Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Points de Vue

Publicité
Points de Vue
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 114 431
11 juillet 2007

La France va-t-elle changé son attitude à l'égard du Sahara marocain en raison du gaz naturel algérien?

La tournée actuelle du président français, Nicolas Sarkozy, en Afrique du Nord, au cours de laquelle il s'est rendu en Algérie et en Tunisie, constitue un affront pour le Maroc. Les anciens président français avaient en effet l'habitude de commencerleurs tournées en Afrique du Nord par la visite du Rabat en signe de confirmation des relations "spéciales" entre le Maroc et la France.

Sarkozy a choisi de commencer sa tournée en se rendant en Algérie, malgré les relations tendues entre les deux cotes, alors que le Maroc aurait du être la 3me et dernière étape de cette tournée. Mais Rabat a subitement annoncé la semaine dernière l'annulation de la visite de Sarkozy sous prétexte de l'ordre du jour chargé du monarque marocain, le Roi Mohammed VI.

Selon les observateurs, l'annulation par Rabat de la visite de Sarkozy était un signe du mécontentement du Maroc à l'égard de Sarkozy qui a débuté sa tournée visant à consolider les relations de la France avec les pays de l'Afrique du Nord, une région d'une grande importance pour la sécurité de l'Europe dans le domaine de l'énergie, en visitant l'Algérie, le concurrent régional de Rabat et le pays dont le poids devient de plus en plus important dans le domaine de l'énergie, notamment le gaz naturel.

Les analystes font remarquer que l'ordre des étapes de la tournée n'était pas une option protocolaire, mais elle reflète une modification fondamentale des alliances de la France dans la région, compte tenue des résultats des pourparlers entre Sarkozy et son homologue Abdelaziz Bouteflika, qui étaient centrés sur le dossier du gaz, comme un prélude pour conclure un accord stratégique pendant l'automne prochain.

Et les observateurs de noter qu'après le refus de la France de présenter ses excuses a l'Algérie pour l'époque coloniale, cet accord serait lié au dossier du Sahara marocain.

Dans ce contexte, Qader Abdel Rahim, expert dans les affaires du Maghreb arabe a l'Institut des relations internationales et stratégiques à Paris, estime que, du point de vue les intérêts français, Sarkozy juge que l'Algérie est plus importante à moyen terme. "Les pourparlers économiques de Sarkozy en Algérie n'auront pas un grand succès, à moins qu'il ne démontre sa volonté de changer la politique française a l'égard du dossier du Sahara marocain", ajoute-t-il.

L'ex-Premier ministre algérien, Redha Malek, partage cette idée et dit que la réussite de la visite de Sarkozy en Algérie dépendra de son son attitude a l'égard du dossier du Sahara marocain.

Pour les observateurs, Sarkozy est arrivé au Maghreb arabe afin de conclure un accord "historique" entre la compagnie algérienne de pétrole et d'eénergie "Sonatrach" et la compagnie "Gaz de France". Cet accord, qui pourrait être signé en novembre prochain, vise à assurer l'approvisionnement du gaz naturel en France a long terme.

Cette analyse est renforcée par les déclarations faites mardi à radio "France Inter" par la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, sur l'avenir du développement de "Gaz de France", appartenant à l'Etat, et le processus de la fusion de la compagnie dans le groupe français prive d'énergie "Suez". Dans ces déclarations Mme Lagarde a dit que le Gouvernement n'a pas encore pris de décisions sur la fusion des deux parties, notant que toutes les options restent ouvertes.

Pour sa part, dans des déclarations aux quotidiens algériens "al-Watan" et "al-Akhbar", Sarkozy a exprimé l'espoir de voir un rapprochement entre "Gaz de France" et "Total"d'une part et "Sonatrach" de l'autre.

Sarkozy a ajouté que la France avait besoin d'assurer l'approvisionnement en gaz dans l'avenir, soulignant que le rapprochement entre ces compagnies permettrait a l'Algérie, en même temps, d'entrer librement sur le marché français et par conséquent en Europe.

De même, le porte-parole de l'Elysee, David Matignon, a declaré que le dossier économique était au coeur des entretiens Sarkozy-Bouteflika.

Bien que le président algérien ait insisté sur une excuse pour les crimes commis par la France a l'égard des Algériens à l'époque coloniale pour que les deux pays puissent signer "le traité d'amitié", en suspens depuis la visite de l'ex-president francais Jacques Chirac en mars 2003 à Alger, Sarkozy, lui aussi, a insisté sur le refus de présenter de telles excuses.

Par contre, Sarkozy a dit qu'il n'est pas responsable des erreurs du passé, alors que des analystes estiment que Sarkozy s'est implicitement excusé par cette visite elle-même qui coïncide avec les célébrations de l'anniversaire de l'indépendance de l'Algérie.

D'autre part, il semble que le président algérien ait renoncé à l'exigence de ses excuses après avoir obtenu de son homologue français des informations concernant la modification des priorités de Paris en Afrique du Nord. Selon ces informations, l'Algérie pourrait occuper la place de "partenaire privilégié" de la France dans la région.

Dans ce contexte, les observateurs notent le discours prononcé le 5 juillet par Bouteflika à l'occasion de la fête de l'indépendance. Dans son discours, le président algérien a dénoncée le colonialisme, cependant, il n'a pas demandé d'excuses du colonisateur.

Pour sa part, Nicolas Sarkozy a décidé de fermer le dossier du "traité d'amitié" qui est lie au nom de son prédecesseur. Il a proposé une nouvelle vision des relations entre Paris et Alger "basée sur des réalisations et des projets concrets, au lieu des textes et des traités", comme il a déclaré à l'issue de ses entretiens avec Bouteflika.

Selon les analystes, tant que Paris refuse de donner des concessions en matière de l'histoire, elle le ferait inévitablement en matière de géographie, c'est-a-dire son attitude a l'égard du dossier du Sahara marocain.

La France, sous la direction de Chirac, a apporté un appui "calme" mais ferme" à la proposition du Maroc d'accorder l'autonomie au Sahara marocain, dont la population s'élève à 260 mille personnes, sous la souveraineté marocaine.

Ce soutien francais a irrité le Front de libération de la Saguia el-Hamra et Oro "Polisario", qui vise à déclarer l'indépendance du Sahara marocain du Rabat et soutenu par l'Algérie. Le secrétaire général du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a critiqué la France en avril dernier pour ce qu'il a appelé "l'attitude soutenant le Maroc" dans le conflit du Sahara marocain. Il a dit que "la France abandonne la justice internationale et fournit un soutien illimité a l'aventure coloniale marocaine dans le Sahara".

Toutefois, après l'élection de Sarkozy en mai dernier, le Secrétaire général du Polisario a exprimé l'espoir de voir la France afficher "une plus grande neutralité" dans la question du Sahara marocain sous le règne de Sarkozy. "J'espère que Paris adoptera un esprit constructif dans son attitude au contraire de l'ère de Chirac", a-t-il ajouté.

