypte (19) Gardiens : Issam al-Hadary (Ahly), Abdel Wahed al-Sayed (Zamalek), Mohammed Abul Monsef (Zamalek). Défenseurs : Ibrahim Said (Zamalek), Tarek al-Sayed (Zamalek), Mohammed Abdel Wahab (Ahly), Ahmed al-Sayed (Ahly), Wael Gomaa (Ahly), Ahmed Fathi (Ismaili). Milieux de terrain : Mohammed Shawki (Ahly), Mohammed Abou Treka (Ahly), Mohammed Barakat (Ahly), Hassan Mustafa (Ahly), Ahmed Eid Abdel Malek (Harras al-Hodud). Attaquants : Hossam Hassan (Masry), Imad Metaeb (Ahly), Abdel Halim Ali (Zamalek), Osama Hosni (Ahly), Amr Zaki (ENPPI).
Ghana (4) Gardiens : George Owu (AshantiGold). Défenseurs : Issa Ahmed (Ashanti Kotoko), Aziz Ansah (Ashanti Kotoko). Attaquants : Prince Tagoe (Accra Hearts of Oak).
Guinée (3) Gardiens : Kémoko Camara (Hafia FC), Naby Diarso (Satellite FC). Milieux de terrain : Sékouba Camara (AS Kaloum).
Libye (17)
Gardiens : Samir Abdussalam Abbud (Al-Ittihad), Muftah Saad Ghzalla (Al-Ittihad). Défenseurs : Mohmoud Maklouf Shafter (Al-Ittihad), Younes Alhousen Shibani (Olimpic) Essam Rajab Blal (Olimpic), Osama Mashbih Hamadi (Al-Ittihad), Naje Saed Shushan (Al-Ittihad). Milieux de terrain : Waled Ali Osman (Al-Ittihad), Madi Saad Belkher (Al Hilal), Marei Mohamed Suliman (Al-Ittihad), Abdesalam Kames Ezwae (Olimpic), Khaled Hussen Hussen (Al Nassar), Salem Ibrahim Rewani (Al-Ittihad), Ahmed Faraj El Masli (Al-Ittihad). Attaquants : Ahmed Mahmoud Zuway (Ahly Benghazi), Nader Amhimed Karra (Olimpic), Ahmed Saed Osman (Ahly Tripoli).
Maroc (6) Gardiens : Tarek Jarmouni (FAR Rabat), Mustapha Chadli (Moghreb Tétouan), Nadir Lamyaghri (Wydad Casablanca). Défenseurs : Houcine Ouchela (FAR Rabat). Milieux de terrain : Hafid Abdessadek (FAR Rabat), Mohamed Madihi (Wydad Casablanca).
Nigeria (1)
Gardiens : Dele Aiyegnuba (Enyimba).
RD Congo (10) Défenseurs : Gladys Bokese (DC Motema Pembe), Félicien Tshamalenga Kabundi (FC St Eloi Lupopo), Ngandu Kasongo (TP Mazembe), Nono Lubanzadio (SC Cilu), Benmond Nsumbu Dituabanza (AS Vita Club). Milieux de terrain : Ngasanya Ilongo "Saddam" (DC Motema Pembe), Pitshou Matumona Zola (AS Vita Club), Tresor Mputu Mabi (TP Mazembe). Attaquants : Alain Kaluyituka (AS Vita Club), Bezwa Mbokani (TP Mazembe).
Sénégal (1)
Gardiens : Pape Mamadou Diouf (Jeanne d'Arc).
Togo (3) Gardiens : Safiou Salifou (Dyto FC). Milieux de terrain : Gouyazou Kassim (Etoile filante). Attaquants : Aliru Audu (AS Douanes).
Tunisie (5) Gardiens : Ali Boumnijel (Club Africain), Hamdi Kasraoui (Espérance Tunis). Défenseurs : Wissem Bekri (CS Sfaxien), Issam Merdassi (CS Sfaxien). Attaquants : Amine Ltaif (Espérance Tunis).
Zambie (6) Gardiens : George Kolola (ZANACO). Défenseurs : Kennedy Nkethani (ZANACO), Mark Sinyangwe (Green Buffaloes). Milieux de terrain : Numba Mumamba (ZANACO), Lameck Njovu (Lusaka Dynamos). Attaquants : Dube Phiri (Red Arrows).
Zimbabwe (8) Gardiens : Tapuwa Kapini (Highlanders), Energy Murambadoro (CAPS United), Gift Muzadzi (CAPS United). Défenseurs : James Matola (Buymore). Milieux de terrain : Francis Chandidia (Buymore), Lloyd Chitembwe (CAPS United), Ronald Sibanda (Amazulu). Attaquants : Brian Badza (CAPS United).

