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7 avril 2011

Un refuge pour les réfugiés

En Libye la guerre a jeté des centaines de milliers de réfugiés sur les routes. Ces hommes, ces femmes et ces enfants vivent un véritable calvaire. Ils manquent de tout. A Benghazi, ARTE Journal s'est rendu dans un centre d'accueil pour les habitants des villes situées sur la ligne de front. Reportage de Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Johann Prod'homme.

 

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6 avril 2011

Génération Révolution : Ekram

6 avril 2011

Qadhafi a donné une fausse image de prospérite en Libye

Qui entend parler du volume de la production pétrolière de la Libye et sa population qui atteint à peine six millions d'habitants, et voir les voitures de luxe que conduisent les Libyens, peut imaginer que le niveau de vie dans ce pays est similaire à celui des pays européens ou, au moins, à celui des pays du Golfe.

InsurgesCependant, celui qui traverse le poste frontalier de Salloum en direction de la Libye, sera choqué par la pauvreté.Tout au long du chemin vers Benghazi, les maisons sont rudimentaires, ressemblant à des abris bédouins. Les magasins, eux aussi, sont extrêmement simples. On y trouve que  le strict nécessaire.  Point ici de produits de luxe et de gratte-ciels. Certains Libyens vivent même dans des bidonvilles.

 

La révolution en Libye a été déclenchée, comme la révolution en Egypte, en raison du chômage et la hausse des couts de vie, en plus de la volonté de voir son pays s'ouvrir à la démocratie.

Pour Saad, un jeune Libyen de 34 ans, qui a rejoint les rangs des insurgés pour défendre Benghazi contre toute éventuelle attaque de Qadhafi, le taux de pauvreté en Libye a atteint plus de 70%. "Qadhafi a réduit le prix des voitures et des produits de luxe afin de donner une fausse impression que le peuple libyen vit en prospérité", ajoute-t-il. Selon lui, le revenu du citoyen libyen ne dépasse pas 500 dinars, alors que Qadhafi a dépensé des centaines de milliards de dollars sur ses aventures de politique étrangère. Il affirme que de nombreux jeunes comme lui ne peuvent pas se marier parce qu'ils sont incapables d'obtenir un logement ou d'assurer les coûts du mariage.

Et Saad de se demander pourquoi Qadhafi a dépensé des milliards de dollars dans la guerre au Tchad dans les années 80, soulignant que les Libyens ne savent pas jusqu'ici pourquoi leur pays a été impliqué dans cette guerre.

Saad n'a pas trouvé d'autre justification à cette guerre que le désir de Qadhafi de se débarrasser d'une génération des jeunes libyens brillants, qui pouvaient construire une Libye moderne.

"Qadhafi dit que son salaire mensuel est 450 dinars, alors d'où vient l'argent avec lequel sa famille a pu acheter ces palais à l'étranger dont le prix atteint des centaines de millions de dollars?", se demande-t-il.

Pour sa part, Mohammed, un enseignant de Benghazi, dit que Qadhafi a délibérément détruit l'éducation en Libye afin qu'il puisse diriger un peuple illettré. "Voyez l'éducation dans les écoles libyennes, les élèves n'apprennent que le Livre vert et les réalisations de Qadhafi, en même temps le pays souffre du manque des médecins et des ingénieurs", affirme-t-il.

Mohammed ajoute que Qadhafi a aussi détruit l'économie libyenne. "Les Libyens sont privés des richesses de leur pays alors que la famille de Qadhaffi et ses proches ont tous les avantages.

Mohammed donne l'exemple de la région d'al-Jabal al-Akhdar, cette région montagneuse qui pourrait être le grenier de blé de la Libye. "Qadhafi a délibérément négligé cette région, l'une des plus belles zones naturelles de la Libye". Ce Libyen s'est trouvé obligé d'utiliser sa propre voiture comme taxi pour qu'il puisse avoir quoi à vivre. "Je n'arrive pas à comprendre comment Qadhafi a osé payer 9 millions de dollars comme indemnités pour un chien mort dans l'avion de Lockerbie, alors que le peuple libyen est en situation de pauvreté extrême", s'est-il demané.

