30 juin 2014

Égypte : la répression au pouvoir

Il y a un an se tenait une manifestation monstre en Egypte contre les frères musulmans entraînant la chute du président Morsi. Aujourd’hui encore, la répression reste féroce et elle touche aussi les activistes qui osent s'opposer à l'armée. Le reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.

 

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29 mai 2014

Egypte: Al-Sissi gagne facilement la présidentielle

Le général n'a pas même eu besoin de faire campagne pour remporter cette élection.

28 mai 2014

Egypte : l'armée fait la guerre à l'abstention

En Egypte, officiellement c'est à cause de la canicule que le gouvernement a décidé de prolonger d'un jour les élections présidentielles : histoire de permettre aux Egyptiens ralentis par la chaleur d'aller voter. Mais au Caire les observateurs de la vie politique ne doutent pas qu'il s'agissait en fait pour le candidat al-Sissi de récolter encore plus de voix pour asseoir sa légitimité. Car les Egyptiens ne se sont pas précipités aux urnes. Mais il faut dire que le résultat était couru d'avance. Le reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.

21 mai 2014

Portrait de l’Egyptien Sabahi, candidat rival du général al-Sissi

En Egypte, l'élection présidentielle se tiendra les 26 et 27 mai prochain. L'ex général al-Sissi est donné favori mais son seul rival, le leader de gauche Hamdine Sabahi, s'accroche. Opposant historique au régime Moubarak, il s’est lancé dans une campagne qui semble perdue d'avance. Marion Touboul et Ahmed Sami l'ont rencontré.

 

 

 

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Quel est votre but en présentant à la présidentielle face à Abdel Fattah al-Sissi ?

L'Egypte a besoin d'un véritable changement dans la façon de gouverner. Il faut qu'il y ait un changement dans les politiques surtout celles qui touchent les couches sociales défavorisées. Pour y parvenir, la révolution doit accéder au pouvoir lors de la présidentielle à travers un candidat qui sorte de ses rangs. Mon but c'est donc de réaliser les demandes de la révolution du 25 janvier 2011. La révolution doit parvenir au pouvoir à travers les urnes, par la voie démocratique, c'est devenu mon devoir national alors qu'on a échoué jusqu'à présent.

Pensez-vous rencontrer des difficultés dans votre campagne ?

Je ne pense pas que les organes de l'Etat vont m'empêcher de faire des meetings mais ils vont prendre des raisons sécuritaires comme prétexte. J'attends de voir jusqu'à quel point ils vont utiliser cet argument sécuritaire pour empêcher ma campagne. Pendant la collecte des signatures, les jeunes de ma campagne ont affronté beaucoup de difficultés, ils ont été harcelés dans la rue. Le problème, c'est que le régime actuel prend parti pour un candidat (ndrl : al-Sissi) dans ces élections. Or pour moi, il n'y aura pas de vraie démocratie en Egypte tant que l'Etat ne sera pas impartial. C'est pour cela que je suis candidat à la présidentielle. Je crois en la force du peuple et je pense qu'on peut arriver à freiner le taux de fraude électorale en Egypte. Je m'attends aussi à rencontrer des difficultés économiques car tous les hommes d'affaires sont derrière le candidat choisi par l'Etat et ils veulent protéger leurs intérêts.

Depuis la chute de Morsi, on assiste à une répression féroce de la part de police contre les opposants au régime transitoire, vous attendiez-vous à cette évolution de la situation au lendemain du 30 juin ?

Je n'aurais jamais imaginé que les autorités auraient de nouveau recouru à la répression après le 30 juin. Cette violence de la part du régime est une grave erreur. Les autorités actuelles ont divisé les Egyptiens qui sont sortis manifester contre Morsi le 30 juin. Elles ont recouru à la violence contre des manifestants pacifiques qui, pour beaucoup, ont participé à la révolution de 2011. C'est absurde que les hommes de Moubarak soient aujourd'hui sur le devant de la scène politique et les révolutionnaires soient en prison. Je pense que si Moubarak est tombé, son régime est toujours là. Les politiques appliquées sont les mêmes, elles n'ont pas changé depuis la révolution. Donc la question est la suivante : est ce que ces politiques vont continuer ou non ? Je vois que l'Egypte ne vivra pas de changement politique si al-Sissi est président. Il est le fils du régime de Moubarak et une grande partie de ceux qui le soutiennent sont les hommes d'affaires et des hommes politiques qui ont intérêt à ce que l'ancien régime perdure. Comme al-Sissi bénéficie de leur soutien, il va devoir leur rendre des comptes s'il parvient au pouvoir.