Article écrit avec Patrick Juillard pour le numéro 19 de la revue Foot Africa mars 2006

16 septembre 2006

La Banque Mondiale lance une nouvelle stratégie de coopération avec le gouvernement egyptien

La Banque Mondiale (BM) a lance une nouvelle "stratégie de coopération avec le gouvernement égyptien" pour les quatre prochaines années (les exercices fiscaux 2006-2009).

Dans son discours prononcé lors de la cérémonie organisée à cette occasion, le directeur de la Banque Mondiale au Caire, Emmanuel Amby, a affirmé que la BM était d'accord avec l'agenda égyptien de la réforme.

Il a souligné qu'il existe une importante convergence de vues avec le gouvernement égyptien en ce qui concerne les principaux défis du développement du pays.

Il a salué les mesures prises par le gouvernement égyptien depuis sa formation en juillet 2004. "Le gouvernement a pris de mesures courageuses, dans le cadre des reformes politiques ce qui a aidé a la hausse du taux de croissance économique grâce aux développements extérieures convenables", a-t-il noté.Banque_20Mondiale

Il a précisé que la stratégie de la BM indique que l'équipe de la banque chargée du dossier egyptien propose d'aider le gouvernement a réaliser ses objectifs, à savoir, faciliter le développement du secteur privé, augmenter la prestation des services publiques et renforcer l'égalité.

A cet égard, la stratégie propose l'octroi d'un programme de financement ayant pour valeur moyenne 500 millions de dollars par an afin de soutenir les principaux objectifs du développement dans la stratégie de coopération avec le gouvernement égyptien.

Selon cette stratégie, les principaux objectifs du gouvernement égyptien sont "la hausse durable du PIB", "l'apaisement de l'acuité de la pauvreté" et "la réduction de la différence entre les revenus des Egyptiens".

Dans sa stratégie, la BM souligne que pour réaliser ces objectifs, le gouvernement tente d'augmenter la contribution du secteur privé, en tant que facteur du développement, côte à côte avec la réactivation du rôle du secteur public dans l'économie.

Et la BM de dire que l'efficacité du secteur privé de renforcer la croissance augmente à travers l'amélioration du climat d'affaires en appliquant un nombre de politiques couvrant les domaines du commerce, de finances et de taxes.

La BM ajoute que le renforcement du rôle complémentaire du secteur public nécessite la hausse de la prestation des services publiques, comme l'infrastructure, l'enseignement et la stabilité de la macro-économie.

La BM estime que la stratégie de développement à "double dimension", avec d'autres facteurs, aidera l'Egypte à faire face aux défis concernant la réduction du taux de chômage au moment où le nombre de la main d'oeuvre augmente.

La Banque souligne que le gouvernement égyptien vise également à réaliser l'égalité "en reformulant les politiques sociales afin d'aboutir aux objectifs de la prospérité nationale de manière plus efficace".

Concernant les classes démunies, incapables de contribuer au courant principal de la croissance économique ou affectées par les reformes économiques, la BM indique que le gouvernement égyptien à l'intention de renforcer le réseau de sécurite sociale pour qu'elle couvre davantage de catégories exposées aux dangers, l'augmentation de la performance du système à travers la décentralisation administrative, le renforcement des concepts de la participation sociale et la réactivation du rôle des ONG.

Selon la banque, l'égalité entre les diverses régions de l'Etat sera partiellement ameliorée par l'orientation de quelques investissements vers la Haute Egypte.

Pour faciliter le développement du secteur prive, la BM souligne qu'elle orientera son soutien vers la réalisation de trois objectifs déterminés : un secteur financier plus efficace pour qu'il puisse répondre aux besoins du secteur prive, l'existence d'un système commercial international caracterisé par la réduction du cout des transactions et des opérations et un climat d'affaires distingues par la baisse du cout des transactions et des opérations dès le début jusqu'à la fin.

