29 mai 2014

Egypte: Al-Sissi gagne facilement la présidentielle

Le général n'a pas même eu besoin de faire campagne pour remporter cette élection.


28 mai 2014

Egypte : l'armée fait la guerre à l'abstention

En Egypte, officiellement c'est à cause de la canicule que le gouvernement a décidé de prolonger d'un jour les élections présidentielles : histoire de permettre aux Egyptiens ralentis par la chaleur d'aller voter. Mais au Caire les observateurs de la vie politique ne doutent pas qu'il s'agissait en fait pour le candidat al-Sissi de récolter encore plus de voix pour asseoir sa légitimité. Car les Egyptiens ne se sont pas précipités aux urnes. Mais il faut dire que le résultat était couru d'avance. Le reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.

21 juin 2012

Égypte-présidentielle : d'où vient Mohamed Morsi ?

Alors que l'incertitude règne toujours sur l'état de santé de l'ex-président Moubarak, le résultat de l'élection présidentielle se fait attendre, dans un climat de grande tension. Les deux candidats en lice, l'islamiste Mohamed Morsi et l'ex-Premier ministre de Moubarak Ahmad Chafiq, revendiquent tous deux la victoire. Les avocats des deux candidats viennent de déposer des recours concernant des violations supposées des règles encadrant la campagne et le décompte des votes. L'islamiste Mohamed Morsi, 62 ans, membre des Frères musulmans fait toutefois figure de favori, au grand dam des militaires qui assurent la transition depuis le départ de Moubarak. Selon les derniers sondages, Morsi l'emporterait sur Chafiq avec 52% des suffrages. Qui est l'homme qui pourrait être le premier président démocratiquement élu d’Égypte ? Pour répondre à cette question, Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami, correspondants d'ARTE Journal en Égypte s'est rendue El Adwa, à 100km au nord du Caire, c'est là que Mohamed Morsi a grandi. Reportage

08 juin 2012

Egypte : Comment les médias parlent-ils de la présidentielle ?

Dans un peu plus d'une semaine, second tour en Egypte de la présidentielle. Comment cette élection est-elle suivie en Egypte ? Comment les médias en parlent-ils ? La presse a-t-elle les coudées franches pour rendre compte du débat démocratique ? Depuis la révolution, paradoxalement, Reporter Sans Frontière a, à sa manière, dégradé la note de L'Egypte en matière de droit de la presse. Reportage, Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.

Posté par Simply Human à 20:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


29 mai 2012

Egypte : la stratégie des Frères musulmans

Le QG de campagne d'Ahmad Chafiq, dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, a été incendié lundi soir au Caire. Les résultats officiels publiés quelques heures plus tôt ont confirmé la présence de Chafiq au second tour face à Mohammed Morsi, issu des Frères musulmans. Les partisans d'Ahmad Chafiq accusent ceux de son adversaire d'avoir orchestré le saccage. La police a procédé à huit arrestations aux abord du QG.

Le duel politique lui, promet d'être serré. Les scores définitifs du premier tour rendus publics ce lundi placent en effet les deux finalistes au coude à coude : Mohammed Morsi avait obtenu 24,35% des voix contre 23,25% pour Ahmad Chafiq. L'issu du second tour de la présidentielle égyptienne des 16 et 17 juin est d'autant plus incertaine que la participation d'un des deux candidats pourrait être remise en cause. Une loi dite d'"isolement politique", adoptée le 12 avril par le Parlement prévoit d'interdire à tous les anciens proches de Moubarrak d'exercer des droits politiques pendant dix ans. Conformément à cette loi, la candidature de l'ancien premier ministre Ahmad Chafiq avait d'ailleurs été invalidée dans un premier temps avant d'être acceptée en appel mais la justice égyptienne se prononcera à nouveau sur son cas le 11 juin prochain.

D'ici là, il faut bien faire campagne et dans les deux camps, il s'agit d'abord de rassembler. Dès lors, quelle va être la stratégie électorale des Frères musulmans pour affronter le candidat de l'ancien régime Ahmad Chafiq ? Réponse avec le reportage au Caire des envoyés spéciaux d'ARTE Journal Barbara Lohr, Ahmed Hassan Sami, Joseph Gordillot et Mathieu Boetsch.