Il est évident que Rabat avait ressenti le changement dans les tendances de Paris, ce qui a suscité le mécontentement du Maroc. Selon les observateur un tel changement aura des répercussions inévitables sur l'attitude de la France au sujet du Sahara marocain. Si "La France s'engage à la "neutralité", les Marocains seront seuls devant l'Organisation des Nations Unies, dont le nouveau secrétaire général Ban Ki-Moon, adopte plutôt la vision d'Alger et du Polisario.

Après que les Etats-Unis étaient plus proches de l'attitude de l'Algérie dans ce conflit, alors que la France était plus proche de la vision marocaine, il est probable que Washington et Paris adopteraient des politiques similaires à l'égard du conflit sur le Sahara marocain, ce qui affaiblirait la position internationale de Rabat.

Et les observateurs de dire Sarkozy veut changer la méthode de la politique de la France en Afrique. "Il voit que cette politique, à l'ère de Chirac, était basée sur des relations personnelles", indiquent-ils.

Selon les observateurs, ce changement, notamment dans la politique de la France a l'égard de Afrique du Nord, est une réflexion de l'évaluation approfondie de la phase précédente où l'influence française dans la région a reculé en faveur des Etats-Unis, de l'Asie, et même de la Russie, Notamment en Algérie, la plus importante puissance économique en Afrique du Nord, où les Américains occupent la première place en matière d'investissements étrangers, en particulier dans le secteur énergétique, bien que la France reste toujours le premier partenaire commercial d'Alger.

Malgré tous ces indices, le président français essaie toujours de maintenir des relations étroites avec le Maroc. Il a dit qu'il n'avait pas de désaccords avec Rabat. "Le roi cherifien Mohammed VI veut que la visite du président français soit une "visite d'Etat" et pas seulement une étape dans une tournée", dit-il.

Publicité
9 juillet 2007

La concurrence régionale algéro-marocaine : Un test pour la diplomatie du président français

La tournée maghrébine que commencera demain le président français Nicolas Sarkozy par une visite en Algérie, est un véritable test diplomatique. Elle intervient en pleine concurrence régionale entre le Maroc et l'Algérie.

Le président français, qui effectue sa première tournée en dehors de l'Europe depuis son accession au pouvoir en mai dernier, a réalisé la sensibilité de sa mission, lorsque le Maroc a annoncé la semaine dernière l'annulation de la visite de Sarkozy à Rabat, dans le cadre de la tournée qui le mènera également en Tunisie.

Selon Rabat, l'annulation de la visite est due a l'ordre du jour chargé du monarque marocain, le Roi Mohammed VI, alors que le porte-parole de la présidence française a déclaré que la visite de Sarkozy à Rabat a été annulée à la dernière minute à la demande des autorités marocaines pour des raisons indéterminées mais liées aux "dates". En même temps, le porte-parole de l'Elysée a souligné que Sarkozy se rendrait au Maroc au cours de la deuxième moitié d'octobre prochain.

Toutefois, les observateurs croient que la véritable raison est la courte durée de la visite, qui devait être deux jours. Une période jugée insuffisante par Rabat pour discuter les nombreuses questions d'intérêt commun.

Par ailleurs, des diplomates ont dit que le Maroc, considéré comme le plus grand allié de la France en Afrique du Nord, n'était pas content du fait que Sarkozy débute sa tournée, qui vise à consolider les relations de la France avec les pays de l'Afrique du Nord, une région d'une forte importance pour la sécurité de l'Europe dans le domaine de l'énergie, en visitant l'Algerie, le concurrent régional de Rabat et le pays dont le poids devient de plus en plus important dans le domaine de l'énergie, notamment le gaz naturel.

L'attitude marocaine a surpris toute la région, qui constitue un domaine d'influence du commerce français depuis longtemps, alors que le Rabat était, par coutume, la première destination de chaque nouveau président français en dehors de l'Europe.

Les analystes et les politiciens sont convaincus que le Maroc, dont les leaders avaient de relations personnelles étroites avec l'ex-président français Jacques Chirac et bénéficiaient de son appui au conflit du Sahara marocain, a commis une grave erreur d'annuler la visite de Sarkozy.

Qader Abdel Rahim, expert dans les affaires du Maghreb arabe à l'Institut des relations internationales et stratégiques à Paris, voit que l'annulation de la visite d'un président réçemment élu, qui a une forte personnalité et très populaire, aurait un impact diplomatique plus tard. "Rabat a pensé qu'elle pouvait apporter sa relation avec Paris, sous la direction de Sarkozy, aussi forte qu'à l'ère de Chirac, mais ce n'est pas vrai car une autre génération vient d'accéder au pouvoir en France", ajoute-t-il.

Selon Abdel Rahim, Sarkozy ne doit rien aux Marocains ou aux Algériens. "Du point de vue les intérêts français, Sarkozy voit que l'Algérie est plus importante à moyen terme", précise-t-il.

Sarkozy veut changer la méthode de la politique de la France en Afrique. Il voit que cette politique, à l'ère de Chirac, etait basée sur des relations personnelles.

Lors de sa tournée, Sarkozy doit expliquer son plan pour construire un Union regroupant les pays du sud de l'Europe et ses voisins en Afrique du Nord comme partenariat officiel entre les pays du bassin de la Méditerranée. Ce plan qui est jusqu'ici mystérieux.

La Tunisie et le Maroc représentent des principales destinations des investissements français, alors que l'Algérie, qui était une colonie française pour plus de 130 ans, est le premier partenaire commercial de la France en Afrique.

En Algérie, que Sarkozy visitera à nouveau l'automne prochain, les entretiens franco-algériens porteront sur les relations commerciales et la coopération entre les deux compagnies française "Gaz de France" et algérienne "Sonatrach", outre l'établissement de centrales nucléaires à des fins pacifiques.

Les relations entre Paris et Alger ont été marquées par la tension au cours à l'époque de Chirac, ce qui conduit à la non-signature du "traité d'amitié" entre les deux pays, alors que Sarkozy estime que l'amitié entre les deux pays n'a pas besoin d'un traité, mais seulement surmonter le passé et ses douleurs qui ont humilie les deux cotes.

Dans ce contexte, Sarkozy a appelé a entamer des relations solides et un partenariat "extraordinaire", sans déclarer les "remords", qui, selon lui, représentent une "haine de soi".

Les entretiens doivent également aborder le dossier du Sahara marocain, la principale cause de désaccord entre le Maroc et l'Algérie. Un dossier où la France, sous la direction de Chirac, a présenté un soutien calme mais "tranchant" à la proposition du Maroc d'accorder l'autonomie au Sahara marocain, dont la population s'élève à 260 mille personnes, sous la souveraineté marocaine.

