18 avril 2011

La menace islamiste ?

Un des points de désaccord entre les membres de l'OTAN porte sur la livraison d'armes aux rebelles libyens. Si l'Italie y est favorable, beaucoup de membres de la coalition sont réticents, notamment parce qu'on ne sait pas très bien qui sont ces insurgés qui combattent le régime du colonel Kadhafi. Surtout, des islamistes ont rejoint leurs rangs. Reportage de Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Johann Prod'homme.

 

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17 avril 2011

Pourquoi Misrata?

libya1Deux mois après le déclenchement de la révolution libyenne, et au moment où se déroulent des combats farouches entre les révolutionnaires libyens et les mercenaires de Qadhafi pour contrôler la région située entre "Ajdabiya" et "Ras Lanouf" dans l’est du pays, une question se pose : Pourquoi les insurgés s’efforcent dans la défense de la ville de Misrata, à l’ouest du pays, alors que le régime de Qadhafi est en course contre la montre pour récupérer la ville.

Free_LibyaAu début de la révolution libyenne, Qafhafi a tenté de décrire ce qui se passe dans le pays comme un conflit entre l'est et l'ouest de la Libye. Mais Misrata a déclaré son adhésion au Conseil National Transitoire (CNT), qui représente les insurgés, pour qu’elle soit la première ville de l'Ouest du pays qui s’oppose au régime. Cela a coûté à Qadhafi son argument, et en même temps, la rébellion de Misrata a encouragé d’autres villes de l’ouest, comme al-Zentan et al-Zaweya, à faire pareil.

D’autre part, Misrata a une importance stratégique. Elle est située à l'extrémité ouest du golfe de Syrte, alors que Benghazi, le fief des rebelles, contrôle l'extrémité est du golfe.

Libye_Egypte3Au cas où les rebelles prennent Misrata, la ville de Syrte, où se trouve la majorité des forces de Qadhafi, serait menacée des deux côtés, ce qui accélérerait la chute de la ville et, par conséquent, ouvrirait la porte de Tripoli aux révolutionnaires Libyens. En même temps, les insurgés auront à disposition une voie maritime sûre pour l'approvisionnement entre les deux extrémités du golfe.

Selon cette idée, le contrôle des villes d’Ajdabiya, de Brega et de Ras Lanouf est vital dans l'évolution du conflit. Celui qui prendra cette région aura le contrôle des plus importants champs de pétrole libyens et sécurisera l’acheminement des approvisionnements de carburant.

En plus, cette région constitue la première ligne de défense contre Benghazi au cas où Qadhafi décide d’attaquer la ville une autre fois.

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14 avril 2011

Fuir par tous les moyens

Le porte-parole du gouvernement libyen Moussa Ibrahim a indiqué mardi soir que le régime faisait "de son mieux" pour aider la population de Misrata, une ville rebelle à 200 km à l'est de Tripoli.

La ville de Misrata vit toujours l'enfer. Assiégé depuis 1 mois et demi, les habitants de la Ville Portuaire sont pris au piège. Certains ont préféré ne pas attendre l'arrivée d'une aide extérieure. Ils ont pris la fuite, par la mer, à bord d'un bateau de pêche, direction Benghazi. Reportage de Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Johann Prod'homme.

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13 avril 2011

Libye : Rock à Benghazi

A Benghazi, la ville libérée par les insurgés, les jeunes découvrent la liberté après 42 ans du Régime de Kadhafi. Symbole de ce nouveau souffle de liberté, les groupes de rock n'ont plus peur de se montrer. Un reportage de Marion Touboul, Ahmed Sami et Johann Prod'Homme.

 

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12 avril 2011

Mohamed Nabous, le héros des Libyens

Comme au début de la révolution libyenne, a l'époque, la source principale d'informations était un bloggeur, Mohammed Nabous. Tué par un sniper le 19 mars dernier, il est aujourd'hui un héros à Benghazi. Reportage de Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Johann Prod'homme.