28 mai 2012

Egypte-présidentielle : le désarroi des révolutionnaires

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle en Egypte ne sont pas encore officiels mais déjà on sait que le second tour des 16 et 17 juin prochain, se jouera entre un ancien cacique du régime Moubarak et un islamiste. Pour de nombreux jeunes qui ont mené la révolution place Tahrir, cela revient à choisir entre Charybde et Scylla. Leur désarroi est grand. Barbara Lohr, Marion Touboul, Ahmed Hassan Sami, Joseph Gordillo et Mathieu Boetsch, envoyés spéciaux d'ARTE Journal en Égypte, les ont rencontrés au Caire.

 

 

                                                                           BONUS WEB

 

Pour Mostapha El-Labbad, chercheur au Centre El-Sharq du Caire (Centre de recherche sur le Proche et le Moyen-Orient), les Égyptiens se trouvent face à un choix cornélien avant le second tour de la présidentielle : un ancien pilier du régime Moubarak ou un islamiste issu des Frères musulmans. Il craint que le grand perdant de ces premières élections libre depuis la chute du régime soit le mouvement révolutionnaire.

 

Posté par Simply Human à 20:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

24 mai 2012

Égypte-présidentielle : Islam et révolution

Le candidat à la présidentielle Abdel Moneim Aboul Foutouh séduit un électorat de plus en large qui comprend aussi bien des libéraux que des salafistes. Islamiste dit modéré, il a été exclu par les Frères musulmans pour avoir participé àl'implantation d'un hôpital de campagne sur la place Tahrir pendant la révolution. Ses positions moins radicales en faveur des femmes et de la minorité chrétienne ont également contribué à son exclusion de la confrérie religieuse. Quelles sont aujourd'hui les raisons de son succès ? Un reportage de Barbara Lohr Ahmed Hassan Sami, Joseph Gordillo et Mathieu Boetsch, envoyés spéciaux d'ARTE Journal en Égypte.

 

                                                                      BONUS WEB

Pour la première fois les Égyptiens élisent librement leur président. A l'issue de ces élections, l'armée s'est engagée à rendre le pouvoir aux civils. L'enjeu de ce scrutin est d'autant plus important que la rédaction de la nouvelle Constitution est suspendue. Le futur vainqueur imposera sa préférence pour un régime parlementaire, mixte ou présidentiel et son avis aura une incidence sur la rédaction de la futur Constitution.

Quelles seront les pouvoirs du futur président ? L'élection présidentielle se transforme-t-elle en referendum pour ou contre la Constitution ? Tewfik Aclimandos, chercheur au Collège de France et grand spécialiste de l'Égypte, répond aux questions d'Arte.

Quels sont les pouvoirs du futur président ?

 

Ce scrutin présidentiel ne tourne-t-il au referendum pour ou contre la révolution ?

 

Posté par Simply Human à 20:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

26 avril 2012

Egypte : Amr Moussa, favori des sondages

C'est officiellement le début de la campagne présidentielle égyptienne. Une campagne marquée, avant même son démarrage, par des coups de théâtre comme la disqualification d'une dizaine de candidats, dont les favoris. Cette décision de la commission électorale a propulsé l'Egyptien Amr Moussa, ancien chef de la ligue arabe et ancien ministre des affaires étrangères sous Moubarak sur le devant de la scène. Il est parmi les mieux placés dans les sondages. Reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.

Posté par Simply Human à 20:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

07 décembre 2011

Les Islamistes vont-ils affecter la vie culturelle en Egypte s’ils accèdent au pouvoir ?

Les résultats de la première phase des législatives en Egypte post-révolution avec la montée du courant islamiste a suscité l’inquiétude du milieu culturel. La question urgente que posent actuellement les intellectuels égyptiens est que sera l'avenir de la culture et de l'art si les islamistes dominent la vie politique dans le pays ?