Ce soutien français a irrité le Front de libération de la Saguia el-Hamra et Oro "Polisario", qui vise à déclarer l'indépendance du Sahara marocain du Rabat et soutenu par l'Algérie. Le secrétaire général du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a critiqué la France en avril dernier pour ce qu'il a appelé "l'attitude soutenant le Maroc" dans le conflit du Sahara marocain. Il a dit que "la France abandonne la justice internationale et fournit un soutien illimité à l'aventure coloniale marocaine dans le Sahara".

Toutefois, après l'élection de Sarkozy en mai dernier, le Secrétaire général du Polisario a exprimé l'espoir de voir la France afficher "une plus grande neutralité" dans la question du Sahara marocain sous le règne de Sarkozy. "J'espère que Paris adoptera un esprit constructif dans son attitude au contraire de l'ère de Chirac", a-t-il ajouté.

Mais les analystes pensent que les pourparlers économiques de Sarkozy en Algérie n'auront pas un grand succès, à moins qu'il ne démontre sa volonté de changer la politique française à l'égard du dossier du Sahara marocain, qui est également une pierre d'achoppement à la croissance des échanges commerciaux entre les pays du Maghreb arabe, compte tenue de la fermeture des frontières entre le Maroc et l'Algérie depuis 1994.

Dans ce contexte, l'ex-Premier ministre algérien, Redha Malek, dit que la réussite de la visite de Sarkozy en Algérie dépendra de son attitude à l'égard du dossier du Sahara marocain. "Au cours de sa tournée en Afrique du Nord, Sarkozy se rendra compte de la complexité et la sensibilité entre le Maroc et l'Algérie", ajoute-il.

De ce point de vue, la visite Sarkozy en Afrique du Nord déterminera largement l'avenir des relations de la France avec le Maroc et l'Algérie. Elle va aussi influencer les relations entre l'Algérie et le Maroc, notamment après que le Front Polisario, ait exprimé, mi-juin dernier, sa volonté d'accepter la proposition marocaine sur l'autonomie du Sahara dans le cadre d'un referendum libre et démocratique sous l'égide des Nations Unies et après le climat positif qui a régné les pourparlers deroulées a New York entre Rabat et le Front

7 juillet 2007

La Présidence du FMI : Véritable efficacité ou jeu politique ?

La nomination du nouveau directeur du Fonds monétaire international (FMI) soulève la polémique sur les critères de cette personnalité : Le directeur du FMI est-il élu conformément à son efficacité ou bien en fonction de l'équilibre politique entre les grandes puissances ? La démission du directeur du FMI Rodrigo Rato, quelques semaines après le départ du président de la Banque mondiale (BM) Paul Wolfowitz, a révélé la "crise profonde" dont temoignent les institutions internationales. Dans ce contexte, Damien Meyer, chef de la commission de l'annulation des dettes du tiers monde, constate que l'annonce de la démission soudaine de Rato démontre le "brouillard" dans les institutions internationales et "marque une nouvelle phase d'incertitude". "La performance de la BM et du FMI a fait l'objet de nombreuses critiques, alors que les deux institutions se satisfesaient de mener des redressements mineures". Pour sa part, Sebastian Formy de l'ONG "Oxfam", juge que le FMI s'est trouvé "dans la pire situation" pendant le mandat de Rato, malgré le début de la mise en oeuvre de certaines réformes. "Mais, ces réformes exigent beaucoup de temps", a-t-il ajouté. Selon lui, "Rato a soulevé plusieurs questions dont la représentation des géants du développement comme la Chine et l'Inde, mais l'attribution de deux ans pour réformer la gestion de l'institution est une période très longue". Formy explique que plusieurs pays ont payé leurs dettes en avance et ont menacé de se retirer du FMI, au moment où ce dernier a commencé à reviser son rôle pour la première fois depuis sa création en 1944. Le scandale de l'ex-président de la BM, Paul Wolfowitz, qui a haussé le salaire de son amie Reza Shah, a ébranlé la confiance dans la BM, en particulier celle du président. Ce scandale a soulevé dees pressions internationales pour appeler à la démission de Wolfowitz, nommé par le Président americain George W. Bush en dépit des critiques. Après la demission de Wolfowitz, Bush a posé la candidature de Robert Zoellick au même poste. La France a ensuite exprimé son desir de désigner un de ses citoyens pour succéder à Rato à la tête du FMI. Une annonce qui a soulevé de nouveau la question des critères appliqués pour la nomination à ces postes internationaux. Les spécialistes dans le domaine du développement à Washington estiment que la succession de Rodrigo Rato doit être une occasion de rompre avec les nominations politiques et l'adoption des choix efficaces. Dini Du Trai, responsable du FMI au Vietnam et Vice-President du centre du développement global (un centre indépendant américain de recherches), dit que la nomination aux postes internationaux ne devrait pas être liée à la nationalité. L'idée de nommer un français à la tête du FMI a vu le jour après que le président français, Nicolas Sarkozy, ait annoncé qu'il soutiendrait la candidature du socialiste et ancien ministre de l'Economie, Dominique Straus Khan, à ce poste. Sarkozy s'est également entretenu avec Laurent Fabius, ancien Premier ministre français et ancien candidat au poste de directeur du FMI, ce qui a soulevé la probabilité de poser la candidature de Fabius une fois de plus. Les déclaration du porte-parole de la présidence française selon lesquelles Sarkozy soutiendra la candidature de l'un des deux socialistes, Laurent Fabius ou Dominique straus Khan, à la tête du FMI intervient dans le cadre de la stratégie suivie par le président Français de s'ouvrir aux partis de gauche. Danny Bradley, directeur du Programme du droit international à l'American University à Washington, estime qu'il faut élire "minutieusement", au niveau international, la personnalité qui dirigera cette organisation internationale. Bradley a ajouté qu'un tel choix minutieux ne diminue pas l'efficacité de Fabius ou de Straus Khan. "Si la France veut poser leurs candidatures, elle doit le faire dans le cadre d'un processus plus ouvert et plus transparent avec la participation des autres pays" a-t-il précisé en référence à la nécessité de s'éloigner des manipulations politiques et de la réalisation d'objectifs personnels. Dans ce contexte, Du Trai estime que les Européens doivent définir au moins les compétences qu'ils recherchent et organiser un processus de sélection "relativement transparent" pour déterminer quel candidat est le meilleur pour le poste. Pour sa part, le vice-directeur du Centre des recherches économiques et politiques a Washington, Mark Weissbrodt, juge qu'il serait étonnant que le FMI ne mène pas des réformes symboliques, dont l'élection de son président, conformément au critère d'efficacité. Selon une tradition non écrite, les Etats-Unis nomment le président de la BM, alors que les Européens sont chargés de la nomination du directeur du FMI. La nomination d'un français à la tête du FMI ne serait pas une première pour l'Union Européenne (UE) : depuis la création du FMI il y a 61 ans, trois français ont occupé ce poste pour plus de 30 ans. Malgré l'efficacité démontrée par Fabius et Straus Khan lorsqu'ils étaient ministre de l'Economie en France, la candidature de Fabius au poste de directeur du FMI pourrait être refusée par l'UE en raison de son rejet de la constitution européenne. Daniel Bradley dit que la France pourrait aussi entrer en concurrence avec d'autres pays européens qui souhaitent proposer une personnalité à ce poste. Depuis l'annonce de la démission de Rato le 28 Juin dernier, les médias ont fait écho de noms d'autres hauts fonctionnaires européens, comme le ministre italien de l'Economie, Tommaso Padoue-Cioba, le gouverneur de la Banque centrale italienne Mario Draghi, outre l'ancien gouverneur de la Banque centrale polonaise, Leszek Balserovsky, et l'ancien Premier ministre polonais Maric Belca.
30 juin 2007

IPhone affronte une concurrence féroce sur le marché des téléphones mobiles

Au moment où le groupe americain "Apple" lance son téléphone mobile "IPhone" sur le marché américain, une concurrence féroce a commencé entre les fabricants de téléphones mobiles qui combinent les avantages de téléphone et de radios mobiles reliés à Internet.

