Jour de grande prière aujourd'hui pour les musulmans et jour de grande tension. En Egypte, comme dans les autres pays musulmans, les forces de sécurité sont sur le qui vive après les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. Qu'en pensent les caricaturistes égyptiens, comment travaillent-ils, sont-ils libres de traiter tous les sujets ? Un reportage au Caire de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.
Au Caire, le procès d'Hosni Moubarak est entré dans une nouvelle phase avec l'audition du témoin le plus en vue, le maréchal Hussein Tantaoui, qui a été pendant vingt ans le ministre de la Défense du président déchu. Pour des raisons de sécurité nationale, l'audition s'est tenue à huis-clos. Son témoignage devrait permettre de savoir si Hosni Moubarak a oui ou non donné l'ordre à l'armée de réprimer par les armes le soulèvement de février.
L'ancien président égyptien est jugé pour corruption et pour le meurtre de 850 manifestants durant le soulèvement populaire contre son régime du début de l'année. Une répression sanglante qui serait le fait des services secrets, des troupes d'élite et de la police. L'armée égyptienne serait alors restée neutre mais elle n'échappe pas la critique pour autant. Un reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.
Après l’écrasante victoire des islamistes lors des législatives, l'Egypte commence à ressentir l’influence de ces religieux. Dans leur ligne de mire, les artistes. En novembre dernier, un salafiste déclarait par exemple que les romans de Naguib Mahfouz devaient être interdits car ils faisaient l’apologie de la drogue et de la prostitution. Ces menaces envers le milieu culturel sont-elles sérieuses ? Comment les artistes y font-ils face ? Reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami pour Arte Journal :
Lors du premier tour des législatives en Egypte, les islamistes ont récolté 65 % des voix la semaine dernière, toutes tendances confondues. Les Frères musulmans se sont taillés la part du lion devant les salafistes dont le score est sans doute la très grosse surprise du scrutin. Qui sont ces radicaux fondamentalistes ? Reportage Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.
Un an après la révolution, le climat est des plus moroses en Égypte. Nombreux sont ceux qui estiment s'être faits confisquer la révolution et tout particulièrement les jeunes militants pro-démocratie. Le pays est toujours régi par un conseil militaire dont les troupes s'illustrent en matière de violation des Droits de l'Homme. Les images montrant comment les militaires usent d'une grande violence à l'encontre des militants qui continuent à manifester place Tharir, ont fait le tour du monde. Le mois dernier, le cas d'une jeune femme tabassée et traînée à terre par les forces de sécurité au cours d'une manifestation réclamant la fin de la transition militaire, avait ému la communauté internationale.
Le mouvement "Askar Kazeboon" sous haute surveillance...Seulement voilà, en Égypte, ces images ne sont pas diffusées par la télévision officielle. Des activistes ont donc créé le mouvement, "Askar Kazeboon", littéralement militaires menteurs". Objectif : organiser des projections sauvages, notamment dans les quartiers populaires, pour montrer le vrai visage de l'armée à la population. Le matériel vidéo utilisé est composé d'une multitude de petites vidéos filmées par téléphone portable. Le mouvement s'est aussi lancé dans la vente de DVD, sous le manteau. Un militantisme qui peut s'avérer dangereux : un organisateur du mouvement a récemment été assassiné et d'autres craignent désormais pour leur vie. Un reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami, correspondants d'ARTE Journal au Caire.
Premières élections législatives démocratiques en Egypte. Neuf mois après la chute d'Hosni Moubarak, place aux urnes !
Elections législatives en Egypte, acte un : le scrutin qui durera six semaines a débuté hier. Neuf mois après la chute du président Moubarak, l'armée égyptienne a tenu parole : les premières élections démocratiques de l'histoire du pays sont sur les rails. 45 millions d'électrices et d'électeurs doivent se rendent aux urnes pour désigner 498 députés àla chambre basse du Parlement. Le scrutin se déroulera en trois étapes dans les provinces égyptiennes jusqu'au début du mois de janvier. Le pays a refusé tout observateurs internationaux, ce sont des citoyens bénévoles qui veillent sur ce scrutin. La transparence sera-t-elle au rendez-vous ? Un reportage de Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Johann Prod'homme.
