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2 août 2006

Al Ahly, seul prétendant sérieux à sa propre succession

Le championnat égyptien de football reprend ses droits demain. Et une fois de plus, le principal intérêt sera de savoir si un club pourra enfin battre Al-Ahly, détenteur du titre et invaincu depuis deux ans. Passage en revue des différentes forces.untitled

Au Caire, on l’appelle l’ "invincible citadelle rouge" et ses joueurs sont les "Red Devils". Avec ses 31 titres de champion d’Egypte et un record mondial de deux saisons sans défaite, le club al-Ahly semble une nouvelle fois imbattable. Et en remportant la semaine dernière la Super Coupe d’Egypte (1-0 contre le club d’Enppi), le club de la capitale a clairement prévenu ses adversaires : cette année encore, l’ogre, c’est lui.

Championnat élargi: Un monopole lassant que les organisateurs aimeraient bien voir changer, histoire de ne pas perdre tout intérêt dans la compétition. Alors aux grands maux, les grands remèdes : pour rendre la tâche plus ardue et relancer le suspense, le championnat débute avec une innovation de taille : le nombre d’équipes passent de 14 à 16, soit quatre rencontres supplémentaires à jouer ; quatre marches de plus pour espérer faire trébucher al-Ahly. Les deux nouveaux venus s’appellent Petrojet et Assiut Petroleum et inspirent déjà la méfiance. Créés de toute pièce par le secteur pétrolier, ces deux clubs affichent de gros moyens. Un peu à l’image du club d’Enppi, propriété d’un grand groupe pétrolier et soutenu par le ministère du pétrole, qui a fini troisième la saison passée.

Outsiders sans éclat: Mais les ressources n’assurent pas la qualité de jeu. Zamalek, l’autre club du Caire et rival historique d’al-Ahly, pourrait bien en faire une nouvelle fois la démonstration. Eternel second, Zamalek entame la saison englué dans des problèmes administratifs et vient de perdre deux de ses joueurs, partis rejoindre al-Ahly. Au rayon des outsiders probables, Ismailli rêve de justifier enfin son surnom de "Brésil de l’Egypte". Nouvelle de bon augure, le club annonçait il y a deux jours le retour de son joueur Hosni Abd Rabou, parti l’an dernier tenter sa chance à Strasbourg. Quant aux dix autres clubs engagés dans la compétition, ils devraient se contenter de lutter pour une place dans le ventre mou du classement. L’objectif de ces clubs presque anonymes sera surtout d’éviter les deux dernières places du classement, synonymes de relégation en deuxième division.

Après la Coupe du Monde, les écrans seront donc de nouveau de sortie sur les trottoirs, avec leurs grappes de supporters.
Alors, Ahly or not Ahly? C'est la question...

Article écrit avec Arnaud Saint-Jean et publié sur le site http://www.lepetitjournal.com/content/view/7586/1291/

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2 novembre 2008

Les Américains vivant au Caire: "Celui qui saura trouver la solution aux problèmes économiques sera le Président"

Elément décisif lors des élections présidentielles américaines de 2004, la carte de sécurité ne détermine plus le futur vainqueur des élections de ce mardi aux Etats-Unis. La situation économique l'a remplacée et est devenue le sujet prioritaire des élections où le Démocrate Barak Obama fait face aux Républicain John McCain.untitled

Depuis plus d'un an, l'économie américaine affronte plusieurs coups douloureux : Crise des prêts hypothécaires à haut risqué (subprimes; baisse des taux de change du dollar par rapport aux principales devises dans le monde, augmentation du prix du pétrole et, également, la crise financière mondiale qui a mené à l'effondrement de plusieurs géantes banques américaines, notamment "Lehman Brothers".

Ces graves crises ont touché la croissance économique américaine de sorte que la croissance du PIB a baissé au cours du troisième trimestre de l'année en cours de 0,3% pour atteindre son pire niveau depuis 2001. Cela a conduit, par conséquent, à la hausse du taux de chômage qui a atteint en août dernier 6,1%, marquant ainsi le taux le plus élevé en cinq ans.

Le citoyen américain est désormais porteur du slogan "tuez-moi et donnez-moi un travail", comme le souligne Nicole Javaly, journaliste de New York qui étudie l'arabe au Caire.

L'électeur américain n'accorde aucun intérêt a l'attitude des candidats à l'égard des questions internationales telles que le Moyen-Orient ou le réchauffement de la planète. Ils ne s'intéressent qu'aux propositions des candidats pour résoudre la crise financière.

Dans ce contexte, Nicole Javaly dit qu'au cours des trois débats entre Obama et McCain, Obama a montré des réactions plus fortes à l'égard de la crise économique que McCain, malgré le manque d'expérience des deux candidats en matière de l'économie. Elle ajoute que McCain a essayé d'éviter de rencontrer Obama dans le 3me débat sous prétexte qu'il se rendrait à Washington pour discuter de la crise économique avec les responsables fonctionnaires. "Mais il est resté à New York jusqu'au lendemain matin, en dépit d'avoir annulé une grande partie de son ordre du jour comme l'a révélé les organisateurs de sa campagne électorale", a-t-elle précisé.untitled6

Pour sa part, Juliet blalack, journaliste californienne qui réside au Caire, voit que le terrorisme et les questions de sécurité ont été mis au second plan dans l'ordre des priorités de l'électeur américain qui est surtout intéressé par assurer son avenir financier et veut obtenir une réponse concluante à ses questions sur la façon de sortir de la crise économique actuelle. Selon elle, il faut lier le coût supporté par les citoyens américains à la guerre en Irak.

De son côté, Abdallah Zihni, egypto-américain, estime que le citoyen américain concentre maintenant son attention sur l'avenir de l'économie et des services sociaux tels que la santé et l'éducation au moment où les indices économiques annoncent une récession. "Les médias américains se focalisent sur les politiques économiques des deux candidates, ce qui prouve le déclin de l'intérêt dans la question de la sécurité", a-t-il indiqué.

Selon Johann Bayer, un des soldats américains qui ont terminé leur service militaire en Irak et étudie actuellement l'arabe au Caire, l'une des raisons du recul du rôle des questions de sécurité dans les élections est que la guerre en Irak est devenue un synonyme de l'échec de l'administration du président George W. Bush. Elle fait également référence à tous les mensonges lancées par les Républicains pour persuader les citoyens américains de l'utilité de cette guerre. "Les Américains ne se sentent pas qu'ils sont menacés par l'Irak ou l'Afghanistan, comme ce fut le cas en 2004", a-t-il-ajouté. untitled3

Et Johann Bayer d'indiquer que la situation économique actuelle aux Etats-Unis renforce les arguments des Démocrates selon lesquels les Républicains ont ruiné le pays à travers leurs politiques économiques et de sécurité.

Toutefois, David Degner, journaliste-photographe de l'Etat de Géorgie et qui appartient à une famille qui vote souvent pour les Républicains, voit que la guerre en Irak et en Afghanistan n'aurait pas d'influence sur le vote aux Etats-Unis. "Ce sujet n'aura d'effet sur le vote que dans les familles qui ont perdu des fils dans la guerre", dit-il.

En ce qui concerne l'annonce par la mouvance d'al-Qaïda de son soutien pour John McCain, les Américains ont convenu que cette annonce n'aurait aucun effet sur les chances des candidates. Les Américains ne s'intéressent jamais à l'avis d'al-Qaïda sur les questions intérieures des Etats-Unis. Au contraire, ils voient que les deux camps peuvent utiliser cette annonce pour renforcer leurs chances. Le camp d'Obama en bénéficiera en montrant qu'elle soutient les arguments utilisés contre les Républicains, alors que le camp de McCain va la considérer comme un stratagème utilisé par les médias pour affaiblir sa position auprès de l'opinion publique.

Mais, Nicole Javaly estime que si al-Qaida a annoncé son soutien pour Obama et non pas McCain, cela aurait avoir un impact significatif sur le déroulement des élections, car un tel soutien pourrait pousser les électeurs à le lier aux allégations selon lesquelles Obama serait attaché à la gauche américaine qui a été le un symbole de terrorisme aux Etats-Unis aux années 70, outre ses origines musulmanes.

De son côté, David Degner, se demande ironiquement si cette annonce signifie que les Américains doivent voter pour ou contre le terrorisme.

En ce qui concerne l'impact d'une attaque terroriste aux Etats-Unis ou contre des intérêts américains à l'étranger, quelques heures avant l'élection sur les chances des candidats, Abdallah Zihi estime qu'une telle attaque pourrait renforcer la position des Républicains aux élections, car il y a un sentiment répandu chez les Américains que les républicains appliquent de fortes politiques de sécurité, alors que démocrates sont compétents dans les politiques économiques et le recours à des moyens diplomatiques.untitled2

Pour leur part, Juliet Blalack et Nicole Javaly jugent que l'impact d'une telle attaque dépendra entièrement de la réaction de chaque camp.

Toutefois, Johann Bayer estime que ce genre d'attaque terroriste aurait un effet minime. Il souligne que Barack Obama est capable de remporter les élections car les Américains se sentent mal à l'aise à l'égard de la manière avec laquelle McCain a dirigé sa campagne électorale, surtout après avoir choisi Sarah Palin pour le poste de vice-président, outre ses réactions en vue de la crise économique. Ce qui signifie que les Américains n'ont pas confiance en ses jugements ou l'influence de ses conseillers, un problème majeur pendant le règne de Bush.

Concernant l'effet de l'attentat avorté d'assassiner Obama lors du processus électoral, David Degner constate qu'il aurait un effet minime, un avis partagé avec Nicole Javaly, qui souligne que toute personne pourrait être la cible d'assassinat.

Cependant, Juliet Blalack voit qu'un tel attentat pourrait affaiblir la position d'Obama comme il pourrait le renforcer. "D'une part, un tel acte pourrait susciter les inquiétudes des Américains concernant le risque d'élire un président puis le perdre et donc voter pour McCain, mais d'autre part, il attire l'attention vers l'importance du choix du Vice-Président et, par conséquent, une comparaison entre les candidats pour ce poste auquel le Démocrate Joe Biden et la républicaine Sarah Palin sont candidats.C'est une comparaison qui penche en faveur d'Obama en raison de l'expérience dont jouit Biden par rapport à celle de Palin", explique-t-elle.

Pour sa part, Abdallah Zihni estime qu'il faut prendre les menaces d'assassiner Obama au sérieux. Mais, il voit que ces menaces appuient la position d'Obama car elle montrent les problèmes pourraient être soulevés par les supporters de McCain.

Toutefois, Johann Bayer voit ces menaces d'une manière complètement différente. "Ce que j'aime aux Etats Unis c'est la diversité des points de vue, des tendances, et même des degrés de folie, ceux qui ont planifié cet attentat appartiennent à cette dernière catégorie", dit-il.

Johann Bayer souligne que ces menaces sont présentes dans régime politique, du fascisme au communisme et exister dans n'importe quelle communauté, qu'elles soient chrétiennes ou musulmanes. "certaines de ces tentatives ont réussi, tels que l'assassinat de Martin Luther King et de John Kennedy dans les années 60 et les explosions d'Oklahoma 1995 et les attaques de 11 septembre 2001, et la plupart des attaques sont avortées et ne sont qu'une nouvelle diffusée par les médias", explique-t-il.

En ce qui concerne la personnalité des deux condidats, Juliet Blalack estime qu'Obama est charismatique et rhétorique. "Mais il n'a pas devoilé ses plans sur les mesures qui peuvent être prises pour faire face aux questions soulevées dans l'esprit des électeurs… Sa seule position claire est de retirer les troupes américaines d'Irak", précise-t-elle. Quant à McCain, elle estime qu'il suivra les politiques de Bush, un jugement que partage Nicole Javaly, qui pense qu'Obama réduira le pouvoir exécutif.

Pour Abdallah Zihni, Obama est dynamique et jeune. "Ces idées politiques concernant la classe moyenne aux Etats-Unis attirent les Américains, outre sa tendance à utiliser la diplomatie au lieu des armes pour résoudre les crises.

David Dagner estime que la différence fondamentale entre les candidats, c'est que McCain est comme un "pilote de chasse". "Il est capable de modifier sa position selon les données, alors qu'Obama prend suffisamment de temps pour réfléchir et quand il a un avis il est sûr de lui.

Pour Charles Blake, un Afro-Americain de Washington DC qui étudie l'arabe à l'université Américaine au Caire, la plus importante caractéristique de la campagne électorale d'Obama c'est qu'il n'a jamais recouru à mettre l'accent sur sa couleur. "S'il l'avait fait, il aurait perdu le respect des citoyens américains", a-t-il précisé.McCainPalinButton

Sur l'impact des candidats pour le poste de Vice-President, il y a une quasi-unanimité sur le fait que la sélection par John McCain de Sarah Palin pour être vice-président a affecté sa campagne électorale, car les points de vue et les idées qu'elle avait montré jusqu'ici ne sont pas acceptables pour la plupart des Américains. Mais Joe Biden, choisi par Obama pour le poste de vice-president, jouit d'une meilleure expérience, notamment dans le domaine de la politique étrangère.

Charles Blake souligne que Palin est devenu objet de moquerie aux Etats-Unis en raison de son omniprésence dans les médias. "Même les femmes qui se sont sympathisées avec elle au début, ne la soutiennent plus", précisé-t-il.

En ce qui concerne les chances de remporter les élections pour chaque camp, il y a un sentiment général qu'Obama est le plus proche de la Maison Blanche car les Américains veulent le changement après l'échec des Républicains, pendant huit ans, d'améliorer les conditions de vie des citoyens. Un autre facteur qui aidé Obama : les Démocrates dominant le Congrès et détiennent la plupart des postes des gouverneurs des Etats

Dans ce contexte, Johann Bayer dit que les mensonges lancés par l'administration Bush, outre les restrictions touchant les libertés civiles des Américains, aideront les Démocrates dans ces élections.untitled4

Malgré que tous les sondages d'opinion réalisés jusqu'ici confirment qu'Obama domine déjà la course à la Maison Blanche, David Degner estime qu'il ne faut pas croire en sondages. "La plupart des Américains qui ne veulent pas un président noir ne le déclareront pas de peur d'être accusé de racisme et, par conséquent, ils disent quelque chose pendant les sondages et votent de manière complètement différent pendant les élections", explique-t-il.

La question qui se pose maintenant : Qu'est-ce qui va se passer si McCain remporte les élections à la lumière de la menace des supporters d'Obama de déclarer la "révolte civile" si leur candidat perd ?

Juliet Blalack voit que cette menace ne sera pas appliquée. "En 2004, beaucoup d'Americains avaient dit qu'ils quitteraient les Etats-Unis pour vivre au Canada si Bush gagnait les élections… Bush a gagné et ils sont restés", dit-elle. Johann Bayer partage cette idée. Il dit que les seuls qui peuvent agir comme cela sont des "foux".

David Degner et Nicole Javaly disent que si McCain remporte les élections pour des raisons racistes et non pas pour des raisons objectives, cela signifie que les Américains ont perdu leurs valeurs de justice et d'égalité.

Mais, Charles Blake estime que si McCain remporte les élections, une importante partie des gens sera convaincue que les élections étaient manipulées, ce qui mènerait à des actes de violence. Toutefois, il voit que le plus grand danger résiderait dans les réactions au niveau international. "La victoire de McCain pourrait aggraver la crise économique mondiale" juge-t-il.

Il sera très intéressant de voir qu'est ce que les prochaines 24 heures vont donner avant de savoir le candidat qui sera élu par les Américains pour conduire la plus grande puissance mondiale pour les quatre prochaines années.

3 février 2008

Les questions économiques : l'atout de la présidentielle américaine 2008

Les questions économiques sont devenues la principale préoccupation des électeurs américains ainsi que des candidats républicains et démocrates dans la course à la présidence. Cela s'explique par la crainte d'une récession et par les chiffres extrêmement mauvais en matière d'emploi au cours du janvier dernier.

A l'approche du "big Tuesday", le 5 Février, où 22 Etats américains choisiront leurs candidats, démocrate et républicain, aux élections présidentielles, les concurrents n'ont pas hésité à exploiter l'opportunité de commenter ces mauvais résultats.clinton

Les mauvais chiffres de l'emploi interviennent au moment où la crise de l'immobilier et ses conséquences inquiètent les Américains, bien plus que la guerre en Irak. Contrairement aux élections de 2004, où des questions comme l'assurance maladie et l'immigration étaient au centre des campagnes électorales, les candidats s'appuient cette fois sur l'économie.

Les Républicains ont réussi à gagner les élections présidentielles en novembre 2004 en mettant l'accent sur la question de la sécurité et les craintes des Américains des menaces terroristes, mais cette carte n'est plus jouable après la détérioration de la situation économique aux Etats-Unis. Les américains sont davantage préoccupés par des questions d'ordre économique à savoir : Vais-je conserver mon emploi ? Vais-je conserver mon logement ?. La peur est d'autant plus intense après l'échec de l'administration républicaine à gérer la crise liée à l'ouragan Katrina.

La crise des prêts à haut risque "Subprime", qui a frappé l'économie américaine l'été dernier et a causé la perte des milliers des Américains de leurs maisons, a été la goutte d'eau de trop. Obama

Hillary Clinton, qui aspire à être la candidate démocrate pour contester l'élection présidentielle, a déclaré que lorsque le président George W. Bush a affirmé que l'état de l'économie américaine était sain, 17 000 personnes avaient perdu leurs emplois. "Ce résultat est le pire depuis quatre ans et demi", a-t-elle ajouté.

Hillary a affirmé que le taux de croissance de la plus forte économie du monde était, pour la première fois, très faible alors que les indices montraient un ralentissement au cours du quatrième trimestre de 2007.

Dans un communique publie samedi, Hillary Clinton a mis l'accent sur la nécessite que le plan de redressement économique, examiné actuellement par le Congrès, pour "renforcer les prestations de chômage".

L'ex-première dame américaine a appelé, une fois de plus, à attribuer des subventions pour assurer le paiement des factures de chauffage, le gel de la confiscation des maisons pour 90 et le gel des taux d'intérêt pour les prêts hypothécaires à haut risque.

De son côté, le concurrent de Hillary Clinton pour la nomination démocrate, Barack Obama, a indiqué que ces résultats étaient inquiétants et reflétaient la nécessité de l'augmentation par le Congrès des aides octroyées aux chômeurs dans le cadre d'un plan visant à revitaliser l'économie américaine.

McCainObama a accusé l'administration Bush de se satisfaire d'une seule solution face aux problèmes économiques, à savoir, une haute réduction des impôts pour les entreprises et pour les classes les plus riches dans la société américaine. Obama a attaqué le candidat pressenti pour être le chef de file du parti républicain John McCain, de "soutenir les réductions d'impôt auxquelles il s'est opposées". Obama a affirmé qu'en cas de son élection comme président, il changerait la politique économique "catastrophique" adoptée par les républicains.

Côté républicain, McCain a dit qu'il connaissait les souffrances des Américains. Il a affirmé que le Congrès devait approuver rapidement le plan de la relance de l'économie américaine et donner un caractère permanent sur les réductions temporaires des impôts.La Chambre des représentants a approuvé mardi dernier un plan pour relancer l'économie, un plan négocié avec le président Bush, alors que le Sénat a lancé jeudi dernier son propre plan et reporté le vote sur le texte. Mais, le plan du Sénat affronte une opposition de la part des Sénateurs républicains dont le soutien est nécessaire pour obtenir une majorité de soixante voix requise pour l'approbation.

Il est à noter que le Sénat propose un plan de réduction des exonérations fiscales accordées aux individus avec l'élargissement de cette exemption pour inclure 20 millions de personnes supplémentaires dont les chômeurs et les retraités.

10 juin 2008

Apple lance la nouvelle version du IPhone...Et la concurrence devient de plus en plus farouche

La compagnie américaine "Apple" a lancé la nouvelle version de son téléphone mobile "IPhone", caractérisée par une plus haute performance et un prix inférieur à la version précédente.

Le lancement de cette nouvelle version vise à renforcer la position d'Apple sur le marché des téléphones mobiles après que sa part dans ce marché ait baissé de 26,7% à la fin de 2007 à 19,2% à la fin du premier trimestre de l'année en cours.

Dans un communiqué, "Apple" a annoncé que la nouvelle version du "IPhone" serait compatible avec les réseaux de la troisième génération de téléphonie mobile (G3), qui permet des vitesses de transfert de données à peu près deux fois plus grande que la technologie "Edge". Apple a souligné que la nouvelle version est équipée d'un système GPS et du programme "Microsoft Exchange" pour consulter les e-mail.IPhone

Selon Apple, le prix de la nouvelle version du "IPhone" dans ses magasins varie entre 199 et 299 dollars selon la capacité de stockage qui va de 8 Go a 16 Go. Ce prix est de 200 dollars moins cher que la version précédente.

La compagnie a ajouté que la commercialisation du nouveau "IPhone" commencera le 11 juillet dans 22 pays, avant de le commercialiser dans 48 autres pays.

Et Appel d'affirmer que les opérateurs des réseaux de téléphonie mobile contribueront au financement de la réduction du prix du nouveau téléphone. Les analystes pensent que la nouvelle version du "IPhone" vise à attirer les clients du marché des sociétés, dominé par le téléphone "Black Berry" du groupe canadien "RIM".

"Apple" avait lancé la première version du "IPhone" fin juin 2007 à des prix variant entre 499 et 599 dollars, selon la capacité de stockage qui va du 4 a 8 Go. Ce téléphone, qui a occupé la 2me place dans les ventes des téléphones G3, était considéré comme une révolution dans le monde des communications grâce à la possibilité d'accéder à l'Internet.

La 1ere version du "IPhone" a été commercialisée aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne seulement avant de baisser les prix de 100 dollars après la concurrence farouche que représente l'entrée de plusieurs fabricants de téléphones mobiles sur le marché du G3.

A l'époque, Apple a déclaré avoir l'intention de vendre 10 millions de tétéphones jusqu'à fin 2008. Elle a vendu jusqu'à la fin de mars dernier 5,4 millions pièces.

Jin Munster, analyste a "Piper Jeffrey" estime que "Apple" vendrait 12,9 millions pièces avant la fin de 2008 et que le volume des ventes atteindrait 45 millions en 2009.

Bien que la nouvelle version du "IPhone" soit très sophistiquée, les concurrents de la compagnie américaine ont commencé à se préparer à une lutte féroce. Samsung a lancé son smart phone "Omnia", équipé d'un appareil photo de la capacité 5 pixels.

Pour l'analyste Jeff Cagan, spécialiste dans le marché de la technologie, "Omnia" sera un fort concurrent du "IPhone" au moment où le groupe "RIM" prépare également sa nouvelle version du "Black Berry", qui domine 44,5% du marché.

Selon Cagan, le marché des téléphones intelligents témoignera d'une grande compétition jusqu'à l'hiver prochain avec le lancement par plusieurs fabricants de téléphones mobiles de nouvelles versions de leurs produits, notamment avec la possibilité que "Google" lance son propre tétéphone qui sera équipé des programmes de Google et dont le prix sera faible.

Les ventes des téléphones intelligents se sont élevées, selon la Fondation "Gartner" pour les études économiques, à 32,2 millions appareils au cours du premier trimestre de 2008, soit une hausse de 29% par rapport à la même période en 2007. Les téléphones intelligents représentent 11% des ventes de téléphones mobiles, alors que l'institution "ABI" estime qu'ils représenteront 31% d'ici 2013.