Apple espère que son téléphone mobile, qui inclura la possibilité de surfer l'internet, connaîtra le même succès que son produit "IPod". Mais les experts dans le domaine des communications pensent qu'"Apple" doit s'imposer sur le marché afin que le groupe puisse réaliser ses objectifs.

Selon les experts, la concurrence dans le domaine de la téléphonie mobile ne sera pas facile, comme ce fut le cas de "IPod", parce que les fabricants comme "Nokia", "Sony Ericsson" et "LG" ont commencé, depuis un moment, à produire des téléphones permettant, eux aussi, l'écoute de la musique.

Afin de commercialiser le "IPhone", Apple a décidé de le vendre exclusivement dans ses 162 magasins déployés à travers les Etats-Unis, et dans les magasins appartenant à "ATT", premier fournisseur des services de télécommunications aux Etats-Unis. Ceux qui veulent acheter le "IPhone" aux Etats-Unis doivent s'abonner pour deux ans à "ATT" afin qu'ils puissent l'utiliser.

Toutefois, David Kerr, analyste économique à "Strategy analytics", a estimé que cette mesure ne garantit pas à "Apple" le contrôle du marché. Il souligne que les concurrents de "ATT", comme "Sprint Nquestel Corp" et "Version Wireless", fruit d'un partenariat entre "Version Communications" et "Vodafone", ne vont pas rester les bras croisés. "Ils s'efforceront de fournir le même service par d'autres producteurs de téléphones mobiles.

Bien que les experts aient salué le nouveau téléphone, notamment au niveau de la taille, de son écran, de sa technique, le dilemme auquel le "Iphone" fait face est son prix. Il varie entre 500 et 600 dollars, selon la capacité de stockage (entre 4 et 8 GO). Ce prix élevé limiterait fortement la clientèle. Les études font remarquer que 85% des Américains ne dépensent pas plus d'une centaine de dollars pour acheter un téléphone mobile.

Kerr estime que si "Apple" a lancé le "IPhone" à un prix de 150 dollars, elle aurait réalisé un coup mortel à ces rivaux. Il souligne que "LG", "Samsung", "Nokia" et "Sony Ericsson" seront davantage attractifs après la baisse de leur prix.

Pour sa part, Avi Jerinjart, analyste économique à "Corenth Analysis", estime que "IPhone" ne devrait pas affronter pas une telle concurrence, étant donné qu'il s'agit d'une innovation. "Au lieu du clavier traditionnel, IPhone est tactile...En plus, les acheteurs veulent toujours posséder tout ce qui est moderne et à la mode", a-t-il dit.

29 juin 2007

La cyber piraterie peut se transformer a une sorte de terrorisme?

L'attaque informatique qu'a dû récemment affronter l'Estonie a mis la lumière sur les risques potentiels de ce qu'on nomme les "attaques virtuelles" sur les pays technologiquement avancés. Un débat abordé lors de la première session du Forum de Genève de la sécurité.

Les attaques menées contre les installations publiques ou privées en Estonie en mai dernier par certains "cyberpirates" russes, ce qui a engendré la perturbation des systèmes informatiques (TI), ont poussé des experts à les appeler "la première guerre virtuelle" .. Cet événement a suscité des craintes que de telles attaques soient transformées en opérations terroristes.hackers_skeleton

Dans ce contexte, Miko Hiponnen, expert finlandais en matière de la sécurité de l'information, dit que la plupart des ministères de la défense étudient actuellement les moyens optimaux d'éviter ce genre d'attaques .. Il explique que le département américain à la Défense "Pentagone" a récemment publié un rapport dans lequel il a fait remarquer que certaines armées dans le monde, comme la Chine, avaient crée des unités spécialisées dans la réalisation des attaques virtuelles.

Pour sa part, George Jovi, un experts en matière d'anti-cyberpiratage, affirme l'importance du sujet qui n'était pas encore pris au sérieux... L'expert, qui a travaillé auparavant pour le "Royal Institute of International Affairs" à Londres, donne l'exemple de la guerre qui a eu lieu entre Israël et le Liban au cours de l'été 2006, qui a coïncidé avec une bataille "virtuelle" entre les militants des deux côtés.

De son côté, Alison Niles, directrice de l'Institut international de recherche pour la paix à Stockholm, voit que l'informatique pourrait être transformée en une arme pour les pays pauvres ou des groupes armés.. Faisant remarquer que l'informatique est une arme de la "guerre asymétrique" contre les riches et les pays technologiquement avancés.

Mais Hiponnen ne croit pas à la transformation de la cyberpiraterie en un terrorisme virtuel. "Les groupes terroristes veulent la destruction matérielle et la perte en vie humaine pour provoquer la terreur, alors que les attaques virtuelles ne font que paralyser les fournisseurs de services Internet (serveur)", a-t-il ajouté. D'autre part, Hiponnen constate que les crises et les conflits culturels et idéologiques offrent une atmosphère tout à fait appropriée pour les attaques virtuelles.

Il fait rappeller de la crise des "bandes dessinées" du Prophete Mahomet qui etait suivie par des attaques contre les sites internet de plusieurs médias danois. Toutefois, ce phénomène est encore à ses débuts jusqu'ici. Mais les sociétés caractérisées par le développement de l'internet sont devenues des cibles faciles à ce genre d'attaques.

Dans ce contexte, Carlos Moreira, Président de la société suisse spécialisée dans la sécurité de l'information "WiseKey", qui organise le Forum de Genève de la sécurité, explique que cette course à posséder des armes des informations pourrait causer d'énormes pertes économiques.hacker

De son côte, Ritz Rudy, responsable du "centrale d'enregistrement et d'analyse de la sécurité de l'information", organisme qui coordonne les mesures de protection de l'information en Suisse, a déclaré qu'à l'heure actuelle, il est impossible de prévenir ce genre d'attaques, visant à perturber les "serveurs" d'une entreprise ou d'une institution, parce que l'entreprise ne peut distinguer entre une visite légitime et d'autres hostiles à son site Internet.

