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13 mars 2007

Le retrait de Chirac de la vie politique unit la droite française

La décision du président français, Jacques Chirac, de ne pas se représenter aux élections présidentielles françaises, a suscité des réactions divergentes, à l'intérieur et hors de France, en raison de son poids politique.Cette décision a également influencé la campagne électorale, notamment au camp de la droite, à qui appartient Chirac.

A Paris, la décision de Chirac a conduit à l'unité des rangs de la droite. Une unité impossible à réaliser en cas d'une nouvelle candidature de Chirac compte tenu de la présence de Nicolas Sarkozy, un autre candidat de poids lourd au sein de la droite.

Dans ce contexte, le Premier ministre français, Dominique de Villepin, ministre français des territoires d'outre-mer, François Baroin, connus pour leur appui à Chirac, ont exprimé leur soutien à Sarkozy dans sa campagne électorale.

Cité par "Europe 1", De Villepin, qui rêvait de succéder à Chirac à l'Elysée, a dit qu'il serait désormais du côté de Sarkozy dans la bataille électorale et "dans la défense des principes de la droite française".

Cette déclaration intervient après des mois d'attitudes critiquantes entre De Villepin et Sarkozy et de mauvaises relations personnelles entre eux dans le cadre de la crise du "contrat de premier embauche" (CPE) et la question de "Clearstream", dans laquelle Sarkozy et d'autres étaient accusés d'avoir reçu des pots-de-vin par le biais de comptes bancaires à l'étranger dans le cadre de la transaction de vente de frégates françaises à Taiwan en 1991.

Selon "France 24", François Baroin s'est déclaré déterminé à soutenir Sarkozy dans sa compagne électorale pour l'Elysée.

Pour sa part, Nicolas Sarkozy a exprimé ses remerciements à l'egard du soutien De Villepin, qui, selon Sarkozy, pourrait sauvegarder ses ambitions de la présidence et représenter une forte concurrence.

Toutefois, selon l'analyste politique français Dominique Rene, Sarkozy affronte toujours un obstacle de taille pour qu'il soit seul candidat de la droite francaise : Jacques Chirac n'a toujours pas dévoilé la personne préférée pour lui succéder".

René dit que Chirac, dans son discours, a voulu apparaître comme le président de tous les français. "Il aurait commis une grave erreur s'il avait appuyé une personne dans ce discours", a-t-il jugé, alors que d'autres analystes estiment que Chirac voulait garder une carte électorale dans ces mains, même après avoir annoncé qu'il ne poserait pas sa candidature à la présidence.

Les observateurs voient que Chirac avait récemment fait remarquer, d'une manière implicite, qu'il ne soutenait pas Sarkozy quand il a appelé à la création du Ministère de l'Immigration et citoyenneté. Cet appel était pris pour une critique indirecte de la stratégie de Sarkozy à l'égard de la migration, une stratégie jugée proche de la politique de l'extrême droite.Face a cette critique, Sarkozy a essayé de passee un message selon lequel l'appui de Chirac n'a aucun impact sur les chances des candidats. Il a déclaré à "France Inter" que la République de France n'est pas un "héritage" et que le président français ne choisit pas ses successeurs.

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12 mars 2007

Des experts américains: l'économie française est forte mais elle souffre de plusieurs phénomènes négatifs

Un mois avant le premier tour des élections présidentielles françaises, où la situation économique joue un rôle important dans la bataille entre les candidats, des économistes américains, lauréat du prix Nobel, ont critiqué la performance de l'économie française.

Ils soulignent que l'économie française souffre de plusieurs phénomènes négatifs : Le manque de flexibilité sur le marché du travail, la hausse de la moyenne des salaires et les taxes excessives imposées aux entreprises. Ces experts voient aussi que les français sont les moins désireux de travailler parmi les peuples européens.

Dans ce contexte, Aidmund Phillips, lauréat du prix Nobel en 2006 et défenseur de la liberté de travail des entreprises, dit que les Français sont les moins désireux de travailler au sein de l'Union Européenne. Phillips juge que les Européens, en général, ne pensent plus au travail comme moyen pour profiter de la vie.

Pour Robert Solow, prix Nobel en 1987 pour sa théorie de la croissance économique, il estime que la performance de l'économie française est forte du point de vue productivité. "La limitation de la durée de travail à 35 heures par semaine est un faux pas", a-t-il dit.

De son côté, Gary Becker, lauréat du prix Nobel en 1992, se déclare convaincu que l'inflexibilité du marché du travail français paralyse le fonctionnement de l'économie en général. Il souligne la nécessité pour la France d'appliquer davantage de réformes dans ce domaine. Pour Becker, le salaire moyen en France représente une "générosité excessive". Il appelle à accorder aux entreprises une plus grande marge de manœuvre et de mouvement pour qu'elles puissent supprimer les emplois qui ne vont pas de paire avec leur developpement.

Selon Edward Prescott, prix Nobel 2004, la performance de l'économie française est "bonne", mais souffre de "pression fiscale". Il note que si la France réduit le niveau des taxes au même niveau établi aux États-Unis, cela n'affectera pas les recettes publiques des taxes. Il explique qu'après une période de transitoire la capacité productive de la France va augmenter de 40%, ce qui compenserait la différence de recettes fiscales du gouvernement français.

Anthony Samuelson, prix Nobel en 1970, voit que le modèle économique français est le moins efficace entre les économies européennes. Il juge que la France ne s'est pas adaptée aux nouvelles réalités de l'économie mondiale : " La France doit accepter la renonciation de la justice sociale et étudier la suppression de certains privilèges accordés a la main d'oeuvre", a-t-il déclaré

16 septembre 2006

La Banque Mondiale lance une nouvelle stratégie de coopération avec le gouvernement egyptien

La Banque Mondiale (BM) a lance une nouvelle "stratégie de coopération avec le gouvernement égyptien" pour les quatre prochaines années (les exercices fiscaux 2006-2009).

Dans son discours prononcé lors de la cérémonie organisée à cette occasion, le directeur de la Banque Mondiale au Caire, Emmanuel Amby, a affirmé que la BM était d'accord avec l'agenda égyptien de la réforme.

Il a souligné qu'il existe une importante convergence de vues avec le gouvernement égyptien en ce qui concerne les principaux défis du développement du pays.