25 septembre 2008

Les "Subprimes"...Histoire d'une ruse financiére cachée sous une idée humanitaire

Il y a plus d'un an, la crise des prêts hypothécaires à haut risque "Subprime" a frappé l'économie américaine et a conduit à de lourdes pertes pour les banques dans le monde entier. Des pertes qui ont atteint 350 milliards de dollars alors que le Fonds monétaire international (FMI) estime qu'elles s'élèveraient à un trillion de dollars dans les années à venir.

Alors que les observateurs s'attendaient au recul des effets de la crise et au redressement de l'économie mondiale, notamment après la hausse du prix de change du dollar face aux principales devises dans le monde et la baisse des taux de l'inflation, un choc a secoué le monde lundi 14 septembre : l'annonce de la faillite la Banque, "Lehman Brother". Elle intervient au moment où l'administration américaine a réussi à sauver les deux banques de refinancement "Fannie Mae" et "Freddie Mac" en les mettant sous la tutelle du gouvernement, ainsi que la vente de la banque "Bear Stearns".subprime3

Avant de se réveiller de ce cauchemar, les milieux financiers ont recu un autre coup : la décision historique des autorités américaines de nationaliser l'American Insurance Group "AIG", afin de le sauver de la faillite. Une décision qui a bouleversé les marchés financiers, tel un "tsunami" financier. Cela a poussé la Banque centrale européenne, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et de la U. S. Federal Reserve Board (FED), à injecter quelque 144 milliards de dollars au secteur bancaire pour lui permettre de répondre aux besoins de liquidités. Ces banques centrales ont pris d'autres mesures visant à maintenir la stabilité du système financier mondial dans le cadre de la crise des "subprime".

Pour savoir comment la crise a eu lieu, il faut suivre l'évolution de la notion des prêts hypothécaires à haut risqué. Ce genre de credits a commencé par une idée simple fondée sur le besoin des millions de pauvres aux Etats-Unis d'un logement au moment où ils n'ont pas les moyens.

Ce besoin simple a poussé les courtiers à proposer des prêts, qui semble, à première vue, très allechants car les taux d'intérêt sont raisonnables pendant les premières années.

Selon cette idée, les établissements qui octroient le crédit déterminent le taux d'intérêt sur le prêt. Un point mal expliqué aux emprunteurs qui souscrivent à ce genre de credits et parfois plusieurs à la fois.

Ces prêts à taux d'intérêt variables sont ensuite revendus à des fonds d'investissement, puis disséqués par les financiers et intégrés, par "petits morceaux", dans des paquets financiers qui renferment également d'autres actifs de credits moins risqués.

Un paquet financier type contient trois catégories d'actifs de credit : Actifs à bas risque qui rapportent peu mais sont très sûrs (majorité du paquet), actifs plus risqués qui sont financièrement plus intéressants et, enfin, une petite portion d'actifs à très haut risque comme les "subprime". En fonction de la place accordée à ces produits financiers, les agences de notation "étiquettent" le paquet par rapport au potential risque qu'il contient. Ces paquets sont ensuite transformés à des titres et mis sur les marchés financiers où ils sont achetés par les banques du monde entier.subprime4

A partir de fin 2006, un important nombre d'emprenteurs ne pouvait pas rembourser leurs banques en raison de l'augmentation brutale des taux d'intérêt, ce qui a poussé ces banques à saisir leurs maisons pour les revendre.

Mais ce qui s'est passé n'a causé que l'effondrement du marché de l'immobilier aux Etats-Unis en raison de la grande hausse de l'offre au moment où la demande était très faible.

Tout d'un coup, les fonds qui ont massivement investis dans les "subprimes" se sont trouvés en difficulté : Premier résultat, en 2007, deux fonds appartenant à la banque "Bear stearns" ferment.

Cela n'était que le début d'une série de réactions qui a touché des banques dans le monde entier : En février 2008, le gouvernement britannique a nationalisé la banque, "NorthernRock" specialisée dans les crédits immobiliers afin de rassurer les clients de la banque après que les images de longues files d'épargnants voulant retirer leurs argents de la banque, aient fait le tour du monde.

En France, la banque "BNP Paribas" a été obligée de fermer plusieurs de ses fonds pour reduire les pertes, alors que la "Société Générale" a annoncé une dépreciation de 2 milliards d'euros en raison des "subprime" au moment ou la banque était en plein scandale de l'affaire Kerviel, qui a causé une perte de 4,9 milliards d'euros.

Pour bien saisir l'effet domino qui s'est propagé dans les bourses, il faut comprendre que les sommes d'argent qui sont misées chaque jour par les banques étaient plus importantes de la valeur réelle de leurs actifs. Le vieux slogan "on prête aux riches seulement" est mise en place : la banque qui annonce des bons résultants attire les investisseurs qui pompent d'avantage d'argent. Les banques prêtent les uns les autres et re-injectent ces sommes sur le marché financier.

Avec le début de la crise immobiliere aux Etats-Unis, les réactions des banques qui possèdent des titres contenant des "subprime" étaient similaires aux règles du "Poker" : chaque banque sait combien de titres "chauds" elle possède, mais ignore le contenu du portefolio des autres banques.

Désirant la sécurité, les banques ont refusé de prêter les unes aux autres, ou bien à un taux d'intérêt très élevés, ce qui a fragilisé beaucoup d'établissements dependant de ces prêts interbancaires.subprime_5

Ce phénomène explique comment la faillite de "Lehman Brothers" a mené à la chute des marches financiers. A commencer par l'Allemagne, ou un scandale a éclaté le 18 septembre: A la veille de l'annonce du dépôt de bilan de Lehman Brothers, la Banque d'Etat "KFW" avait viré au moins 300 millions d'euros à la banque que tout le monde savait deja condamnée.

En Asie, le marché a été touché par la panique qui a régné dans une trentaine de banques ayant prêté de l'argent à "Lehman Brothers".

En Grande Bretagne, la Banque "HBOS", l'une des plus grandes banques britanniques, s'est trouvée forcée de fusionner, avec la bénédiction du Premier ministre britannique Gordon Brown, avec sa concurrente et compatriote "Lloyds TSB" pour éviter la faillite.

Ce phénomène survient au moment où certains pays craignent l'impact de l'extention de la crise, comme la Russie où la bourse a préféré de fermer ses portes jeudi 18 Septembre apres deux jours d'énormes pertes.

Face à la crise, les banques centrales n'avaient que deux options : réduire les taux directeurs sur les prêts ou injecter plus de fonds dans les institutions en difficulté (nationalisation) ou aux banques qui rachetent les établissements financier en faillite.

Lorsque la banque centrale baisse son taux directeur, cela aide les banques commerciales à accroître les emprunts de liquidités auprès de la banques centrale et par conséquent leur permettrait de prêter à leurs homologues.

Depuis début 2007, la FED a recouru à la reduction de son taux directeur afin d'encourager les banques à prêter les unes aux autres, passant de 5,25% en Juin 2006 à 2% en Avril 2008. Toutefois, la FED a été forcée en moins de deux semaines à aller plus loin et nationaliser trois des plus grandes institutions financières américaines pour éviter le chaos dans le marché américain, ce qui est une surprise dans une économie qui appelle pour un maximum de liberté économique.subprime_6

Dans ce contexte, le gouvernement américain a approuvé le 17 Mars 2008 la vente de "Bear Stearns" à "JP Morgan" pour 236 millions de dollars, après que la FED avait prêté à "Bear Stearns" plus de 29 milliards de dollars pour éviter sa faillite.

Le 7 Septembre, la FED a sauvé "Fannie Mae" et "Freddie Mac" de la faillite après leur avoir octroyé 200 milliards de dollars d'aide. Mais, dix jours apràs, le gouvernement americain s'est trouvé obligé d'intervenir une autre fois pour sauver la géante americaine d'assurance "AIG" de la faillite : 80% des actions de la société ont été rachetées pour 85 milliards de dollars de la part du Tresor.

En même temps, des établissements financiers moins touchés par la crise ont racheté des concurrents en difficulté, comme "Bank Of America" qui a acquit "Merrill Lynch" le 15 septembre pour 50 milliards de dollars, après que "Merrill Lynch" ait reussi à se sauver une première fois en janvier 2008 en appelant des fonds souverains à investir.

Mais, bien que la FED, la Banque centrale européenne, la Banque d'Angleterre et la Banque du Japon, aient versé plus de 140 milliards de dollars sur les marchés financiers, ce qui a calmé "temporairement" les marchés, cette procédure ne donne pas de solutions à long terme, compte tenue du nombre des institutions financières ayant besoins d'aides, ce qui menace d'aggraver la crise.

Il semble que les effets de la crise vont toucher les traders et les boursiers et baisser considerablement le pouvoir d'achat. Un important nombre de traders sont menacés d'être en chomage après les énormes pertes subies par les bourses. Yann H., trader de 26 ans, dit que les choses ont changé depuis l'été dernier. "Les choses vont encore empirer et je ne serais pas étonné que Goldman Sachs et Morgan Stanley mettent la clef sous la porte", a dit le trader qui a quitté Goldman Sachs cet été.

Il faut savoir que Goldman Sachs et Morgan Stanley restent jusqu'ici les deux seules grandes banques americaines qui ont pu preserver leur indépendance face à la crise des "Subprime". Ils ont eu le feu vert à un changement de statut qui fera d'elles des "holdings" bancaires régulées par la FED.

L'economiste Alessandro Giraudo, auteur du fameux "mythes et légendes économiques", juge que le chômage menace pas seulement le monde des finances. "La crise actuelle va forcer les acteurs de l'economie à relentir leur activité et prendre moins de risques, ce qui réduira les offres d'emploi".

Les Americains risquent ainsi de devoir payer la récente politique interventionniste de l'administration Bush qui a injecté des centaines de milliards de dollars, comme l'avouait le secrétaire americain au Tresor Henry Polson, alors que dans beaucoup des pays industrialisés, les mesures draconiennes imposées par les banques aux crédits menacent d'affaiblir le pouvoir d'achat des citoyens et les investissement des entreprises en raison du manque de visibilité à l'egard de l'avenir de l'économie mondiale.

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22 septembre 2008

Crise financière mondiale : Va-t-on vers un retour au contrôle de l'Etat sur l'économie ?

Au moment où des signes ont montré la reprise en main de l'économie mondiale, le dollar a repris sa hausse devant les principales devises mondiales.

Mais alors que les taux d'inflation dans tous les pays baissaient, le monde s'est réveillé le lundi 14 Septembre avec la nouvelle de l'effondrement de la Banque "Lehman Brothers", l'une des cinq plus grandes banques d'affaires aux Etats-Unis, dans le contexte des pertes dues aux prêts hypothécaires à un haut risque "subprime" qui a frappé l'économie mondiale au cours de l'été 2007.subprime1

Après que l'administration américaine ait réussi à sauver les banques de refinancement "Fannie Mae" et "Freddie Mac", en les mettant sous la tutelle du gouvernement, et après la vente de la banque "Bear Stearns", la faillite de "Lehman brothers" a violemment secoué les marchés financiers dans le monde tel un "tsunami" financier. Cela a poussé les banques centrales à se précipiter à pomper des milliards de dollars sur les marchés financiers pour éviter l'effondrement total de l'économie mondiale.

Pour la première fois dans l'histoire de l'économie mondiale, la Banque centrale européenne, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la U. S. Federal Reserve Board (FED) pompent, ensemble, quelque 144 milliards de dollars aux banques pour leur permettre de répondre aux demandes de liquidité.

Jeudi dernier, la FED a annoncé qu'elle pomperait 180 milliards de dollars supplémentaires sur le marché financier à travers des accords monétaires (swap) avec la Banque centrale européenne, la Banque nationale suisse, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la Banque du Canada.

Ces accords permettent aux banques centrales de prêter l'une à l'autre des liquidités à court terme afin d'assurer la stabilité du système financier dans le pays. Cette initiative a été prise après que la crise financière ait frappé les bourses du monde entier, dont les indicateurs ont temoigné des baisses sans précédent.

Ce qui est remarquable, c'est que monde ait vécu des décennies où la pensée pro-libérale appelait les Etats à céder le contrôle de l'économie aux fonds privés. Mais trois des cinq plus grandes banques américaines se sont effondré causant une secousse aux marchés financiers dans le monde, ce qui a engagé un revirement dans la pensée économique sur l'intervention de l'Etat dans le secteur bancaire.

Aux Etats-Unis, et au moment où les banques centrales ont commencé à traiter avec la crise de la faillite de "Lehman Brother", le marché financier a été surpris par le fait que le géant American Insurance Group "AIG" se trouve au bord de l'effondrement, ce qui a incité les autorités américaines à prendre la décision historique de "nationaliser" le groupe pour éviter sa faillite.

Les analystes chez "ING FX strategy" croient que l'effondrement des grandes sociétés financières telles que Lehman brothers et "AIG", a bouleversé le marché des prêts entre les banques et les banques centrales qui sont devenues obligées d'intervenir pour remplacer la traditionnelle offre de prêts.subprime8

La décision de la nationalisation de "AIG" intervient au moment où Bush insistait sur les bases solides de l'économie américaine, capable d'affronter l'instabilité des marchés financiers, et ce, même à la suite de l'annonce de la faillite de "Lehman Brothers" la vente de l'entreprise en faillite "Merrill Lynch" à "Bank of America" pour 50 milliards de dollars.

Le Président américain s'est satisfait de dire que les responsables de la FED ouvreraient pour s'assurer de la santé de l'ensemble du systéme financier et que son administration essayerait de réduire l'impact de ses dernières évolutions économiques.

Le chef de l'Executif américain a souligné que le redressement actuel des marchés de capitaux pourrait être douloureuse à la fois pour les investisseurs et pour les travailleurs de ces institutions. Toutefois Bush a exprimé sa confiance dans la flexibilité des marchés de capitaux et sa capacité à traiter, à long terme, avec la correction.

Bush s'est félicité des mesures prises par le Département du Trésor, la Banque centrale et les grandes institutions financières pour maintenir la stabilité des marchés financiers après les crises de "Lehman Brothers", fondé en 1850, et Merrill Lynch,fondée en 1914.

Mais, à la suite de la nationalisation de "AIG", Bush n'a pu qu'exprimer sa préoccupation au sujet des risques posés par la crise financière actuelle sur l'économie américaine. Il a souligné que son gouvernement fera tout ce qui est nécessaire pour ramener la stabilité des marchés et rétablir la confiance des investisseurs.

Dans sa première dclaration depuis le déclenchement de la crise du "Lundi noire", Bush a dit que les marchés financiers sont encore confrontés à de graves défis. Il a affirmé que l'Administration americaine continuerait d'agir pour renforcer la stabilité des marchés, ouvrant ainsi la porte à la possibilité d'une nouvelle ingérence de la part des autorités fédérales.

Concernant l'intervention gouvernementale pour sauver "AIG" au moment ou washington ait refusé de sauver "Lehman Brothers", Bush a déclaré que l'effondrement de "AIG" aboutirait à des fortes troubles sur le marché financier américain et menacerait d'autres secteurs de l'économie.Bush, qui ne lui reste que quatre mois a la Maison Blanche, a été soumis à de très vives critiques pour son silence face à l'une des plus graves crises financières ayant frappé Wall Street depuis la Grande crise économique en 1929.

L'intervention du gouvernement americain pour sauver "AIG", apres avoir sauvé "Bear Stearns" en mars et les deux géants de refinancement hypothécaire "Fannie Mae" et "Freddie Mac", constitue une révision du principe de "la libre initiative", qui est l'un des fondements de la politique économique de Bush.subrime2

L'administration américaine ne s'est pas satisfaite de pomper des milliards de dollars sur les marchés des capitaux. Elle a aussi remis, samedi dernier, un plan gouvernemental, à un coût de 700 milliards de dollars, pour sauver le secteur bancaire aux Etats-Unis. Selon ce plan, qui est en cours de négociation avec le Congrès, le secrétaire au Trésor Henry Paulson sera chargé, en consultation avec le Président de la FED Ben Bernanke, d'acheter les actifs de banques hypothécaires liés à l'immobilier et d'autres actifs, ayant été publiés jusqu'à 17 Septembre, pour assurer la stabilité des marchés financiers.

Ce plan, qui s'étend sur deux ans, donne le droit au gouvernement de fixer la date et le volume des achats dont le prix serait déterminé par les mécanismes du marché de façon qu'il ne dépasse pas le budget du plan. Ce dernier accorde également à Washington une grande marge dans la détermination des institutions financières qui en profiteraient, sans exclure les fonds d'investissement risqué.

Selon le plan, ces actifs seront gérés par des administrateurs du secteur privé sous la supervision du ministère du Trésor qui doit soumettre un rapport au Congrès apres trois mois, puis un autre six mois apres le premier.

Plusieurs membres Démocrates au Congrès ont indiqué avoir l'intention de modifier ce plan, notamment en ajoutant des clauses qui stipulent des procédures au bénéfice des propriétaires victimes de la crise hypothécaire, en particulier ceux qui sont confrontés à la confiscation.

L'administration américaine, qui a toujours exigé le libre marché, a appelé les autres pays à suivre les démarches américaines. Mais ces pays n'avaient pas besoin des appels americains. Ils ont déjà commencé à travers leurs banques centrales à intervenir avant de s'ingérer directement pour sauvegarder leurs entités financières.

En Russie, qui s'oriente rapidement vers l'économie de marché, le premier ministre russe Vladimir Poutine a dit que l'économie russe etait assez fort pour dépasser la crise actuelle. Il a ajouté qu'il ne doutait pas que les réseaux de sécurité mis en place au cours des dernières années pourraient achever leur travail parfaitement. Poutine a également souligné que le gouvernement etudiait actuellement la possibilité d'utiliser les outils de la banque centrale ayant un effet à long terme.

Selon Poutine, le ministère russe des Finances a injecté 150 milliards de rubles, tandis que la Banque centrale de Russie a pompé une liquidité de 325 milliards de roubles. Il a ajouté que le ministère des Finances prévoit de doubler la somme injectée sur le marché pour atteindre 350 milliards de roubles.

Pour sa part, le président russe Dmitri Medvedev, a declaré jeudi que la défense du système financier russe, qui fait face à la pire crise en dix ans, est devenue la priorité absolue des autorités russes. Medvedev a donné des instructions aux hauts responsables pour prendre les mesures nécessaires, soulignant que les autorités financières russes possèdent un paquet intégral d'outils pour protéger le système financier du pays. Ces déclarations ont été faites après la suspension des deux bouses "RTS" et "Misks" à la suite de la baisse de leurs indices plus de 6%.

Medvedev a ajouté que la situation des banques russes ferait l'objet d'une attention constante par les responsables russes. Le chef d'Etat russe a proposé d'assurer "immédiatement" 500 milliards de rubles pour soutenir le marché financier à condition que la moitié de ce montant soit tirée du budget de l'Etat.

Le ministre russe des Finances Alexei Kudrin a indiqué que le plafond du budget fédéral mis à la disposition des banques pour une période de trois mois est passé à 1514 milliards de rubles. "La plus grande partie de cette somme sera allouée aux trois grandes banques : "Spirpennek", "VTP" et "Jazibrumbnk", qui seront chargées d'appuyer les petites et moyennes banques et les transactions sur les marchés financiers", a-t-il dit.

Kudrin ajoute que 60 milliards de roubles supplementaires seront octroyés aux trois banques pour financer les éléments du marché financier.

En Chine, qui a enregistré le taux le plus élevé de croissance économique dans le monde, et après que les actions chinoises aient plongé au milieu de la crise de 4,47%, le gouvernement chinois a commencé, par l'intermédiaire du Fonds "Central Huijin investment", a acheter des actions dans les trois plus grandes banques chinoises (Banque de Chine, la Banque industrielle et commerciale de Chine et China Construction Bank) pour soutenir leurs prix sur le marché des actions.

Le gouvernement chinois a également décidé d'abolir la taxe sur l'achat d'actions, qui s'élève à 10%, dans une mesure visant à soutenir les marchés des capitaux.

En Europe, le Président de l'Union européenne les entreprises (Business Europe) Ernest Antoine Siear a appelé à faire preuve d'une extrême prudence face à la crise financière ayant ravagé Wall Street.

Lors d'une conférence de presse, Siear a affirmé que le système bancaire en Europe n'est pas menacé "maintenant" par la crise financière aux Etats-Unis, bien que le risque ne peut pas être exclue.

Siear a souligné la nécessité d'une forte coordination au niveau de l'Union Européenne (UE) afin de soutenir toute grande banque européenne exposée à des problèmes en raison de ses activités financières transfrontalières : "Le faite de laisser l'Etat, où se trouve le siège de la banque, affronter seul la situation serait irréaliste" a-t-il ajouté.subprime_wolf

En Grande-Bretagne, le secrétaire au Trésor britannique Alastair Darling indique que de nouvelles lois seront promulguées pour renforcer les règles régissant le système bancaire britannique. Il a qualifié d'"inévitable" les troubles qui ont touché le marche mondial.

Selon Darling, les organismes de réglementation dans les pays prennent les mesures appropriées pour remédier à cette situation. Il a souligné la nécessité de prendre des mesures au niveau international à travers les banques centrales.

Pour sa part, l'expert en chef à la Banque allemande "Landesbank", Juergen Pfister, estime que la crise financière s'est aggravée de façon spectaculaire. "La crise va sans doute, se refléter sur le système financier mondial", a-t-il affirmé.

Pfister voit que l'intervention des banques centrales pour sauver la situation constitue un "équilibre difficile". "Cette procédure vise à préserver la stabilité du marché financier, ce qui est le rôle de l'Etat, mais les bailleurs des taxes ne comprennent pas pourquoi ils doivent assumer le coût de la correction des erreurs des directeurs des institutions financières ou sauver les actionnaires à travers leurs argents.

Cela arrive au moment où le gouverneur de la Banque centrale italienne Mario Draghi, juge que l'actuelle crise financière mondiale est la "plus difficile des temps modernes". "Il faut adopter des mesures monétaires, fiscales et législatives d'une manière tres organisée pour rétablir l'équilibre fiscal au niveau international" a-t-il precisé.

La crise a également touché la course à la Maison-Blanche.Le candidat démocrate aux élections présidentielles Barack Obama a rejeté la responsabilité de la crise financière aux politiques poursuivies par l'administration Bush. Il a considéré l'effondrement de Lehman Brothers et Merrill Lynch comme la plus grave crise financière que connaît le pays depuis la Grande Dépression à la fin des années 20 au siècle dernier.

Obama a dit que son adversaire républicain aux presidentielles n'etait pas responsable de la crise financière. "Il croit à la même philosophie économique adoptée pendant les huit dernières années", a-t-il precisé.

Pour sa part, le sénateur Joseph Biden, candidat démocrate au poste de vice-président, estime que les politiques économiques adoptées par les républicains au cours des dernières années ont conduit à detruire la classe moyenne. Dans des déclarations faites a l'émission "Good Morning America", Biden a dit que le plan économique proposé par Obama visent à réduire les impôts sur la classe moyenne et les augmenter pour les Américains qui gagnent 250 mille dollars et plus par an.

Biden a noté que l'actuel gouvernement des Etats-Unis exempte les riches des impôts et laisse la classe moyenne lutter pour vivre. Pour sa part, le candidat républicain a la présidentielle John McCain appelle à une reconstruction complète du secteur financier en difficulté.

McCain a exprimé son soutien au refus par le gouvernement américain d'intervenir pour sauver Lehman Brothers ou de prêter des fonds a Merrill Lynch. McCain a souligné l'importance de maintenir le statut des Etats-Unis comme le principal marché financier au monde, en soulignant que ce serait une priorité de son administration. McCain a dit qu'il fallait mener une réforme majeure de "Wall Street".

Les declarations et les réactions formulées soulèvent une importante question : Le monde est-il en train de voir le retour du contrôle par l'Etat de la production et de l'économie ?