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11 avril 2011

La chute sinon rien

La rébellion libyenne a rejeté lundi à Benghazi (est) le cessez-le-feu proposé par l'Union africaine (UA), pourtant accepté la veille par Mouammar Kadhafi.

A Benghazi l'accueil est beaucoup plus circonspect. Le conseil national de transition réclame le retrait des forces pro-Khadafi. Les rebelles exigent aussi la libération de toutes les personnes portées disparues depuis le début du soulèvement populaire mais avant toute chose, la condition sine qua none, c'est bien le départ du clan Khadafi. Reportage de Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Johann Prod'homme.

 

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09 avril 2011

Journaliste contre Kadhafi

En Libye, les combattants ne sont pas les seuls à lutter contre Kadhafi. En base arrière, une armée de jeunes blogueurs et journalistes qui découvrent ce métier en même temps que la guerre. Reportage de Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Johann Prod'homme.

 

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08 avril 2011

L’Egypte au cœur de la révolution libyenne

Libye_EgypteA chaque fois qu’un Egyptien rencontre des révolutionnaires libyen, ils le reçoivent avec une grande joie en lui souhaitant la bienvenue.

La révolution égyptienne a encouragé, moralement, le peuple libyen à lutter contre son régime tyran. En même temps, les Libyens profitent aussi des aides humanitaires offertes aux insurgés par l’Egypte ainsi que de l’ouverture des frontières aux réfugiés libyens, même ceux qui n’ont pas des cartes d’identité, et l’ouverture des hôpitaux égyptiens aux blessés libyens.

Dans ce contexte, le cheikh Mohammed Boussedra affirme que l'Egypte avait offert tout sauf des armes aux insurgés libyens. Selon lui, beaucoup de ses amis égyptiens vivant en Libye depuis longtemps ont refusé de quitter le pays en cette période difficile. "Il y a même des beaucoup d’entre eux qui ont rejoint les insurgés sur le front", dit-il.

La révolution libyenne est fortement influencée par ce que les jeunes égyptiens ont fait pendant la révolution égyptienne. Au début, Les Libyens sont sortis le 17 février, comme les Egyptiens le 25 janvier, pour demander des réformes sociales et politiques avant que les ambitions ne s’élèvent jusqu'à demander le départ du régime.

Libye_Egypte2La révolution libyenne a elle aussi commencé pacifiquement, et les Libyens ont tenté de maintenir ce mouvement sans le recours aux armes, comme l’ont fait les Egyptiens, jusqu'à ce que Kadhafi et ses mercenaires aient recours aux armes lourdes, ce qui les a poussés à se défendre.

Les insurgés libyens se sont beaucoup inspirés de la révolution égyptienne, ils ont même donné le nom de la "Place Tahrir" à la  partie de la Corniche de Benghazi, située face au tribunal du nord Benghazi. Ils ont aussi chanté les slogans répétés pendant la révolution égyptienne avec quelques modifications pour donner la couleur locale. Même l’idée de former des comités populaires pour protéger les quartiers a été appliquée.

Après que le calme a regné à Benghazi, les Libyens ont commencé à former des groupes de jeunes pour nettoyer leur "Place Tahrir". Un acte que les Egyptiens ont inventé au lendemain du départ de Moubarak et qui a surpris tout le monde.

Selon les Libyens, le succès des révolutions tunisienne et égyptienne a sauvé leur révolution de la répression. Pour eux, les deux révolutions sont comme les ailes qui ont permis à leur mouvement d’aller plus loin. Mais la révolution égyptienne avait plus d’influence  sur les Libyens car des milliers d’entre eux sont mariés avec des Egyptiens.

Egypte_Libya4En plus, les Libyens n’oublieront jamais que l'Egypte, et la Tunisie, avaient fortement soutenu leur lutte contre le colonialisme italien. L'Égypte avait accueilli l’ex-roi de Libye Idris el-Senoussi et était le siège de la direction politique de la résistance libyenne contre les Italiens.