Il a salué les mesures prises par le gouvernement égyptien depuis sa formation en juillet 2004. "Le gouvernement a pris de mesures courageuses, dans le cadre des reformes politiques ce qui a aidé a la hausse du taux de croissance économique grâce aux développements extérieures convenables", a-t-il noté.Banque_20Mondiale

Il a précisé que la stratégie de la BM indique que l'équipe de la banque chargée du dossier egyptien propose d'aider le gouvernement a réaliser ses objectifs, à savoir, faciliter le développement du secteur privé, augmenter la prestation des services publiques et renforcer l'égalité.

A cet égard, la stratégie propose l'octroi d'un programme de financement ayant pour valeur moyenne 500 millions de dollars par an afin de soutenir les principaux objectifs du développement dans la stratégie de coopération avec le gouvernement égyptien.

Selon cette stratégie, les principaux objectifs du gouvernement égyptien sont "la hausse durable du PIB", "l'apaisement de l'acuité de la pauvreté" et "la réduction de la différence entre les revenus des Egyptiens".

Dans sa stratégie, la BM souligne que pour réaliser ces objectifs, le gouvernement tente d'augmenter la contribution du secteur privé, en tant que facteur du développement, côte à côte avec la réactivation du rôle du secteur public dans l'économie.

Et la BM de dire que l'efficacité du secteur privé de renforcer la croissance augmente à travers l'amélioration du climat d'affaires en appliquant un nombre de politiques couvrant les domaines du commerce, de finances et de taxes.

La BM ajoute que le renforcement du rôle complémentaire du secteur public nécessite la hausse de la prestation des services publiques, comme l'infrastructure, l'enseignement et la stabilité de la macro-économie.

La BM estime que la stratégie de développement à "double dimension", avec d'autres facteurs, aidera l'Egypte à faire face aux défis concernant la réduction du taux de chômage au moment où le nombre de la main d'oeuvre augmente.

La Banque souligne que le gouvernement égyptien vise également à réaliser l'égalité "en reformulant les politiques sociales afin d'aboutir aux objectifs de la prospérité nationale de manière plus efficace".

Concernant les classes démunies, incapables de contribuer au courant principal de la croissance économique ou affectées par les reformes économiques, la BM indique que le gouvernement égyptien à l'intention de renforcer le réseau de sécurite sociale pour qu'elle couvre davantage de catégories exposées aux dangers, l'augmentation de la performance du système à travers la décentralisation administrative, le renforcement des concepts de la participation sociale et la réactivation du rôle des ONG.

Selon la banque, l'égalité entre les diverses régions de l'Etat sera partiellement ameliorée par l'orientation de quelques investissements vers la Haute Egypte.

Pour faciliter le développement du secteur prive, la BM souligne qu'elle orientera son soutien vers la réalisation de trois objectifs déterminés : un secteur financier plus efficace pour qu'il puisse répondre aux besoins du secteur prive, l'existence d'un système commercial international caracterisé par la réduction du cout des transactions et des opérations et un climat d'affaires distingues par la baisse du cout des transactions et des opérations dès le début jusqu'à la fin.

La banque précisé que la Société Financière Internationale (SFI), l'Agence internationale de garantie des investissements (MIGA) et le programme des services consultatifs pour les investissements étrangers directs participeront dans ce projet.

Concernant la fourniture des services publics, la BM indique que son équipe sera chargée de s'assurer que la politique monétaire et financière va de pair avec les besoins de la stabilité de la macro-économie, outre l'augmentation et l'amélioration de la performance de l'infrastructure, comme l'énergie, le transport et les télécommunications.

La BM juge nécessaire le développement de la qualité de l'enseignement a tous les niveaux, l'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau, et la performance de la gestion des ressources hydriques.

Selon la BM, cette stratégie vise à créer des sources et réaliser une qualité et une permanence financière du système des assurances sociales tout en tenant compte du renforcement de l'égalité afin d'améliorer l'efficacité des réseaux de sécurite, élargir le nombre des bénéficiants, réduire les différences entre la haute Egypte et le Delta, améliorer la capacité d'accorder aux pauvres les soins médicaux de qualité et de réduire la différence entre sexes.

Selon la stratégie, les mesures nécessaires pour réaliser ces objectifs ont effectivement commencé en Egypte lorsque le gouvernement a debuté, depuis sa formation en juillet 2004, un programme de reforme à long terme.

Selon Amby, la BM souligne que l'environnement politique et économique de l'actuelle stratégie de soutien est complètement différente de celle ayant eu lieu lors de l'élaboration de la stratégie précédente (juin 2001).

A la lumière de cet environnement, la BM indique pouvoir assurer un plus grand soutien que celui des dernières années.
Dans ce contexte, la BM affirme que selon la perspective de la politique structurelle et de la macro-économie, l'Egypte est actuellement qualifiée parmi "les cas essentiels".

La BM ajoute que le soutien financier et analytique du groupe de la BM vise à protéger la situation actuelle de la macro-economie et de la reforme.

La banque souligne avoir pris également en considération un scenario d'emprunts pour un cas plus haut avec une moyenne d'engagement qui s'élève a 700 millions de dollars.

Selon la banque, ce scenario stipule l'octroi de deux prêts pour les paiements rapides afin de soutenir les reformes dans le secteur financier, qui sont centrales pour améliorer le climat nécessaire pour développer le secteur privé.

Et la banque de dire que les raisons de hausser le niveau seront l'application de reforme substantielle dans le secteur financier et la mise en vigueur d'un plan financier afin de répondre aux besoins financiers du programme de la reforme du secteur financier.

Ce plan doit prouver qu'au moins 10% du financement vient de sources qui ne mèneront pas à l'emprunt.

La BM observe la stimulation déjà réalisée dans le mouvement de développement en Egypte, soulignant que le taux de croissance a atteint 4,4% en 2004 grâce à certaines reformes des politiques qui sont allées de pair avec des développements extérieures qui avaient soutenu la hausse du taux de croissance.

La BM salue le flottement, en début de 2003, de la valeur de la livre égyptienne en tant qu'une des plus importantes reformes.

Et la banque de dire que malgré les obstacles qui ont entraveéé la gestion de l'opération du flottement, l'importante baisse de la valeur (35%) en 2003 a aidé à l'augmentation des revenus de l'Egypte des devises etrangères à travers des sources comme le tourisme et les exportations industrielles.Egypte_carte

Selon la banque, parmi les développements extérieurs qui étaient en faveur de l'Egypte, figure la hausse en 2004 de la demande économique mondiale...Le taux de croissance économique mondiale a atteint 4%, ce qui a mené à l'augmentation du nombre des navires traversant le Canal de Suez.