Ils ont lutté ensemble contre Moubarak en 2011 mais aujourd'hui se déchirent. Une partie des révolutionnaires s'oppose à Mohamed Morsi et à la constitution qu'il veut faire adopter. Une partie, au contraire, soutient les décisions du président, ils veulent lui "donner une chance". Reportage Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami pour Arte Info.
Les uns exigent sa libération immédiate, les autres préféreraient le voir pendu. Le report du procès de Mohamed Morsi et des cadres des Frères musulmans a suscité de vives réactions dans une société égyptienne qui est loin de partager la même vision de l'événement.
Les pro- et anti-Morsi s'affrontent dans un face à face impitoyable : comment les deux camps pourraient-ils encore se réconcilier ? Nos reporters Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami ont posé la question à des habitants du Caire.
Le QG de campagne d'Ahmad Chafiq, dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, a été incendié lundi soir au Caire. Les résultats officiels publiés quelques heures plus tôt ont confirmé la présence de Chafiq au second tour face à Mohammed Morsi, issu des Frères musulmans. Les partisans d'Ahmad Chafiq accusent ceux de son adversaire d'avoir orchestré le saccage. La police a procédé à huit arrestations aux abord du QG.
Le duel politique lui, promet d'être serré. Les scores définitifs du premier tour rendus publics ce lundi placent en effet les deux finalistes au coude à coude : Mohammed Morsi avait obtenu 24,35% des voix contre 23,25% pour Ahmad Chafiq. L'issu du second tour de la présidentielle égyptienne des 16 et 17 juin est d'autant plus incertaine que la participation d'un des deux candidats pourrait être remise en cause. Une loi dite d'"isolement politique", adoptée le 12 avril par le Parlement prévoit d'interdire à tous les anciens proches de Moubarrak d'exercer des droits politiques pendant dix ans. Conformément à cette loi, la candidature de l'ancien premier ministre Ahmad Chafiq avait d'ailleurs été invalidée dans un premier temps avant d'être acceptée en appel mais la justice égyptienne se prononcera à nouveau sur son cas le 11 juin prochain.
D'ici là, il faut bien faire campagne et dans les deux camps, il s'agit d'abord de rassembler. Dès lors, quelle va être la stratégie électorale des Frères musulmans pour affronter le candidat de l'ancien régime Ahmad Chafiq ? Réponse avec le reportage au Caire des envoyés spéciaux d'ARTE Journal Barbara Lohr, Ahmed Hassan Sami, Joseph Gordillot et Mathieu Boetsch.
En Egypte, la campagne présidentielle a été lancée ce 4 mai sur fond de violences et de répression. L'élection doit avoir lieu les 26 et 27 mai et le Maréchal al-Sissi, porté à la tête du pays après la destitution du président Morsi, part favori. Mais le contexte est terriblement tendu. D'un côté, les attaques terroristes contre les forces de l'ordre sont légion, et de l'autre, al-SIssi se livre à une véritable épuration des Frères musulmans. Plus de 1400 d'entre eux ont été tués, la justice se charge de condamner à mort ceux qui sont faits prisonniers. Encore aujourd'hui une centaine de membres de la confrérie ont été condamnés à 10 ans de prison.
Et puis il y a ceux qui sont torturés pour avoir soutenu le président déchu. Pour eux, les troubles psychologiques sont énormes. Et les médecins ne sont pas assez nombreux. Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami ont rencontré des très jeunes victimes.
Il y a deux ans, Hameed Khalaf Ahmed, agriculteur irakien d’une soixantaine d’années, doit quitter Ramadi, sa ville natale à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad. Les combats entre les forces armées gouvernementales et les djihadistes du groupe Etat islamique déchirent l’Irak depuis 2014. Fallouja, Raqqa, Mossoul, Ramadi et d’autres grandes villes du pays passent de main en main. A l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, focus sur l'histoire d'Hameed et de sa famille. Pour la Croix-Rouge, ils sont des "personnes déplacées", euphémisme pour désigner des réfugiés qui n’ont pas quitté leur pays.