De son côté, Cheikh Saadi, un vieil homme croisé à Ajdabiya qui a rejoint les révolutionnaires, regrette les jours du roi al-Senoussi, qui a utilisé la première cargaison du pétrole libyen pour construire des routes dans son pays depuis la frontière tunisienne jusqu'à la frontière égyptienne. "Qadhafi a utilisé le pétrole pour acheter le soutien de certains dirigeants africains et pour recruter des mercenaires pour protéger son régime", a-t-il précisé.

Cheikh Saadi se rappelle que quand Qadhafi a conduit son coup d'Etat contre le roi al-Senoussi, ce dernier a préféré quitter le pays sans tirer une seule balle ou de détruire un bâtiment dans son pays, alors que Qadhafi est capable de détruire tout le pays afin qu'il puisse rester au pouvoir.

BenghaziEt Cheikh Saadi d'affirmer que la loi "D'où avez-vous votre fortune" appliquée par Qadhafi en 1996 n'avait pas pour but la justice sociale, mais remplir les coffres de Qadhafi. "Tout ce qui était confisqué n'allait pas à l'Etat, mais passait aux comptes Qadhafi à l'étranger ou était accordé à un de ses fidèles.

Pour Bashar, un informaticien libyen qui a fait ses études à l'étranger et est retourné à Benghazi après le déclenchement de la révolution pour fournir son aide aux insurgés, la révolution est une extension du mouvement de rébellion des peuples arabes contre les tyrans qui les gouvernent, un mouvement qui a débuté en Tunisie et a fait rage en Egypte.

Bashar, qui a assisté à la révolution égyptienne, espérait que la révolution de son pays soit pacifique comme celle de l'Egypte et de la Tunisie, mais le dictateur libyen a choisi de tuer son peuple pour rester au pouvoir".

Selon Bashar, il est impossible maintenant de se retirer, car cela mènera à un massacre des opposants par Qadhafi. Il voit que l'échec de l'insurrection en Libye aura des impacts négatifs sur le réveil des peuples partout dans le monde arabe. "Nous n'avons maintenant que gagner ou mourir", précise-t-il.

4 avril 2011

Génération révolution : Hossam Meneaie

30 mars 2011

Génération Révolution : Omar el-Shamy

Omar el-Shamy est égyptien, il a 21 ans et étudie les sciences des médias au Caire. Engagé depuis plus d'un an contre le régime de Moubarak, il a activement participé aux manifestations de la place Tharir au Caire. Omar s'est également illustré sur le web, dans les réseaux sociaux qui ont organisé la révolution égyptienne.

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28 mars 2011

Les Egyptiens indifferents vis-à-vis de la défaite face à l'Afrique du Sud

Egypte_Afsud

RFI Sports

 

 

26 mars 2011

La guerre en Libye : Les Egyptiens ont d’autres chars à fouetter

Révoltée par la répression sanglante de Qadhaffi, mais traumatisée par le souvenir de la guerre en Iraq, l’opinion égyptienne est très partagée.

egypte_libyeUn haussement d’épaules, un soupir. Mohammed Sallam balaie les commentaires parisiens qui s’étonnent, avec un brin d’arrogance, de voir les révoltés du printemps de la place Tahrir, au Caire, rester sourds à la détresse de leurs frères libyens.

"On se sent tristes pour la Libye, admet ce jeune professeur à l’Université américaine du Caire, mais nous avons à l’esprit d’autres préoccupations, d’autres urgences, quelques semaines après avoir gagne notre liberté, quelques jours après le vote pour la révision de notre constitution".

Les Egyptiens, il est vrai, ont bien d’autres sujets de conversation ces derniers temps. Et, pour la première fois depuis soixante ans, ils ont surtout le droit de les évoquer à haute voix, publiquement. "Le processus démocratique est fragile, il prendra du temps. Il nous faut rester très vigilants jusqu’aux élections législatives", se justifie l’enseignant.

Ici, chacun est absorbe par l’ampleur de la tache : c’est tout le pays qu’il faut reconstruire, dans ses institutions, son économie, son tissue social.