Dans ce contexte, Jacques Genereux, professeur à l'Institut d'études économiques à Paris, voit que ce qui se passe actuellement n'est pas un retour du rôle de l'Etat. "Le rôle de l'Etat, même aux Etats-Unis, n'a jamais disparu, mais au contraire il était en hausse", dit-il.

Selon Genereux, la nature du rôle lui-même a changé. "Au lieu que l'Etat assume la production et la distribution, Il a accordé la liberté aux entreprises et s'est satisfait du contrôle", a-t-il dit. "Mais quand une crise se produit sur le marché l'Etat se précipite pour sauver la situation.

Liem Hoang Ngoc, chercheur au Center for Economics à l'Université de la Sorbonne, est d'accord avec cette opinion. Il confirme que les Etats-Unis n'ont jamais renoncé à leur rôle de "gendarme de l'économie" dans le pays. "On a déjà vu dans le passé le gouvernement fédéral mettre son idéologie entre parenthàses pour soutenir des banques et des entreprises en difficulté.Ce n'est pas la fin du libéralisme, cette intervention est avant tout pragmatique", ajoute-t-il.

De son côté, Alan Greenspan, ancien président de la FED, met en garde contre la faillite d'autres institutions économiques americaines au cours de la période à venir. Il a dit n'avoir jamais vu un climat financier comme celui qui prévaut actuellement aux Etats-Unis. Il a critiqué la manière avec laquelle le gouvernement americain reagit à la crise. "Il ne faut pas que le gouvernement protège toute entreprise americaine en faillite", a-t-il affirmé.

Pour le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, l'intervention des gouvernements était nécessaire parce que la crise touche la structure du système financier et non pas la liberté économique.

5 août 2008

Les constructeurs automobiles americains souffrent les Européens resistent

L'industrie automobile mondiale témoigne d'un ralentissement spectaculaire cette année, influencée par les crises successives qui ont frappé l'économie mondiale depuis juin 2007, partant de la crise des prêts hypothécaires à haut risque "subprime" aux États-Unis, qui, à son tour, conduit à la crise financière mondiale vécue par les grandes banques, passant par la hausse des prix des matières premières, la hausse des taux d'inflation dans le monde et la flambée des prix du pétrole, à un moment où les craintes d'une récession de l'économie américaine augmentent.

Le marché automobile americain, le plus important dans le monde, a vu ses ventes baisser de façon spectaculaire au cours du mois de juillet dernier. 1,3 millions voitures ont été vendues, soit un recul de 20% par rapport à juillet 2007. Les ventes annuelles des voitures ont atteint quelque 12 millions de voitures, soit le niveau le plus bas depuis avril 1992.

Les données publiées par les constructeurs automobiles américaines montrent que les ventes des voitures tout terrain (4x4) et des camionnettes (pick-up), qui consomment beaucoup de carburant, ont chuté de 31,7% en juillet dernier, tandis que les ventes ont baissé de 13,5% pour les autres types de voitures en raison de la hausse des prix du carburant.

Ces données indiquent que les géants de l'industrie automobile aux États-Unis "General Motors" et "Ford" et "Chrysler" (les trois géants de Détroit) connaissent des situations très difficiles. "General Motors", le premier constructeur automobile américain de voitures et numéro 2 mondial, a annoncé la baisse de ses ventes de 26,7% en juillet dernier, tandis que les ventes de "Ford" ont diminué de 22%  et "Chrysler" 29%.cars_1

"General Motors" a également dit avoir subi des pertes estimées a 15,5 milliards de dollars (11 milliards d'euros) au cours du deuxième trimestre de 2008, tandis que les pertes de "Ford" au cours de la même période ont atteint 8,7 milliards de dollars (6 milliards d'euros).

Les analystes et les économistes estiment que cette année est la pire de l'industrie automobile aux Etats Unis au cours des dix dernières années, soulignant que la situation pourrait empirer au cours de la période à venir.

Au cours des dernières semaines, "General Motors" et "Ford" et "Chrysler" ont décidé d'arrêter leurs offres "louer en vue de posséder", qui étaient très importantes pour la commercialisation des ventes d'automobiles aux États-Unis, sachant que 20% des ventes d'automobiles sur le marché américain passe par le biais de ces offres.

Les trois enterprises ont pris cette décision après les pertes subies par leurs succursales financières en raison de l'incapacité des locataires à continuer le paiement le loyer de la voiture. Ces difficultés ont incité les "Big 3" à élaborer des plans de restructuration, notamment dans les secteurs des "4X4" et des "pick-up".

Pour sa part, "General Motors" a décidé de fermer 4 usines qui produisent des voitures gourmandes au carburant. Il a également indiqué qu’il allait vendre certains de ses actifs et réduire les salairs de 20%.

De son côté, "Ford" a décidé de supprimer 15% des emplois, tandis que "Chrysler" a décidé de licencier 1000 employés en plus des 2400 autres personnes en juin dernier.

A la recherche d'un moyen de sortir du dilemme auquel font face les constructeurs automobile americains, les "big 3" essaient de conclure des alliances avec des constructeurs automobiles en dehors des États-Unis. cars_2

Dans ce contexte, "Chrysler" négocie avec l'indien "Tata Motors" la possibilité de vendre ces "jeep" en Inde. Elle examine également la possibilité que l'italien "Fiat" loue certaines lignes de production appartenant a "Chrysler" en Amérique du Nord.

Au Japon, les constructeurs automobiles ont été moins touchés par la crise que traverse l'industrie automobile mondiale grâce à de petites voitures économiques en consommation de carburant.

Toyota, le premier constructeur automobile au monde, est encore dans une situation relativement confortable malgré la baisse de 12% de ses ventes sur le marché américain. "Honda" a pu réduire le déclin de ses ventes mondiales au niveau de 1,6%, tandis que" Nissan", troisième constructeur automobile japonais et partenaire du français "Renault", a connu une baisse de bénéfice net de 42,8% au cours du premier trimestre de 2008 en raison de la baisse des ventes sur le marché américain.

De l'autre côté de l'Atlantique, les constructeurs automobiles européens affrontent une situation beaucoup moins graves. Ils ont pu realiser des bénéfices malgré les prix élevés du pétrole et la baisse de pouvoir d'achat, grâce à la hausse de la demande sur les voitures dans les pays émergents, notamment le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine.
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Dans ce cadre, le Groupe français "PSV Peugeot Citroen" a annoncé avoir réalise une hausse des bénéfices nets de 49% au cours du premier trimestre de cette année  pour atteindre 733 millions d'euros.

L'allemand "Volkswagen" a vu son bénéfice net s'élever à 1,64 milliard d'euros au cours du deuxième trimestre de l'année en cours, soit une hausse de 35%, alors que l'italien "Fiat" a eu 646 millions d'euros de bénéfice net.

En dépit de ces résultats positifs, les constructeurs automobiles européens reconnaissent que les mois à venir seront très difficiles, ce qui a incité "Renault" à diminuer ses estimations pour les ventes en 2009 au moment où le groupe a déclaré avoir l'intention de supprimer 5000 emplois dans ses usines européens.

La question est désormais: La presidentielle americaine va-t-elle aider à amener un nouveau president à la Maison Blanche capable de trouver les moyens necessaires pour revitalisation l'économie américaine et donc mondiale, ce qui va avoir un effet positif sur l'industrie automobile mondiale, notamment après que le candidat democrate a la presidentielle Barack Obama, ait appelé à vendre 70 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques americaines pour contrer la hausse sans précédent du prix du brut?!

22 mai 2006

pour la 2éme saison consécutive..al-Ahly remporte le championnat sans la moindre défaite

Le tout puissant "al-Ahly" a officiellement remporté lundi l'édition 2005/2006 du championnat d'Egypte de football de la division 1 (D1) après avoir battu son adversaire "Ismaili" au score de quatre buts sans réponse, dans le cadre de la 26eme et dernière journée du championnat.

Les "Diables rouges" ont poursuivi leur performance incroyable en terminant la 2eme saison consécutive au championnat sans la moindre défaite, élevant ainsi le record a 56 matchs sans perte.al_Ahly

Invincible tout au long du championnat, al-Ahly a réalise 23 victoires et trois égalisations, soit une victoire de moins par rapport a la saison 2004/2005. La "Forteresse rouge" possède la meilleure attaque au championnat (57 buts) et la meilleure défense (six buts encaisses), alors que son meneur de jeu Mohammad Abou Treka a remporté le titre de buteur du tournoi avec 18 réalisations.

Malgré sa défaite devant le club de Port-Said "Masri" (0/1), "Zamalek" a été classé 2e au championnat et qualifié ainsi pour l'édition 2007 de la Ligue des champions africaine avec son rival al-Ahly. Accablé de problèmes administratifs, Zamalek a été rapidement hors course, bien qu'il ait fait beaucoup d'efforts pour améliorer sa performance au cours de la 2eme partie de la saison.

Battant "Koroum" au solde de deux buts à un, Enppi, 2e de l'édition 2004/2005, a été classé 3ème et qualifié pour la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF). En depit de sa défaite humiliante à domicile face à "al-Ahly", "Ismaili" a conservé la 4e classe qu'il a réalisé en 2004/2005.

Les deux clubs des Forces armées au championnat "Haras al-Hodoud" et "Talae al-Gueich" ont occupé respectivement les 5e et 6e places. "Haras al-Hodoud" a battu son petit frere lors de leur match de lundi par trois buts a deux.

Pour la première fois depuis des années, "Ittihad d'Alexandrie" a pu disputer les deux dernières journées sans qu'il soit menacé d'être rélégué en D2. Il a perdu son dernier match de la saison devant "Moqaouloun" (0/1) et garde la 7e place.

Après avoir assuré, lors de la 25e journee, sa place à la D1 pour la prochaine saison, "Masri" a offert un cadeau moral à ses supporteurs au cours de la 26e journee en dominant le "Zamalek" par un but à zero pour occuper ainsi la 8e place.

24 minutes de la fin du championnat, Moqaouloun a sauvé sa présence en D1 en remportant son match contre "Ittihad d'Alexandrie" au solde d'un but à zéro, occupant ainsi la 9e place.

Le "outsider" de la saison 2004/2005 en occupant la 5e place au cours de sa première experience en D1, "Suez Cement" n'a pas pu garder sa prestation magnifique en 2005/2006 et il a du attendre jusqu'à la dernière journée de la saison afin d'assurer sa place en D1 pour la saison prochaine. Il a fini la saison en écrasant "Aluminium" (5/1).

Sauvant sa place en D1 pour la prochaine saison depuis la 25e journée, Ghazl al-Mahala s'est contenté de la 11e place et a perdu son match contre "Assiut Cement" (1/2). Malgré cette victoire l'ayant propulsé à la 12e place, "Assuit Cement" a accompagné "Aluminuim" et "Koroum", respectivement 13e et 14e, vers la D2 cédant leurs places aux fameux Tersana, Olympique d'Alexandrie et Tanta qui retournent a la D1 et les nouveaux arrivants "Petrojet" et "Assiut Petrolium".

                                  j       g       e      p     Bp     Bc     P
      al-Ahly                26      23      3      -     57       6     72
      Zamalek             26      18      4      4     48      22     58
      Enppi                 26       13      7      6     32     18     46
      Ismaili                26      12      3     11     33     32     39
      H. Hodoud          26      11      5     10     35     25     38
      T. Guish             26      10      4     12     28     31     34
      Ittihad                26       8      8     10     25     19     32
      Masri                  26       8      7     11     27     30     31
      Moqaouloun        26       8      4     14     26     34     28
      S.Cement           26       6     10     10     28     45     28
      G. Mahala          26       6       9     11     21     34     27
      As. Cement        26       6       8     12     26     36     26
      Aluminuim         26       6       7     13     16     36     25
      Koroum              26       5     16      5     22     41     20

23 août 2008

Absalon...Héro par Hasard ou perfectionniste?

"J'avais rêvé à ce moment des centaines, des milliers de fois et que c'était en train de se passer en vrai. J'y rêvais même pendant mes entraînements. C'est peut-être encore mieux à vivre qu'en rêve". Premiers propos recueillis de Julien Absalon, medaille d'or en de VTT à Pekin.

Champion olympique de VTT à Pekin 2008, Absalon est devenu le seul français à avoir conservé sa couronne individuelle remportèe a Athènes il y a 4 ans.  "Cette victoire est différente parce que c'est une confirmation. C'est presque plus difficile que de gagner la première fois. On ressent plus de pression. Mais on sait mieux ce que représente une médaille d'or aux JO, alors je vais encore plus la savourer", a-t-il dit. 

Juste apres sa victoire, Absalon, 28 ans, qui a egalement conservé la tradition française du cross-country depuis la victoire en 2000 de Miguel Martinez, s'est déjà fixé un nouvel objectif: briller une dernière fois, dans quatre ans aux Jeux Olympiques à Londres pour mettre fin à une carrière exceptionnelle qui l'a déjà vu tout remporter, notamment quatre titres mondiaux de suite de 2004 à 2007.Julien

L'amour d'Absablon, originaire de Raon-aux-Bois dans les Vosges, pour le VTT est venu un peu par hasard. Au détour des promenades à 15 ans avec un voisin et ami dans les forêts vosgiennes.

Sur des sentiers défoncés, et avec son vélo qui pèse des tonnes, Julien s'amuse. Il n'est pas un passionné par le travail. Il n'a pas encore l'ambition de devenir le numéro un. Mais les kilomètres s'enchainent dans les bois avec un seul but, à savoir, se rendre chez Emilie, sa future épouse, et retour.

Avant de découvrir le VTT à treize ans, Julien Absalon était un collégien "turbulent et pas très assidu". "Mais le jour où j’ai découvert le VTT, je me suis assagi. Mes parents m’avaient prévenu : si je voulais en faire, je devais marcher à l’école. Résultat, je me suis mis à optimiser mon temps de travail pour me dégager du temps pour l’entraînement et les courses. Et j’ai progressé rapidement dans les deux secteurs", se souvient-il. "Avant le VTT, j’avais touché à tout : foot, ski, judo, basket, volley ou natation. Entre six et dix ans, j’ai dû aller dix fois aux urgences. Grâce au VTT, je me suis calmé."

Sa vitesse étonnante a attiré l'attention. Après seulement quelques mois, il est sélectionné par le Comité de Lorraine pour les Championnats de France. Quand il se souvient de ses débuts, il sourit. Son vélo était tellement pourri et faisait tant pitié, qu'on lui a prêté une monture.

Le Vosgien termine quatrième de cette course. Il a démontré qu'il a des capacités. D'ailleurs il gagne d'autres courses, intègre une formation de VTT puis l'équipe de France.

En 1999, c'est le coup dur physique, une double fracture ouverte après une chute en bicross. Ce ne sera qu'un simple arrêt car il revient pour terminer toujours plus fort, quatrième des Mondiaux espoirs, et se voir proposer un contrat professionnel de deux ans pour poursuivre son ascension.

Au cours de cette periode, les trophées nationaux, européens, mondiaux s'amoncellent.
A 21 ans, son père décède, Absalon dit n'avoir plus la force de remonter sur un vélo, mais, heureusement, Emilie et ses proches l'ont convaincu de poursuivre sa carrière et conserver son maillot arc-en-ciel.

Absalon a enchainé la collection des Trophées françaises, européennes et mondiales. Personne n'a pu lui arracher le titre mondial depuis 2004 jusqu'à 2007, periode ou il est devenu en tete du classement mondial et a remporte son premier triophe olympique a Athènes qu'il a dédie a son père. Malgré un palmarès aussi rempli, Absalon ne se dit pas prêt à passer au cyclisme professionnel sur route. "Mon frein N.1 est le dopage qui gangrène le cyclisme pro. Et puis, je ne serai jamais le meilleur sur route. Je m’y ennuierais certainement", reconnaît-il. "Avant tout, j’aime la violence de l’effort en VTT où c’est le meilleur qui gagne et pas un coureur grâce à la stratégie de son équipe."

Champion olympique en titre, le vététiste est accompagné sur le circuit par sa femme Emilie. Le couple s’est rencontré sur les bancs du collège. Douze ans plus tard, ils ont poussé leur alliance jusqu’à gagner des courses en tandem. "Malgré toutes ses victoires, Julien n’a pas changé, n’a pas attrapé la grosse tête. Il reste un garçon simple ayant les pieds sur terre, disponible pour les autres. Il est de moins en moins égoïste", affirme Emilie, 26 ans.

Son échec aux mondiaux, en juin dernier, n'etait qu'un motif pour qu'il se reorganise. Selon son entraîneur Gérard Brocks "C'est une bonne chose,ça lui a remis les en place", ce qui lui a aide a effacer la parte du titre mondial.

Le secret du succes d'Absalon, c'est qu'il s'amuse sur son vélo. Il a du talent mais veut surtout prendre du plaisir. Tout en suivant précisément les conseils des, entraîneurs, il veut progresser et se donne les moyens d'apprendre les règles du haut niveau.

Pour sa femme, le parcours d'Absalon ne doit rien au hasard. "Il est toujours aussi perfectionniste. Si son entraîneur lui demande de rouler pendant 4 heures et qu’il arrive après 3h58, il tourne encore en rond pendant deux minutes", glisse-t-elle. Un perfectionnisme qui a pu, une fois de plus, lui valoir la plus haute marche du podium à Pékin.

30 mars 2003

"Pétrole contre nourriture"..une histoire riche de polémiques, de différends et de tragédies

La Communauté internationale a proposé une série de formules d'aides humanitaires face aux crises humanitaires qui déchirent le globe terrestre... Mais le programme "Petrole contre nourriture", imposé à l'Irak, devance toujours ces formules, sans concurrence aucune, pour avoir soulevé, comme programme international, de polémiques et de différends des plus chauds, sans parler du drame produit par l'imposition des sanctions au peuple irakien. La mise en vigueur du programme est lourde d'événements saccadés, de développements et d'étapes "trés attirantes".
oilfood
Ce programme, père de 14 resolutions du Conseil de securite, a suscité une polémique d'envergure au niveau regional, international et intellectuel, pour avoir contenu des clauses sur la nourriture et les médicaments destinés au peuple irakien.
Ce peuple a fait l'objet d'une surveillance "de taille" par l'ONU qui avait approuvé et dans le cadre du programme, jusqu'au 31 mars 2000, 7.118 contrats pour une valeur de 11,486 milliards de dollars, sur un total de 12.675 contrats. La scène jouée vendredi au Conseil de sécurite prouve que "Petrole contre nourriture" arrive en tête des formules d'aides humanitaires proposées...Le Conseil a approuvé la 14eme résolution sur la reprise du programme. Ainsi, le processus de la formule, adoptée le 14 avril 1995, reprendra.

L'affaire "Pétrole contre nourriture" remonte au 2 aout 1990, debut de l'imposition des sanctions a l'Irak. A cette date, Le Conseil de securite promulgue la résolution 661, dans le cadre de l'article 41 de la charte de l'ONU, sur l'imposition des sanctions économiques de large envergure à l'Irak. La 661 stipule également la formation d'un comité de sanctions parmi les  membres du Conseil de sécurité, pour surveiller le respect de l'embargo. Le Conseil confie au comité, par la résolution 715, le contrôle de toutes transactions conclues par l'Irak.

Suivons la trace de "Petrole contre Nourriture", ce programme (juste!!!) censé soulager un peuple prive par l'embargo":

       * 25 septembre 1990: le Conseil de securite promulgue la resolution 670 pour imposer un blocus a tous les moyens du transport de ou pour l'Irak.

       * Avril 1991: La guerre contre l'Irak est achevée, le koweit libéré et son gouvernement restaure. Le respect des disposition de la Charte de l'ONU devait conduire alors à l'arrêt des sanctions économiques.

       * 3 avril 1991: Le Conseil de sécurité adopte la résolution 687: L'Irak devra verser les endemnites de la guerre, former l'UNSCOM pour desarmer l'Irak et régler la question des prisonniers de guerre koweitiens disparus.

       * 14 avril 1995: Le Conseil de securite approuve, dans sa resolution 986, le programme "Petrole contre nourriture": un programme que l'Irak refuse.

       * Mai 1996: Memorandum d'accord Irak-ONU sur les modalites d'application de la 986. Conformément au memorandum, l'Irak vendra du pétrole pour 2 milliards de dollars, tous les 6 mois. La recette sera versée dans un compte controle par l'ONU et servira à payer pour l'Irak nourriture, médicaments et materiaux de reconstruction d'infrastructure. Dans le programme, 53% de la recette du pétrole irakien sont consacrés au volet humanitaire (nourriture, medicaments, materiel et besoins de première nécessité pour la population), 30% à compenser les victimes de la guerre avec le Koweit, 13% aux 3 regions kurdes au Nord de l'Irak, 0,8% pour les  frais  de l'UNSCOM et 2,2% pour le service administratif et bancaire du programme. Le memorandum stipule aussi la mise en vigueur du programme, par Bagdad,  dans 15 gouvernorats du sud et du centre de l'Irak alors que les trois gouvernorats du Nord seront confiés a l'ONU.

       * 20 Fevrier 1998 : Prise de la resolution 1153 du Conseil de sécurité  pour élever le plafond d'exporation du brut irakien à 5,2 milliards de dollars tous les six mois, dont 300 millions pour importer du matériel pour ameliorer les capacités d'exportation pétrolière irakienne. Mais, la "tortue 661" entrave la machine vente-achat irakienne. Chaque demande et chaque pièce met des semaines avant d'être approuvée, sans parler de la raffinerie de Bassorah bombardée en décembre 1998 qui a ajouté à la souffrance du secteur pétrolier irakien.

       * 4 octobre 1999: Le Conseil de securite publie la 1266 pour permettreà l'Irak d'exporter pour 3 milliards de dollars supplémentaires jusqu'a la fin de la 6ème phase de "Petrole contre nourriture", en novembre 1999.

       * 19 novembre 1999: la résolution 1275 reconduit de 15 jours le programme et le Conseil espère exploiter cette période à convenir de la suspension des sanctions imposées a l'Irak. En reaction, Bagdad part en contre-attaque et arrêté l'exportation du brut.

       * 10 décembre 1999: Le Conseil de sécurité reconduit, de six autres mois par la résolution 1281, "Pétrole contre nourriture". La résolution plafonne a 5,26 milliards de dollars, la recette du pétrole irakien de 6 mois. L'Irak reprend ses exportations pétrolières au bout interruption de 3 semaines.

       * 17 décembre 1999: Le Conseil de securite promulgue la résolution 1284 malgre l'abstention de 3 de ses membres permanents (la Russie, la Chine et la France). La 1284 prévoit l'instauration d'un nouveau système d'inspection d'armes de destruction massive en Irak contre la suspension des sanctions pour 120 jours renouvelables. Par cette resolution, la Commission de surveillance, de verification et d'inspection des Nations-unies (COCOVINU) remplacera l'UNSCOM. La Russie s'est abstenue parce qu'elle jugeait la résolution "sans avenir" dans la poursuite des bombardements américano-britannique. La Chine a mis, elle, en garde les deux puissances contre le recours arbitraire a la force.Pour la France, le desarmement de l'Irak doit entraîner une levée et non pas une suspension de sanctions. Bagdad rejette cette résolution de 1284.

       * 26 janvier 2000: Le Conseil de securite approuve le choix de M. Hans Blix pour présider la COCOVINU, à la place de M. Rolf Ekeus, directeur de l'UNSCOM, désigné par le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan et refusé par Bagdad et Moscou à cause des doutes suscités lors de sa présidence de l'UNSCOM de 1991 a 1997.