Il precise que le seul moyen pour eviter ces attaques est l'augmentation du nombre de prestataires de services et d'accroître les capacités techniques et de la communication des pouvoirs aux pays qui pourrait être cibles par l'attaque. "La coopération internationale permet également de faciliter le processus d'identification des ordinateurs qui sont les sources de ce type d'attaques", dit-t-il.

Publicité
23 avril 2007

Les Résultats du premier tour de la course pour l'Elysée confirment les constantes de la vie politique française

Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises, qui a eu lieu hier, donnent l'impression que les électeurs français ont voté automatiquement pour le candidat du parti à qui ils appartiennent, que ce soit son programme électoral.

Mais, ces résultats reflètent l'attachement de l'électeur français aux constantes de la vie politique française, à savoir : la forte concurrence qui conduit à un second tour ainsi que la division de la France en deux régions géographiques.sarkozy

Le 1er tour de ces élections, où 12 personnalités avaient déposé leurs candidatures, a témoigné du taux le plus haut de vote depuis la Cinquième République française en 1958. Ce taux s'est élevé a 87%. Le candidat de l'Union pour un mouvement populaire "UMP" (droite), Nicolas Sarkozy, a obtenu 31,18% des voix, alors que la candidate du Parti socialiste "PS" Ségolène Royale occupe la seconde place avec 25,87%. Tous les deux vont s'affronter au 2me tour qui aura lieu le 6 Mai prochain où sera alors élu le nouveau président français. Cela représente une des constantes des élections françaises : Depuis les élections de 1988, aucun candidat n'a pas été en mesure d'arriver à l'Elysée dès le premier tour.

La 2me constante réside dans la forme de la carte électorale : la France a été divisée en deux parties, l'Ouest, qui a largement voté en faveur de Royale, et l'Est, qui a voté pour la droite.

Aussi, le premier tour a témoigné du retour au PS à la concurrence face à la droite après le revers que le parti avait subi lors de la présidentielle de 2002, lorsque Lionel Jospin avait échoué à franchir le premier tour, laissant la scène politique française à la droite et à l'extrème-droite.

Lors du premier tour, la majorité des femmes a voté pour Sarkozy, allant à l'encontre des prévisions selon lesquelles elles auraient voté pour Royale. La candidate du PS a attiré plus de jeunes que les autres candidats, alors que Sarkozy a remporté le soutien des électeurs agés de soixante ans et plus.

Le candidat du Front national "FN" (extrême droite), Jean-Marie le Pen, a gagné les voix des ouvriers, ce qui reflète les craintes de cette communauté vis-a-vis des résultats de la politique d'une "Europe unie" et de l'ouverture du marché à la main-d'oeuvre provenant des nouveaux membres de l'Union européenne. Selon eux, elle mènerait à la perte de leur emploi et à la hausse du taux de chômage.

Dans le milieu des chômeurs, Royale a obtenu le pourcentage le plus élevé de voix grâce à ses politiques sociales visant à augmenter le minimum des salaires et des pensions, alors que Sarkozy a attiré les voix des patrons et des électeurs ayant des hauts revenus.Royale

Il semble que les clés de l'Elysée seront dans les mains du candidat qui arrivera à s'attirer les votes de l'"Union démocratique" de François Bayrou (centre), qui a obtenu 18,57% des voix et de Le Pen (10,44%).

Mais, cela sera très difficile pour la candidate du PS, qui a commencé à établir des contacts avec ses partisans normaux : les Verts et le Parti communiste, au moment où les voix de l'extrême-droite sont en faveur de Sarkozy en raison de la convergence intellectuelle avec Jean-Marie le Pen en ce qui concerne les politiques de sécurité et la migration.

En ce qui concerne le camp du centre, la situation est plus compliquée : malgré l'appel, avant le 1er tour, à une coalition entre le centre et le PS contre la droite, une idée dont Bayrou s'est félicité, deux choses menacent ce projet. D'un côté, les sièges remportés par le centre lors des législatives de 2002 étaient le fruit d'une coalition avec la droite, ce qui rend difficile pour Bayrou de convaincre les deputés de son camp de changer cette coalition, notamment avec avec l'approche des législatives prévues en juin prochain.

De l'autre côté, Ségolène Royale elle-même et le chef du PS François Hollande ont rejeté l'idée de former une coalition avec le Centre. Selon eux, une telle alliance causerait un "manque de respect de la part des électeurs à l'égard du parti".

Pour sa part, la droite a commencé à prendre contact avec le parti du centre. Dans une tentative pour attirer les partisans de Bayrou, le ministre français du Travail, Jean-Louis Borloo, qui soutient Sarkozy, a affirme la nécessité de l'adhésion de plusieurs figures du centre au prochain gouvernement français.

En même temps, le directeur de la campagne électorale de Royale, Jean-Louis Bianco, a souligné que Royale vise a améliorer le fonctionnement du gouvernement et introduire des changements à la constitution pour assurer une représentation plus équitable au sein du Parlement. "Ces plans sont proches des idées de Bayrou", a-t-il dit en référence à la possibilité d'obtenir les voix du centre sans avoir une alliance.

Face à ces tentatives et pour donner au candidat du centre suffisamment de temps pour vérifier ses options, la directrice de la campagne électorale de Bayrou a declaré que les voix du centre ne sont pas à vendre. Elle a dit que les résultats du 1er tour ont confirmé que les Français veulent un changement de la configuration de la vie politique.

Il semble que la France va vivre un état d'excitation jusqu'à mercredi prochain, où il est prévu que Bayrou devoile le camp qu'il soutiendra au cours du 2me tour

9 avril 2007

Après le Forum de Doha, le regroupement des pays exportateurs du gaz verra-t-il le jour?

Les discussions du sixième Forum ministériel des pays exportateurs du gaz, entamé aujourd'hui à Doha, ont fait ressortir des avis partagées quant à l'idée de créer un regroupement des exportateurs du gaz similaire à l'organisation des pays exportateurs de pétrole "OPEP".

Pourtant, les participants au forum ont affirmé, au cours de la séance d'ouverture, la nécessité de renforcer les efforts et la coordination entre eux.Le Premier ministre qatari, le cheikh Hamad bin Jassem bin Jabr Al Thani, a affirmé dans son allocution d'ouverture, l'importance de continuer à renforcer les consultations et la coordination entre les pays exportateurs de gaz en vue d'assurer le maintien de la stabilité du marché mondial dans des conditions équitables pour assurer les intérêts de toutes les parties.

Toutefois, le Vice-Premier et ministre qatari de l'Energie et de l'industrie, Abdullah bin Hamad al-Attiyah a informé que l'idée de créer un "OPEP du gaz" sera discutée lors des réunions du Forum. Il a affirmé dans une déclaration avant le début du Forum que l'ordre du jour de ce dernier est "ouvert". Al-Attiyah a souligné que les participants au Forum examineront les moyens de développer les travaux du Forum et la coopération entre les exportateurs de gaz.