La BM souligne que les exportations du gaz naturel et la hausse du prix du petrôle, outre la hausse de la demande sur les exportations égyptiennes principales, ont également aide a la hausse du taux de croissance de l'économie égyptienne.

La BM salue le progrès réalisé dans l'amélioration des indices de santé en Egypte, tout en soulignant qu'il existe toujours des défis à relever afin de favoriser l'assurance maladie pour les pauvres et améliorer la performance et la qualité des services médicaux.

La BM fait état de la présence des réseaux de sécurite pour les pauvres, même s'ils ont besoin d'amélioration et de développement.

La BM souligne également le progrès réalisé dans le domaine de la réduction de la différence entre les deux sexes en matière d'enseignement, de santé et de participation économique.

Selon la banque, le taux de participation de la femme à la main d'oeuvre est passe de 18% en 1994 a 22% en 2004, alors que sa capacite d'obtenir des prêts pour les PME est passé de 10% en 1994 a 27 % en 2004.

La BM exprime son appréciation au Conseil de cabinet égyptien pour son souci, depuis sa formation en juillet 2004, d'appliquer un programme de reforme à long terme dans le but d'améliorer le niveau de vie, réactiver les investissements, lutter contre le chômage, contenir l'inflation et améliorer la performance du système financier et des services administratifs.

Dans ce contexte, la BM fait remarquer que le gouvernement égyptien planifiait pour prendre des mesures facilitant le développement du secteur prive a travers l'amélioration des politiques commerciale et la privatisation.

La banque se félicite des amendements constitutionnels qui ont permis l'élection du président de la république par suffrage universel direct.

13 septembre 2006

Le secteur égyptien des télécommunications et des technologies de l'information en chiffres

La performance du secteur des télécommunications et des technologies de l'information est active, ce que montrent les chiffres suivants:          

-  15 milliards de L.E., total des investissements dans ce secteur jusqu'à la fin de 2005, comprenant Egypt Telecom et les deux compagnies de téléphonie mobile Vodafone et Mobinil.

-  1530, nombre des compagnies égyptiennes et étrangères opérant dans le secteur des télécommunications et des technologies de l'information en Egypte jusqu'à la fin de 2005.

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-  40.000, nombre d'emplois crées par les compagnies opérant dans ce secteur.

-  16,7 milliards de L.E., valeur de la transaction de la 3e licence de téléphonie mobile qu'a remporté l'alliance regroupant la compagnie émiratie "Itisalat" (66%), la Poste égyptienne (20%), National Bank of Egypt (10%) et Commercial International Bank "CIB-Egypt" (4%).

          
-  22 milliards de L.E., estimations par les experts du total des investissements de la 3e compagnie de téléphonie mobile en Egypte.          

-  14 millions 30,751 mille, nombre des abonnes aux services de téléphonie mobile en Egypte jusqu'à mai 2006. Le nombre des abonnés à Mobinil s'élève à sept millions 143,714 mille, alors que Vodafone compte six millions 886,037 mille abonnés.    

12 septembre 2006

Le secteur bancaire égyptien en chiffres

Le secteur bancaire égyptien a témoigné d'une importante activité au cours des deux dernières années, soit la performance ou la structure, à la lumière des transactions de fusion ou de rachat, ce que montrent les chiffres suivants :

      - 59, nombre des banques opérant en Egypte au cours de l'exercice fiscal 2004/2005 contre 81 banques en 1990/1991.

      - 2847, nombre des filiales des banques opérant en Egypte au cours de l'exercice fiscal 2004/2005 contre 1882 en 1990/1991.

   Au cours de 2006, le secteur bancaire en Egypte a témoigné de nombre d'opérations de rachat, d'absorption et de fusion :

      - Le fonds américain d'investissement "Ripplewood" a racheté la partie publique de la Commercial International Bank "CIB-Egypt" (18,7%) au prix de 1,3 milliards de L.E., soit 53,5 L.E./Action.

      - La banque libanaise "Oda" a racheté 100% des actions de la banque "Le Caire/Far East" au prix de 542,4 millions de L.E..

      - La partie publique des actions de "Delta International Bank" (19,5%) a ete vendue aux grands actionnaires de la banque dont la Société arabe pour le Développement et l'Investissement, qui a augmente ses actions dans la banque a 14,8%.

      - La "Islamic Bank for investments and development", la "United Bank of Egypt" et "The Nile Bank" ont été fusionnées sous le nom de "United Bank", une entité ayant pour capital un milliard de L.E.. La Banque Centrale égyptienne possède 99,9% des actions de la nouvelle banque.

      - "Calyon-Egypt", dont 75% des actions appartiennent a la banque française "Calyon", a absorbé 74,67% des actions de la "Egyptian American Bank (EAB)" au prix de 2,2 milliards de L.E..

      - Un consortium conduit par "National bank of Bahrain" a absorbé 89,3% des actions de "Delta International Bank" dans une transaction ayant pour valeur 1,65 milliard de L.E..

      - "Ittihad National Emirati bank" a absorbé 94,6% des actions de "Alexandria Commercial and Maritime Bank", avec un prix de 244,5 millions de L.E.

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11 septembre 2006

Le secteur egyptien de l'energie en chiffres

Le secteur égyptien de l'énergie représente un des secteurs pionniers et importants pour le développement de l'économie eéyptienne ce que montrent les chiffres suivants :

      - 102, nombre des accords pétroliers conclus au cours des sept dernières années.

      - 10,6 milliards de dollars, valeur des exportations égyptiennes en pétrole et en gaz naturel lors de l'exercice fiscal 2005/2006.

      - 305 millions de dollars, exportations égyptiennes en brut et en produits pétroliers en juin 2006.

     - 6,8 milliards de dollars économisés depuis la modification du prix du gaz naturel dans les accords pétroliers en 2000.

     - 11,5 milliards de dollars, estimations des revenus pétroliers de l'Egypte avec la fin de 2006.

      - 13 milliards de L.E., chiffre d'affaires des compagnies pétrolieres égyptiennes à l'etranger lors des quatre dernières années, dont sept milliards de L.E. ont été realisés seulement en 2006.