       * 31 mars 2000: Le Conseil de sécurité approuve la résolution 1293 qui autorise l'Irak à entamer 600 millions de dollars (au lieu de 300 millions) de sa recette pétrolière pour rehabiliter son infrastructure pétrolière.

       * 8 juin 2000: Le Conseil de sécurité adopte la résolution 1302 pour prolonger de 180 jours "Petrole contre nourriture" a partir du 9 juin. Dans la résolution, le Conseil de sécurité appelle le secrétaire général de l'ONU a nommer des experts indépendants pour rédiger un rapport détaillé sur la situation humanitaire en Irak.

        * 1er juin 2001: La résolution 1352 reconduit le programme pour un mois.

       * 3 juillet 2001: La résolution 1360 renouvelle Pétrole contre nourriture pour 150 jours sans faire aucune modification de sanction contre l'Irak. Par l'opposition de la Russie, la Grande-Bretagne renonce finalement à faire voter, une résolution sur lesdites "sanctions intelligentes".

       * 14 mai 2002: Le Conseil de sécurité adopte la resolution 1409 qui modifie le système des sanctions et prolonge de six mois "Pétrole contre nourriture". La résolution stipule que la COCOVINU et l'AIEA contrôle "de près" les produits susceptibles de servir des fins militaires.

       * 4 decembre 2002: Le Conseil de sécurité approuve la resolution 1447 qui renouvelle de six mois le programme "Petrole contre nourriture".

       * 30 decembre 2002: La résolution 1454 qui prolonge la liste des articles "interdits" d'importer par l'Irak, dans une procedure de durcissement de sanctions.

       * 28 mars 2003: La résolution 1472 est votée à l'unanimité sur la reprise du programme "Petrole contre nourriture", arrêté la veille de la guerre anglo-americaine contre l'Irak. La Russie a souligné que cette resolution constituait une solution "provisoire" de 45 jours. D'après les registres du programme "Petrole contre nourriture" une série de contrats approuvés, annulés et reportés par le comité des sanctions.

       Selon les chiffres du bureau de l'ONU charge du programme Irak, 12675  contrats sont reçus jusqu'au 31 mars 2000 et conclus par l'Irak avec les compagnies et les autres pays. Ces contrats sont partagés comme suit :

    ============================================================================
    Contrats recus           Contrats approuvés             Contrats en attente
    ============================================================================
    phases                    valeur en millions    valeur en million 
    de 1 a 7      nombre            USD          nombre   USD  nombre
    --------------------------------------------------------------------------
    produits
    alimentaires   1877            5652            1370            1       2 
    Traitement
    de produits
    alimentaires    664               806             414          187     51 
    Medicaments   1971            1165            1611         165    102 
    Pieces de
    rechange         2534             846            1656          316    517 
    Electricité         967             858              643          423    163 
    Eau                   443             501              291          138     58 
    Agriculture        898             690              633            13     59
    Education          401             208              192            67     90
    Regions
    kurdes             2783             698              268              1    13
    --------------------------------------------------------------------------
    Total             12675          11486          7118      1640  1114
    ========

8 avril 2003

Les Irakiens sur l'autel des compagnies pétrolières américaines... intermédiaires s'abstenir

"On croit mourir pour la patrie...on meurt pour des industriels", aux dires d'Anatole France au début du 20ème siècle. Le quotidien français "L'Humanité" voit que cette maxime a été manipulé par les Américains au début du 21ème siècle pour devenir: "On croit mourir pour la liberté...on meurt pour les financiers de la campagne électorale américaine", plus précisement pour "Halliburton", la géante compagnie pétrolière américaine et ces soeurs qui tiennent de forts liens avec les décideurs de la Maison-Blanche.

L'agression américaine contre l'Irak constitue une frappe sans précédent par laquelle Washington lance une boule de feu en pleine figure du monde pour prouver le retour du principe "protectorat naturel", voire "colonial" à croire le choix de terme d'un parlementaire allemand, qui a souligné le nouveau concept. Au moment où des combats farouches se déroulent en Irak, et bien que les Etats-Unis n'aient pas fini l'opération militaire sanglante, Ils évoquent  l'Irak de l'après-guerre pour soulever la question "étant persuadés que cette guerre constitue une période provisoire qui sera suivie d'une autre plus importante" dans l'esprit de l'administration américaine. halli

Malgré les déclarations contradictoires du président américain George W. Bush ainsi que celles de ses collaborateurs et conseillers à propos de la  l'Irak post-Saddam, une polémique acharnée s'est soulevée en Europe, en Chine et en Russie, reveillées sur la réalité que Washington sort de son "placard" les dossiers "Top secret" sur l'administration de l'Irak qui torpille les rêves de certains de gagner une part du "gateau" irakien que les Américains envisagent "garder" en jetant des miettes a Londres. Ce conflit s'est affirmé evident dans la presse européenne qui parle d'un rôle à accorder à l'ONU dans l'Irak post-guerre. Cette presse affiche une forte inquiétude à propos des intêréts des pays et des compagnies francaises et européennes "privées de ce gâteau irakien". La presse européenne suit, avec étonnement et ironie, les déclarations pompeuses des responsables américains sur l'Irak...déclarations totalement contradictoires balancées entre "Colombes et Faucons" américains.

Le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, affirme que l'ONU assumera un rôle principal dans l'Irak post-guerre, mais la conseillère du président américain pour la sécurite nationale, Condoleezza Rice, dit que les pays membres de la guerre menée par Washington contre l'Irak auront le rôle principal dans la gestion de l'Irak "libéré"! Mais les indices, selon les observateurs européens, prouvent qu'un "plan" est tracé par Washington pour s'emparer "seule" de l'administration de l'Irak de l'après-guerre et que dans le scenario le plus optimiste, elle offrira une "bouchée" du gâteau irakien aux Alliés en récompense de leur participation a la guerre. Le premier ministre britannique, Tony Blair, a fini par saisir le coup et s'est hâté de prôner un rôle principal de l'ONU en Irak. Dans ce contexte, Blair, qui doute des intentions américaines, adhère au camp opposé à la conception americaine..Ce camp, conduit par Paris, appelle acharnement à un rôle important de l'ONU dans l'Irak post-Saddam.

Le chef du gouvernement britannique se précipite déjà au 28 mars dernier à Camp David pour convaincre Bush d'accorder à l'ONU le rôle escompté. Les observateurs estiment que seul le Temps est capable de prouver si Blair était doté d'un "crédit" auprès de Bush. Selon "Le Figaro" parisien, tous les scenarios envisageables d'une gestion politique et économique de l'Irak post-guerre sont américains... autrement dit l'ecart de l'ONU. Pour la gestion politique de l'Irak, deux visions américaines font apparition...la première, soutenue par le vice-president americain, Dick Cheney, et les faucons a la Defense, prône le modèle Allemagne-Japon à la sortie de la seconde guerre mondiale, c'est-à-dire "compter sur les Irakiens en exil". La deuxième version, celle de Powell, qui estime que les Irakiens en exil sont incrédibles, appelle à sauvegarder la structure du pouvoir irakien actuel, en se bornant à remplacer les premiers cercles autour de Saddam Hussein.
halliburton_profiteering
Cependant, les deux visions se rencontrent sur la manière de gérer l'Irak par deux gouvernements, militaire conduit par le chef du QG des forces anglo-américaines, Tommy Franks, et un autre civil, qui sera probablement confié au général à la retraite, Jay Garner. Une hégémonie militaire et économique qui permet donc aux Etats-Unis de contrôler les ressources irakiennes. L'administration américaine semble avoir décidé d'assumer, seule, la gestion de l'Irak bien avant l'échec des efforts diplomatiques pour éviter la guerre puisque le président Bush avait crée, dès le 20 janvier 2003, le bureau de la "Reconstruction de l'Irak" chargé de "remettre le pays sur pieds". Quelques jours avant la campagne militaire contre l'Irak, le chef du bureau, Jay Garner, arrive, discrètement, à Koweit pour entamer ce que le Pentagone appelle "phase de prospection et de recrutement"...Une visite qu'un diplomate à l'ONU qualifie de "consécration de la nomination de Garner gouverneur de l'Irak". Bien que Bush ait donné l'impression, au sommet d'Acores, que l'ONU devait avoir un rôle essentiel dans la reconstruction de l'Irak, tous les indices sortis de la Maison-Blanche vont à l'encontre...

Des observateurs jugent que l'ONU serait responsable uniquement des affaires humanitaires... dans un reflet de la mentalité capitaliste des faucons de l'administration américaine. Le spécialiste des relations internationales au Monterey Institute for International studies, Gleen Wood, note que "l'option actuelle serait plutôt celle pour la gestion totalement americaine de l'Irak pour quelque temps, avec les Nations-Unies releguées a un role purement humanitaire". Et Wood d'ajouter que l'idée est de confier la majorité des contrats à des sociétés américaines et, parellèlement, placer une administration avec des civils américains investis de prérogatives de ministres "pour préparer un nouveau régime...suppose être démocratique", a-t-il dit. Dans ce contexte, la presse americaine a devoilé, voici quelques jours, un rapport secret sur le plan de la Maison-Blanche pour la gestion de l'Irak post-guerre. Selon ce rapport, Bush "écarterait" non seulement l'ONU, mais de nombreuses ONG. Un diplomate a l'ONU a dit que le président Bush punirait meme l'ONU qui n'a pas approuvé la guerre américaine contre l'Irak.

Le rapport secret renferme des informations sur des firmes americaines qui obtiendraient, en première étape de la reconstruction de l'Irak, des contrats pour 1,5 milliard de dollars sous couverture d'appels d'offres lance par l'Agence americaine pour le développement international (USAID), pour la construction des hopitaux, écoles et infrastructures. Le departement americain du tresor se chargerait même de "reconfigurer" la Banque centrale irakienne et d'émettre une nouvelle monnaie irakienne. Selon le quotidien francais "Liberation", quelques jours apres la sortie de ce rapport la lumiere, les informations se sont confirmées... Au cours de la dernière semaine de mars dernier, l'USAID a passé un contrat de 4,8 millions de dollars au groupe "Stevedoring Services of America", compagnie americaine de Seattle... Un appel d'offres que "Liberation" qualifie de "suspect" puisqu'aucune entreprise etrangère n'est appelé à y repondre. L'USAID avait, quelques jours avant, octroyé un premier contrat de 7,1 millions de dollars pour la logistique de l'Irak post-guerre au groupe americain "International Ressources Group".

De même, la firme americaine "Kellog, Brown and Root" (KBR) a été chargée par l'armee americaine d'éteindre les puits en feu a al-Remela (sud de l'Irak). "KBR" est une filiale de Halliburton, la compagnie petroliere ou Dick Cheney était vice-president jusqu'en 2000. Selon le "Center for Responsive Politics, Halliburton avait contribué au financement de la campagne éléctorale de Bush lui-même, mais le quotidien anglais "The Guardian" note que Cheney continue recoit toujours la somme annuelle d'un million de dollars de Halliburton en "compensations différées". "KBR" avait obtenu le contrat de construction du camp de detention pour les prisonniers d'al-Qaeda a Guantanamo. Passant en revue le conflit entre les faucons et les colombes americains, l'expert des Nations-Unies au "Wellesley college", Craig Murphy, dit ne pas savoir si Bush, lui-même, avait décidé ce qu'il ferait précisement en Irak.     "D'un côté, on a les faucons, avec Cheney, Rumsfeld et toute la clique qui poussent pour le contrôle americain; de l'autre, au sein du département d'Etat, il y a ceux qui sont prudents et qui estiment qu'il ne faut pas fermer la porte a l'ONU", a-t-il dit. Et M. Murphy d'ajouter le coût économique de la reconstruction de l'Irak, que les experts situent pour l'instant entre 70 et 200 milliards de dollars, pourrait tempérer les ardeurs de Bush...Une valeur qui pose la question "Comment Washington pourrait gérer, à elle seule, un tel plan avec un budget qui explose alors qu'on entre en periode pre-electorale ?".
Halliburton_taxs
Il semble que les Americains planifient de puiser dans les ressources pétrolières de l'Irak le coût de sa reconstruction. Ces ressources représentent, selon les experts, 10% des réserves mondiales, soit 120 milliards de barils, plaçant l'Irak seconde sur la liste mondiale des réserves derrière l'Arabie Saoudite. Dans ce contexte, l'USAID a passé des contrats directs pour un montant global de 900 millions de dollars à cinq sociétés americains: Bechtel Group, Fluor Corporation, KGB, Louis Berger Group et Parsons Corporation. Prétexte : Ces compagnies jouissent d'une large expérience dans la reconstruction. Mais, des sources européennes affirment que l'expérience n'est pas seule critaire de cette partialite flagrante de la part de l'administration-Bush. "La seule raison est que ces compagnies ont contribué au financement des partis americains par 2,8 millions de dollars depuis 1999 et que plusieurs figures de l'administration americaines y avaient occupé de hauts postes", ont-elles dit. Et ces sources d'indiquer que ces marches reflètent une intension americaine de contrôler le brut irakien au moment ou les experts pétroliers estiment que l'Irak pourrait produire 6 millions barils/jour au cours de cinq ans contre deux millions B/j avant la crise.

"Le Figaro" précise que ces marches supects ont suscité l'inquiétude de plusieurs pays, notamment la France, la Russie et la Chine, de voir les  regions de prospection pétrolière imposées à la politique de "bras de fer". La Chine avait conclu un accord avec Bagdad pour le ravitailler en équipements petroliers et developper un gisement pétrolier. Moscou, de son côté, pense à ses contrats conclus avec le regime-Saddam pour développer les gisements d'al-Qeranah, pour la valeur de 4 millions de dollars. Quant à la France, ses craintes dépassent les autres... Abstraction faites de ses ambitions d'obtenir des contrats de prospection pétrolière en Irak a travers "Total-Fina-elf", Paris veut sauvegarder ces aquis realises grace au pogramme "pétrôle contre nourriture". Depuis 1996, la France arrive en tête de la liste des exportateurs pour l'Irak, dans le cadre de ce programe, avec 15% des importations irakiennes. Selon des rapports officiels, les exportations francaises pour l'Irak étaient focalisées sur les appareils, les equipements et autres.

Le patron de la Federation francaise des industries mecaniques, Yvon Jacob, affirme la collaboration entre la fédération et le gouvernement francais pour preparer l'étape Irak de l'apres-guerre. Et M. Jacob d'ajouter que les entreprises francaises aspirent a une reconstruction sous tutelle de l'ONU. De son côté, Nadim Jazzini, directeur du service exportations "Regilait", a toujours espoir de reprendre pieds en Irak, un marche égale a 75 mille tonnes de lait conditionne, dont 18 mille pour le lait infantile. Les craintes francaises paraissent dans les déclarations du responsable de la société specialisée en materiel d'irrigation "Farmex", Nourredine Smali, qui dit: "Si c'est l'ONU qui se charge de l'apres-guerre, il n'y aura pas de changement à notre niveau. Par contre, si les decisions sont transferées aux Etats-Unis, cela risque d'être plus problématique de composer avec une Zona americana".
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Le problème est plus compliqué pour les sociétés francaises lies par des contrats avec l'Irak comme "Alcatel" qui a conclu un accord de 80 millions de dollars avec le gouvernement irakien. Egalement, les constructeurs français d'automobiles comme Peugeot et Renault, qui occupaient 20% du marche irakien des vehicules veulent protéger leurs intérêts. Pour dissiper les craintes des entreprises françaises, le ministère français des finances a souligné que le volume des exportations vers l'Irak en 2001 n'avait pas dépasser les 660 millions d'euros, soit 0,2% du total des exportations françaises. Mais, l'assureur des exportations "la COFACE" voit que l'Irak est un marche important pour la France. La COFACE precise qu'en 1990, un an avant la 2eme guerre du golfe, elle avait donne des garanties pour 20 milliards de francs français a des contrats d'exportation pour l'Irak, dont 14 milliards de FF en militaire et 6 milliards de FF en équipements civils et infrastructure. Des sommes vertigineuses qui font rêver les Français aujourd'hui mais aussi les Americains. La Grande-Bretagne, principale alliée des Etats-Unis, craint les intentions américaines... Blair déploie alors tout effort pour convaincre Bush, lors du sommet de Belfast, de "laisser" aux compagnies britanniques un "bon" morceau du gateau irakien: "Blair pourra ainsi résister aux pressions politiques".

Mais, les faucons de la Maison-Blanche affirment toujours que le dossier de l'Irak serait completement en mains americaines "au prix de laisser tomber quelques miettes", qui passeront par adjudications et appels d'offres au cours desquels Washington scande le slogan "intermediaires..s'abstenir" dans un signal de laisser loin du "gateau irakine copieux" ceux qui ont ose défier la decision americaine.

31 octobre 2004

Floride sera toujours l'Etat le plus critique pour les présidentielles américaines comme en 2000?

A la lumière des accusations proférées au président américain, George W. Bush, de falsifier les présidentielles de 2000, notamment à l'Etat de Floride, dont le frère est le gouverneur, il fallait savoir ce que pensent les électeurs de cet Etat des politiques de Bush et du programme électoral de John Kerry.
   
D'abord, il faut savoir que malgré le message du leader de la mouvance "al-Qaida", Ossama ben Laden, adressé aux Américains, appelant Washington à changer sa politique extérieure pour que le peuple américain puisse vivre en paix, la "Securité" selon un grand nombre d'Americains, ne vient pas en tête des priorites de ces derniers. L'assurance sociale, l'enseignement et les impôts sont prioritaires actuellement, notamment après la hausse, sans précédent, des prix du pétrole, ajoutant à la souffrance des Américains. Dans ce contexte, Stuart Benjamin, un avocat en Floride, voit que Bush etait inefficace dans ces décisions concernant le plan interieur. Les politiques de son administration tout au long de son mandat ont mené à la détérioration du système d'enseignement aux Etats-Unis. Les décisions de réduction des impôts étaient en faveur des riches au détriement des pauvres.
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Selon Stuart, quand Bush a accéde au pouvoir, le budget des Etats-Unis était équilibre, "Mais, actuellement ce budget témoigne d'un important déficit en raison de ses guerres artificielles en Afghanistan et en Irak", a-t-il dit. "D'autre part, ses politiques d'impôts ont augmenté le taux de chômage".Et Stuart d'ajouter que ces politiques ont également mené à la hausse des prix de l'essence. Stuart critique également la politique de Bush qui limite les recherches scientifiques. "Cette politique est dûe à ses croyances religieuses", a-t-il repris.

Sur le plan exterieur, Stuart juge que les Etats-Unis ont perdu le respect du monde en raison des politiques extérieures de Bush. "Il a focalisé son agenda sur un seul facteur : La lutte contre le terrorisme, pour que les Americains se sentent toujours menacés et par consequent, tournent les yeux loin de ce qui se passe au niveau intérieur", a-t-il rencheri. Stuart souligne que les politiques exterieures de Bush, notamment la guerre contre l'Irak, visait a réaliser les intérêts de ses amis riches comme Dick Cheney et ses alliés des compagnies petrolières et des armes. Stuart voit que Bush n'a rien fait pour relancer le processus de paix au Proche-Orient. Selon lui, l'administration Bush a commis une grave erreur, en ne mettant pas l'Egypte au centre des intérêts américains, compte tenu du rôle de l'Egypte au Proche-Orient.
   

Concernant l'Afrique, Stuart juge que Bush a tourné son dos a ce continent. "Il a permis la mort des millions des Africains par le Sida et la famine", a-t-il dit.A propos des relations des Etats-Unis avec ses alliés, Stuart dit que Bush a injurié la France et l'Allemagne, deux grandes puissances. "Il a également crée une sorte de guerre froide avec la Russie, poussant cette derniàre à tenter d'adhérer à l'Union Europeenne", a-t-il précisé. Au contraire, Stuart voit que le programme électoral de Kerry comprend plusieurs points positifs. "kerry a l'intention de retirer les forces americaines de l'Irak au moment propice", a-t-il indiqué. "Son programme d'assurance medicale m'impressionne, il couvre tout le peuple Americain". Stuart ajoute que le programme des impôts que propose Kerry aidera à developper la société des petites entreprises. Selon Stuart, Kerry sera plus modéré a l'ègard du processus de paix au Proche-Orient.

De sa part, Lucy Fernandes, medecin, estime que depuis l'accession de Bush au pouvoir, tout a "empiré". "Bush ne reconnait ni ses fautes ni les problèmes auxquels il se heurte, c'est pour cela qu'il ne peut parvenir a un diagnostic sur les causes des problèmes", a-t-elle affirmé.Elle voit que les politiques de Bush ont privé plus d'Americains des assurances médicales. "Moins de personnes sont couvertes par l'assurance sociale en raison de la détérioration de la qualité des services présentés", a-t-elle dit.Bien que Lucy soutienne Bush dans sa guerre en Afghanistan, elle s'oppose a la guerre contre l'Irak. "Il devait avoir le soutien de l'ONU", a-t-elle precisé. Quant au programme de Kerry, Lucy voit qu'il aiderait les Americains plus que les médecins puissent le faire. Elle soutient les politiques de Kerry visant à imposer davantage d'impôts aux riches et d'accorder davantage de réductions aux couches moyennes et pauvres. "Sur le plan international, Kerry sera plus diplomate avec les pays qui contribuent aux efforts communs", a-t-elle dit.

kerry_bush_debateDe son côté, John Oreks, homme d'affaires, juge que Bush n'avait aucun droit d'envahir Afghanistan en tant que pays souverain même si le but tait de "pourchasser Ben laden". "Quant à l'Irak, c'etait un grave faute compte tenue de l'attitude de l'opinion publique mondiale et de l'ONU", a-t-il dit. "C'est aussi un pays souverain". Dans ce contexte, John juge que l'administration Bush voulait seulement réaliser ses intérêts personnels. "La hausse du prix du pétrole a pour raison l'influence du vice-presient americain, Dick Cheney, qui favorise l'industrie petrolière", a-t-il indiqué. Selon John, Saddam Hussein ne presentait pas une menace directe ou immediate ni pour les Etats-Unis ni pour le monde.


Quant au processus de paix au Proche-Orient, John estime que l'actuelle administration americaine l'a mis à la fin de se priorités. "Elle s'est satisfaite seulement d'affirmer le droit d'Israel de se défendre", a-t-il rencheri. "Kerry sera plus modéré à cet egard et il aidera les Etats-Unis à être indépendante du pétrôle du Golfe". Au niveau intérieur, John souligne que l'administration Bush n'a pas accordé la priorité aux aspects sanitaires. "Aussi, les politiques de Bush ont mené à l'aggravation du taux de chômage même parmi les diplomés", a-t-il rencheri.

Judith Richard, femme d'affaires, estime qu'un grand nombre d' Americains ont perdu leurs maisons en raison des politiques de Bush qui ont causé l'augmentation des taxes et des intérêts sur les pauvres au moment ou des réductions des impôts ont été accordées à la classe aisée. Judith voit que malgré la nécessité de la guerre en Afhanistan après les attaques du 11 septembre 2001, l'administration américaine a donné a ben Laden le temps pour qu'il puisse prendre la fuite. De l'Irak, Judith souligne que le soutien des Americains à la guerre à eu lieu en raison des informations deformées publiées par les médias américains. "Mais en tout cas, il fallait attendre l'approbation de l'ONU", a-t-elle affirmé. Et Judith de dire qu'après la découverte de la manière par laquelle les contrats de la prospection du pétrole et de la reconstruction de l'Irak ont ete distribués sur les compagnies américaines sans la moindre compétition, la majorité des Américains pense qu'il y avait un accord entre l'administration Bush et ces compagnies avant la guerre.