Les Egyptiens s'expriment par les urnes pour la première fois depuis la chute du gouvernement Moubarak. Ce vote, qui se déroule sur deux jours, concerne près d'un quart de la population (celles d'Alexandrie, du Caire et de Louxor), soit 17, 5 millions sur 40 millions d'électeurs. 168 députés sur les 468 que compte l'Assemblée égyptienne seront ainsi élus. Des élections législatives sous fond de contexte politique très tendu.
Au Caire, les bureaux de vote ont été pris d'assaut très tôt ce matin : les élections législatives ont débuté ce lundi. Les Frères musulmans, qui se sont désolidarisés des jeunes de Tahrir, sont d'ores et déjà donnés favoris du scrutin. Mais on trouve aussi en lice, des membres du Parti National Démocratique, le PND, le parti de l'ancien président Hosni Moubarak. Quelles sont les chances de gagner pour ces candidats ? Reportage de Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Johann Prod'homme.
Cinquième jour de violences en Egypte. Les combats aux alentours de la place Tahrir opposent toujours les manifestants aux soldats. Les militaires sont à la tête du pays depuis la révolution et les protestataires veulent qu'ils quittent le pouvoir au plus vite. Ils contestent notamment la nomination de Kamal el-Ganzouri au poste de premier ministre. Selon un dernier bilan 14 personnes ont été tuées et 600 autres blessés. Un reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.
C'est officiellement le début de la campagne présidentielle égyptienne. Une campagne marquée, avant même son démarrage, par des coups de théâtre comme la disqualification d'une dizaine de candidats, dont les favoris. Cette décision de la commission électorale a propulsé l'Egyptien Amr Moussa, ancien chef de la ligue arabe et ancien ministre des affaires étrangères sous Moubarak sur le devant de la scène. Il est parmi les mieux placés dans les sondages. Reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.
Trois mois après la révolution, l'Egypte est en pleine effervescence. Le pays prépare les élections présidentielles qui auront lieu d'ici la fin de l'année. Dans ce renouveau démocratique, les Egyptiens sont maintenant libres de s'exprimer à travers notamment les médias qui ne sont plus affiliés au gouvernement.
Pouvoir distribuer des documents politiques sur la place Tahir, c'est nouveau. Filmer un tel événement sans être embêté par la police, c'est tout aussi nouveau. L'égypte savoure la liberté d'expression. Un reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.
Onze jours après la chute de Ben Ali, la révolution tunisienne continue de faire grand bruit notamment au Maghreb où beaucoup évoquent une contagion du mouvement à d’autres pays, y compris l'Égypte. Des émeutes ont déjà eu lieu et des jeunes désespérés se sont immolés par le feu. Quel impact pourrait avoir la révolution tunisienne sur ses voisins?
Le 24 juin dernier, après sa victoire à l'élection présidentielle, le président égyptien Mohamed Morsi a établi une liste de 64 priorités à régler en 100 jours. Parmi lesquels, le retour à la sécurité, la lutte contre la corruption, l'instauration d'un salaire minimum. Sûre d'elle, l'équipe a même crée un baromètre pour mesurer régulièrement la popularité du président, une première en Egypte. Actuellement, le baromètre indique 44% d'avis favorables. Mais qu'en est-il vraiment des grandes promesses tenues après 100 jours ?
Le bilan du jour fait état de 3 morts au Caire pour l'instant. Celui d'hier, de 38 morts et 2.000 blessés dans plusieurs villes du pays. Il faut dire que la soirée et la nuit ont été particulièrement violentes.
Entre les affrontements avec la police et les exactions des pilleurs, qui s'en s'ont pris notamment à notre équipe, une nuit en plein chaos que nous racontent Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Nicolas Hénin.
L'armée égyptienne s'est excusée pour les morts survenus dans les affrontements entre forces de l'ordre et manifestants de la place Tahrir ces derniers jours.
Un accord aurait été conclu entre les deux parties portant sur l'arrêt total des combats aux abords du ministère de l'Intérieur. Les militaires excluent toutefois de quitter le pouvoir, ce serait trahir le peuple disent-ils avec le plus grand sérieux. Le peuple qui est convoqué aux urnes lundi. Cette révolution dans la révolution a forcément un impact sur la campagne électorale. Comment les partis politiques réajustent-ils leur stratégie électorale ? reportage Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Johann Prod'homme.