      - 20 milliards de dollars, valeur des produits pétroliers et du gaz naturel fournis par le secteur égyptien du pétrole pour répondre aux besoins du marche local.

      - Cinq trillions de pieds cubes (p3)/an , la moyenne du volume du gaz naturel liquéfié (GNL) atteint lors de ces six dernières annes.

      - 1,9 trillion p3, volume de la consommation locale et des exportations du gaz naturel en 2005/2006.

      - Huit, nombre des projets pétrochimiques géants mis en vigueur avec des investissements de 5,3 milliards de dollars.

      - Six, la classe mondiale de l'Egypte en ce qui concerne la valeur ajoutée des recherches et de prospections.

      - 67 trillions p3, volume de la réserve sure de l'Egypte en matière de gaz naturel.

      - 125 trillions p3, volume de la réserve probable de l'Egypte en gaz naturel.

      - 5,6 millards p3/day, volume de la production de l'Egypte en gaz naturel.

      - 13 millions tonnes métriques, volume de la production de l'Egypte en GNL.

2 août 2006

Al Ahly, seul prétendant sérieux à sa propre succession

Le championnat égyptien de football reprend ses droits demain. Et une fois de plus, le principal intérêt sera de savoir si un club pourra enfin battre Al-Ahly, détenteur du titre et invaincu depuis deux ans. Passage en revue des différentes forces.untitled

Au Caire, on l’appelle l’ "invincible citadelle rouge" et ses joueurs sont les "Red Devils". Avec ses 31 titres de champion d’Egypte et un record mondial de deux saisons sans défaite, le club al-Ahly semble une nouvelle fois imbattable. Et en remportant la semaine dernière la Super Coupe d’Egypte (1-0 contre le club d’Enppi), le club de la capitale a clairement prévenu ses adversaires : cette année encore, l’ogre, c’est lui.

Championnat élargi: Un monopole lassant que les organisateurs aimeraient bien voir changer, histoire de ne pas perdre tout intérêt dans la compétition. Alors aux grands maux, les grands remèdes : pour rendre la tâche plus ardue et relancer le suspense, le championnat débute avec une innovation de taille : le nombre d’équipes passent de 14 à 16, soit quatre rencontres supplémentaires à jouer ; quatre marches de plus pour espérer faire trébucher al-Ahly. Les deux nouveaux venus s’appellent Petrojet et Assiut Petroleum et inspirent déjà la méfiance. Créés de toute pièce par le secteur pétrolier, ces deux clubs affichent de gros moyens. Un peu à l’image du club d’Enppi, propriété d’un grand groupe pétrolier et soutenu par le ministère du pétrole, qui a fini troisième la saison passée.

Outsiders sans éclat: Mais les ressources n’assurent pas la qualité de jeu. Zamalek, l’autre club du Caire et rival historique d’al-Ahly, pourrait bien en faire une nouvelle fois la démonstration. Eternel second, Zamalek entame la saison englué dans des problèmes administratifs et vient de perdre deux de ses joueurs, partis rejoindre al-Ahly. Au rayon des outsiders probables, Ismailli rêve de justifier enfin son surnom de "Brésil de l’Egypte". Nouvelle de bon augure, le club annonçait il y a deux jours le retour de son joueur Hosni Abd Rabou, parti l’an dernier tenter sa chance à Strasbourg. Quant aux dix autres clubs engagés dans la compétition, ils devraient se contenter de lutter pour une place dans le ventre mou du classement. L’objectif de ces clubs presque anonymes sera surtout d’éviter les deux dernières places du classement, synonymes de relégation en deuxième division.

Après la Coupe du Monde, les écrans seront donc de nouveau de sortie sur les trottoirs, avec leurs grappes de supporters.
Alors, Ahly or not Ahly? C'est la question...

Article écrit avec Arnaud Saint-Jean et publié sur le site http://www.lepetitjournal.com/content/view/7586/1291/

22 mai 2006

pour la 2éme saison consécutive..al-Ahly remporte le championnat sans la moindre défaite

Le tout puissant "al-Ahly" a officiellement remporté lundi l'édition 2005/2006 du championnat d'Egypte de football de la division 1 (D1) après avoir battu son adversaire "Ismaili" au score de quatre buts sans réponse, dans le cadre de la 26eme et dernière journée du championnat.

Les "Diables rouges" ont poursuivi leur performance incroyable en terminant la 2eme saison consécutive au championnat sans la moindre défaite, élevant ainsi le record a 56 matchs sans perte.al_Ahly

Invincible tout au long du championnat, al-Ahly a réalise 23 victoires et trois égalisations, soit une victoire de moins par rapport a la saison 2004/2005. La "Forteresse rouge" possède la meilleure attaque au championnat (57 buts) et la meilleure défense (six buts encaisses), alors que son meneur de jeu Mohammad Abou Treka a remporté le titre de buteur du tournoi avec 18 réalisations.

Malgré sa défaite devant le club de Port-Said "Masri" (0/1), "Zamalek" a été classé 2e au championnat et qualifié ainsi pour l'édition 2007 de la Ligue des champions africaine avec son rival al-Ahly. Accablé de problèmes administratifs, Zamalek a été rapidement hors course, bien qu'il ait fait beaucoup d'efforts pour améliorer sa performance au cours de la 2eme partie de la saison.

Battant "Koroum" au solde de deux buts à un, Enppi, 2e de l'édition 2004/2005, a été classé 3ème et qualifié pour la Coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF). En depit de sa défaite humiliante à domicile face à "al-Ahly", "Ismaili" a conservé la 4e classe qu'il a réalisé en 2004/2005.

Les deux clubs des Forces armées au championnat "Haras al-Hodoud" et "Talae al-Gueich" ont occupé respectivement les 5e et 6e places. "Haras al-Hodoud" a battu son petit frere lors de leur match de lundi par trois buts a deux.

Pour la première fois depuis des années, "Ittihad d'Alexandrie" a pu disputer les deux dernières journées sans qu'il soit menacé d'être rélégué en D2. Il a perdu son dernier match de la saison devant "Moqaouloun" (0/1) et garde la 7e place.

Après avoir assuré, lors de la 25e journee, sa place à la D1 pour la prochaine saison, "Masri" a offert un cadeau moral à ses supporteurs au cours de la 26e journee en dominant le "Zamalek" par un but à zero pour occuper ainsi la 8e place.