Concernant Kerry, Judith indique qu'il était clair en affirmant la nécessite de la contribution des autres pays dans les efforts diplomatiques, mais elle critique l'ambiguité de la manière avec laquelle Kerry aurait traité les questions intérieures. "Bush n'est pas mieux, il parle des coôts et non pas des solutions", a-t-elle precisé. A propos du Proche-Orient, Judith souligne que les deux candidats se sont mis d'accord sur le droit d'Israel de se défendre. "Bush a tenté de relancer le processus de paix, mais cela n'était pas son choix...c'était le resultat des pressions exercées par les pays arabes", a-t-elle indiqué. Judith estime que le processus de paix au Proche-Orient a été écarté de l'agenda de l'administration Bush bien que les Etats-Unis soient le premier parrain du processus de paix.

Quant à l'extrême-Orient, Judith voit que les Etats-Unis ne doivent pas être le gardien dans cette région, ou la Chine a une forte présence, pour observer la Coree du Nord. "La Chine ne sera pas très tolérante avec Pyong Yang, même si elle la soutient actuellement", a-t-elle estimé. Mais cela ne signifie pas que tous les habitants de Floride jugent que Bush a échoué dans ses politiques. Fred Stuart, voit que la performance de Bush était bonne, même si elle n'était pas excellente. Il estime que Bush sera mieux pour Israel que kerry qu'il qualifie d'"antisémite".
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Diedre Malcolm, elle, soutient Bush sur la base des attaques du 11 septembre et le danger qui a menacé la sécurite nationale américaine. "La réaction de Bush a sauvé les Américains de la déception et la dépression", a-t-elle dit. Selon Diedre, Bush avait raison de faire la guerre en Afghanistan. "Ben Laden representait une menace directe pour les Etats-Unis". Concernant l'Irak, Diedre voit que Washington a fait ce que l'ONU devait faire après qu'elle avait accordé un delai de 12 mois à Saddam Hussein pour qu'il remplisse ses engagements auprès de l'organisation internationale. De son côté, même s'il soutient Bush, Lary Larson voit que ce dernier ne diffère pas de tous les politiciens. "je ne crois pas aux deux candidats", a-t-il affirmé.

Reste une remarque : Les supporters de Kerry sont caracterisés par leur comprehension de ce qui se passe sur le terrain aux plans intérieur et extérieur. Dans ce contexte, Judith souligne que quand elle recoit une information par les médias americains, elle tente de recevoir la même information des medias des autres pays afin qu'elle puisse s'approcher de la vérité. Mais, les supporters de Bush ne captent que les informations diffusées par la machine médiatique americaine, ce que le prouve leur méconnaissance de plusieurs sujets tel les relations euro-américaines, russo-américaines, le Proche-Orient, ou même les raisons pour lesquelles les Etats-Unis refusent de signer le traité de Kyoto. Lucy dit que les médias américains n'offrent pas l'opportunité au peuple américain de s'informer de ce qui se passe a l'etranger.

Pour cela, le monde doit attendre jusqu'à mardi prochain pour savoir la personne qu'élira le peuple americain en tête de la force universelle... Serait-il Bush qui n'a pas tenu ses promesses, ou Kerry qui possède toutes le solutions mais personne ne sait comment il le fera ?....Seul le peuple americain peut répondre à cette question.

29 juin 2007

La cyber piraterie peut se transformer a une sorte de terrorisme?

L'attaque informatique qu'a dû récemment affronter l'Estonie a mis la lumière sur les risques potentiels de ce qu'on nomme les "attaques virtuelles" sur les pays technologiquement avancés. Un débat abordé lors de la première session du Forum de Genève de la sécurité.

Les attaques menées contre les installations publiques ou privées en Estonie en mai dernier par certains "cyberpirates" russes, ce qui a engendré la perturbation des systèmes informatiques (TI), ont poussé des experts à les appeler "la première guerre virtuelle" .. Cet événement a suscité des craintes que de telles attaques soient transformées en opérations terroristes.hackers_skeleton

Dans ce contexte, Miko Hiponnen, expert finlandais en matière de la sécurité de l'information, dit que la plupart des ministères de la défense étudient actuellement les moyens optimaux d'éviter ce genre d'attaques .. Il explique que le département américain à la Défense "Pentagone" a récemment publié un rapport dans lequel il a fait remarquer que certaines armées dans le monde, comme la Chine, avaient crée des unités spécialisées dans la réalisation des attaques virtuelles.

Pour sa part, George Jovi, un experts en matière d'anti-cyberpiratage, affirme l'importance du sujet qui n'était pas encore pris au sérieux... L'expert, qui a travaillé auparavant pour le "Royal Institute of International Affairs" à Londres, donne l'exemple de la guerre qui a eu lieu entre Israël et le Liban au cours de l'été 2006, qui a coïncidé avec une bataille "virtuelle" entre les militants des deux côtés.

De son côté, Alison Niles, directrice de l'Institut international de recherche pour la paix à Stockholm, voit que l'informatique pourrait être transformée en une arme pour les pays pauvres ou des groupes armés.. Faisant remarquer que l'informatique est une arme de la "guerre asymétrique" contre les riches et les pays technologiquement avancés.

Mais Hiponnen ne croit pas à la transformation de la cyberpiraterie en un terrorisme virtuel. "Les groupes terroristes veulent la destruction matérielle et la perte en vie humaine pour provoquer la terreur, alors que les attaques virtuelles ne font que paralyser les fournisseurs de services Internet (serveur)", a-t-il ajouté. D'autre part, Hiponnen constate que les crises et les conflits culturels et idéologiques offrent une atmosphère tout à fait appropriée pour les attaques virtuelles.

Il fait rappeller de la crise des "bandes dessinées" du Prophete Mahomet qui etait suivie par des attaques contre les sites internet de plusieurs médias danois. Toutefois, ce phénomène est encore à ses débuts jusqu'ici. Mais les sociétés caractérisées par le développement de l'internet sont devenues des cibles faciles à ce genre d'attaques.

Dans ce contexte, Carlos Moreira, Président de la société suisse spécialisée dans la sécurité de l'information "WiseKey", qui organise le Forum de Genève de la sécurité, explique que cette course à posséder des armes des informations pourrait causer d'énormes pertes économiques.hacker

De son côte, Ritz Rudy, responsable du "centrale d'enregistrement et d'analyse de la sécurité de l'information", organisme qui coordonne les mesures de protection de l'information en Suisse, a déclaré qu'à l'heure actuelle, il est impossible de prévenir ce genre d'attaques, visant à perturber les "serveurs" d'une entreprise ou d'une institution, parce que l'entreprise ne peut distinguer entre une visite légitime et d'autres hostiles à son site Internet.

Il precise que le seul moyen pour eviter ces attaques est l'augmentation du nombre de prestataires de services et d'accroître les capacités techniques et de la communication des pouvoirs aux pays qui pourrait être cibles par l'attaque. "La coopération internationale permet également de faciliter le processus d'identification des ordinateurs qui sont les sources de ce type d'attaques", dit-t-il.

20 mars 2003

L'Irak est la "poule aux oeufs d'or" pour l'ONU....mais aussi les Etats-Unis

C'est une grosse erreur de croire que l'Irak est un pays accable par les sanctions imposées depuis des années...

Sur les bords du Tigre et de l'Euphrate s'écoule toujours une crue de richesses, mais pas au profit des Irakiens...Malgré la souffrance du peuple irakien par la pénurie des médicaments et de la nourriture, l'ONU voit l'Irak d'un oeil puisqu'elle considère, depuis plus de 12 ans, une "poule aux oeufs d'or".Georges Malbrunot et Christian Chesnot, deux journalistes français spécialisés dans les affaires du Proche-Orient, ont éclairci cette conception dans une oeuvre publiée en janvier 2003 sous le titre "L'Irak de Saddam, portrait total". Cette oeuvre est une tentative de mettre en relief ce qu'ils qualifient de "gaspillage" des richesses irakiennes dans le cadre du programme "Pétrole contre nourriture", suspendu par l'ONU quelques jours avant l'imminente guerre américaine contre Bagdad...scandale_4

Cette guerre qui ouvrira une nouvelle page de la souffrance du peuple irakien.L'ONU a trait la vache grasse irakienne a travers ce programme qui, selon les observateurs, constitue la plus grande ruse de l'Histoire comme fomente par l'ONU avec le soutien des Etats-Unis.L'Irak réalise des chiffres records dans tous les domaines, au moment ou 1,25 millions d'Irakiens périssent en raison des sanctions qui leur sont imposées. L'ONU voit étrangement que l'Irak est un pays de "sélection", le seul du monde à suivre un programme d'aides humanitaires à ses propres comptes...L'Irak paie...l'ONU encaisse.Dans leur oeuvre, Georges Malbrunot et Christian Chesnot se demandent "Où peut-on recruter un menuisier pour onze mille euros par mois ?

Ou peut-on changer de voiture tous les trois ans, même si elle est en bon etat ? Et dans quel Eldorado, les chiens renifleurs sont mieux nourris que le peuple même ? Ce paradis est naturellement l'Irak...l'employeur est l'ONU qui ne paie pas "de sa poche" son propre personnel en Irak. "Pétrole contre nourriture" est unique dans les annales de l'Organisation internationale...Aucun pays n'a financé les aides qu'il recoit...Un représentant de l'ONU à Bagdad était suffisamment courageux pour dénoncer cette anomalie.Ce diplomate international n'est pas le seul, dans les couloirs de l'ONU, à critiquer "Pétrole contre nourriture"... Plusieurs ont surmonté la timidité qui pèse sur eux depuis 12 ans.       

La question la plus flagrante, posée par les responsables de l'ONU à propos de "la poule irakienne", est  : "Où sont passés les fonds des Nations Unies au Kurdistan ?".Un diplomate européen a l'ONU a indiqué: "Les réserves de l'Irak sont gaspillées...C'est une honte". Quand on lui demande s'il compte soulever la question à son gouvernement...il est affirmatif, "Mais la consigne c'est de se taire", a-t-il ajouté.Le malaise est profond. Il suffit de prêter l'oreille pour capter les critiques de certains diplomates et les déclarations outragées du personnel des ONG, quand ce ne sont pas les confidences embarrassées des agents de l'ONU eux-mêmes.Le mot "aberrant" est présent sur beaucoup de lèvres, mais le gâteau est "succulent" que peu ose mettre les pieds dans le plat. Les deux journalistes n'épargnent pas le régime-Saddam de la destruction qui a touché l'Irak, mais soulignent le paradoxe entre objectifs déclarés et résultats obtenus du "Pétrole contre nourriture".Ils qualifient de "prothèse humanitaire" appliquée conformément à la résolution 986 du Conseil de sécurité et approuvée par l'Irak en 1996 au bout d'un an de négociations.


Selon ce programme, la recette du pétrole irakien échappe au gouvernement irakien: Aucun fonds ne transite sur son territoire ou entre ses mains.Conformément à la répartition des fonds, directement versés sur un compte séquestré ouvert par l'ONU à la Banque Nationale de Paris (BNP) à New York, 71% sont consacrés à l'achat, sur le marche international, des besoins humanitaires au peuple irakien, 25% sont pompes par les indemnités de la seconde guerre du Golfe, 2,2% aux frais de l'ONU, 0,8% au désarmement et 1% de frais bancaires de gestion du compte.3% de la recette pétrolière irakienne sont destinés a l'ONU. Or, l'Irak a exporté, depuis 1996, du brut pour 56 milliards de dollars américains (USD), ce qui signifie un pactole versé par le régime de Saddam Hussein à l'ONU de l'ordre de 1,7 milliards de dollars USD. Au premier regard, le chiffre parait anodin mais la somme, énorme, fait de l'Irak un des premiers bailleurs de fonds de l'ONU.scandale_2       

Par contre, l'Irak a perdu son droit de vote au sein de l'organisation internationale "comme bizarrement incapable de payer son quota au budget de l'ONU"...un quota estimé, en 2003, à près de 2,11 millions de dollars USD! C'est la première fois qu'une mission de l'ONU aussi lourde soit financée en dehors du budget de l'organisation internationale et sans recours a l'aide des Etats membres.Cette absence de contrainte budgétaire a grandement aidé à l'inertie du système. Pour l'ONU, l'Irak est la "vache grasse".Grâce à ces prélèvements, les agences de l'ONU opérant en Irak ont vu leur budget décupler et le personnel humanitaire porte de 200 en 1998 à 1000 actuellement.       

Dans ce contexte, un responsable d'une agence de l'ONU en Irak a indiqué ne pas savoir que faire des fonds consacrés a son agence. Il a qualifié d'"immoral" ce que l'ONU fait en Irak."J'ai supprimé des postes de courriers qui touchaient 600 dollars USD par mois rien que pour passer les télécopies dans les bureaux séparés de 20 mètres", a-t-il dit. "Ils gagnent cent fois le salaire d'un professeur d'université irakien".Les deux journalistes soulignent que le programme humanitaire visant à répondre aux besoins d'un peuple épuisé, est malsain de la part de l'ONU qui s'en sert dans une gestion frauduleuse de l'ONU frise l'indécence... L'ONU a mis en vigueur un programme de déminage des régions kurdes, certainement le plus cher du monde.Scandale       

Pour nourrir 28 chiens renifleurs amenés sur place de juillet 1999 a juin 2000, quelque onze tonnes de viande ont été transportées aux régions kurdes.Chaque quadrupède a eu également droit a un dresseur, un pick-up et deux guides.La facture s'est chiffre a 33 mille de dollars en 11 mois, soit 1248 de dollars pour chaque chien, et dix fois la somme reçue par un Irakien pour la nourriture et l'assistance médicale a travers les aides humanitaires.Le vice-ministre irakien des Affaires étrangères, Riyad al-Qaissy, a raconte, le 28 juin 2001, cette anecdote aux ambassadeurs des 190 membres de l'ONU, un malaise général s'est empare de l'assistance.       

En coulisse de l'ONU, plusieurs diplomates, y compris le représentant de l'Hexagone, ont trouvé remarquable le discours d'al-Qaisy, qui a duré deux heures, car il dévoile la mauvaise conscience de l'ONU qui rend licite les ressources irakiennes de l'or noir.Cela intervient au moment où le monde retient son souffle avec la guerre déclenchée contre l'Irak, sous la conduite des Etats-Unis, qui, selon des certains observateurs, veulent s'emparer des richesses de ce "pauvre" pays de l'Irak.

8 février 2009

Al-Ahly : Roi des rois d'Afrique

Le club du Caire a remporté la "super Coupe d'Afrique". Encore un record. Encore face à un club tunisien

Ça en deviendrait presque lassant : comme "attendu", après avoir remporté la Ligue des Champions africaine en novembre dernier, Al-Ahly a encore resserré son monopole sur le football africain, en décrochant sa 4ème Super Coupe d'Afrique, vendredi soir au Caire ; encore un record.untitled

Pourtant privés de leur meneur de jeu vedette Mohammed Abou Treka, les "Diables Rouges" ont battu les Tunisiens de Sfax (2 à 1) dans cette rencontre de prestige entre le vainqueur de la Ligue des Champions et celui de la Coupe de la Confédération. Disputé au stade du Caire, la rencontre prenait des allures de revanches : en 2006, les deux clubs s'étaient rencontrés en finale de la Ligue des Champions, remportée par Al Ahly en Tunisie.

Vendredi soir, conduite par les Angolais Gilberto et Flavio, l'armada de la "Citadelle Rouge" n'a pas laissé beaucoup de place aux rêves des Sfaxiens. Repliés en défense en première mi-temps, les joueurs tunisiens ont pourtant d’abord su imposer leur style de jeu. Mais dès la première minute de la seconde mi-temps, l'attaquant international angolais Flavio ouvrait le score pour Ahly d'une superbe tête, sur un corner tiré par son compatriote des "Palancas Negras" Gilberto.

La bête noire des Tunisiens : Les Sfaxiens ne tardaient pourtant pas à revenir dans le match, en égalisant un quart d'heure plus tard sur une grosse erreur de l'arrière garde égyptienne. Mais une fois de plus, ses stars angolaises sauvaient le club du Caire, sur une contre attaque menée à cent à l'heure. Le score était scellé : 2-1 pour Ahly et une ligne de plus au palmarès déjà le plus titré du continent.

Elu "Club du 20ème siècle en Afrique", Aly confirme au passage sa réputation de "bête noire" des clubs tunisiens : Ligues des Champions 2005 et 2006, Super Coupe d'Afrique 2007... le club cairote a toujours remporté ses derniers trophées face à des équipes tunisiennes.

Et la question habituelle revient invariablement : mais qui fera tomber les "Diables Rouges" de leur trône ?

Palmarès

 Mondial des Clubs : Médaille de Bronze en 2006

               Ligue des Champions d'Afrique 1982 - 1987 - 2001 - 2005 - 2006 - 2008

 et Finaliste en 1983 et 2007

               Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupes 1984 - 1985 - 1986 - 1993

               Supercoupe d'Afrique 2002 - 2006 - 2007 - 2009 et Finaliste en 1994

               Coupe Afro-Asiatique 1989

               Ligue des Champions Arabes 1996

               Coupe des Clubs Arabes vainqueurs des coupes 1995

               Supercoupe Arabe 1997 -1998

               Ligue Egyptienne (33 titres) 1949 - 1950 - 1951 - 1953 - 1954

               1956 - 1957 - 1958 - 1959 - 1961 - 1962 - 1975 - 1976

               1977 - 1979 - 1980 - 1981 - 1982 - 1985 - 1986 - 1987

               1989 - 1994 - 1995- 1996 - 1997- 1998 - 1999 - 2000 - 2005

                2006 - 2007 - 2008

               Coupe d'Egypte (35 titres) 1924 - 1925 - 1927 - 1928 - 1930

               1931 - 1937 - 1940 - 1942 - 1943 - 1945 - 1946 - 1947

               1949 - 1950 - 1951 - 1953 - 1956 - 1958 - 1961 - 1966

               1978 - 1981 - 1983 - 1984 - 1985 - 1989 - 1991 - 1992

               1993 - 1996 - 2001 - 2003 - 2006 - 2007

               Super Coupe Egyptienne 2003 - 2005 - 2006 - 2007 - 2008               

 Coupe du Sultan Hussein 1923 - 1924 - 1926 - 1927 - 1929

               1931 - 1939               

 Ligue du Caire 1939 - 1942 - 1943 - 1948 - 1950

               Ligue de la Republique Arabe Unie (Egypte et Syrie) 1961


Article publié sur le site http://magalif.info/articles/2009/02/08/football-ahly-videmm/

4 janvier 2005

L’Egypte se rapproche de Tigana

images2Jean Tigana sera-t-il le prochain sélectionneur des Pharaons d’Egypte ? En pleine recherche d’un technicien pour son équipe nationale, la fédération Egyptienne (FEF) s’est rapprochée de l’ancien entraîneur de Monaco et de Fulham. Elle serait même toute proche de conclure un accord avec l’ancien membre du « carré magique » des Bleus, selon le site égyptien "YallaKora". Ainsi, Tigana est attendu au Caire ce vendredi afin d’y observer la sélection nationale égyptienne, lors de son premier match de l’année, contre l’Ouganda en amical. Selon Yalla Kora, la fédération aurait proposé un contrat de 60 000 dollars mensuels à Tigana pour conduire la sélection lors des 18 prochains mois, en éliminatoires couplées Coupe du monde-CAN 2006.images Tigana n’est cependant pas le seul candidat sur la liste qui regroupe également l’ex-sélectionneur du Cameroun Winfried Schäfer, le Franco-polonais Henri Kasperczak et un autre Français, Bruno Metsu, actuellement engagé avec le club qatari Al-Arabi. La saison passée déjà, le club égyptien Al-Ahly, désigné club du siècle par la Confédération africaine, avait tenté d’embaucher Tigana, mais le club n’avait pu se  l’offrir, en raison des 35 000 dollars mensuels demandés… S’il accepte le contrat proposé par la Fédération , Tigana deviendra le deuxième Français à diriger les Pharaons, après Gérard Gili (CAN 2000), et succédera à Hassan Shehata, coach intérimaire depuis le renvoi de l’Italien Marco Tardelli.

Article écrit pour le numéro de la revue "France Football" paru le 4 janvier 2005

21 octobre 2007

Al-Ahly contre l'Etoile du Sahel : Ambition contre revanche

Le 27 octobre prochain à Sousse, en Tunisie, le champion d'Egypte de football, al-Ahly, disputera le match aller de la finale de la Ligue africaine des champions, dont il détient les deux derniers titres, face au club tunisien de l'Etoile du Sahel. Une rencontre entre ambition et revanche.

Al_Ahly_et_Etoile_du_Sahel

Les deux équipes s'étaient déjà rencontrées lors de la finale de 2005, pour une victoire égyptienne. Tenu en échec en Tunisie, al-Ahly avait balayé son adversaire au Stade du Caire par 3 buts à 0. Cette fois, al-Ahly veut remporter son 3ème titre consécutif de la Ligue Africaine, le 6ème dans son histoire, et devenir ainsi le premier club africain à réussir cette performance. Une victoire record qui ferait aussi de l'équipe du Caire la première à se qualifier pour la 3ème fois consécutive au Mondial des clubs, qui se disputera au Japon.

Mais l'ambition démesurée d'Al-Ahly, élu "club du siècle" en Afrique, devra se frotter à l'esprit de revanche de Tunisiens bien décidés à effacer les humiliations subies face aux égyptiens lors des dernières saisons. D'abord, l'Etoile du Sahel aimerait rendre la gifle reçue en 2005 et remporter enfin ce titre, qui lui avait aussi échappé en 2004. D'autre part, aucun Tunisien n'a oublié que Al-Ahly a gagné ses deux derniers titres face à des clubs... tunisiens.

L'année dernière, Al-Ahly avait remporté la compétition dans les dernières secondes du match, grâce à sa star Mohammad Abou Treka, sur le terrain tunisien de "Sfax". Déjà en 2001, sur son chemin vers le titre, Al Ahly avait éliminé l'Espérance de Tunis en demi-finale. Et pour compléter la longue liste du contentieux, c'est encore face aux Egyptiens que l'Etoile du Sahel a perdu la Super Coupe Africaine, début de 2007.

Deux des plus beaux palmarès au monde : Au moment où Al-Ahly cherchera son 102me titre tous championnats confondus, l'Etoile du Sahel espèrera detenir le  25me titre dans son histoire.