Etes-vous pour la réconciliation avec les Frères musulmans ?

Je ne pense pas que les Frères musulmans, en tant que confrérie ou en tant de parti politique, aient une chance de retourner sur la scène politique. C'est leur punition pour avoir recouru aux armes et au terrorisme soit directement soit indirectement à travers leurs alliés. On ne peut pas construire l'avenir du pays en présence de la confrérie. Ils ont eu leur change, ils ont échoué et ils ont fait l'erreur de recourir à la violence. Mais les Frères musulmans en tant que citoyens doivent avoir les mêmes droits que tous les égyptiens dans un pays qui respecte la suprématie de la loi. Si je suis président, il n'y aura aucun distinction entre les Egyptiens en raison de leurs idées politiques. C'est exactement comme dans plusieurs pays européens qui interdisent les partis nazis. L'expérience avec les Frères musulmans a été douloureuse pour le pays et pour le bien de l'Egypte il ne faut pas redonner du crédit à la confrérie.

http://info.arte.tv/fr/portrait-de-legyptien-sabahi-candidat-rival-du-general-al-sissi

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03 mai 2014

Egypte : le traumatisme de la prison

En Egypte, la campagne présidentielle a été lancée ce 4 mai sur fond de violences et de répression. L'élection doit avoir lieu les 26 et 27 mai et le Maréchal al-Sissi, porté à la tête du pays après la destitution du président Morsi, part favori. Mais le contexte est terriblement tendu. D'un côté, les attaques terroristes contre les forces de l'ordre sont légion, et de l'autre, al-SIssi se livre à une véritable épuration des Frères musulmans. Plus de 1400 d'entre eux ont été tués, la justice se charge de condamner à mort ceux qui sont faits prisonniers. Encore aujourd'hui une centaine de membres de la confrérie ont été condamnés à 10 ans de prison.

Et puis il y a ceux qui sont torturés pour avoir soutenu le président déchu. Pour eux, les troubles psychologiques sont énormes. Et les médecins ne sont pas assez nombreux. Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami ont rencontré des très jeunes victimes.

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09 avril 2014

Égypte : la résistance des étudiants islamistes

En Égypte, les universités comptent parmi les derniers bastions des islamistes chassés du pouvoir par les militaires. Des étudiants sympathisants de l'ancien président islamiste Mohamed Morsi se sont regroupés et manifestent quotidiennement contre les militaires. Des affrontements qui ont déjà fait plus de 20 étudiants morts. Le reportage au Caire de Marion Touboul et d’Ahmed Hassan Sami.

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18 janvier 2014

Egypte: la nouvelle constitution divise fortement le peuple

Les Frères musulmans de Mohamed Morsi sont appelés à boycotter le référendum.

 

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13 janvier 2014

A la veille du référendum : Les enjeux de l’Egypte de demain

Ahmed Ban est politologue au centre égyptien El Nil d’études stratégiques et économiques. A la veille du référendum il en analyse les enjeux, ainsi que le rôle de l’armée dans l’Egypte de demain. Propos recueillis par Marion Touboul, Wissam Charaf et Ahmed Hassan Sami pour Arte.

L'Etat, les médias gouvernementaux font ouvertement campagne pour le "oui" à la constitution avec une très vaste campagne d'affichage dans les rues du pays. Cela vous surprend-il ?

Cette constitution inscrit-elle l'Egypte sur le chemin de la démocratie ?

 

Les Egyptiens, fatigués de trois ans de crise économique et d'instabilité, semblent vouloir s'en remettre pleinement à l'armée. Comment expliquez-vous cette confiance entre le peuple et les militaires ?