De son côté, le ministre égyptien du Pétrole, Sameh Fahmi, a exprimé son rejet de l'idée de créer un OPEP du gaz à l'heure actuelle. "Le monde n'est pas disposé à présent à accepter un tel regroupement", a-t-il dit.

Le Kazakhstan, un des principaux pays producteurs de gaz en Asie, est d'accord avec cet avis.Le président Nursultan Nazarbaev a exprimé la semaine dernière son opposition à l'idée de créer une OPEP du gaz pour le moment.Le ministre algérien de l'Energie, Chakib Khalil, a également exclu que le Forum examinerait l'idée de créer une telle organisation. "C'est seulement une l'idée et peut-être que le forum ne l'examinera pas" a-t-il précisé. Mais il a souligné que son pays présenterait une proposition pour une étude sur les prix du gaz.

Fin mars, Chakib avait déclar qu'un tel regroupement pourrait voir le jour si les producteurs manifestaient leur intérêt. Quelques semaines avant cette déclaration, Chakib voyait que la création de ce regroupement était "impossible". Un changement d'attitude qui intervient après que le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a déclaré qu'il ne devrait pas rejeter cette idée à l'avance.

L'Iran et le Venezuela ont appuyé l'idée de la création d'une telle organisation. Le ministre iranien du pétrole, Kazem Waziri Hemana, a déclaré après la séance d'ouverture que les Etats-Unis "n'ont pas compris la signification de la création d'une telle organisation". "Cet organisme ne desservira personne", a-t-il dit en réponse à Washington, qui a considéré la création de cette organisation comme "chantage" des Etats consommateurs.

L'Iran avait proposé l'idée de créer une organisation pour les pays exportateurs de gaz quelques semaines après la signature d'une alliance entre entre la compagnie russe "Gazprom" et son analogue algérienne "Sonatrach", les deux plus grandes compagnies exportatrices de gaz en Europe.

Début février dernier, le Président Russe Vladimir Poutine a déclaré que la création d'un regroupement des pays exportateurs du gaz etait une idée "intéressante".

Par contre, les experts estiment que la création d'un regroupement des pays exportateurs de gaz, similaire à l'OPEP, est difficile à réaliser compte tenu de la spécificité du marché du gaz. Dans ce contexte, Francis Perrin, rédacteur en chef du magazine "Pétrole et Gaz arabes", explique que la circulation du pétrole dans les bourses mondiales, comme Londres et New York, se fait à travers des contrats dont la durée ne dépasse pas quelques mois, ce qui permet à l'OPEP de changer son plafond de production.

Mais, pour le gaz, les transactions sur les bourses représentent qu'un taux minuscule du marche. La plupart des contrats sont réalisés a travers des accords bilatéraux, généralement fondés sur les prix du pétrole et s'étend sur 15 à 20 ans. En outre, le marché du gaz prend un caractère régional en raison des coûts élevés de transport.

Selon Perrin, un autre type d'organisation fondée sur l'échange des informations et des études et la coopération en matière d'investissement dans le développement de l'énergie et du gaz est "possible". Il pense qu'au lieu d'intervenir directement dans la production et des prix, les Etats membres d'un tel regroupement pourraient se mettre d'accord sur la révision des contrats conclus dont la plupart n'est pas rentable par rapport aux prix courants sur le marché qui ont augmenté ces derniers cinq ans.

Mais les experts estiment que les Etats exportateurs du gaz ne devraient pas réviser les contrats à long terme parce qu'ils représentent une source de financement garantie à long terme. Pour sa part, Andrei Fedorov, analyste chez "Alpha Bank", prévoit une réaction négative des pays européens consommateurs de gaz. Il avertit que ces pays pourrait recourir à diversifier les sources d'approvisionnement en gaz afin de réduire l'impact d'un tel regroupement.

Dans ce contexte, le ministre qatari de l'Energie et de l'industrie a tenté ce matin de rassurer les pays consommateurs. Il a dit que les pays consommateurs ne doivent pas s'inquiéter ou juger par avance ce projet. Il les a appel à "attendre" jusqu'à la fin des travaux du forum.

De son côté, le conseiller économique du cabinet princier qatari, Ibrahim Al-Ibrahim, a minimisé l'importance de mettre en place une telle organisation. "Il existe déjà un forum des pays exportateurs de gaz qui vise à coordonner entre les pays exportateurs en ce qui concerne les conditions des contrats et de dialogue avec les pays consommateurs pour éviter que ces derniers modifient ou imposent certaines conditions", a-t-il dit.

Le forum des producteurs et exportateurs de gaz est un organe informel crée en 2001 et regroupe une quinzaine de pays, y compris la Russie, l'Iran, Qatar, le Venezuela et l'Algérie, les cinq plus grands pays producteurs de gaz qui détiennent 73% des réserves mondiales et 42% de la production mondiale.

Pour sa part, le vice-ministre qatari des Affaires étrangères de pays Mohammad Al-Rumaihi s'est déclaré convaincu que la création d'un groupement des Etats exportateurs de gaz est "une idée ayant des objectifs politiques avant tout". "La Russie, qui a des objectifs stratégiques, est derrière cette proposition", a-t-il noté.

Il a dit que depuis la fin de la guerre froide, les Etats ont entamé une course pour pénétrer sur les marchés au milieu de la mondialisation de l'économie. "Si l'idée a des objectifs politiques, le Qatar ne peut pas l'accepter", a-t-il affirmé. Le centre des recherches économiques Oxford Business Group", estime que Qatar, allié des Etats-Unis, évitera un affrontement avec Washington qui s'oppose à toute tentative de Moscou pour renforcer son influence géopolitique en utilisant les richesses naturelles".

30 mars 2007

Quelle valeur donnée aux chiffres du chômage en France ?

Le chômage en France s'élèverait à 8,8%. Ce chiffre, dévoilé dans un rapport de l'Office statistique des communautés européennes "Eurostat", a soulevé une énorme polémique dans les milieux financiers et politiques français, notamment entre les candidats aux élections présidentielles françaises qui auront lieu en avril prochain.

La polémique porte sur la crédibilité des chiffres et des statistiques concernant la performance de l'économie française. Certains hommes politiques accusent le gouvernement de contourner les chiffres à des fins politiques, alors que d'autres voient les statistiques du gouvernement français comme des "contes légendaires" que les mères racontent d'ordinair à leurs bébés. D'autres sont allés jusqu'à considérer les chiffres publiés par le gouvernement, notamment en ce qui concerne le chômage et le taux de croissance, comme une "hallucination politique" qui ne satisfont que les "naïfs".

Dans un rapport publié aujourd'hui, l'Eurostat a revisé en hausse ses estimations concernant le taux de chômage en France pour le mois de février. Il a souligné que le taux de chômage s'est élevé à 8,8%, alors que l'Institut national de statistique et des études économiques (INSEE) a indiqué que ce taux était de 8,4%.