Al-Ahly : 

Mondial des Clubs : Médaille de Bronze en 2006

Ligue des Champions d'Afrique 1982, 1987, 2001, 2005, 2006 et Finaliste en 1983

Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupes 1984, 1985, 1986, 1993 

Supercoupe d'Afrique 2002, 2006, 2007 et Finaliste en 1994

Coupe Afro-Asiatique 1989 

Ligue des Champions Arabes 1996 

Coupe des Clubs Arabes vainqueurs des coupes 1995 

Supercoupe Arabe 1997 -1998 

Ligue Egyptienne (32 titres) 1949, 1950, 1951, 1953, 1954, 1956, 1957, 1958, 1959, 1961, 1962, 1975, 1976, 1977, 1979, 1980, 1981, 1982, 1985, 1986, 1987, 1989, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2005, 2006, 2007

Coupe d'Egypte (35 titres) 1924, 1925, 1927, 1928, 1930, 1931, 1937, 1940, 1942, 1943, 1945, 1946, 1947, 1949, 1950, 1951, 1953, 1956, 1958, 1961, 1966, 1978, 1981, 1983, 1984, 1985, 1989, 1991, 1992, 1993, 1996, 2001, 2003, 2006, 2007

Super Coupe Egyptienne 2003, 2005, 2006, 2007

Coupe du Sultan Hussein 1923, 1924, 1926, 1927, 1929, 1931, 1939 

Ligue du Caire 1939, 1942, 1943, 1948, 1950 

Ligue de la Republique Arabe Unie (Egypte et Syrie) 1961 

Etoile du Sahel : 

Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupes 1997, 2003 

Coupe de la CAF 1995, 1999, 2006 et Finaliste 1996, 2001 

Ligue des Champions d'Afrique Finaliste  2004, 2005

Supercoupe d'Afrique 1998 et Finaliste 2003, 2006

Coupe Maghrébine des Clubs Champions 1972 

Coupe Maghrébine des Clubs Vainqueurs de Coupes 1975 

Championnat de Tunisie de football 1950, 1958, 1963, 1966, 1972, 1986, 1987, 1997, 2007 

Coupe de Tunisie de football 1959, 1963, 1974, 1975, 1981, 1983, 1996 

Vaincre la bête noire: Mais cette année, les Diables Rouges devront aussi se méfier d'eux-mêmes : l’équipe n'est plus à son niveau de 2005 et les joueurs sont épuisés par quatre saisons jouées sur un rythme incessant. En face, l'Etoile du Sahel pourra compter sur un effectif amélioré et quelques graines de stars pleines de promesses. Le principal atout d' Al-Ahly réside sans doute dans son expérience des grandes compétitions, en plus de l'avantage de jouer le match retour au Stade du Caire, le 9 novembre prochain.

Deux matchs, 180 minutes, pour répondre à cette question : Al-Ahly va-t-il poursuivre son incroyable monopole du football africain, ou l'Etoile du Sahel obtiendra-t-elle enfin sa revanche sur la bête noire du football tunisien?

Article publié sur le site http://magalif.info/archives/2007/10/21/

12 août 2008

le conflit russo-géorgien...une menace pour l'avenir de l'économie géorgienne

Il semble que le conflit russo-géorgien, qui a éclaté mercredi dernier en raison du territoire séparatiste d'Ossétie du Sud, fidèle à la Russie, aura un impact significatif sur l'avenir de l'économie géorgienne, et peut mettre fin à une période de prospérité et de croissance économique.

Après des années difficiles auxquelles le pays avait fait face depuis l'indépendance en 1991 de l'ancienne Union soviétique et jusqu'à la «révolution des roses» en en 2003, qui a conduit à la démission de l'ancien président géorgien Eduard Shevardnadze et à l'arrivee de l'actuel président Mikhaïl Saakashvili, l'économie géorgienne temoignait d'un élan qui avait impressionné les institutions financières internationales, en particulier la Banque mondiale.conflit_russo_georgien1

Grâce aux politiques de réforme adoptées par la Géorgie depuis 2003, le pays est devenu une des meilleures économies dynamiques dans l'ancienne Union soviétique et le taux de croissance économique a atteint 10% en 2006 et 2007, et devrait atteindre 8% l'année en cours, malgré la crise dont temoigne l'économie mondiale et et les graves perturbations sur les marches internationaux.

Bien que l'économie géorgienne dépend de l'agriculture, qui représente 30% du PIB total, les domains de la construction et des télécommunications connaissent un grand saut. La situation geographique distinguée de la Géorgie entre la mer Caspienne et la mer Noire, a fait de ce pays un corridor stratégique pour le pétrole et le gaz naturel venant de l'Asie centrale loins de l'Iran, riche en pétrole, et la Russie, qui monopolise la plupart de l'approvisionnement énergétique dans cette région.

Les sociétés pétrolières occidentales ont investi sur cet Etat pour le développement des exportations de pétrole et du gaz azerbaïdjanais, sur les rives de la mer Caspienne. Ainsi, dix groupes pertroliers occidentaux, avec en tête le britannique "British Petroleum" (BP), ont etabli l'oléoduc «Bakou - Tbilissi - Ceyhan" , Connu sous le nom de "BTC" et dont les investissements s'élevaient à un nombre astronomique, soit quelque trois milliards de dollars, pour transporter 1,2 millions de barils de pétrole par jour.

D'autre part, la "BP" a modernisé le pipeline "Bakou - Soupsa", qui remonte à l'époque soviétique et mène à la côte géorgienne sur la mer Noire. Les compagnies occidentales ont également un projet d'exploitation du gazoduc "Bakou-Tbilissi-Erzeroum", de 692 kilomètres de longueur, pour transférer quelque 8 milliards de mètres cubes de gaz par an des gisements offshore de «Shah Deniz » en Azerbaidjan jusqu'aux frontières entre la Géorgie et la Turquie. Ces projets assurent à la Géorgie un revenu dont elle ne peut pas se passer, d'autant plus qu'ils l'aident à réduire sa dépendance du gaz et du pétrole russe.

La tension dans les relations russo-georgiennes a debuté avec l'arrivée au pouvoir de Saakashvili, qui est favorable au rapprochement entre Tbilissi d'une part, et Washington et l'Europe, d'autre part.

Les ambitions géorgiennes d'adhérer à l'OTAN, une idée complètement rejetée par Moscou, ont ajouté à la crise entre les deux pays. Par conséquent, Moscou a suspendu en 2006 les liaisons aériennes, maritimes et terrestres avec Tbilissi. Le kremlin a également interdit l'importation de nombreux produits géorgien.conflit_russo_georgien_2

Malgré la réussite de la Géorgie à surmonter les sanctions russes, les combats qui ont éclaté en fin de la semaine dernière menacent l'économie géorgienne qui souffre : d'un taux élevé de l'inflation ( 8% sur un an); de la hausse des dépenses publiques et de la croissance de la corruption au moment où la grande majorité de la population est pauvre. Pour cela, "Standard and Poors" a baissé ses estimations de la rentabilité d'investir en Géorgie depuis vendredi dernier.

Trevor Paulino, analyste chez "Standard and Poors, voit que « le conflit russo-georgien risque d'accroître les craintes des investisseurs étrangers en Georgie qui ont joué un rôle très important dans la forte performance économique du pays ». Il souligne que la hausse des dépenses militaires est un des facteurs qui ont conduit à une réduction des prévisions de la rentabilité de l'investissement en Géorgie. Il explique que ces dépenses militaires ont dépassé les attentes des analystes, ce qui fait naître des doutes sur la réalisation des objectifs fixés par le gouvernement pour contrôler son budget.

Pour sa part, Isabelle Facon, chercheuse à la Fondation pour la recherche stratégique estime que la situation géographique stratégique de la Géorgie, comme passage pour le transport de pétrole d'Asie centrale, pourrait perdre de sa pertinence en raison de ce conflit. Elle met l'accent sur le fait que la Russie pourrait se servir de la crise actuelle pour prouver que cette region n'est pas sans danger pour l'établissement de pipelines à l'avenir.

Et Facon de citer que l'aviation russe a frappé Boley, sur la mer Noire, le port le plus important de la Géorgie, sans toutefois l'endommager gravement. Facon met également l'accent sur les déclarations du Premier ministre géorgien Addo Georjennitsais samedi dernier selon lesquelles la Russe avait bombardé des zones proches de l'oléoduc «Bakou - Tbilissi - Ceyhan ».

Le conflit entre Moscou et Tbilissi a déjà commencé à affecter le transport de pétrole via la Géorgie, où la compagie "BP" a annoncé aujourd'hui la suspension du fonctionnement de l'oleoduc ''Bakou – Soupsa", à titre temporaire pour des raisons de sécurité.

L'Azerbaïdjan a annoncé samedi dernier la suspension des exportations de pétrole via les ports georgiens de Batoumi et Kulevi sur la mer Noire en raison du conflit. Mais Natalia Levchenko, analyste économique de la Fondation "Global Insight" ne pense pas que le conflit entre la Russie et la Géorgie va toucher les oleoducs. Elle fait valoir que la tâche des troupes Russe est actuellement d'assurer le contrôle de l'Ossétie du Sud. Levechenko estime que le pétrole et le gaz ne seront pas mis en danger sauf s'il y a une escalade de la situation et la Russie décide d'imposer un embargo économique total sur la Géorgie.

Pour sa part, Michael Denison, analyste de la «Chatham House», estime que cette possibilité est faible, expliquant qu'il serait un acte extrémiste de la part de la Russie de contrôler les pipelines étant donné que l'OTAN va prendre cet acte pour une véritable menace pour sa sécurité, ce qui nécessitera une réponse militaire.

En dépit de cela, les analystes conviennent que les combats en Géorgie pousseront les investisseurs à long terme à ne pas investir dans les domaines du pétrole et de gaz dans la mer Caspienne, qui était jusqu'à récemment considéré comme alternatives au pétrole et du gaz du Moyen-Orient et de la Russie.

Toutefois, l'économie géorgienne ne sera pas le seul perdant dans ce conflit, la Russie risque aussi de détériorer davantage son image auprès des investisseurs étrangers, notamment au moment ou il existe de nombreuses critiques adressées à Moscou en raison de ses lois d'investissement, en particulier dans le domaine du pétrole.

En plus, Moscou risque l'avenir de ses liens économiques avec les États-Unis et l'Union européenne. Ces relations seront sans aucun doute affectées en cas de poursuite du conflit. Et ce, même si Moscou possède d'énormes stocks d'énergie nécessaire par l'Union européenne et les États-Unis.

La question qui se pose désormais est de savoir si la décision du Président Russe Dmitri Medvedev d'arrêter les opérations militaires de ses troupes en Géorgie pourra stabiliser l'économie des deux pays.

1 janvier 2006

Hossam Hassan : Je suis fier de mon parcours, mais j'aurais pu faire mieux

A presque 40 ans et avec un palmarès qui ne compte pas moins de 40 titres, Hossam Hassan, est devenu une légende du football égyptien. Personne n'a oublie son but contre l'Algérie qui avait permis a la sélection de se qualifier au Mondial d'Italie en 1990. Huit ans plus tard, Hossam Hassan inscrivit sept buts au cours de l'édition burkinabé de la CAN et l'Egypte remporta le titre après 12 années de disette. Raisons pour lesquelles des milliers des supporters, outre les spécialistes du football local, souhaitent le voir faire partie de la sélection nationale qui disputera la CAN 2006 pour que les Pharaons puissent bénéficier de son immense expérience et remporter un cinquième titre continental, confidences d'un monstre sacré.

imagesCAXSACY6Il se murmure que votre nom est sur la liste préliminaire des 40 joueurs choisis pour la CAN 2006, c'est vrai?
J'ai entendu ca, effectivement. Mais j'affirme que je n'ai pas été contacte personnellement. Attendons la suite des événements.

Que représente votre retour en équipe nationale?
Pour tout footballeur, C'est l'honneur de porter le maillot de son pays. Mais pour moi, c'est plus qu'un honneur...C'est un grand bonheur...Cela correspond aussi a un profond désir, a un rêve et a un défi. Vous savez bien que certains doutent de ma capacité à tenir encore ma place. Je veux donc leur prouver qu'ils ont tord. Moi, je sais que je peux représenter un plus pour la sélection.

Quel regard portez-vous sur votre carrière, même si elle n'est pas terminée?
J'ai débuté ma carrière en 1983 au club al-Ahly, ou je suis reste jusqu'a 1990, date a laquelle j'ai signe au Paok Saloniki (Grèce). Apres une bonne année en Grèce, j'ai été sollicite par le club suisse Neuchatel Xamax. je pense avoir passe une bonne saison dans le championnat helvète. Hélas, je n'ai pas pu aller au-delà. Car, une fois de plus le devoir m'avait appelé au Caire. Le PDG d'al-Ahly Saleh Selim, m'avait demande de retourner aux "Red Devils" qui traversaient une zone de turbulences. al-Ahly était ma maison je ne pouvais pas rejeter cette demande. Je n'ai pas eu l'ombre d'une hésitation. Finalement, j'y suis reste neuf ans. Des années au cours desquelles nous avons remporte de très nombreux trophées : sept titres nationaux, une coupe d'Egypte et une coupe africaine des clubs vainqueurs des coupes. En 2000, al-Ahly m'a prêté au club émirati al-Ain pour six mois. Mais en revenant au Caire, j'ai compris que les responsables ne voulaient plus renouveler mon contrat. Ils ont essaye de me convaincre de partir en Turquie,  mais je n'avais pas envie de quitter l'Egypte a cette époque. Alors, lorsque le Zamalek se manifesta avec une offre alléchante, j'ai saute sur l'occasion. Comme d'habitude, j'ai fait de mon mieux sous le maillot blanc. Résultat : après quatre belles saisons, j'avais engrange neuf autres titres majeurs. Pas mal pour un joueur sur la pente descendante, non? Une fois encore, a la fin de ma dernière saison, le Zamalek n'a pas fait grande chose pour me retenir. Aujourd'hui, je me fixe un nouveau défi avec al-Masry, le club de Port-Said.

imagesCA60QW4DVous êtes le doyen des footballeurs du monde, que représente pour vous ce titre?
Une grande satisfaction. J'aurais pu porter ce record beaucoup plus haut et le rendre encore plus inaccessible, si je n'avais pas été écarte de façon injuste de la sélection. Ce record est la preuve de la grande régularité de mes performances sur le terrain. J'ai passe 18 ans (entre 1985 et 2003), sans interruption, au service de la sélection nationale.

Quel est le secret de votre longévité?
Il y a d'abord l'aide et la volonté de Dieu. Ensuite, ma passion pour le football, une bonne hygiène de vie, une envie de réussir inébranlable, l'amour de supporters et sans doute un peu de talent tout de même.

Que ressentez-vous en continuant à jouer si prés de la quarantaine?
De la fierté. Oui, je suis fier d'être encore au top dans des matches de haut niveau et surtout d'etre toujours un attaquant tant réclame à la fois par les clubs qui m'emploient et les supporters qui viennent me voir jouer.

imagesCABKR5TXQuelles sont vos plus beaux souvenirs dans les compétitions africaines?
J'en ai beaucoup. Mes débuts avec al-Ahly (des 1984) furent extraordinaires. Nous avions remporte, trois années d'affilée, la Coupe d'Afrique des clubs vainqueurs de coupes, avant de clore ce cycle en beauté, avec a la clé un succès dans la Ligue des clubs champions. Avec la sélection nationale, j'ai connu le même bonheur en remportant la première compétition internationale que je disputais : CAN 86. Toutefois, mon meilleur souvenir reste la CAN 98. Hormis le titre de champion d'Afrique, j'y gagne celui du meilleur butteur du tournoi (trophée partage avec le Sud Africain Benni McCarthy auteur de 7 buts également).

Que pensez-vous du football africain?
Il a beaucoup progresse. Les Africains ont toujours possède un physique, ils ont désormais de grandes qualités techniques et une bonne maitrise tactique. Sans compter les remarquables individualités. Le recrutement massif de joueurs africains par les clubs européens a transforme la donne. Aujourd'hui, le footballeur africain de haut niveau est un footballeur complet.

Quelles sont les différences entre le football pratique en Egypte et celui qui est développé dans le reste du continent?imagesCAC053QP
Le joueur égyptien est techniquement très doué. Mais il lui manque la stabilité et un environnement professionnel pour se montrer encore plus créatif. Une grande partie du succès du football dépend du rôle des medias. Je m'explique : les medias peuvent encourager la stabilité de système, ce qui a long terme donne ces fruits, comme ils peuvent contribuer a sa destruction. Je prends un exemple : après notre victoire a la CAN 98, sous la direction d'al-Gohary, les journaux ont écrit que ce dernier est le meilleur sélectionneur en Egypte et que la sélection était la meilleur de tous les temps. Mais lorsque nous avons dispute la Coupe des confédérations, quelques mois plus tard (deux matchs nuls et une défaite), les medias sont tombés à bras raccourcis sur la sélection et sur al-Gohary. Ce dernier a fini par démissionner. Depuis, le football égyptien n'a plus connu la stabilité. L'autre problème majeur du football égyptien réside dans l'instabilité de la gestion. Il n'y a pas de politique à long terme. Chaque changement de dirigeants, au niveau de la fédération de football ou au niveaux des clubs, fait table rase de ce qui a déjà était réalise par les prédécesseurs. Il faut alors tout reprendre du début. C'EST UNE PERTE DE TEMPS INSUPPORTABLE ! Il y a, toutefois, une exception : al-Ahly. Dans ce club, les conseils d'administration changent, mais la politique demeure la même. Si la gestion de football en Egypte est basée sur une vraie stratégie et non pas sur les relations personnels et les agitations, je pense que nous ferions partie des grandes puissances.

Quelles sont les chances de l'Egypte lors de la prochaine CAN et quelle différence voyez-vous avec l'édition que vous aviez gagnée en 98?
D'abord, en 1998 la sélection était formée de joueurs exceptionnels, expérimentes et ayant évolue en Europe. Et puis, nous avions un grand directeur technique. Un vrai expert. Il nous avait bien préparés pour la compétition. La sélection actuelle renferme des joueurs prometteurs et un bon entraineur. Mais je redoute l'absence d'expérience des grandes compétitions. Cette fois, la CAN risque d'être plus difficile à négocier. Il y aura les 16 meilleures sélections du contient dont le niveau est proche. L'atout de l'Egypte sera son public. Les Pharaons seront soutenus par 75 millions de supporters. Cependant c'est une arme à double tranchant. La pression peut être sur l'adversaire, mais elle peut être aussi sur nos joueurs.

Que répondez-vous à ceux qui affirment que vous êtes un grand nerveux?
Seule l'injustice qui m'énerve. Sur le terrain je ne le suis pas...Les gents confondent la nervosité avec la farouche volonté de gagner dont je fais preuve au cours d'un match.

Vous appréciez de jouer aux cotes de votre frère jumeau, Ibrahim?
Ibrahin est le meilleur arrière droite en Egypte. Je suis mentalement et techniquement en grande confiance quand il est présent en même temps que moi sur le terrain. Il me comprend parfaitement.

Vous n'avez jamais imagine le remplacer sur le terrain après un carton rouge et vice-versa?
(Grand éclat de rire). Non, non, jamais ! Nous sommes des gens sérieux et honnêtes ! Nous avons quelques différences au niveau du visage et des cheveux. Et puis, nous n'occupons pas le même poste...

Les gens ne confondent jamais?
Bien sur que si, mais pas les amis, la famille et les collègues.

Qui est le plus vieux?
Ibrahim. Il est né 10 minutes avant moi.

Quel est le joueur que vous respectez et admirez le plus?imagesCAP0MLQW
Ils sont nombreux à mériter le respect. Je ne veux pas citer des noms pour ne pas oublier quelques uns... Au plan mondial, je peux tout de même citer Puskas, Pelé, Maradona et Marco Van Basten. En Egypte, il y a Ali Abou Greisha, Zezo, al-Khatib.

Vous vous voyez un successeur dans le football égyptien actuel?
Mido est un bon attaquant. Il a bien commence sa carrière. Il ya aussi Emad Met'eab...

Votre plus mauvais souvenir?
(Sans hésiter) Quand J'ai quitte al-Ahly pour Zamalek, puis quand j'ai du partir du Zamalek.

Quels sont les moments de bonheur?
Chaque fois que j'ai gagne un titre...Apres chaque but et quand je lis la passion dans les yeux de mes fans.

Apres une si longue carrière, nourrissez-vous des regrets?
J'en ai au moins un. Je regrette de ne pas avoir eu un manager capable de m'aider à faire les bons choix professionnels. Je regrette aussi le moment où j'ai mis fin à ma carrière européenne, je me suis sacrifie pour al-Ahly et il m'a finalement déçu.

Aimeriez-vous retourner en Europe?
Seulement dans un pays ou le championnat est fort.

Vous aimez toujours al-Ahly?
Je suis un professionnel. Je fais toujours de mon mieux pour le club ou je joue.

Dans quel club aimeriez-vous finir votre carrière?
Je rêve de la finir au sein d'al-Ahly. Ce serait une fin logique.

Et quand déciderez-vous de tirer votre révérence?
Quand je sentirai que je ne peux plus rien donner au club qui me fait confiance.

Vous avez réfléchi a votre reconversion?
Je me lancerai dans le business.

Etes-vous globalement satisfait de votre long parcours?
Plutôt satisfait. Néanmoins, je pense que j'aurais pu faire encore mieux.

DIGEST Hossam Hassan
Nom
: Hassan Hassan
le 10 aout 1966 au Caire, 1,78m 68 kg
clubs successifs : al-Ahly (1983-1990), Paok Saloniki (grece 1990-1991), Neuchatel Xamax (suisse 1991-1992), al-Ahly (1992-2000), al-Ain (Emirats arabes unis 2000), zamalek (2000-2004), al-Masry (2004-?)
163 sélections, 63 buts : 1er match le 10 septembre 1985 Norvège/Egypte (3/0) dernier match le 29 mai 2004 Egypte/Gabon (2/0)

Grandes competitions disputees : Mondial d'Italie 1990

                                                  CAN 1986,1988, 1992, 1998, 2000, 2002.
Palmares : CAN 1986,1998
                Jeux Africains médaille d'or 1987
                Coupe Arabe des Nations 1992
                Ligue Africaine des clubs champions 1987, 2002
               Coupe africaine des clubs vainqueurs des coupes 1984,1985,1986,1993
               Super coupe africaine 2002

                Ligue d'Egypte 1985, 1986, 1987,1989,1994,1995,1996,1997,1998,1999,2000,2001,2003,2004
               Coupe d'Egypte 1985,1989,1993,1996,2002
               Super coupe d'Egypte 2001,2002          
               Ligue des Emirats Arabes Unis 2000

 

 

Coupe afro-asiatique des clubs champions 1988
               Ligue arabe des clubs champions 1996,2003
               Coupe arabe des clubs vainqueurs des coupes 1994
               Coupe arabe des élites 1997,1998
                Super coupe egypto-saoudienne 2003

 

 

Hossam Hassan...La légende vivante d'Hélouân

Attaquant émérite, recordman du monde des sélections internationales, légende d'al-Ahly, Hossam Hassan est tout cela a la fois. Ce footballeur de légende vient a 39 ans de se lancer dans la politique.images

9 janvier 2001 : l'Egypte vient de battre la Zambie (3-1) en match amical au Caire. Le public, en effervescence, est debout et réserve une longue ovation à Hossam Hassan. A bientôt 35 ans, l’attaquant vient d'entrer dans la légende du football mondial. Avec 151 sélections en équipe nationale, le butteur historique d'al-Ahly et des Pharaons bat ce jour la le record détenu jusqu’alors par l'Allemand Lothar Matthaus. Plus de quinze ans après sa première cape, Hossam Hassan entre définitivement dans la légende. Plus tard, il sera désigné officiellement Doyen des footballeurs internationaux par Sepp Blatter. Le président de la FIFA  se déplacera spécialement au Caire pour marquer le coup et souligner l’importance de l'honneur fait a Hossam Hassan.

Avant de marquer a jamais l’histoire du football mondial, le buteur était devenu le footballeur égyptien le plus marquant et le plus aime. Lors de la Can 1998 organisée au Burkina-Faso, Hossam Hassan est le grand artisan de la victoire finale des pharaons. Tout au long de la compétition, l'avant-centre impressionne par son sens du but. Il fera mouche a sept reprises pendant le tournoi continental, dont il sera l’un des meilleurs buteurs en compagnie du Sud-Africain Benni McCarthy. Attaquant de petite taille, Hossam Hassan sait se faire oublier sur la pelouse avant de surprendre ses adversaires par des buts inattendus.

Cette grande joie ne trouvera toutefois pas aux yeux des fervents supporters égyptiens la reconnaissance qu’elle méritait : bien que nomine, Hossam Hassan n’obtient pas cette annee-la le titre de footballeur africain de l’année.