24 minutes de la fin du championnat, Moqaouloun a sauvé sa présence en D1 en remportant son match contre "Ittihad d'Alexandrie" au solde d'un but à zéro, occupant ainsi la 9e place.

Le "outsider" de la saison 2004/2005 en occupant la 5e place au cours de sa première experience en D1, "Suez Cement" n'a pas pu garder sa prestation magnifique en 2005/2006 et il a du attendre jusqu'à la dernière journée de la saison afin d'assurer sa place en D1 pour la saison prochaine. Il a fini la saison en écrasant "Aluminium" (5/1).

Sauvant sa place en D1 pour la prochaine saison depuis la 25e journée, Ghazl al-Mahala s'est contenté de la 11e place et a perdu son match contre "Assiut Cement" (1/2). Malgré cette victoire l'ayant propulsé à la 12e place, "Assuit Cement" a accompagné "Aluminuim" et "Koroum", respectivement 13e et 14e, vers la D2 cédant leurs places aux fameux Tersana, Olympique d'Alexandrie et Tanta qui retournent a la D1 et les nouveaux arrivants "Petrojet" et "Assiut Petrolium".

                                  j       g       e      p     Bp     Bc     P
      al-Ahly                26      23      3      -     57       6     72
      Zamalek             26      18      4      4     48      22     58
      Enppi                 26       13      7      6     32     18     46
      Ismaili                26      12      3     11     33     32     39
      H. Hodoud          26      11      5     10     35     25     38
      T. Guish             26      10      4     12     28     31     34
      Ittihad                26       8      8     10     25     19     32
      Masri                  26       8      7     11     27     30     31
      Moqaouloun        26       8      4     14     26     34     28
      S.Cement           26       6     10     10     28     45     28
      G. Mahala          26       6       9     11     21     34     27
      As. Cement        26       6       8     12     26     36     26
      Aluminuim         26       6       7     13     16     36     25
      Koroum              26       5     16      5     22     41     20

1 mars 2006

Les 23 Pharaons vainqueurs de la CAN 2006

shawqi_GharibHassan_ShehataLes 23 Pharaons de la CAN 2006 aux yeux de Chawqi Gharib, assistant du sélectionneur Hassan Shehata (Seuls 17 joueurs sont entrés en jeu au moins une fois)

Gardiens de but :

HadaryEssam el-Hadary : C’est un lion qui sait bien comment protéger son antre.Abdel_Wahed

Abdel Wahed el-Sayed : Sa présence et son niveau ont contraint el-Hadary à faire de son mieux pour ne pas perdre sa place de titulaire.

Abdel_MONSEFMohammed Abdel Monsef : Il a anime la compétition en restant mobilisé.

Defenseurs :

Ibrahim_SaidIbrahim Said : Nous avons parié sur sa compétence et son engagement et nous avons gagné notre pari. Il fait très bonne figure.

Abdel Zaher el-Saqa : C’est la persévérance même.Abdel_Zaher_el_Sakka

Wael Gomaa : C’est un combattant infatigable prêt à tout pour défendre la cage des Pharaons.

wael_gomaaMohammad Abdel Wahab : Il a prouvé qu’il ne méritait pas rester si longtemps sur le banc dans son club.Mohammad_Abdel_Wahab

Tareq el-Sayed : Avec lui, les Pharaons ont réglé la question du poste d’arrière gauche.Tarek_el_Sayed

Ahmed_el_SayedAhmed el-Sayed : Un vrai rocher qui n’a pas eu, malheureusement, la chance de le montrer.

Milieux de terrain :

Mohammad Barakat : C’est notre joueur "joker", capable d’occuper avec talent n’importe quel poste sur le terrain…Il est indispensable.Mohammad_Barakat

Ahmed Hassan : Le cerveau de l’équipe. Sans lui, la sélection se perd sur le terrain.Ahmed_Hassan

Abou_TrekaMohammad Abou Treka : Un vrai artiste. C’est notre meneur de jeu.Mohammad_Shawqi

Mohammad Shawqi : C’est le point d’équilibre de l’équipe.

Hassan Mostapha : Il est les poumons de notre formation. Il propose toujours des solutions dans les moments difficiles.hassan_Mostapha

Ahmed Fathi : Apres une période pénible, il a prouvé qu’il était toujours à la hauteur lors des grands tournois.Ahmed_Fathi

Moetaz_InoMoetaz Eno : Une graine de star, héritier d’un grand milieu de terrain.samir_sabri

Samir Sabri : sa présence nous a soulage pour le poste de meneur de jeu.

Attaquants :

Hossam Hassan : Le doyen. Il ne faut pas le considérer comme un simple joueur, c’est une "légende".Hossam_Hassan

midoMido : Une star qui doit murir et apprendre à connaitre ses droits…et ses devoirs.

Emad Met’eab : Un attaquant de première classe qui a subi beaucoup de pression avant la CAN.Emad_Met_eab

Amr Zaki : Une aptitude physique qui s’apparente a celle des joueurs d’Afrique Noire.Amr_Zaki

Abdel_Halim_AliAbdel Halim Ali : Un potentiel toujours inexploité.Ahmed_Eid_Abdel_Malek

Ahmed Eid Abdel Malek : Un vrai talent qui n’a pas eu sa chance durant ce tournoi.


Article écrit pour le numéro 19 de la revue Foot Africa mars 2006

1 mars 2006

Mohammed Barakat : Pour nous c'était la victoire et rien d'autre !

Après avoir remporté le championnat égyptien et la Ligue des Champions Africaine avec son club Al-Ahly en 2005, Mohammed Barakat vient de courroner sa brillante carrière de la Coupe d'Afrique des Nations "CAN 2006" en Egypte. Ce milieu de terrain, élu meilleur joueur africain en 2005 par la BBC et nommé meilleur joueur évoluant dans le continent noir la même année par la Confédération africaine de football (CAF), est considéré par beaucoup comme l'un des plus talentueux joueurs de l'Afrique. Confidences d'un Pharaon qui perturbe les défenses adverses.

images13Racontez à nos lecteurs comment vous en êtes venu au football?
Mon parcours a commencé de façon bien commune. J'habitais a Nasr City, un quartier du Caire, à côté du club de la Société des Chemins de fer "el-Sekka el-Hadid". Je me suis inscrit aux tests techniques et j'ai été pris. J'ai passé dix ans au sein de ce club qui forme pas mal de graines de stars avant de les céder aux grands clubs. Puis, à l'âge de 20 ans, j’ai été transféré à Ismaïli où j'ai évolué pendant cinq ans… Petit à petit je suis devenu connu dans le milieu du ballon rond Egyptien et Arabe et à partir de là, j'ai commencé mon aventure de deux ans en Arabie Saoudite et au Qatar avant de regagner l'Egypte et de signer pour al-Ahly.