 Un haussement d’épaules, un soupir. Les mêmes gestes écartent l’ironie trop facile qui sourd derrière la question qu’on se pose mine de rien sur l’autre rive de la Méditerranée : Pourquoi l’armée égyptienne, la plus puissante de la région, ne s’est-elle pas participée a la rescousse des insurges de Benghazi pour bouter hors de Tripoli un dictateur plus ancien et plus fou qu’elle a laissé débarquer au Caire ?

"Pourquoi devrions-nous intervenir militairement ?  interroge le journaliste Tareq Shoala. C’est une affaire interne à la Libye. L’armée égyptienne a facilité le passage de convois humanitaires à l’est pays. Elle a autorise les volontaires égyptiens à traverser la frontière, elle a pris en charge les soins des blessés libyens…".

Mais, occupée à assurer la sécurité intérieure et la transition démocratique, secouée par des remous en son sein entre garants de la révolution et nostalgiques du régime, l’armée égyptienne a d’autres chars à fouetter.

Du pétrole et des armes La plus grande nation arabe a beau savoir que, dans la région, tous les regards se tournent vers elle avec les yeux de Chimène, elle commence à penser que la démocratie, ca se gagne. Que ses voisins devraient pouvoir conquérir seuls ce qu’eux mêmes et les Tunisiens ont paye de leur sang.Ce qui n’empêche pas les Egyptiens de soutenir de tout cœur les peoples arabes qui veulent chasser leurs tyrans.

Tareq Mostafa a participé à la revolution de Tahrir dès le 25 janvier."Qadhaffi est un fou ! Commente cet étudiant en science politique. Depuis qu’il a retourné les armes contre son peuple, je suis devenu favorable à une intervention militaire internationale. Mais l’objectif doit être clair : il n’est pas question que des forces étrangères restent en Libye. Dès que Qadhaffi sera parti, les forces étrangères devront partir aussi".

L’intervention internationale en Libye ? Ni pour ni contre, bien au contraire… Révoltés par la brutale répression de Qadhaffi, mais traumatisés par la "croisade" menée en Iraq par l’Occident, les Egyptiens sont partagés. "Je suis pour les frappes aériennes, affirme Cherif, un comptable de 45 ans. Mais je suis hostile à ce qu’un seul soldat étranger touche le sol libyen. Car là , nous dépasserions la limite entre le fait de sauver des civils et occuper un pays. Je ne veux pas voir un autre Iraq".

L’Opinion reste attentiste. Et dubitative sur les intentions des grandes puissances. Pour Abdallah, un ouvrier de 41 ans, les choses sont limpides : “Les Occidentaux ont détruit l’Iraq et chasse Saddam Hussein pour mettre la main sur son pétrole. A présent, ils cherchent à s’emparer du pétrole libyen. Et à déstabiliser le monde arabe pour renforcer Israël”.

"Pourquoi les Etats-Unis et l’Europe ne sont-ils jamais intervenus militairement pour sauver les Palestiniens des massacres israéliens ? renchérit Radwan, 29 ans. Il faudra bien en finir avec cette politique de deux poids deux mesures".

Article écrit avec Christine Lambert pour le numéro 727 de l'hebdomadaire Marianne (26 mars)


25 mars 2011

Génération Révolution : Cherif el-Husseini

Cherif el-Husseini est égyptien. Il a 51 ans et tient un petit kiosque dans le centre du Caire. C'est avec beaucoup d'admiration que Cherif a suivi l'engagement de la jeunesse égyptienne dans la révolution. Pour lui, cette nouvelle génération est particulièrement prometteuse, car elle est courageuse...

23 mars 2011

Génération Révolution : Magdi el-Serafi (Cafetier)

 Magdi Bahgat Mahmoud el-Serafi est égyptien. Cafetier au Caire, il a suivi et soutenu la révolution qui a fait chuter le président Hosni Moubarak. Magdi veut croire que la fin du régime premettra l'établissement d'une véritable démocratie, celle du peuple, en Egypte.

13 mars 2011

Les clubs égyptiens ont du mal à se préparer pour les compétitions africaines

 

Liguecan2012

Confederation

 

 

 

 

 

RFI Sports

 

 

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