"Rare et irremplaçable"

Si l'on excepte cette déception, la carrière internationale d'Hossam Hassan compte bien davantage de hauts que de bas. De sa première Coupe d'Afrique en 1986 au titre de 1998, en passant par la Coupe du monde en Italie (la deuxième et dernière disputée par les Pharaons), le buteur, auteur de 63 buts en 163 rencontres, n'a pas souvent manque les grands rendez-vous. Mahmoud al-Gohary, sélectionneur "historique" des Pharaons des années 80 et 90 ne tarit pas d'éloges au sujet d'Hossam Hassan : "Il est le meilleur footballeur que j'ai dirige. Buteur, passeur voire meneur de jeu, Hossam Hassan peut être tout cela a la fois, il sait tout faire. Il fait partie de ces joueurs capables de changer le cours d'un match a lui tout seul. C'est quelqu'un de rare et d'irremplaçable !"

Si l'Afrique et le monde ont fait connaissance avec Hossam Hassan a la faveur des grandes compétitions internationales, c'est toutes les semaines, en championnat d'Egypte, que l'attaquant est devenu l'idole d'un peuple, et particulièrement des supporters d'al-Ahly, le club du Caire pour lequel il inscrivit le total de 109 buts. Passe ensuite sous la bannière du grand rival de Zamalek, Hossam Hassan ratisse large et peut revendiquer une appréciable popularité.

Même son image de mauvais garçon, de "John McEnroe du football égyptien", comme l'écrivit un jour un journaliste, n'est jamais parvenue a entamer ce capital-sympathie.

Apres le foot, la politique...

Il est par conséquent dans l'ordre des choses qu'Hossam Hassan se lance dans la politique. En cette fin d'année 2005, la star du football brigue les suffrages populaires à Hélouân, dans la ville ou il a grandi et tape dans ses premiers ballons. Alors, supporters et électeurs, même combat?

 "Ce sont les habitants du quartier de Hélouân qui m'ont incite a participer a ces élections, et j'ai la conviction de pouvoir leur présenter quelque chose de positif", déclare simplement Hossam Hassan. La bataille n'est pas pour autant gagnée d'avance. Surfer sur une popularité acquise dans le passe n'est pas synonyme de succès électoraux futurs. Si le visage est connu, le programme reste flou. En Compagne, Hossam Hassan ne se lance pas dans des grands discours. Plutôt que de refaire le monde, la star parle de ce qu'elle connait le mieux : le sport. Il promet d'"essayer d'élever le niveau sportif, et surtout celui du football", en aménageant en ville des "terrains de sport ouverts". La destinée politique d'Hossam Hassan sera-t-elle aussi fructueuse que le fut sa carrière de footballeur? L'avenir le dira. Mais, quoi qu'il advienne à l’ avenir, les Egyptiens n'oublieront jamais cet attaquant qui les fit tant rêver.

Article écrit pour le numéro 18 de la revue Foot Africa janvier-fevrier 2006 (Grand merci à Patrick Juillard)

1 juillet 2003

Mariages mixtes : les frontières de l'amour

En Egypte comme ailleurs, l'amour fait parfois fi des passeports. Si les couples mixtes témoignent d'une relation amoureuse enrichissante, les obstacles ne manquent pas : le décalage culturel et les contraintes religieuses ne sont pas les moindres.

Un soir, dans une boite d'Helsinki, Zaza rencontre une belle Finlandaise. Une histoire d'amour débute, conclu par un mariage !!! Et un divorce quatre ans plus tard. "Elle s'est converti à l'islam et elle est devenue plus pratiquante que moi, je ne suis plus le musulman qu'elle cherche parce que je bois de l'alcool et ne suis pas le ramadan régulièrement", explique le jeune homme, 31 ans, dont les parents appartiennent au corps diplomatique.

Le temps qu'a duré leur union, le couple a passé les deux premières années en Egypte et les deux suivantes en Finlande. Un monde sépare les deux cultures. "Ici nous entamons de petites discussions sans aucun problème avec des gens croisés dans la rue. Là-bas l'individualisme domine, l'hiver dure et les grandes distances qui séparent les gens les uns des autres dans certaines régions n'aide pas", explique Zaza. Selon lui, les Finlandais sont de nature timide et se méfient les étrangers. "Ils sont mal à l'aise lorsque quelqu'un les approche à moins d'un mètre, ce n'est pas un hasard si j'ai rencontré mon ex-femme dans une discothèque où ils s'évadent dans l'alcool pour surmonter leur timidité". Aujourd'hui, Zaza a une nouvelle amie finlandaise, "mais hors de question de renouveler l'expérience du mariage pour l'instant ".

Délicat concubinage Madiha, 53 ans, exerce la profession d'interprète. Veuve d'un français épousé en 1981, elle estime de son côté que rencontrer quelqu'un est, en Egypte, bien plus difficile qu'à l'étranger, à cause de "la tradition et de la pression sociale qui enferment les jeunes filles dans un carcan". Madiha a fait connaissance avec Gérard, son futur mari, en août 1979 à l'hôtel Méridien. Elle croyait qu'il avait besoin d'une interprète et s'est présentée à lui. Subjugué, lui qui devait partir le lendemain, lui demande de l'accompagner à l'aéroport puis de l'attendre un mois, sans prendre d'engagement professionnel. Au bout d'un mois, il lui téléphone et lui avoue son amour sans de venir la retrouver. Deux ans s'écoulent avant que les deux tourtereaux ne décident de se marier. Respectueuse de la tradition, elle attend ce jour pour se donner à lui : "notre relation devenant de plus en plus forte, nous avons ressenti le besoin de nous marier. L'amour en Egypte passe par le mariage il n'existe pas d'autres formes de vie commune comme en Occident. Et mon éducation et ma culture m'interdisaient de franchir le pas avant". Selon Madiha, Gérard a accepté ces conditions puis s'est converti à l'islam plus par conviction que par nécessité pour épouser la femme de sa vie "il n'a subi aucune pression, il y est venu naturellement".

Kareem et Anne, 27 et 26 ans, sont de jeunes mariés. Ils se sont rencontrés au cinéma, présentés l'un à l'autre par une amie commune. "Ce fut le coup de foudre, se souvient Anne. Moi qui a vécu la plus grande partie de ma vie dans des pays musulmans en raison du travail de mes parents, je ne pense pas que j'aurais trouvé quelqu'un qui me corresponde autant en France. Je me sens multiculturelle et j'ai du mal à trouver la même mentalité là-bas, Kareem est cosmopolite et me permet de rester proche de l'Orient".

Le pouvoir des familles Alors la rencontre et le souhait de se marier, il faut encore convaincre les familles d'accepter cette décision. Nombreuses sont les familles égyptiennes qui s'opposent au mariage mixte par craintes des difficultés juridiques causées aux enfants et des différences culturelles, religieuses et sociales. Anne a eu la chance de tomber sur un homme et une belle-famille très ouverts : "La seule chose qui les a dérangés, c'est que nous vivions ensemble avant le mariage, c'était un peu la catastrophe pour eux. Sinon, je les adore et ils m'adorent".

Souvent, des relations naissantes entre Egyptiens et Européennes échouent car certains hommes souhaitent les modeler à l'image que beaucoup se font de la femme. Une sorte de propriété, qui doit abandonner ses velléités d'indépendance, ne pas sortir sans leur accord, s'habiller "correctement" et éviter de parler aux autres hommes. Mohammad Sabri, 49 ans, guide touristique, a été marié pendant sept ans avec une Allemande rencontrée au musée égyptien. "Ma famille avait raison de me dire de ne pas le faire, aujourd'hui, je suis divorcé et je ne vois plus mes deux petites filles", regrette-t-il. "Elle est partie parce qu'elle ne supportait plus la vie et les traditions égyptiennes", glisse-t-il. Un départ en catimini. Sans le prévenir, en demandant refuge à l'ambassade d'Allemagne avant de s'envoler pour Berlin.

La même histoire est arrivée à Mohammad Gamal, 52 ans, importateur de produits occidentaux. Sa femme italienne a aussi quitté l'Egypte avec leurs deux enfants, une fille de 20 ans et un garçon de 16. Les deux hommes ne savent même pas où leurs enfants vivent désormais malgré leurs appels à l'aide répétés auprès du ministère des Affaires étrangères égyptien. Mohammad Gamal avoue s'être marié pour faciliter son business. "Je l'ai rencontrée à Florence, j'avais besoin de la nationalité italienne pour aller et venir en Italie sans tracasseries, je ne l'aimais pas spécialement", raconte-t-il. Le couple s'est installé en Egypte et a tenu 10 ans. "Je ne voulais pas divorcer pour ne pas gêner la vie de mes enfants", explique Mohammad, qui n'a plus le droit de se voir délivrer un visa par l consulat italien. "J'ai tout perdu puisque je n'ai pas réussi à obtenir la nationalité et que je suis privé de mes enfants ", résume-t-il sans ciller.

imagesReligion et éducation Contrairement à Mohammad Sabri, Zaza n'a rencontré aucune difficulté à convaincre sa famille d'accepter son mariage. "Les Egyptiens sont un peuple qui a été mélangé aux Grecs, aux Romains, aux Persans, aux Arabes, aux français, aux Turcs et aux Anglais. Il n'est donc pas question de parler de difficultés à propos du mariage mixte l'idée même de racisme nous est étrangère", pense-t-il. Chez lui en tout cas, les mariages mixtes sont monnaie courante : son frère aîné a épousé une française et un de ses cousins a fait sa vie avec une Américaine. "C'est banal, déclare Zaza, mais pour que le mariage réussisse, il faut se mettre d'accord sur des questions comme la religion et l'éducation des enfants".

Anne et Kareem ont décidé d'élever leurs enfants dans les valeurs musulmanes. "Je souhaite leur inculquer les principes de l'Islam, mais ensuite ce sera à eux de décider si cela leur convient ou non", explique-t-il. Anne, de son côté, est athée mais, remarque-t-elle, "le fait de vivre avec quelqu'un qui a autant la foi m'a fait évoluer et remettre en question beaucoup de choses".

Son athéisme ne change rien pour Kareem. "Certaines personnes de ma famille auraient préféré que j'épouse une musulmane mais j'aime Anne, dit-il. Elle a tout ce que je cherche et elle sait me comprendre puisque nous sommes tous les deux artistes. En plus, les filles égyptiennes n'ont souvent pas assez de personnalité, elles restent trop liées à ce que pensent et font papa et maman".

Selon le Coran, les musulmans peuvent se marier avec des chrétiennes et des juives, mais les enfants de cette union seront musulmans... Le contraire est interdit, une musulmane ne peut pas se marier avec un non-musulman. Même si son mari s'est converti à l'Islam, Madiha a dû convaincre sa mère, ses sœurs et ses frères de la justesse de son choix. "En Egypte, on se marie avec la famille, je ne voulais pas la frustrer ou me fâcher en décidant sans leur accord", se souvient-elle. Madiha a donc manœuvré pour que Gérard puisse venir chez elle et se faire accepter. "Je servais d'interprète entre ma mère et Gérard mais mes frères et sœurs sont francophones. Le problème était Maman. Au bout d'un certain temps, Gérard a fini par lui avouer l'objectif de ses visites : demander ma main. Maman a simplement dit que la décision était la mienne".

Grand écart Madiha s'est mariée par amour. Mohammad Gamal par intérêt, d'autres ont choisi l'union à une étrangère par frustration. Tel Mohammad Sabri. "J'étais obsédé par la liberté sexuelle occidentale. Au début, j'ai voulu ne relation sans lien aucun, simplement pour répondre à mes besoins physiques et psychologiques. Avec le temps, j'ai cru que c'était ça l'amour... je lui ai donc proposé le mariage". Ensuite, ce fut l'enfer en raison du gouffre culturel entre sa femme allemande et lui. "Je n'avais jamais connu d'étrangère avant et c'était ma première expérience".

Zaza, de son côté, explique que le mariage mixte a l'avantage de la simplicité, comparé au mariage avec une Egyptienne, trop compliqué. "Les statistiques sur la réussite des mariages mixtes sont décourageantes, c'est vrai, mais les filles égyptiennes charrient... Elles sont devenues matérialistes au moment où le pays souffre économiquement, regrette-t-il. De plus, certains parents considèrent leur fille comme un article lancé sur le marché et pensent au mariage comme à un business pour améliorer leur statut social". Il précise les innombrables obstacles : dote faramineuse, cadeau de mariage, noces, sans oublier l'appartement, les meubles et l'électroménager. "Le mariage avec une étrangère est moins coûteux, c'est un mariage humain... Seules une bague et une petite fête suffisent".

Néanmoins, il est plus compliqué administrativement de se lier à une étrangère. Pour être valable dans les deux pays, le mariage dans le cas d'un couple mixte doit être enregistré à la fois au consulat et au Service général égyptien de notariat en présence de deux témoins, alors que pour un couple égyptien, le mariage n'est enregistré que par le Mazoun (équivalent du prêtre pour les chrétiens) en présence de deux témoins.

Le couple doit aussi en Egypte affronter le regard réprobateur des autres. Suzi, 70 ans, une Française athée d'origine juive divorcée d'un Egyptien, raconte son expérience. "Ici, je suis obligée de cacher mon origine pour ne pas susciter la confusion entre le judaïsme et l'Etat hébreu. Je me dis chrétienne pour que les gens me foutent la paix !" Elle ne revient en Egypte que pour son affaire de location d'appartements, dont le partage des revenus a été la pomme de discorde qui a mené à son divorce.

Zaza est d'accord pour stigmatiser l'intolérance de certains de ses compatriotes. "Ici, toute blonde est considérée comme une femme de peu de vertu du simple fait d'appartenir à un pays occidental", dit-il. "Ces considérations sont regrettables, lance Madiha. L'amour c'est l'amour, je me suis mariée avec Gérard parce que je l'aimais. Point. Il ne devrait pas y avoir des préjugés".

Choc de cultures Quant à la vie quotidienne, Zaza admet qu'il faut peut-être faire plus de concessions quand on épouse une étrangère. "En Finlande, les femmes sont numéro un, elles ont les postes-clés au gouvernement par exemple. Heureusement, je me suis marié en Egypte et nous y avons vécu quelque temps, ce qui a aidé mon ex-épouse à comprendre qu'un Egyptien n'acceptera jamais que sa femme porte la culotte".images2

Fatima, 24 ans, Franco-marocaine, a eu plusieurs petits amis égyptiens : "On dit que l'amour efface les différences culturelles, oui, mais avec le temps, elles réapparaissent. Quoique l'on dise, très peu de vrais mariages mixtes réussissent, il y a toujours un des deux qui doit accepter et faire des concessions mais jamais les deux..."

Madiha aussi a dû s'adapter à des comportements différents à son arrivée sur le sol français. "Faire la bise, le concubinage ou les enfants naturels, c'était vraiment bizarre pour moi, au départ". Ou encore la possibilité de sortir seule. "En Egypte, une femme ne doit pas aller au cinéma seule, ce n'est pas interdit, mais c'est la coutume. Toutes sortes de sorties sont réservées aux hommes ou aux femmes accompagnées". Selon elle, un mariage mixte, "c'est comme porter une veste de coutumes et de traditions. Il faut savoir quand la garder et quand l'ôter".

La seule chose qu'elle regrette, c'est que son mari, pourtant fier de la présenter à ses amis comme Egyptienne, lui demandait d'oublier parfois son caractère oriental. "Mais moi, dit-elle, je ne pouvais pas renoncer à ma culture, je n'ai jamais songé à le faire. Il y avait des choses impossibles à accepter pour moi, par exemple : vivre en concubinage avec lui. Une fois aussi, un ami est venu lui rendre visite alors qu'il n'étais pas là. Je lui ai demandé de ne pas monter, il était inconcevable de le recevoir alors que j'étais seule. Lui, il s'est moqué de moi et mon mari m'a traitée de folle".

Madiha a ainsi passé une bonne partie de sa vie en France à parler français mais à penser égyptien. Et après avoir partagé sa vie avec un Français, le retour en Egypte n'a pas été facile : "La femme française est traitée à part entière, c'est un être humain à 100%. Je voulais tirer les conséquences de cette liberté que j'avais connue en tant que femme en revenant en Egypte. Ici, immédiatement, je me suis fait traiter de Française. C'est pour cela que j'ai peur de refaire ma vie avec un Egyptien, je suis sûre que je devrais renoncer à cette liberté", regrette-t-elle.

Fatima a mesuré la difficulté de se comprendre lorsque chacun est pétri par sa langue et sa culture. Pourtant, arabophone, elle explique : "Le malentendu linguistique est fréquent, un mot mal compris et tout peut basculer. D'autant que les Egyptiens s'emballent très vite et ne cherchent pas à discuter ou à trouver une solution au problème avant de décider que tout est fini. Les Français cherchent plus à analyser le pourquoi et le comment du problème avant d'agir".

Même Madiha, avec sa maîtrise parfaite de la langue française, reconnaît : "Il y a un décalage. Il faut plus de temps pour comprendre ou se faire comprendre, contrairement à un couple de la même culture qui peut utiliser des sous-entendus. Et en même temps c'est une richesse d'être obligés de se parler beaucoup..."

Nationalité des enfants Patrick, coopérant au Caire, va, lui, bientôt épouser une Egyptienne. Converti à l'Islam dès avant sa rencontre avec Leila, il a su vaincre les réticences de sa famille. "Ici, la fille est comme un trésor, il faut bien connaître la mentalité pour savoir comment se comporter, mais il y a toujours des espaces de liberté pour se voir rien qu'à deux".

Ne pas vivre avec elle avant le mariage ne le dérange pas plus que ça : "Je ne crois pas que ce soit un préalable indispensable, je pense vraiment la connaître suffisamment bien. Mais bon, c'est sûr que la vie à deux ne sera pas toujours évidente car nous avons quand même eu des éducations très différentes. L'avantage, c'est qu'elle est francophone et moi arabophone, nous connaissons bien nos cultures respectives et il n'y a pas de décalage à ce niveau". S'il a des enfants avec Leila, ces derniers ne pourront pas obtenir la nationalité égyptienne. En effet, les enfants nés de mère égyptienne et père étranger en sont privés.

Nahed, 39 ans, mariée avec un Libanais, trouve cela injuste : "Et cela peut avoir des retombés sur des générations. Si nous n'avons que des garçons, mes descendants ne seront plus liés à mon pays". Pour changer les choses, il faudrait faire évoluer la constitution du pays. La volonté politique n'est pas encore très affirmée même si des projets sont en cours. "De plus, reprend Nahed, c'est très grave pour l'éducation et sur le plan financier puisque mes enfants sont considérés comme des étudiants étrangers et doivent payer des droits d'inscription faramineux".

Les obstacles inhérents au mariage mixte n'empêchent pas ceux-ci de se multiplier. De toute façon, comme le dit le proverbe égyptien : "Le mariage est comme une pastèque qu'on doit couper et goûter pour en connaître la valeur", et ce, quelle que soit l'origine de la pastèque, égyptienne ou étrangère.

Article écrit pour la magazine francophone égyptienne La Revue d'Egypte juillet/août 2003

7 février 2008

Le Petrole...mot cle du conflit au Tchad

Le souhait de contrôler la richesse pétrolière joue un rôle caché dans le conflit en cours au Tchad, où la production de l'or noir, même si elle n'est pas énorme, représente un cadeau du ciel pour ce pays considéré comme l'un des pays les plus pauvres du continent noir.

Selon le magazine "Africa Energy Intelligence" spécialisé dans le domaine de l'énergie en Afrique, le pétrole joue un rôle important dans le conflit entre le régime tchadien dirigé par Idriss Deby et les rebelles qui cherchent à s'emparer du pouvoir.Tchad

Dans son éditorial cette semaine, le magazine explique que, ce conflit, même s'il a un caractère "politique" de premier degré, il reflète l'existence de vieilles haines entre les différentes parties et "de nouvelles sources de revenus" que les rebelles jugent qu'elles doivent être partager.

Pour sa part, Nicolas Sarkis , expert en matière de l'énergie, écrit dans un article publié par la revue "Pétrole et gaz arabes" que ''le Pétrole joue un rôle extrêmement important dans le conflit au Tchad, où l'Etat est très pauvre et possède très peu de ressources au moment où le pétrole est certainement la principale source des revenus du pays''. Sarkis précise que l'opposition tchadienne affirme que le gouvernement a gaspille la richesse du pays.

Selon Philippe Augon, chercheur à la Fondation "Aris" et spécialiste de l'économie africaine, une grande partie des revenus pétroliers du Tchad a été utlisée dans des investissements liés à l'armement et pour enrichir des personnes proches du président tchadien, alors que les rebelles veulent leur part de ces revenus.

Les recettes pétrolières du Tchad étaient un sujet d'accord entre N'djamena et la Banque mondiale. Selon cet accord , N'Djamena doit consacrer 70% des revenus pétroliers pour le financement d'un oleoduc de 1000 km de longueur pour lier entre le gisement de "Duba" au Tchad et le port de "Kribi" au Cameroun. Les principaux donateurs ont porté plainte disant que le régime d'Idriss Deby ne respectait pas les 70%, notamment en raison de l'augmentation de ses dépenses militaires.Chad

Le Tchad produit 150 mille à 160 mille barils de pétrole par jour, alors que les réserves du brut sont estimées à quelque 1,5 milliard de barils, ce qui est très faible par rapport au Nigéria ,le premier producteur de pétrole en Afrique (2,12 millions de barils par jour de production et 36 milliards de barils comme réserves), où le pétrole constitue la raison principalle du conflit armé.

Selon Sarkis, avant 2003, lorsque le prix du baril de brut était inférieur à 28 dollars, le Tchad a témoigné beaucoup de difficultés pour financer la prospection du pétrole et attirer les compagnies petrolières internationales, notamment car le pays ne possède pas une debauche sur la mer ce qui exige la construction de pipelines à des coûts élevés.

Serkis ajoute que la situation a beaucoup changé depuis la flambée des prix du pétrole. Depuis, le pays est devenu le centre de l'attention des compagnies pétrolières internationales, alors que les revenus pétroliers sont devenus très importants pour l'économie du Tchad qui exporte la quasi-totalité de sa production.

Et sarkis d'expliquer qu'en 2004, les investissements étrangers dans le secteur pétrolier tchadien ont aidé l'économie du pays à réaliser un taux de croissance record de 30%. ''Mais ce taux a chuté à 8% seulement en 2005'', dit-il.

Les experts estiment que la richesse petrolière tchadienne n'est pas encore explorée et qu'il est possible de découvrir d'énorme gisements dans les prochaines années... Ce qui soulève des ambitions des pays étrangers, notamment la Chine et les Etats-unis, au moment où la course pour assurer les sources de l'énergie bat son plein, notamment en Chine et aux Etats-Unis d'Amérique.

Partant de cette idée, le groupe americain "Exxon-Mobil" dirige le consortium chargé de la prospection du pétrole au Tchad et qui regroupe l'americain "Chevron" et le malaisien "Petronas". Mais, ce qui est remarquable est l'absence du géant pétrolier français "Total" du Tchad, malgré le fait que la France était l'Etat colonial du Tchad.

Dans ce contexte, Sarkis estime que les compagnies pétrolières américaines ont réussi à consolider leur présence au Tchad, ce qui a soulevé la rancoeur des entreprises européennes et chinoises. ''Dans cette optique, la rebéllion en cours est peut-être encouragé par des compagnies pétrolières opérant au Soudan, notamment les Chinois'', dit-il.

Pour Sarkis, la Chine, qui tirent 30% de ses besoins en petrole du Soudan, voit qu'à long terme, la meilleure stratégie sera le transfert du pétrole tchadien, à travers des pipelines, au "Port Soudan".