Vous avez passé cinq saisons formidables à Ismaïli pourtant vous n'êtes pas sorti de l'ombre, expliquez-vous cela par l'omniprésence du Ahly et du Zamalek?
Pour moi cette discrétion est normale. Certes Ismaïli est un grand club, mais le nombre de fans n'a rien à voir avec les supporters d'al-Ahly ou de Zamalek. C’est drôle mais c'est avec Ismaïli que j'ai marqué le plus de buts...Lors de ma première saison avec le maillot jaune j'ai marqué dix buts avant d'être élu meilleur joueur d’Egypte la dernière saison. C'était déjà formidable car c'est rare qu'un joueur hors d'al-Ahly et de Zamalek obtienne ce titre... Mais en même temps je dois avouer que les footballeurs de ces deux clubs vivent toujours sous la lumière des médias.

Dans un deuxième temps, vous vous exilez dans les pays du golfe, c'était une bonne idée pour un joueur ambitieux ? N'était-ce pas une erreur sur le plan sportif ?
Jouer en Arabie Saoudite n'était pas une mauvaise idée... le championnat saoudien est très fort, il y a des joueurs brésiliens et africains de renom qui jouent là-bas... Lors de la saison que j'ai passée a Ahly Djeddah j'ai été choisi meilleur joueur étranger... J'en tire profit... Mais au Qatar, mon expérience à al-Araby ne m'a rien apporté... Je ne vais pas dire que c'était une mauvaise aventure, mais je n'en ai pas profité du point de vue technique.

A al-Araby, vous jouez avec des stars comme Batistuta, quel était le problème?
La réussite du football exige la présence de stars et de bons joueurs mais aussi l'existence de spectateurs et l'intérêt des médias… Mis à part le recrutement de stars mondiales, il n’y avait rien au Qatar... Là-bas les gens s'intéressent à n’importe quoi, sauf au vrai football... c’est ce qui m'a poussé à prendre la décision de regagner l'Egypte.

Puis vous arrivez au Caire : le choix d'Al-Ahly allait t-il de soi ? Vous pouviez opter aussi pour le Zamalek par exemple?
Le professionnalisme d'Al-Ahly m’a convaincu de rentrer en Egypte et de signer pour ce club...L'autre détail qui m'a aidé à prendre cette décision était la signature de mon ex-coéquipier à Ismaïlia, Emad el-Nahas, pour les Diables Rouges. Cela m'a rassuré.images4

Vous venez de connaître deux années extraordinaires avec El Ahly ponctuées par une victoire en Ligue des champions d'Afrique, comment expliquez-vous ce retour en force du club cairote ?
Al-Ahly est un club qui chasse les titres… Mais comme tous les autres grands clubs du monde, il a connu des années de vaches maigres. Le problème, c’était l'impatience des fans de la "forteresse rouge"... Ils sont gourmands... ils ont toujours faims de victoires et de titres... Dans la mauvaise période qu'il a traversée, al-Ahly possédait de très bons joueurs. Mais ils étaient jeunes et manquaient d'expérience. Dès qu’ils étaient mis sous pression ils perdaient le contrôle. L'administration d'Al-Ahly a bien compris ce qui clochait et a commencé à chercher à recruter des joueurs d'expérience. C’est ce qui a aidé le club à retrouver le chemin des titres.

Cette performance, hélas, n'a pas eu de confirmation lors du Mondial des clubs : al-Ahly est passé au travers, vous avez des regrets?
Le Mondial des clubs, c’est effectivement la grande polémique… tout le monde dit que nous n'avons pas joué comme d'habitude. Mais je ne partage pas cette idée... Nous avons joué contre des champions d'autres continents. Nous avions de grands clubs en face de nous. C'était notre première expérience à ce niveau. Regardons nos deux matchs, le premier contre le Saoudien "Ittihad Djeddah", nous avons dominé la première mi-temps et nous étions surpris de ne pas avoir marqué au moins un but… Puis en seconde mi-temps le niveau de l'équipe a baissé de manière incompréhensible... D’habitude, lorsque deux ou trois joueurs de l'équipe ne sont pas en forme, les autres joueurs compensent. mais, cette fois-là, nous étions sept ou huit joueurs à être "hors service". Il était impossible de remobiliser l'équipe. Pour le 2eme match, contre le "Sidney FC" nous avons perdu par malchance. nous avions encaisse deux buts a la suite des deux seuls attaques australiennes pendant le match. Les supporters ont été déçus parce que les médias leur avaient fait croire qu'Al-Ahly était parti au Japon pour remporter le titre, ce qui n'était pas vrai. Bien sûr nous avions l'espoir de rencontrer Sao Paolo et Liverpool... Mais pour le seul objectif de montrer la puissance du football égyptien. Je ne regrette rien de cette aventure, car nous avons retenu la leçon... L'année prochaine si nous sommes qualifiés pour le Mondial des clubs, nous aurons l'expérience. Désormais nous savons que le premier match est le plus important. (Eclat de rire) Allons, Al-Ahly est tout de même 6eme du Mondial des clubs et non pas 6eme du championnat d'Egypte ou d'un tournoi de Ramadan (des tournois populaires organisés dans les quartiers en Egypte pendant le mois de Ramadan) !

Vous marquez régulièrement des buts, mais vous êtes avant tout un passeur décisif. Vous éprouvez le même plaisir à réaliser l'un et l'autre ?
Moi butteur ? je ne me suis jamais considéré comme butteur... Je préfère le poste de passeur décisif...marquer les buts c'est de la chance. J'adore être meneur de jeu. Je ne pense jamais à marquer des buts. Mais quand je marque, je suis un joueur heureux.

images5Alors que vous êtes un joueur décisif, vous répétez sans cesse que la star c'est l'équipe, n'êtes-vous pas trop modeste?