Trois ans après la révolution, des pilleurs profitent du vide sécuritaire pour voler des pièces sur les sites archéologiques. Des objets que l'on retrouve maintenant à travers le monde, notamment en France. En décembre dernier, Paris a restitué à l'Egypte 5 pièces datant de 300 ans avant Jésus-Christ, parmi lesquelles la tête, le torse et un bras d'une statue en verre. Reportage au Caire avec Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.
Ce sont les jeunes - qui ont grandi sous le régime d'Hosni Moubarak
et l'état d'urgence- qui se mobilisent le plus en faveur d'un changement
en Égypte. Un pays gangréné par la corruption, le chômage et le manque
de perspectives d'avenir.
Pour mieux comprendre le malaise de la
société égyptienne, Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami ont mené
l'enquête au Caire pour ARTE journal. Reportage.
Dans un peu plus d'une semaine, second tour en Egypte de la présidentielle. Comment cette élection est-elle suivie en Egypte ? Comment les médias en parlent-ils ? La presse a-t-elle les coudées franches pour rendre compte du débat démocratique ? Depuis la révolution, paradoxalement, Reporter Sans Frontière a, à sa manière, dégradé la note de L'Egypte en matière de droit de la presse. Reportage, Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.
Le candidat à la présidentielle Abdel Moneim Aboul Foutouh séduit un électorat de plus en large qui comprend aussi bien des libéraux que des salafistes. Islamiste dit modéré, il a été exclu par les Frères musulmans pour avoir participé àl'implantation d'un hôpital de campagne sur la place Tahrir pendant la révolution. Ses positions moins radicales en faveur des femmes et de la minorité chrétienne ont également contribué à son exclusion de la confrérie religieuse. Quelles sont aujourd'hui les raisons de son succès ? Un reportage de Barbara Lohr Ahmed Hassan Sami, JosephGordillo et Mathieu Boetsch, envoyés spéciaux d'ARTE Journal en Égypte.
BONUS WEB
Pour la première fois les Égyptiens élisent librement leur président. A l'issue de ces élections, l'armée s'est engagée à rendre le pouvoir aux civils. L'enjeu de ce scrutin est d'autant plus important que la rédaction de la nouvelle Constitution est suspendue. Le futur vainqueur imposera sa préférence pour un régime parlementaire, mixte ou présidentiel et son avis aura une incidence sur la rédaction de la futur Constitution.
Quelles seront les pouvoirs du futur président ? L'élection présidentielle se transforme-t-elle en referendum pour ou contre la Constitution ? Tewfik Aclimandos, chercheur au Collège de France et grand spécialiste de l'Égypte, répond aux questions d'Arte.
Quels sont les pouvoirs du futur président ?
Ce scrutin présidentiel ne tourne-t-il au referendum pour ou contre la révolution ?
Les forces syriennes pilonnent encore Homs, au sixième jour d'un assaut destiné à faire plier la ville rebelle. Impuissante, la Ligue arabe en appelle à l'ONU pour dépêcher en Syrie une mission conjointe d'observateurs. Pendant ce temps, de nombreux Syriens continuent à fuir vers les pays voisins où ils organisent la résistance. Beaucoup d'entre eux sont allés se réfugier en Égypte. Un reportage de Marion Touboul et de Ahmed Hassan Sami.
Le 08 novembre a débuté en Égypte la campagne pour les élections législatives prévues le 28 novembre prochain. L'événement est historique, il s'agit du premier scrutin électoral de l'après Hosni Moubarak. Plus de 2000 Egyptiens sont candidats et les Frères musulmans sont déjà donnés vainqueurs. Mais il faut se méfier des sondages et des analyses disant que les islamistes tunisiens ont tracé la voie. Comment les autres partis réagissent-ils ? Un reportage de Marion Touboul et Ahmed Sami.
Synthéses et analyses d'Ahmed Hassan Sami, journaliste qui a commené à la Middle East News Agency, Le Caire...Et soudainement tout a changé avec le PRINTEMPS ARAB