Zuhair al-Barassy, un jeune libyen, se souvient, qu’il suivait avec ses amis la révolution en Egypte et qu’ils pleuraient à chaque fois qu’ils recevaient des nouvelles sur les victimes de la révolution. Ils étaient même pris de panique le 2 février, lors de la bataille du chameau, de peur que la révolution égyptienne soit réprimée.

De son coté, Hisham, un jeune révolutionnaire libyen, se rappelle que les Libyens avaient peur qu’ils atteignent le 17 février, date qu’ils avaient fixée pour lancer leur mouvement de protestation, avant la réussite de la révolution égyptienne, ce qui signifie l’avortement de leur mouvement, car ils étaient surs que le régime de Moubarak aurait aidé Qadhafi.

imagesPour sa part, Iman Bugaighis, une dentiste, activiste politique et l'ex-porte-parole du Conseil National  Transitoire (CNT) blâme le gouvernement égyptien de ne pas prendre une position ferme contre Qadhafi. "L’Egypte est la grande sœur pour tous les Arabes et  le gouvernement égyptien, choisi par le peuple égyptien, doit exprimer les sentiments de ce peuple…C’est les peuples qui vont régner à partir de maintenant", affirme-t-elle.

Mais Bugaighis reconnait aussi que le gouvernement égyptien est préoccupé par de nombreux dossiers épineux sur la scène intérieure, ce qui l’éloigne pour le moment des affaires étrangères. "Mais, il faut savoir que la Libye est l'une des affaires intérieures égyptiennes", précise-t-elle.

Et Iman de confirmer que la main-d'œuvre égyptienne sera toujours la bienvenue dans la nouvelle Libye libre et démocratique. Selon elle, les Egyptiens vont bénéficier des mêmes droits que les Libyens à l'inverse de ce qui se passait à l'époque de Qadhafi.

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07 avril 2011

Un refuge pour les réfugiés

En Libye la guerre a jeté des centaines de milliers de réfugiés sur les routes. Ces hommes, ces femmes et ces enfants vivent un véritable calvaire. Ils manquent de tout. A Benghazi, ARTE Journal s'est rendu dans un centre d'accueil pour les habitants des villes situées sur la ligne de front. Reportage de Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami et Johann Prod'homme.

 

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06 avril 2011

Qadhafi a donné une fausse image de prospérite en Libye

Qui entend parler du volume de la production pétrolière de la Libye et sa population qui atteint à peine six millions d'habitants, et voir les voitures de luxe que conduisent les Libyens, peut imaginer que le niveau de vie dans ce pays est similaire à celui des pays européens ou, au moins, à celui des pays du Golfe.

InsurgesCependant, celui qui traverse le poste frontalier de Salloum en direction de la Libye, sera choqué par la pauvreté.Tout au long du chemin vers Benghazi, les maisons sont rudimentaires, ressemblant à des abris bédouins. Les magasins, eux aussi, sont extrêmement simples. On y trouve que  le strict nécessaire.  Point ici de produits de luxe et de gratte-ciels. Certains Libyens vivent même dans des bidonvilles.

 

La révolution en Libye a été déclenchée, comme la révolution en Egypte, en raison du chômage et la hausse des couts de vie, en plus de la volonté de voir son pays s'ouvrir à la démocratie.

Pour Saad, un jeune Libyen de 34 ans, qui a rejoint les rangs des insurgés pour défendre Benghazi contre toute éventuelle attaque de Qadhafi, le taux de pauvreté en Libye a atteint plus de 70%. "Qadhafi a réduit le prix des voitures et des produits de luxe afin de donner une fausse impression que le peuple libyen vit en prospérité", ajoute-t-il. Selon lui, le revenu du citoyen libyen ne dépasse pas 500 dinars, alors que Qadhafi a dépensé des centaines de milliards de dollars sur ses aventures de politique étrangère. Il affirme que de nombreux jeunes comme lui ne peuvent pas se marier parce qu'ils sont incapables d'obtenir un logement ou d'assurer les coûts du mariage.