La banque précisé que la Société Financière Internationale (SFI), l'Agence internationale de garantie des investissements (MIGA) et le programme des services consultatifs pour les investissements étrangers directs participeront dans ce projet.

Concernant la fourniture des services publics, la BM indique que son équipe sera chargée de s'assurer que la politique monétaire et financière va de pair avec les besoins de la stabilité de la macro-économie, outre l'augmentation et l'amélioration de la performance de l'infrastructure, comme l'énergie, le transport et les télécommunications.

La BM juge nécessaire le développement de la qualité de l'enseignement a tous les niveaux, l'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau, et la performance de la gestion des ressources hydriques.

Selon la BM, cette stratégie vise à créer des sources et réaliser une qualité et une permanence financière du système des assurances sociales tout en tenant compte du renforcement de l'égalité afin d'améliorer l'efficacité des réseaux de sécurite, élargir le nombre des bénéficiants, réduire les différences entre la haute Egypte et le Delta, améliorer la capacité d'accorder aux pauvres les soins médicaux de qualité et de réduire la différence entre sexes.

Selon la stratégie, les mesures nécessaires pour réaliser ces objectifs ont effectivement commencé en Egypte lorsque le gouvernement a debuté, depuis sa formation en juillet 2004, un programme de reforme à long terme.

Selon Amby, la BM souligne que l'environnement politique et économique de l'actuelle stratégie de soutien est complètement différente de celle ayant eu lieu lors de l'élaboration de la stratégie précédente (juin 2001).

A la lumière de cet environnement, la BM indique pouvoir assurer un plus grand soutien que celui des dernières années.
Dans ce contexte, la BM affirme que selon la perspective de la politique structurelle et de la macro-économie, l'Egypte est actuellement qualifiée parmi "les cas essentiels".

La BM ajoute que le soutien financier et analytique du groupe de la BM vise à protéger la situation actuelle de la macro-economie et de la reforme.

La banque souligne avoir pris également en considération un scenario d'emprunts pour un cas plus haut avec une moyenne d'engagement qui s'élève a 700 millions de dollars.

Selon la banque, ce scenario stipule l'octroi de deux prêts pour les paiements rapides afin de soutenir les reformes dans le secteur financier, qui sont centrales pour améliorer le climat nécessaire pour développer le secteur privé.

Et la banque de dire que les raisons de hausser le niveau seront l'application de reforme substantielle dans le secteur financier et la mise en vigueur d'un plan financier afin de répondre aux besoins financiers du programme de la reforme du secteur financier.

Ce plan doit prouver qu'au moins 10% du financement vient de sources qui ne mèneront pas à l'emprunt.

La BM observe la stimulation déjà réalisée dans le mouvement de développement en Egypte, soulignant que le taux de croissance a atteint 4,4% en 2004 grâce à certaines reformes des politiques qui sont allées de pair avec des développements extérieures qui avaient soutenu la hausse du taux de croissance.

La BM salue le flottement, en début de 2003, de la valeur de la livre égyptienne en tant qu'une des plus importantes reformes.

Et la banque de dire que malgré les obstacles qui ont entraveéé la gestion de l'opération du flottement, l'importante baisse de la valeur (35%) en 2003 a aidé à l'augmentation des revenus de l'Egypte des devises etrangères à travers des sources comme le tourisme et les exportations industrielles.Egypte_carte

Selon la banque, parmi les développements extérieurs qui étaient en faveur de l'Egypte, figure la hausse en 2004 de la demande économique mondiale...Le taux de croissance économique mondiale a atteint 4%, ce qui a mené à l'augmentation du nombre des navires traversant le Canal de Suez.

La BM souligne que les exportations du gaz naturel et la hausse du prix du petrôle, outre la hausse de la demande sur les exportations égyptiennes principales, ont également aide a la hausse du taux de croissance de l'économie égyptienne.

La BM salue le progrès réalisé dans l'amélioration des indices de santé en Egypte, tout en soulignant qu'il existe toujours des défis à relever afin de favoriser l'assurance maladie pour les pauvres et améliorer la performance et la qualité des services médicaux.

La BM fait état de la présence des réseaux de sécurite pour les pauvres, même s'ils ont besoin d'amélioration et de développement.

La BM souligne également le progrès réalisé dans le domaine de la réduction de la différence entre les deux sexes en matière d'enseignement, de santé et de participation économique.