D'autre part, l'Eurostat a modifié ses précédentes estimations du taux de chômage en France pendant plusieurs mois, expliquant que ces taux ont témoigne d'une hausse entre 0,4% et 0,5% depuis mai 2006.

Une fois la publication du rapport d'Eurostat, la question de la crédibilité des chiffres et des statistiques officielles françaises concernant le chômage, qui est l'un des plus importants dossiers de la course a l'Elysee, a éclaté.

De son côté, l'actuel gouvernement de droite, qui soutient le candidat de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Nicolas Sarkozy, s'est félicité de ce qui a été realisé en février où le gouvernement a été en mesure de baisser le taux de chômage à son plus faible niveau depuis juin 1983.

L'attitude des partis de l'opposition était différente. Le Parti socialiste a douté de la crédibilité des chiffres sur le taux de chômage donnés par le gouvernement, alors que la candidate du parti aux élections présidentielles, Ségolène Royale, a annoncé son plan pour surmonter le chômage. Un plan qui propose que les pouvoirs publics prennent en charge pendant un an "la totalité des salaires et des charges" de jeunes non qualifiés, âgés de 16 ans et plus, dans les entreprises artisanales et commerçantes n'excédant pas dix salariés.

Selon le plan Royale, appelé "contrat première chance", les patrons s'engagent à recruter ces jeunes, qui auront le droit aux prestations de chômage pour un an en cas de licencement.

La réaction des français à l'égard de ce plan a été positive, comme l'explique un sondage d'opinion réalisé par la revue "Les Echos". 44% des Français pensent que Royale sera plus efficace pour résoudre le problème du chômage que Sarkozy. 42% des français restes pourtant favorables à Sarkozy.

Pour sa part, Maurice Leroy, proche du candidat de "l'Union Democratique français" (centre) François Bayrou, juge que que le gouvernement prend les citoyens pour des "naïfs". Il indique que pendant les 26 dernières années les différents gouvernements français ont annoncé, avant les élections présidentielles, la baisse des taux de chômage et de l'inflation et la hausse du pouvoir d'achat.

Pour la candidate du Parti communiste, Marie-George Buffet, les chiffres publiées sont faux : "Le maquillage des chiffres ne trompe personne, et surtout pas les Français", a-elle ajouté.

De son côté, la candidate de la "Lutte Ouvrière" Arlette Laguiller voit que les chiffres gouvernementaux ne sont que des balivernes. "Les chiffres publiés par le gouvernement s'apparentent à un mensonge d'Etat", a-t-elle précisé.

Selon Laguiller, de nombreux jeunes frustrés n'enregistrent pas leurs noms sur les listes des chômeurs. Elle ajoute que le nombre des chômeurs ne peut pas avoir baissé alors que l'on ne cesse de supprimer des emplois dans toutes les entreprises, dans toutes les régions du pays. Elle voit que le nombre des chômeurs est beaucoup plus que les chiffres publiés par le gouvernement sans compter tous les "chômeurs partiels que sont les CDD, les intérim".

Le candidat du "Mouvement pour la France ", Philippe de Villiers, a accusé le gouvernement de falsifier les chiffres sur le chômage.

Pour sa part, le candidat indépendant et anti-mondialisation, José Bové pense que tous les chiffres ne sont pas sur la table, notamment ceux des DOM-TOM. "Les chiffres actuels ne reflètent pas la réalité du chômage", a-t-il dit.

Selon lui, la France a connu l'an dernier de troubles et des émeutes dans les banlieues dans plusieurs villes françaises, notamment à Paris. Ces banlieues témoignent d'un très fort taux de chômage.

A la suite de ces émeutes, des manifestations massives ont éclaté en raison de la crise du contrat première embauche (CPE) élaboré par le gouvernement de Dominique de Villepin. Ce contrat est assorti d'une "période de consolidation" de deux ans durant laquelle l'employeur peut rompre le contrat de travail sans en donner le motif. Un fonctionnement jugé injuste par bon nombre de Français.

20 mars 2007

Apres quatre ans, la guerre en Irak a conduit au déséquilibre géopolitique plutôt qu'à la démocratie

La guerre américaine en Irak a perdu son but initial. Au lieu de réaliser les voeux de Washington de démocratiser le Proche et le Moyen-Orient, cette guerre n'a causé qu'un grave déséquilibre dans la géopolitique du Moyen-Orient. Il est maintenant devenu très difficile de transformer l'Irak en un modèle de la démocratie.

Quatre ans après le déclenchement de la guerre en Irak, qui a coûté la vie à des centaines de milliers de victimes parmi les Irakiens, outre 3500 soldats des forces de la coalition, on peut dire que cette guerre n'a réussi qu'à renverser le régime de Saddam Hussein, exécuté au dernier jour de 2006.

Mais cette guerre a transformé la vie quotidienne des Irakiens en une sorte d'enfer... Le nombre des attaques terroristes et les actes de violence sectaire augmentent et continuent à de le faire de manière grave. La situation actuelle a également soulevé des sentiments de haine à l'égard de la présence américaine, et plongé les Etats-Unis et leurs alliés dans un marécage de conflits sanglants.

Tous ces scénarios catastrophiques ont poussé Washington à modifier sa stratégie militaire en Irak jusqu'au limogeage du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, un des faucons de l'administration américaine. Ils ont aussi poussé à la nomination de Robert Gates, connu par sa modération, à sa place après l'échec du plan de Rumsfeld basé sur l'utilisation de technologies de pointe dans les opérations militaires en Irak pour réduire le nombre des soldats. La première décision du Pentagone, après que Gates ait pris la portefeuille de la défense, était l'envoi de 25 mille soldats américains supplémentaires en Irak, ce qui porte le nombre des forces américaines dans ce pays à plus de 160 mille militaires. Une mesure que les analystes estiment très tardive.

Selon les observateurs, il semble que le Président américain George W. Bush et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki étaient convaincus que la réalisation de victoire militaire seule ne suffirait pas à réaliser la paix en Irak. Il fallait également parvenir à la réconciliation entre les différentes couleurs, communautés et sectes du peuple irakien, ce qui a incité les Etats-Unis, aussi bien que les Irakiens, à recourir aux pays voisins de l'Irak pour leur demander à aider à réaliser la stabilité en Iraq.

Les analystes voient que la conférence qui s'est tenue le 10 mars sur la sécurité en Irak a été la première étape dans cette direction. Il jugent également que le fait que les responsables américains se trouvaient avec les "ennemis" (la Syrie et l'Iran) à la table des négociations est une preuve que l'administration américaine a perdu son pari sur "La réalisation de la démocratie" dans la région partant de l'Irak.

Au lieu d'imposer l'isolement à l'Iran, la guerre en Irak et la chute du régime de Saddam Hussein ont aidé à renforcer le rôle du régime iranien et à accroître son influence dans la région, ce qui s'applique également à ses alliés: la Syrie, Hezbollah au Liban et Hamas dans les territoires palestiniens occupés.