Amr_WakedPour l'acteur Amr Waked, qui joue notamment le rôle d’un malfrat dans le film "Dam el-Ghazal" (le sang de la gazelle), la montée de l'islamisme n'est pas une surprise, il est un résultat naturel du système électoral déformée et non-constitutionnel. "De nombreux obstacles ont été dressés devant les partis fondés par les révolutionnaires, comme l’obligation d’avoir 5000 membres. Comment peuvent-ils le faire dans une période de dix mois seulement ?  Une telle condition a ouvert la porte à des personnes indésirables pour adhérer à ces partis", dit-il.

Selon Amr, l’élargissement des circonscriptions n’avait pour seul but que de freiner les forces révolutionnaires en faveur des partis islamistes et ceux existant avant la révolution. "Pourquoi le système électoral  a attribué deux tiers des sièges du parlement aux listes des partis et un-tiers aux candidats individuels, sans empêcher les partis de poser les candidatures de leurs membres sur les listes individuelles ?", martèle-t-il.

L'acteur, qui a participe au film le plus violant du cinéma égyptien "Ibrahim al-Abyad", note que la majorité des électeurs  a voté sur une base émotionnelle pour les mouvements islamiques, et non pas pour les programmes de ces mouvements. "Il ne faut pas oublier qu’il y a une sorte d’analphabétisme politique. Nous étions privés de la pratique démocratique et nous essayons maintenant de la découvrir", précise-t-il.

Amr Waked est convaincu que les islamistes ne vont pas interférer, pour le moment, dans la vie culturelle égyptienne. "Ils ont des dossiers beaucoup plus importants à régler comme l'économie, la justice sociale et le développement avant qu'ils ne commencent à chercher de contrôler les sous-questions", explique-t-il. "Avoir la majorité dans le parlement est le test le plus difficile pour eux. S’ils n’arrivent pas à gérer les problèmes du pays, ces élections seront le début de leur fin".

Tahani_Rashed___directorPour sa part, la cinéaste et documentariste Tahani Rached est inquiète vis-à-vis du débat actuel sur l'impact de l'arrivée des islamistes sur la vie culturelle et artistique en Egypte. "Je pensais qu’on devait examiner les moyens de développer la vie culturelle égyptienne après la destruction qu’elle a subit au cours des 30 dernières années. C’est honteux qu’aujourd’hui nous parlons toujours de l’art en disant qu'il est halal ou péché. L’art n’a aucun lien avec la religion". La plus grande crainte de Tahani c’est que les Salafistes imposent une stricte censure sur l’action culturelle. "Cela sera un revers sur les objectifs de la révolution qui a eu lieu pour libérer les esprits des Egyptiens", ajoute-t-elle.

Pour Tahani, c’est la liberté qui a aidé les Islamistes à avoir la majorité dans le parlement. "Pour cela, ils n’ont aucun droit de promulguer des lois oppressives…et s’ils le font je serai la première à leur résister".

De son coté, le chercheur Tawfik Aclimandos, spécialiste dans les affaires des mouvements islamistes juge  que la montée des Frères musulmans n'est pas étonnant. Pour lui,  la vraie surprise c’est le score des Salafistes.

Tawfiq_AclimandosSelon Aclemendos, la situation actuelle en Egypte est ambigüe. "Il est très difficile de parler des raisons qui ont conduit à la montée des mouvements islamistes ou de leur poids réel dans le rue égyptienne. L’Egypte n’a jamais connu ce taux élevé de participation aux élections. En plus, la première phase des élections a inclu les gouvernorats d’Assiout et d’Alexandrie, bastions du salafisme, ce qui a aidé les salafistes à grimper".

Pour Aclemendos, il faut attendre les résultats des deux prochaines phases pour que les chercheurs puissent les analyser.

Mais Aclemendos est sûr que les islamistes, qui luttent contre la laïcité et la démocratie, vont appliquer une censure stricte sur la vie culturelle. "Au mieux, ils vont garder les mécanismes appliqués à l’époque de Moubarak, et ils peuvent aussi les durcir", conclut-il.