Et Saad de se demander pourquoi Qadhafi a dépensé des milliards de dollars dans la guerre au Tchad dans les années 80, soulignant que les Libyens ne savent pas jusqu'ici pourquoi leur pays a été impliqué dans cette guerre.

Saad n'a pas trouvé d'autre justification à cette guerre que le désir de Qadhafi de se débarrasser d'une génération des jeunes libyens brillants, qui pouvaient construire une Libye moderne.

"Qadhafi dit que son salaire mensuel est 450 dinars, alors d'où vient l'argent avec lequel sa famille a pu acheter ces palais à l'étranger dont le prix atteint des centaines de millions de dollars?", se demande-t-il.

Pour sa part, Mohammed, un enseignant de Benghazi, dit que Qadhafi a délibérément détruit l'éducation en Libye afin qu'il puisse diriger un peuple illettré. "Voyez l'éducation dans les écoles libyennes, les élèves n'apprennent que le Livre vert et les réalisations de Qadhafi, en même temps le pays souffre du manque des médecins et des ingénieurs", affirme-t-il.

Mohammed ajoute que Qadhafi a aussi détruit l'économie libyenne. "Les Libyens sont privés des richesses de leur pays alors que la famille de Qadhaffi et ses proches ont tous les avantages.

Mohammed donne l'exemple de la région d'al-Jabal al-Akhdar, cette région montagneuse qui pourrait être le grenier de blé de la Libye. "Qadhafi a délibérément négligé cette région, l'une des plus belles zones naturelles de la Libye". Ce Libyen s'est trouvé obligé d'utiliser sa propre voiture comme taxi pour qu'il puisse avoir quoi à vivre. "Je n'arrive pas à comprendre comment Qadhafi a osé payer 9 millions de dollars comme indemnités pour un chien mort dans l'avion de Lockerbie, alors que le peuple libyen est en situation de pauvreté extrême", s'est-il demané.

De son côté, Cheikh Saadi, un vieil homme croisé à Ajdabiya qui a rejoint les révolutionnaires, regrette les jours du roi al-Senoussi, qui a utilisé la première cargaison du pétrole libyen pour construire des routes dans son pays depuis la frontière tunisienne jusqu'à la frontière égyptienne. "Qadhafi a utilisé le pétrole pour acheter le soutien de certains dirigeants africains et pour recruter des mercenaires pour protéger son régime", a-t-il précisé.

Cheikh Saadi se rappelle que quand Qadhafi a conduit son coup d'Etat contre le roi al-Senoussi, ce dernier a préféré quitter le pays sans tirer une seule balle ou de détruire un bâtiment dans son pays, alors que Qadhafi est capable de détruire tout le pays afin qu'il puisse rester au pouvoir.

BenghaziEt Cheikh Saadi d'affirmer que la loi "D'où avez-vous votre fortune" appliquée par Qadhafi en 1996 n'avait pas pour but la justice sociale, mais remplir les coffres de Qadhafi. "Tout ce qui était confisqué n'allait pas à l'Etat, mais passait aux comptes Qadhafi à l'étranger ou était accordé à un de ses fidèles.

Pour Bashar, un informaticien libyen qui a fait ses études à l'étranger et est retourné à Benghazi après le déclenchement de la révolution pour fournir son aide aux insurgés, la révolution est une extension du mouvement de rébellion des peuples arabes contre les tyrans qui les gouvernent, un mouvement qui a débuté en Tunisie et a fait rage en Egypte.

Bashar, qui a assisté à la révolution égyptienne, espérait que la révolution de son pays soit pacifique comme celle de l'Egypte et de la Tunisie, mais le dictateur libyen a choisi de tuer son peuple pour rester au pouvoir".

Selon Bashar, il est impossible maintenant de se retirer, car cela mènera à un massacre des opposants par Qadhafi. Il voit que l'échec de l'insurrection en Libye aura des impacts négatifs sur le réveil des peuples partout dans le monde arabe. "Nous n'avons maintenant que gagner ou mourir", précise-t-il.

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