Suite à l'échec des Etats-Unis en Irak, la voie a été ouverte devant la Russie, qui entretient des relations étroites avec Teheran, pour restaurer son influence et sa présence dans la région. Pour cela, le Président russe Vladimir Poutine a effectué une tournée dans la région qui l'a mené en Arabie saoudite, au Qatar et en Jordanie.

Et les analystes de souligner qu'au moment où Washington devait consolider son influence dans le Moyen-Orient, elle se trouve plus que jamais obligée de tenir compte de l'attitude des puissances régionales avant de prendre n'importe quelle décision concernant la région.

D'autre part, cet échec a plongé les Etats-Unis dans une crise morale grave comme le constate Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité nationale américaine. Il affirme que le coût de la guerre de Bush contre le terrorisme était très élevé. "Bush a sacrifié la crédibilité et la légitimité des Etats-Unis et le respect du monde", ajoute-t-il.

La crise est plus profonde dans la société américaine, où les récents sondages ont montré que 59% des Américains croient que la guerre en Irak était une grave erreur, le taux le plus élevé depuis le déclenchement de la guerre. 35% seulement des Américains ont confiance en Bush.

Bush n'est pas le seul perdant dans ce pari. Le Parti républicain, à qui appartient Bush, a perdu la majorité au Congrès dans les élections organisées en novembre dernier avant que l'administration américaine ne reçoive en pleine figure la publication du rapport de la commission Baker-Hamilton, qui critique la façon par laquelle la Guerre En Irak a été gerée.

Tout cela a conduit l'administration américaine à changer sa politique étrangère et de montrer plus de souplesse à l'égard de plusieurs autres questions. Dans ce contexte, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a été chargée de recourir à la voie diplomatique et d'examiner la possibilité d'engager un dialogue avec l'Iran et la Syrie. Rice est également chargée de revivifier le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, en plus de parvenir à un accord avec la Corée du Nord sur son programme nucléaire.

Cette nouvelle tendance adoptée par Washington était inimaginable il y a quelques mois. Après six années des attaques du 11 Septembre 2001, Washington a adopté, à nouveau, une politique de dialogue et d'ouverture au monde.

Mais la question qui se pose maintenant est de savoir pourquoi ce changement ? Pourquoi l'administration américaine a attendu tout ce temps pour changer sa tendance ? Pourquoi le rythme de ce changement accéléré ?

La réponse réside dans l'approche des élections présidentielles aux Etats-Unis en Novembre 2008. L'administration actuelle n'a que quelques mois seulement pour prouver le succès de sa politique en Irak, notamment après que la question de la présence américaine dans ce pays soit devenue une pierre angulaire dans le choix par les Américains du prochain président des Etats-Unis.

19 mars 2007

Un OPEP du gaz : Une idée qui pourrait voir le jour au prochain Forum de Doha

Il semble que l'idée de créer une regroupement des pays producteurs du gaz naturel, suivant l'exemple de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), est en train de prendre forme au moment où des Etats ayant exclu cette idée, comme la Russie et l'Algérie, se sont declarés prêts à l'étudier quelques jours avant le Forum des pays exportateurs de gaz qui se tiendra le 12 avril prochain à Doha.

Plusieurs médias ont prevu aujourd'hui que l'Algérie, la Russie, le Qatar, l'Iran et le Venezuela, qui sont les principaux pays producteurs de gaz, vont annoncer "l'OPEP du gaz" pendant le forum.

Le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chakib Khalil, affirme qu'un tel regroupement pourrait voir le jour si les producteurs manifestent leur intérêt. Il y a quelques semaines, Khalil, lui même, voyait que la création d'un tel regroupement est "impossible".

Le changement d'attitude du ministre algérien intervient après que le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, ait déclaré, la semaine dernière, qu'il ne devrait pas rejeter cette idée à l'avance.

De son côté, le ministre qatari de l'Energie, Abdullah al-Attiyah, qui a exprimé son refus de l'idée début février, a déclare début mars qu'il attendra jusqu'à la tenue du forum pour annoncer sa position. L'idée de créer un regroupement des pays producteurs du gaz est apparu l'été dernier, notamment après l'alliance entre la compagnie russe "Gazprom" et son analogue algérienne "Sonatrach". Les deux plus grandes compagnies exportatrices du gaz en Europe.

Les déclarations du Président Russe Vladimir Poutine, début Février dernier, ont renforcé la possibilité de réaliser cette idée. Poutine a déclaré qu'une telle idée était "intéressante".
Toutefois, les experts estiment que la création d'un regroupement des pays exportateurs de gaz, similaire à l'OPEP, est difficile à réaliser compte tenu de la spécificité du marché du gaz.
Dans ce contexte, Francis Perrin, rédacteur en chef du magazine "Pétrole et Gaz arabes", a déclaré que "La différence fondamentale entre les marches du gaz et du petrole réside dans la manière d'action. "L'OPEP a le pouvoir de changer son plafond de production pour influencer les prix", a-t-il dit. Il explique que la circulation du pétrole dans les bourses mondiales, comme Londres et New York, se fait à travers des contrats dont la durée ne dépasse pas quelques mois, ce qui aide l'OPEP à changer le volume de production.

Bien que le gaz ait également circulé sur les marchés financiers mondiaux, les transactions sur le gaz ne représentent qu'un taux minuscule des marchés. La plupart des contrats sont réalisés à travers des accords bilatéraux, généralement fondées sur les prix du pétrole et s'étendent sur 15 a 20 ans.

En outre, le marché du gaz prend un caractère régional en raison de la difficulté de transport de cette matière au contraire du pétrôle. Le transport du gaz nécessite la construction de gazoducs ou l'utilisation de navires transportant le méthane quand il s'agit de longues distances, ce qui, par conséquent, nécessite la liquéfaction de gaz qui est financièrement coûteuses.

Selon Perrin, il est possible "d'imaginer un autre type d'organisation" qui peut aider à échanger les informations et les études et faciliter la coopération en matière d'investissement dans le développement de l'énergie et du gaz.

Il pense qu'au lieu d'intervenir directement dans la production et des prix, les Etats membres dans un tel regroupement pourraient se mettre d'accord sur la révision des contrats conclus dont la plupart n'est pas rentable par rapport aux prix courants sur le marché qui ont augmenté ces cinq dernières années.

Mais les experts estiment que les Etats exportateurs du gaz ne devraient pas reconsidérer les contrats à long terme parce qu'ils représentent une source de financement garantie à long terme.

Pour sa part, Andrei Fedorov, analyste chez "Alpha Bank", prevoit une réaction négative des pays européens consommateurs de gaz. Il avertit que ces pays pourrait recourir à diversifier les sources d'approvisionnement en gaz afin de réduire l'impact d'un tel regroupement.

Publicité
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 27 > >>
Points de Vue
Publicité
Publicité
Newsletter
Publicité