Selon la banque, le taux de participation de la femme à la main d'oeuvre est passe de 18% en 1994 a 22% en 2004, alors que sa capacite d'obtenir des prêts pour les PME est passé de 10% en 1994 a 27 % en 2004.

La BM exprime son appréciation au Conseil de cabinet égyptien pour son souci, depuis sa formation en juillet 2004, d'appliquer un programme de reforme à long terme dans le but d'améliorer le niveau de vie, réactiver les investissements, lutter contre le chômage, contenir l'inflation et améliorer la performance du système financier et des services administratifs.

Dans ce contexte, la BM fait remarquer que le gouvernement égyptien planifiait pour prendre des mesures facilitant le développement du secteur prive a travers l'amélioration des politiques commerciale et la privatisation.

La banque se félicite des amendements constitutionnels qui ont permis l'élection du président de la république par suffrage universel direct.

19 janvier 2009

Un président noir à la tête du pays

Ainsi, "Hollywood" a prévu que le prochain président des Etats-Unis serait "noir". Les scénarios de la plus célèbre ville de l'industrie du cinéma vont devenir realité quand le candidat à l'élection présidentielle, le sénateur démocrate Barak Obama sera investi premier président noir dans l'histoire du pays.

Comme si les producteurs du "septième art" avaient vu l'avenir, une "fiction" en 2003 montrait un noir prendre la tête du pays.34942361_p

Ce qu'a demandé "Martin Luther King", ce combattant noir americain de la liberté des droits de l'homme, dans les années soixante en ce qui concerne la nécessité d'effacer l'image raciste des Etats Unis envers les minorités, a été largement réalisée. Alors que les Noirs courent encore après leurs droits, voilà qu'un des leurs devient "président des Etats-Unis"!!

Et Hollywood semble avoir oeuvré à cette nouvelle réalité à travers le film "Head of State", sorti en 2003. Cette fiction est en effet fondée sur l'idée de la candidature d'un Noir à la présidence des Etats-Unis.

Malgré le fait que les prédictions d'Hollywood sur le premier président noir des Etats-Unis remontent à 2001 (avec la première partie de la série américaine "24"), "Head of State" reste le plus proche et le plus prévisible de ce qu'il s'est passé lors de l'élection présidentielle de novembre dernier.

Dans sa première partie, la série "24" parlait de la tentative d'assassinat contre un candidat noir lors les élections présidentielles américaine, alors que les deuxièmes et troisième parties passaient en revue la vie politique américaine, après que le candidat ait pris le pouvoir. A la fin de la troisième partie, il est assassiné un an après son arrivée à la Maison Blanche. Dans la sixième partie, un autre noir (le frere du president assassine ) prend la tête de la Maison Blanche. Mais comme son frère, il est liquidé.

Les assassinats, qui ont été les événements clés de la série, outre celui de Martin Luther King, étaient à l'origine de la crainte des citoyens des Etats-Unis de la possibilité d'assassiner Obama.

Le film raconte l'histoire de Mays Gilliam, dont le rôle est joué par la star americaine Chris Rock, qui est un assistant au maire du neuvième arrondissement de Washington DC. Mais il se fait congédier et sa petite amie, Kim, le quitte. Il est alors étonnamment choisi comme candidat pour la présidence après que les candidats au poste de Président et de vice-président meurent dans un accident d'avion.

Pensant que l'élection était perdue, le parti décide de choisir un noir sympathique pour nouveau candidat dans l'idée de perdre. Une stratégie en vue d'améliorer leurs chances en préparant un autre candidat pour les prochaines élections présidentielles.

Dans un premier temps, Mays sent qu'il ne sera pas capable de réussir en tant que Président. Il a aussi peur du regard de sa communauté.

Toutefois, Mays commence à remonter dans les sondages après avoir parlé de ce qu'il croit.

Son adversaire, le vice-président americain Brian Lewis, met en place une série d'attaques dont l'une dit que Mays soutient le cancer. Mays commence à se défendre en devoilant que des membres des organisations "Ku Klux Klan" (KKK) soutiennent son adversaire ou en diffusant des videos dans lesquels Ben Laden dit detester les Etats Unis mais soutenir Brian Lewis.

Quand le jour du vote se rapproche, Mays découvre finalement la raison pour laquelle il a été choisi candidat mais décide de poursuivre la campagne.34942379_p

Lors du dernier débat avec son adversaire, Mays réussit à gagner la foule en parlant de la réalité de la vie américaine. Et Mays finit par remporter les élections.