Il semble que plusieurs parties ont intérêt dans le pétrole tchadien, alors est-ce possible qu'une de ces parties oeuvre pour alimenter le conflit dans ce pays pour servir ses propres intérêts et objectifs?

28 janvier 2004

Policiers et civils unis pour surmonter la catastrophe

La catastrophe, causée par l'ecroulement lundi soir de l'immeuble de la banlieue du Caire à Medinet Nasr, a uni policiers et civils autour d'un seul objectif :  Surmonter cette tragédie. La police, qui la veille encore, le 25 janvier, etait parée de toutes ses décorations et se préparait à célebrer sa fête a été affligée par la perte de 13 de ses éléments , 4 officers et 9 soldats, ayant péri sous les décombres de l'immeuble éffondre.
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Vers 20 heures, lundi, un entrepôt, situé en bas de l'immeuble de onze étages de la rue Abbas el-Akkad à la cité Nasr (est du Caire), a pris feu. L'incendie, s'étant révéle gravissime, les forces de la Défense civile n'ont pas perdu une minute pour évacuer les locataires. 45 minutes plus tard l'immeuble s'est effondré alors que des policiers étaient toujours à l'interieur. Une centaine de personnes qui se trouvaient dans le bâtiment ont pu ainsi être sauvées, alors que 13 policiers avaient rendez-vous avec la mort, le sacrifice étant leur devoir. Temoins de cet héroisme émouvant et profondément touchés par ce sacrifice, les citoyens se sont precipités pour apporter leur soutien aux policiers. Les forces de la défense civile ont ainsi gagné du renfort. Les lieux ont été transformés en une ruche d'abeilles : Chaque citoyen faisait de son mieux pour aider les policiers à retirer les corps des victimes, les éléments de la Défense civile s'efforcaient de dégager leurs collègues des décombres dans l'espoir de les sauver. La joie gagna ces derniers en retrouvant un de leurs collègues vivant, deux heures après la catastrophe. Mais avec le temps, l'espoir de trouver des rescapés à commencé à se dissiper.

Un des policiers a dit avoir entendu les appels au secours de l'officier Amer Omeira qui ne tarda pas à mourir. "J'ai pleuré car il était mort", a ajouté le policier. Ebeid Ahmad a souligné: " Sans le sacrifice de la police, son intervention à temps et l'évacuation rapide des locataires, le bilan des victimes de l'accident se serait alourdi' d'autant plus que la rue Abbas el-Akkad est une rue commerciale bondée, notamment avec l'approche de la fête du grand bairam (fête du sacrifice).

Animés par cet esprit de sacrifice qui dicte aux fidèles un devoir de générosité envers les autres, des femmes distribuaient des sandwiches aux soldats et aux officiers en quête de survivants, alors qu'un vieillard, aidé de sa canne, et son petit-fils distribuaient des bouteilles d'eau. Plus loin, un groupe de jeunes offraient des jus et des fruits aux soldats. Amina, une habitante de la rue a souligné que c'était un devoir :" Nous sommes tous des Egyptiens et nous apprécions le sacrifice des policiers martyrs... Ceux qui travaillent sur place sont fatigués"-a-t-elle dit. "Nous sommes très croyants et savons que cette catastrophe peut arriver a tout moment. Que Dieu nous aide et que nous puissions toujours trouver quelqu'un à nos côtés au moment des catastrophes".

Sayed al-Amine, qui travaille dans un magasin proche de l'immeuble effondre, a dit que le magasin s'était transformé en un office de services à la disposition des soldats et des officiers sur les lieux. La pharmacie, située en face de l'immeuble, a soigné gratuitement les officiers et les soldats blessés... alors qu'un magasin de téléphones a mis ses appareils au service des sinistré, gratuitement. "Tout le monde s'est mobilisé pour le devoir", a dit al-Amine. "C'est le vrai visage de l'Egypte". Alors que les buldozers degageaient les ruines, la sonnerie d'un portable a retenti sous les décombres, un élément de la defense civile a crié "Arretez", les quatre buldozers sur place ont étés reduits au silence et tout le monde s'est précipité vers le son avec l'espoir de reperer un rescapé... Mais en vain. Sur le trottoir en face de l'immeuble effondré, un homme assis stupéfait sous le choc refusait de parler. Cet homme est un des proprietaires de l'immeuble... Il vient de perdre son fils dans cette catstrophe, l'autre fils est hospitalisé, alors que le troisième a disparu et se trouverait peut-être encore sous les décombres. D'autres personnes, pris de panique, se precipitaient vers les journalistes alertant que d'autres immeubles, en conflit avec la loi, dans ce quartier risquaient le même sort si les services de sécurite ne prenaient pas les mesures adéquates. Jeudi, le Président de la République a chargé le gouvernement de détruire les bâtiments en infraction aux frais des propriétaires et de traduire au parquet toute negligence à ce sujet.
   

16 novembre 2008

Ligue Africaine des Champions : Al-Ahly cherche un record et Coton Sport veut son premier titre continental

La finale de la Ligue africaine des Champions oppose dimanche soir le club égyptien Al-Ahly aux Camerounais du Coton Sport FC. Avec une seule certitude, celle d’un match très tendu, au stade de Garoua.

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Ce soir, Camerounais et Egyptiens auront un sérieux point commun. Dans les rues de Yaoundé , ou sur les trottoirs du Caire, ils seront nombreux à être scotchés à leurs écrans de télévision, pour suivre le match retour de la finale de la Ligue africaine des Champions, entre le quintuple champion d'Afrique, l'Egyptien Al-Ahly, et le Camerounais Coton Sport FC, novice à ce stade de la compétition reine en Afrique

Après avoir remporté le match aller au Caire (2/0), Al-Ahly, qui dispute sa quatrième finale consécutive de la Ligue des Champions, a fait un sérieux pas vers son sixième titre dans cette compétition, record absolu sur le continent. Une victoire lui permettrait aussi de se qualifier pour la Coupe du Monde des Clubs au Japon. Il serait ainsi le seul club, dans le monde, à se qualifier 3 fois pour cette compétition de prestige.

Mais l'arrivée au podium n'est pas une mince affaire. Coton Sport a, lui aussi, ses ambitions : Remporter son premier titre continental et mettre fin à la suprématie des Egyptiens qui ont gagné jusqu'à présent toutes les finales contre les Camerounais. Dernier souvenir : La Finale de la CAN 2008 les Pharaons ont battu les Lions Indomptables (1/0).

Plan Morsure de Scorpion : Les Diables Rouges disputent ce match avec l'espoir d'oublier l'humiliation subie lors de la finale de l'année dernière quand ils s’étaient lourdement inclinés 1-3 sur leur pelouse du Caire, face au club tunisien de l'Etoile du Sahel alors qu'ils avaient fait un match nul (0/0) en Tunisie. Pour cela, un psychiatre a été recruté pour aider les joueurs à assumer la pression. Cela intervient au moment où le directeur technique d'al-Ahly, le Portugais Manuel José, s’est dit résolu à jouer l'attaque, histoire de mettre la pression sur les épaules camerounaises.

De son côté, Coton Sport, véritable révélation surprise de cette édition, entend bien rester invaincu à domicile. Il a battu des adversaires de poids comme l'ivorien ASEC Mimosas et le soudanais "al-Marikh", alors qu'il s'est qualifié pour la Finale en humiliant le zimbabween "Dynamos Harare" 4/1 après avoir remporté le match aller 1/0 à Harare. Il veut achever sa belle aventure en inclinant le club du Siècle en Afrique et détenir la Coupe, mais cela nécessite qu'il batte les Red Devils par 3 buts d'écart.

Deux côtés tendus : Ce match est disputé dans un climat psychologiquement tendu : Du côté égyptien, les medias craignent un mauvais arbitrage, rappelant que l'arbitre marocain Abdel Rehim al-Argoun a privé al-Ahly de deux pénalités lors de la dernière finale, perdue contre l'Etoile du Sahel.

Ils font également allusion au fait que Garoua est le village natal de Issa Hayatou, Président de la Confédération Africaine de Football, laissant croire que l'arbitre peut être injuste avec al-Ahly en signe de complaisance vis-à-vis de Hayatou.

Au Cameroun, les medias ont dit que le chargé d’Affaires de l'ambassade d'Egypte à Yaounde, Sherif Raafat, a tenu à présenter ses excuses pour l'accueil glacial réservé a Coton Sport au Caire ainsi que les nombreux manquements qui ont jalonné le court séjour de la délégation camerounaise en Egypte. Il n'y avait par exemple pas de responsable de la Fédération égyptienne de football pour accueillir l'équipe à l'aéroport du Caire.

Il reste à patienter 90 minutes à Garoua pour savoir si al-Ahly va récupérer son trône africain et renforcer ainsi le règne egyptien du football dans le continent noir. Ou bien, si les clubs africains auront des nouveaux rois qui succèderont aux Tunisiens de l'Etoile de Sahel.

Palmarès

Al-Ahly

               Mondial des Clubs : Médaille de Bronze en 2006

               Ligue des Champions d'Afrique 1982 - 1987 - 2001 - 2005 - 2006

               et Finaliste en 1983 et 2007

               Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupes 1984 - 1985 - 1986 - 1993

               Supercoupe d'Afrique 2002 - 2006 - 2007 et Finaliste en 1994

               Coupe Afro-Asiatique 1989

               Ligue des Champions Arabes 1996

               Coupe des Clubs Arabes vainqueurs des coupes 1995

               Supercoupe Arabe 1997 -1998

               Ligue Egyptienne (33 titres) 1949 - 1950 - 1951 - 1953 - 1954

               1956 - 1957 - 1958 - 1959 - 1961 - 1962 - 1975 - 1976

               1977 - 1979 - 1980 - 1981 - 1982 - 1985 - 1986 - 1987

               1989 - 1994 - 1995- 1996 - 1997- 1998 - 1999 - 2000 - 2005

                2006 - 2007 - 2008

               Coupe d'Egypte (35 titres) 1924 - 1925 - 1927 - 1928 - 1930

               1931 - 1937 - 1940 - 1942 - 1943 - 1945 - 1946 - 1947

               1949 - 1950 - 1951 - 1953 - 1956 - 1958 - 1961 - 1966

               1978 - 1981 - 1983 - 1984 - 1985 - 1989 - 1991 - 1992

               1993 - 1996 - 2001 - 2003 - 2006 - 2007

               Super Coupe Egyptienne 2003 - 2005 - 2006 - 2007 - 2008

               

               Coupe du Sultan Hussein 1923 - 1924 - 1926 - 1927 - 1929

               1931 - 1939

               

               Ligue du Caire 1939 - 1942 - 1943 - 1948 - 1950

               Ligue de la Republique Arabe Unie (Egypte et Syrie) 1961

Coton Sport FC de Garoua

               Champion du Cameroun (8 titres) 1997 - 1998 - 2001 - 2003

               2004 - 2005- 2006- 2007

               Coupe du Cameroun 2003 - 2004

               Coupe de la CAF finaliste en 2003

Article publié sur le site http://magalif.info/articles/2008/11/16/le-roi-ahly/

20 mars 2008

Cinq ans après l'invasion de l'Irak et la Mésopotamie toujours loin de la démocratie et de la prospérité

Malgré l'invasion américaine de l'Irak, il y a cinq ans, et la chute du régime de Saddam Hussein, malgré les allégations du président americain George W. Bush qui affirme que le monde est devenu plus sûr après le renversement de Saddam, la Mésopotamie est encore bien loin de la paix et la démocratie.

Les Irakiens constatent que les Etats-Unis n'ont pas pu realiser la victoire dans sa guerre visant à éradiquer le terrorisme et enraciner la démocratie dans le monde. Dans ce contexte, Abou Fares Darraji, vendeur de cigarettes à Bagdad, juge que Bush, qui parle de de la victoire, n'a réussi qu'à détruire l'Irak.Irak5

Darraji ajoute que les conflits sectaires et religieux dont temoignent son pays depuis l'invasion ont éteint  "la joie du renversement du régime de Saddam". Il s'est dit convaincu que les Etats-Unis sont le seul bénéficiaire du declenchement de la guerre en Irak.

Darraji dit que les Américains représentent une extension du régime de Saddam Hussein : "Ils prennent des décisions concernant l'Irak au moment ou le gouvernement irakien est privé de toute forme de souveraineté", dit-il. "Les Américains ont réalisé une victoire pour eux-même en imposant leur hégémonie en Irak, une region stratégique pour Washington afin de contenir la menace iranienne.

Et Darraji de dire que les Américains ne défendent que leurs intérêts et ignorent les ambitions du peuple irakien. "Au contraire, Ils ont apporté à l'Irak des choses que l'on n'avait jamais vu comme les terroristes et les assassins", affirme-t-il.

Pour sa part, Nesrine Mohammed, une institutrice dans une école a "Ziouna", un quartier chic au centre de Bagdad, dit que la victoire dont parle Bush est la victoire militaire qui a eu pour fruit le renversement de Saddam Hussein. Elle ajoute que cela n'est qu'une preuve de la realisation des intérêts purement américains..

Nesrine fait remarquer que Bush ne sait pas encore l'ampleur de l'échec de ses soldats à la reconstruction du pays, un échec qui a entraîné d'enormes pertes matérielles et en vie humaine dans les rangs des Américains.

De son côté, Tareq al-Maamoury, rédacteur en chef du journal indépendant "le pays aujourd'hui", dit que la victoire doit être mesurée par le nombre des objectifs annoncés par les Etats-Unis au début de la guerre et le nombre des objectifs realisés.

Il ajoute que parmi les objectifs annoncés par les Américains figure l'élimination du régime de Saddam Hussein en raison de sa possession d'armes de destruction massive et ses liens avec des organisations terroristes. "Mais, jusqu'ici, les Américains n'ont pas été en mesure  de prouver ces allégations", affirme-t-il.Irak1

Et al-Maamoury de rappeler que le seconde objectif de l'invasion américaine de l'Irak est l'instauration de la démocratie. "Cet objectif a été realisé théoriquement à travers les élections, la constitution et la liberté de la presse, mais en réalité, il n'a pas été atteint parce que l'Etat est encore faible et incapable d'assurer la sécurité et de fournir le climat approprié pour appliquer la démocratie", ajoute-t-il .

Selon al-Maamoury, le concept de la "victoire" ne signifie pas qu'il y a des gagnants et des perdants. Il souligne que les Etats-Unis ont aidé les Irakiens à se debarrasser du régime de Saddam, qui, s'il demeurait au pouvoir, les résultats auraient été catastrophiques pour la région dans son ensemble.

Toutefois, al-Maamoury affirme que les Irakiens ont encore une grande bataille qu'ils doivent remporter, à savoir, l'éradication des milices et la formation de forces militaires ainsi que la lutte contre la corruption dans le but de former un véritable pays.

L'élite irakienne exprime son mécontentement de la situation globale dans le pays, au moment où plusieurs Irakiens accusent le gouvernement actuel, dominé par les chiites sous la conduite de Nouri al-Maliki, de clientélisme et de corruption.

Les réunions du Parlement irakien montrent l'énorme fossé séparant les différents groupes, non seulement entre les sectes et les ethnicités, mais aussi au sein de chaque communauté, notamment lors de l'examen des projets de loi importants, comme le pétrole.

Al-Maamoury exprime le regret de ne pas réaliser d'importants pas sur la voie de la réconciliation nationale, la concorde et la lutte contre la corruption, qui mènent directement au financement du terrorisme.

Pour al-Maamoury, les Irakiens sont convaincus que l'hébergement d'al-Qaida renferme énormement de risque, soulignant que les actes de cette mouvance etaient une raison suffisante de la rejecter, non seulement en Irak, mais dans les pays arabes qui l'ont hébergée et soutenue.

L'impact de l'invasion américaine de l'Irak et ses conséquences ont poussé les Irakiens à vouloir quitter leur pays. le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé que même après cinq ans de l'invasion, les Irakiens continuent a fuire de leur pays et demander le droit d'asile dans les pays industrialisés.

Le HCR explique dans son rapport que l'Irak, pour la 2me année consécutive, est le premier pays au monde en termes du nombre de demandeurs d'asile dans les pays industrialisés. Selon le HCR, le nombre des Irakiens demandeurs d'asile en 2007 a hausse de 10% à 45 mille et 200 personnes parmi un total de 338 mille personnes dans le monde entier.

refugiesLe HCR ajoute que deux millions d'Irakiens ont fui vers la Jordanie et la Syrie, qui ne sont pas des pays industrialisés, dans le plus grand exode depuis la séparation de l'Inde et le Pakistan en 1947. Le HCR note que les services sociaux et de santé dans ces deux pays sont devenus impuissants devant ce flux irakien.

Selon le HCR, il y a également quelque 2,5 millions Irakiens en exode dans leur propre pays. Le haut Commissariat  a renouvelé son invitation à recueillir 261 millions de dollars pour les déplacées et réfugiés irakiens.

Pour sa part, l'Organisation Mondiale de la Sante (OMS) et le Ministère irakien de la Santé estiment que le nombre d'Irakiens victimes de la guerre atteigne quelque 1,2 million de personnes, dont 151 mille tués dans les trois premières années après l'invasion.

L'OMS ajoute que ces chiffres ne comprennent pas ceux qui sont décédés en raison de l'effondrement des services de santé et de la détérioration des conditions de vie.

Sur le plan économique, les Irakiens souffrent de plus en plus. Les emplois sont disponibles uniquement dans les secteurs à haut risque tels que l'armée et la police irakienne ou le domaine de la traduction pour les forces américaines et les sociétés étrangères opérant en Irak. Ceux qui travaillent dans ces domaines sont visés par des groupes armés qui les accusent de coopération avec l'occupant.

L'ONG britannique " Oxfam" estime que les résidents de Bagdad n'ont pas accès à l'électricité pour plus de six heures par jour,alors que 70% des Irakiens n'ont pas accès à l'eau potable, au moment ou 43% des Irakiens vivent avec moins d'un dollar par jour.

Dans ce contexte, l'OMC dit que le taux de malnutrition chez les enfants irakiens a atteint 28% en 2007, contre 19% lors de l'embargo international impose au pays entre 1999 et 2003.

Au niveau politique, la situation s'aggrave depuis l'exclusion des sunnites du pouvoir et de l'administration du pays.Au moment où les Etats-Unis tentent de les intégrer à nouveau dans leur vie politique, les chiites, qui contrôlent l'Etat, ne voient pas de raison pour rouler dans cette direction.

Il semble que la situation en Irak ne s'améliorera pas au cours des prochains mois alors que l'administration américaine est engagée à chercher de solutions aux crises qui frappent l'économie américaine telles les prets hypothécaires, l'augmentation des prix du pétrole et la baisse du taux de change du dollar.

Cela intervient au moment où le volume des dépenses de l'administration americaine sur la guerre en Irak a atteint plus de 522 milliards de dollars, alors que le déficit budgétaire americain est de 244 milliards de dollars en 2007.

Il faut attendre jusqu'aux élections présidentielles américaines, en novembre prochain, afin de savoir si les Républicains restent au pouvoir ou bien les Démocrates vont les remporter et tenter de corriger les erreurs du gouvernement américain actuel, sur les plans interieur et exterieur, notamment l'implication dans le marécage de l'Irak.

26 février 2008

La hausse des prix des produits agricoles sur les marchés internationaux : Un problème structurel

La hausse, sans précédent, des prix des produits agricoles sur le marché international constitue un phénomène mondial qui a pour raisons la hausse du pouvoir d'achat dans les pays émergents comme la Chine et le développement de la recherche en matière d'énergie propre, au moment ou les spéculations sur les matières premières vont bon train.

L'indice de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture "FAO", qui détermine les prix des denrées alimentaires dans le monde, a témoigne d'une hausse de 40% au cours de l'an dernier.biocarburant


En tête des denrées alimentaires dont le prix a augmenté figure le blé qui a enregistré, lundi, une hausse de prix de 2,2%, après que le Département americain à l'agriculture ait annoncé que les réserves americaines du blé utilisées dans la fabrication du pain et des gâteaux baisseraient de 25% cette année par rapport à l'année. En même temps, l'Institut canadien des statistiques a declaré que les stocks de blé canadien ont chuté de 30% par rapport à l'année dernière.

Thierry Le Francois, analyste à Natixis et spécialiste dans les affaires des matières premières, dit que le prix du blé a augmenté sur les marchés mondiaux depuis Janvier 2006 de 287%, tandis que les prix du maïs ont augmenté de 149%, le soja (129%) le riz (60%), le café (139 %) et le jus de fruits (23%). Dans ce contexte, Chris Leboly, un expert stratégique dans les affaires de l'inflation à la banque suisse "UBS" dit que ce phénomène a commencé il y a deux ans et s'est accéléré en 2007.

Les experts expliquent que l'évolution de la structure de la vie dans les pays émergents est à l'origine de ce phénomène. Par exemple, les Chinois dépendent d'un système alimentaire fondé de plus en plus sur la viande, ce qui exige l'élevage de plus de bétail et, par conséquent, d'accroître la demande sur le maïs, le blé et le soja comme alimentation, ce qui conduit à une augmentation des zones cultivées de telles cultures.

Ils estiment que les changements climatiques dont temoignait le monde au cours des deux ou trois dernieres années ont eu un impact significatif sur la pénurie de l'offre de ces cultures, notamment la sécheresse et la mauvaise production de blé en Australie. Thierry Francois fait remarquer que la "politique agricole commune" menée par l'Union européenne a conduit à la réduction des superficies cultivées. Il voit que les autorités européennes ont parié sur une baisse de la demande. Un calcul, selon lui, erroné.

Pour les experts, une des raisons de la hausse des prix des matières premières est la forte tendance en Europe et aux Etats-Unis de se dirigier vers l'énergie propre. Ces pays oeuvrent pour la production de biocarburants à partir des céréales et de l'huile, ce qui cause une pression sur les prix en raison de la forte demande. Cette tendance est devenue une concurrence pour la consommation alimentaires.

Selon les économistes, les risques d'un ralentissement économique mondial en raison de la crise des prêts hypothécaires à haut risque "Subprime", qui a frappé le secteur bancaire l'été dernier, a contribué au problème. Les matières premières, y compris les denrées alimentaires constituent un abri sur pour les investissements en période d'incertitude économique. Leboly dit que la tendance à la hausse des prix des cultures pose un "problème structurel" que puisse se poursuivre. Un avis que partage Thierry Francois, qui estime que, pour baisser les prix, il faut augmenter les zones agricoles ou retourner à un système alimentaire traditionnellement fondée sur la consommation du riz.biocarbu08

Certains experts voient que la réalisation de ces solutions ne sera pas possible tant que les pays émergents continuent à réaliser des taux élevés de croissance économique qui va renforcer le pouvoir d'achat. Ces experts indiquent que le PIB en Chine a enregistré une augmentation de 11% au cours de l'année dernière. Dans une étude réalisée en fin de l'année dernière, la Banque africaine de développement a indiqué qu'au moment ou l'Afrique est la principale source de la plupart des matières premières dans le monde, les économies africaines sont menacées en raison des prix élevés de ces matières, qui sont devenus un fardeau sur les consommateurs dans le continent noir, caractérisé par la hausse du taux de pauvreté.

De son côté, dans son rapport sur les perspectives économiques en Afrique, l'Organisation de coopération et de développement économique a indiqué que le développement de nouvelles sources d'energie comme alternatives du pétrole, telle la biocarburants produits à partir de céréales, ne mène qu'à accroître la crise de certains pays en développement, car cela exerce une pression sur les prix des produits alimentaires et, par conséquent, menace d'une famine dans l'avenir.

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