Non pas du tout, c'est la vérité. Même si vous me considérez comme élément décisif, les autres le sont aussi. Abou Treka c'est un élément décisif, Emad el-Nahas est le rocher de la défense, Met'eab est le butteur...Chacun est décisif à son poste. Je ne peux rien faire seul.

Un modeste doublé d'un sentimental. En 2005 vous fondez en larmes à la fin d'un match au cours duquel vous avez marqué trois buts contre votre ancien club (Al-Ahly 6 IsmaIi 0). Vous étiez tristes pour vos anciens coéquipiers ?
Ces larmes étaient des larmes de joie… Marquer est un bonheur en soi. Et marquer trois buts contre un club comme Ismaïli n'est pas une chose aisee. Mais, j'ai caché ma joie car j'ai pris en considération les fans d'Ismaïli qui m'avaient soutenu et aime pendant cinq ans... Cela n'aurait pas ete une bonne idée de les provoquer.

Peut-on imaginer Mohammed Barakat évoluer dans un autre club égyptien que al-Ahly ?
Vous pouvez dire que c'est quasiment impossible... Comme je vous l'avais laissé entendre au début de cet entretien, j'ai regagné l'Egypte pour jouer à Al-Ahly.

Si avec al-Ahly, tout va bien, en sélection, vous n'avez pas eu la tache facile. Vous avez mis du temps avant de vous imposer, comment l'expliquez-vous ?
Ce que vous dites n'est pas tout à fait juste. J’ai été sélectionné des mes débuts à Ismaïli. Maintenant je reconnais que je n'étais pas toujours titulaire... La seule époque où j'étais privé de la sélection, c'était quand Marco Tardelli était sélectionneur. Si je n'ai jamais admis cette mise à l'écart, j'ai toujours respecté les choix de M. Tardelli.

On a dit que vous aviez des problèmes avec le sélectionneur des Pharaons Hassan Shehata, mais pendant la CAN 2006 il a beaucoup compté sur vous...alors ?
Je ne dirais pas qu'il y avait des problèmes, mais des différences de points de vue. En outre, il est juste que certaines personnes ont bien essaye de semer la zizanie. Lorsque nous nous sommes expliqués, le coach et moi, nous avons découvert que des gens voulaient créer des problèmes.

Cette CAN est arrivée à point pour vous donner le palmarès international qui vous manque, vous entrez définitivement dans la cour des grands, non ?
(Il a le regard qui brille) Bien sûr que je fais partie des grands maintenant... je viens de gagner la CAN, le troisième plus grand tournoi dans le monde. Je ne faisais pas seulement partie de la liste des 23, j'ai disputé tous les matchs !

Durant ce tournoi éprouvant avez-vous, à un moment ou à un autre, douté de l'issue victorieuse pour les Pharaons ?
Je dois d’abord reconnaître que nous n'étions pas les plus forts techniquement parmi toutes les sélections présentes en Egypte. Mais j'étais sûr que nous allions remporter le trophée.... Cela peut paraître paradoxal, mais j'ai mes raisons : Un : Dieu nous a offert le bonheur. Deux : Les joueurs voulaient faire quelque chose et ils se sont sacrifiés sur le terrain pour aboutir a cet objectif. Trois : les spectateurs y ont été pour beaucoup. Lorsqu'on est soutenu par 75 millions d'Egyptiens, on ne peut que réussir ! Plus de 50% de la victoire appartient aux supporters... Ces derniers se sont déplacés en familles au stade pour nous soutenir... Les responsables politiques ont assisté non seulement aux matchs mais aussi aux entraînements pour nous encourager... Avec tout cela, il était inimaginable qu'une autre sélection puisse nous ravir le titre... Nous aurions pu mourir plutôt que d'accepter l'échec.images3

En 2010, vous aurez 33 ans, espérez-vous participer à votre premier mondial avec l'équipe d'Egypte, en terre africaine ?
Dieu seul le sait. Est-ce que je serai toujours vivant ? Est-ce que je jouerai toujours 2010 ? Je ne le sais pas… Mais si tout va bien et que je suis toujours en forme, bien sûr que je ferai de la Coupe du monde un objectif. C'est le seul grand tournoi qui manque à mon palmarès.

Vous ne rejetez pas l'idée d'évoluer un jour en Europe. Quel championnat aurait vos faveurs ?
Je ne pense pas qu'un joueur puisse dire non à une proposition d'évoluer en Europe… Si une telle chance se présentait, je l'accepterai. A une seule condition : qu'elle vienne d'un championnat de haut niveau.

Vous venez d'être sacré meilleur joueur africain par les auditeurs et internautes de la BBC en devançant des joueurs de la trempe d'Eto'o, Essien ou Okocha, fier de cette consécration ?
Pour être honnête, ce n'est pas une question de fierté, c'est une récompense... J'ai bien travaillé en 2005. Ce prix m'a donné l'impression qu'il y a des gens qui apprécient ce que j'ai fait. Et puis, vous avez vu la liste des autres nominés? Maintenant, j'avoue que je n'ai jamais cherché à établir une comparaison avec les autres joueurs...Pour moi les choses sont simples : "Si je travaille, je suis récompensé. Point final". Cette consécration va me pousser à faire de mon mieux en 2006.

Avant de devenir vous-même une star, aviez-vous des modèles : d'abord en Egypte puis dans le monde ?

Je commencerai par le niveau mondial... J'adore Zidane et Luis Figo. En Egypte, mon modèle est Taher Abou Zeid, c’est pour cela que je porte toujours le numéro "12".

Si l'on vous dit que le jeu pratiqué par al-Ahly, pressing incessant des dix joueurs de champ, ressemble au football total de l'Ajax des années 70, cela vous convient ?

(Un petit sourire malin) Je n'ai pas connu l'Ajax des années 70, alors comment commenter son jeu?

images12Le fait de ne pas retrouver cette façon de jouer en sélection ne semble pas vous déranger particulièrement…
Cela ne me dérange pas, mais vous devez savoir que mon rôle parmi les Diables Rouges n'a rien à voir avec mon poste au sein de la sélection... A Al-Ahly, je suis un milieu offensif et meneur de jeu... au sein de la sélection je suis un arrière droite, la défense est ma préoccupation principale. Je pense que le poste d'arrière droite est plus fatiguant et je dois reconnaître que je préfère le poste de milieu offensif.