Le film est inspiré d'un événement important de l'histoire des élections américaines : Quand les Democrates etaient sûrs de l'impossibilité de remporter les élections en 1984 contre le républicain Ronald Reagan, le candidat démocrate. "Walter Mondale" avait alors nommz une femme qui s'appelle "Geraldine Ferrero" pour le poste de vice-président, ce qui a aidé les démocrates à attirer les votes des femmes pendant ces élections, et a contribué à la victoire du candidat democrate Bill Clinton aux élections de 1992.

De nombreuses similitudes peuvent être faites entre le film et l'histoire d'Obama pendant les élections. Quand Obama a posé sa candidature pour être le représentant du parti démocrate aux Presidentielles et personne n'a imaginé qu'il allait remporter la désignation du parti notamment avec la présence d'Hillary Clinton. Mais avec le départ de la course, Obama a surpris le monde par sa victoire à New Hampshire.

Obama a suivi ces victoires jusqu'à ce qu'il ait reçu la nomination du parti pour les élections. Il est le devenu le candidat favori pour obtenir la course vers la Maison Blanche.

Cela a incité les républicains à l'attaquer sur la base de ses origines, et l'expérience politique et ses relations avec l'un des prêtres qui adoptent des opinions extremistes.

Egalement, comme dans le film, Obama a remporté les élections en parlant de la réalité de la situation dans la société américaine et les erreurs de la politique américaine interieure autant plus que exterieure.

11 novembre 2007

Les journalistes se choisissent de nouveaux représentants

Ragay_El_MirghanySamedi 17 novembre, les journalistes égyptiens seront invités à élire le nouveau conseil exécutif de leur syndicat et son président. Rencontre avec Ragay El Mirghany, vice rédacteur en chef de la Middle East News Agency (MENA) et candidat à la présidence du syndicat.

Dans le contexte actuel d’offensives répétées contre les journalistes, croyez-vous que le pouvoir laissera un candidat indépendant comme vous remporter les élections ?
Malgré les pressions qui seront peut-être relayées par les rédactions des médias progouvernementaux, le régime ne pourra pas forcer les journalistes à choisir leurs représentants. A la fin, ces élections seront transparentes et les journalistes voteront selon leurs convictions.

Vous travaillez pour l’agence de presse officielle. Comment pouvez-vous vous présenter comme un candidat indépendant ?
Je travaille pour une agence qui ne fait que transmettre l’information, je ne la fais pas. Quand je veux exprimer mes opinions, je peux passer par les médias indépendants, ou de l’opposition. Il n’y a donc pas conflit d’intérêt, selon moi.

Quelles doivent être les priorités du nouveau syndicat des journalistes ?
D’abord, le respect de la liberté d’expression. C’est un droit fondamental et donc non négociable. J’appelle d’ailleurs à la suppression de toutes les lois qui permettent encore d’emprisonner les journalistes pour leurs prises de positions. Mais la liberté d’expression passe aussi par une amélioration de salaires, pour s’assurer de l’indépendance financière des journalistes. Aujourd’hui, l’état prélève 15% des revenus publicitaires des journaux. Je propose de réduire ce taux à 10% et de consacrer les 5% restants à une caisse de soutien aux journalistes.

Ce sont des propositions très politiques…
Il ne faut pas négliger le poids politique du syndicat des journalistes, même si je demanderai aux membres de laisser de côté leurs propres orientations, une fois au sein du syndicat. Car l’important reste la cohérence du syndicat. Si l’on veut redéfinir la relation entre le pouvoir et la presse, et si les journalistes veulent atteindre leurs objectifs, ils se doivent d’être unis.

La cohérence du syndicat est-elle la condition nécessaire pour assurer votre rôle de quatrième pouvoir ?
Je ne crois pas vraiment en cette conception. La presse égyptienne, quatrième pouvoir, c’est une invention de Sadate pour amadouer les journalistes pendant que lui négociait les accords de
Camp David. Je préfère en rester au concept constitutionnel, qui fait de la presse une sorte de pouvoir de contrôle populaire. Les journalistes doivent pouvoir être des observateurs critiques.

Article publié sur le site http://magalif.info/articles/2007/11/11/les-journalistes-se-/

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