Vous disposez d'un bagage technique considérable et vous faites preuve d'une grande activité physique sur le terrain, finalement vous n'avez pas de point faible…
Sur le terrain je crois que je n'ai pas de points faibles. Mais dans la vie en général mon point faible c'est ma famille et surtout mes enfants...Quand je suis avec eux, je ne veux pas les quitter, j'ai du mal à les laisser même pour aller à un entraînement.

Que dites-vous sur Barakat l'homme, l'époux et le père?
Barakat c'est un homme simple qui vit une vie normale…J'adore ma femme et mes enfants. J'aime vivre loin des flashes et des stars... C’est pour cela que les gens pensent que je ne suis pas sociable... C'est un peu vrai, mais je préfère consacrer mon temps à ma famille.

Parlez-nous du Barakat secret?
Le Barakat secret n'existe pas. Les spectateurs savent tout sur moi grâce aux interviews que j'accorde aux médias... Je n’ai rien à cacher, vous pouvez dire que je suis "un livre ouvert" à tout le monde.

Qu'est ce qui dérange Barakat sur le terrain et dans sa vie quotidienne?
Sur le terrain, c'est quand un adversaire est très violent. Ça m'est arrivé au cours de la finale de la CAN quand un joueur ivoirien m'a agressé devant l'arbitre a plusieurs reprises… là j'étais vraiment énervé. Dans la vie quotidienne, ce qui me dérange c'est quand il y a un problème dans ma famille… quand un de mes enfants est malade par exemple. Où bien lorsque je lis les journaux toute la violence qui devore le monde et cette paix remise en cause un peu partout.images10

En-dehors du football, quels sont les autres centres d'intérêt de Barakat ?
Je préfère rester chez moi pour jouer avec mes enfants, lire les journaux, regarder la télévision et écouter de la musique…D'ailleurs, j'aime tous les genres. Quand je veux retrouver la paix, j'écoute les incontournables de la chanson égyptienne, tels Abel Halim Hafez et Oum Kalsoum.

Digest Barakat
Nom : Mohammad Barakat Ahmed
Surnom : Mercure
Ne le 07/09/1976 au Caire, 64 kg 1,71m, marié et deux enfants Maram (fillette de 5 ans) et Adham (garçon de 2 ans).
Clubs successifs : el-Sekka el-Hadid (Egypte 1986-1996), Ismaili (Egypte 1997-2002), Ahly Djeddah (Arabie Saoudite 2003), al-Araby (Qatar 2004) et al-Ahly (Egypte 2005-?)
Palmarès : la Coupe Africaine des Nations "CAN 2006", Ligue Africaine des clubs champions 2005, deux titres nationaux 2002 et 2005, coupe d'Egypte 1997, Ligue Arabe des clubs champions 2003, super coupe d'Egypte 2005.
BBC Meilleur joueur en Afrique 2005.
CAF meilleur joueur évoluant dans le continent Africain 2005.
Meilleur joueur étranger en Arabie Saoudite 2003.
Meilleur joueur en Egypte 2002.



images2Mohammad Barakat : Etoile...filante
Il est des noms qui prédestinent. Et quand on sait qu’en arabe, « baraka » signifie « bénédiction », alors peut-être comprend-on mieux le phénomène Mohammed Barakat. Technicien hors-norme et travailleur infatigable, Barakat a de quoi sourire aujourd’hui. En quelques mois à peine, il a mené son équipe d’Al-Ahly au titre de champions d’Afrique des clubs champions, avant d’aller s’asseoir sur le toit de l’Afrique avec les Pharaons. Une saison 2005-2006 exceptionnelle, récompensée par le titre de meilleur joueur africain (vote des auditeurs de la BBC).
Alors, Barakat, nouveau messie du football égyptien ? L’homme joue plutôt aux courants d’air. A peine les crampons rangés aux vestiaires, Barakat s’empresse de se fondre dans la masse. Regard bas, épaules recroquevillées, il se joue des journalistes et zigzague entre les fans. Une attitude qui lui a d’ailleurs valu l’étrange surnom de « mercure ». Pas le dieu romain, non, mais cette matière insaisissable, qui glisse et s’échappe, sans jamais se laisser attraper. Une grande qualité sur le terrain, mais un mystère dans la vie. Un comportement que certains ont du mal à comprendre et son entraîneur ne cache pas qu’il regrette ce coté associable. Une star doit s’assumer, selon lui.
Mais Barakat est de ceux qui préfèrent la vie de famille aux paillettes. Alors, entre le terrain et la vie privée, deux hommes, deux personnalités, se tournent le dos. Car l’homme chétif de la rue accouche d’un combattant hors norme sur le terrain. Sur la pelouse, Barakat déménage. En meneur de jeu ou plus en retrait en arrière droit, son pressing est incessant, harcelant. Il aligne les longues courses, tacle comme un stoppeur, avant de relancer d’une transversale dans les pieds. Parfois buteur, Barakat se préfère en passeur, souvent décisif. Certainement son coté altruiste. Toujours dans les bons coups, il reçoit beaucoup aussi. Et là, c’est le sang chaud du compétiteur qui boue. Des coups de sang qui inquiètent son entraîneur : s’il a bien un défaut, dans le jeu, c’est sa trop grande émotivité. Facilement provoqué, l’homme au numéro 12 peut réagir au quart de tour.
Pourtant, on est loin des grands gabarits africains : dans son costume de sage père de famille, il ne paie pas de mine. Toujours un peu en retrait, comme pour se protéger, il ne hausse jamais le ton. Et quand on ose le comparer, dans le comportement, à son idole Zinédine Zidane, le compliment le ferait presque rougir. Mais dans ses yeux toujours à l’affût, une étincelle de fierté s’allume. Car la modestie n’empêche pas l’ambition. Et Barakat peut nourrir de belles idées, l’esprit peut-être déjà en Europe.
Mais l’entretient touche à sa fin. A peine un mouvement de tête et l’homme a déjà filé. En douce, comme pour ne déranger personne, pour ne pas avoir à s’excuser de nous abandonner si vite.
Loin du star system, Mohammed Barakat n’en demeure pas moins une étoile. Une étoile filante.

Article écrit pour le numéro 19 de la revue Foot Africa mars 2006 (Grand merci à Arnaud Saint-Jean)

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