11 mai 2013

Égypte : deux ans après la révolution, le pays s'enfonce dans la crise économique

Alors que les investisseurs fuient le pays, l'aide financière du Fonds monétaire international semble loin d'être acquise. Reportage de Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami pour la RTS.

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11 février 2013

Deux ans après la révolution : la déception des paysans


Crise économique, chômage, départ des investisseurs étrangers, recours à la violence de la part du régime des Frères musulmans... Beaucoup de voix s’élèvent désormais contre le président. 

Mohamed Morsi a remporté les présidentielles de juin 2012 grâce à sa popularité dans les campagnes égyptiennes. Deux ans après qu’en est-il ? Est-il toujours aussi apprécié et quel est le quotidien des paysans ? Reportage pour la RTS Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami

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25 janvier 2013

Egypte : Retour à El-Mahalla El-Koubra, le berceau de la révolution égyptienne

Deux ans après le début de la révolution, les Egyptiens dressent un constat assez morose de la situation : insécurité, pas d'amélioration des conditions de vie et maintenant, crise économique. Beaucoup d'Egyptiens s'inquiètent aussi de voir les islamistes s'accaparer le pouvoir. Notre équipe s'est rendue à El-Mahalla El-Koubra, le poumon industriel du pays et là où la révolution a débuté. Le quotidien s'est-il là bas amélioré ? Un reportage Marion Touboul et Ahmed Hassan Sami.

 

15 octobre 2008

Le monde va-t-il résoudre les problèmes des riches et laisser les pauvres souffrir de la famine ?

Il semble que la seule chose qui puisse faire vaciller le monde est la détresse des riches. Car le monde ne réagit pas aux nombreux appels à sauver les pauvres et les affamés. S'il le fait, c'est seulement à travers des aides symboliques qui ne vont jamais de pair avec le volume de la crise.

Au moment où les banques centrales des plus grands pays industrialisés ont pompé plus de 3,5 trillions de dollars en l'espace de moins d'un mois pour sauver l'économie mondiale de la crise financière qui le menace, les pays industrialisés n'ont payé que des miettes pour sauver les affamés dont le nombre s'élève à 925 millions personnes, selon les statistiques de l'Organisation de l'alimentation et de l'agriculture (FAO).

François Danel, directeur général d'Action contre la faim (ACF), est surpris de la rapidité et de la facilité avec laquelle les pays sont arrivés à mobiliser les fonds nécessaires pour sauver de grandes banques. Il voit que "quand il s'agit du drame de la faim, de la malnutrition, les activistes ont beaucoup de mal à mobiliser les énergies et les fonds".. Selon Danel, le contraste paraît très frappant lorsqu'un enfant âgé de moins de 10 ans meure de faim ou de ses conséquences toutes les cinq minutes dans le monde.

La mobilisation des pays industrialisés afin de régler la crise financière mondiale intervient au moment où la FAO souligne que le monde a besoin de 30 milliards de dollars par an pour éviter les dangers de la famine. Une menace qui s'est accentuée lors de l'année en cours. Jacques Diouf, directeur general de la FAO, dit que cette somme doit être réservée, essentiellement, à l'augmentation la production agricole mondiale. "Soigner un enfant malnutri coûte environ 60 dollars par an", précise Valérie Bemo, de la Fondation Gates, "mais au niveau des financements mondiaux, publics ou privés, la malnutrition est un secteur complètement négligé alors que 55 millions d'enfants sont malnutris".

Paluku Bahwere, expert de Valid International, pionnier du traitement de la malnutrition infantile à domicile, affirme qu'avec l'enveloppe budgétaire mondiale actuelle, 5% seulement des cas de la malnutrition sévère peuvent être traités. "Les sommes qui sont en ce moment trouvées pour renflouer des banques nous laissent évidemment rêveurs", lâche-t-il.

De son côté, Luc Lamprière, directeur general d'Oxsfam-France, regrette les engagements financiers non tenus. "Il manque 30 milliards de dollars par rapport aux promesses de 2005", dit-il. "Aujourd'hui, 290 millions de personnes n'ont pas les moyens de se nourrir".

Pour sa part, Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) voit que des centaines de millions de personnes souffrent de la faim mais ils le font en silence si bien que cette question n'est pas considérée comme stratégique par les gouvernants. Selon lui, "il y a des sommes dont l'ampleur aurait fait hurler de rire ou de terreur si on en avait demandé ne serait-ce que 10% pour lutter contre la faim, qui en 15 jours se sont évanouies à la bourse, et des centaines de milliards de dollars qui ont été rayés d'un trait de plume pour lutter contre cela".

Dominic Schofield, de Global Alliance for Improved Nutrition, souligne que la lutte contre la faim souffre d'un manque de volonté politique. Il fait remarquer que, selon les estimations, trois milliards de dollars par an seraient nécessaires pour éradiquer la malnutrition.

Jean Ziegler, ex-rapporteur de l'Onu pour l'alimentation, martèle que "la faim n'est plus une fatalité dans aucun endroit du monde". "Un enfant qui meurt de faim est assassiné", assure-t-il.

Et Ziegler de rejeter aux pays développés la responsabilité de l'explosion sans précédent des prix mondiaux des matières agricoles, qui a provoqué des émeutes de la faim dans une quarantaine de pays en avril 2008. "Le développement des agrocarburants et la spéculation qu'il serait facile d'interdire sont à l'origine de la flambée des prix", précise-t-il.

Il ajoute que cette hausse des prix constitue "une formidable agression contre les populations les plus pauvres de la planète".

Ziegler insiste sur la nécessité pour les Etats "d'augmenter massivement leurs cotisations" en faveur du Programme alimentaire mondial (PAM) qui a perdu 40% de son pouvoir d'achat avec la flambée des prix des denrées de base.

Selon l'ex-responsable international, la "débandade bancaire et financière" s'oppose à une "faillite morale" des gouvernants sur la question de la faim. Stéphane Doyon, chargé de mission des Medecins sans frontières (MSF), pense qu'il faudrait concentrer les aides sur les 30 pays où les enfants n'ont pas accès aux traitements contre la malnutrition infantile.

Alors, est-ce que le monde s'arrêtera-t-il de se précipiter pour la defense des intérêts des riches au lieu d'aider les pauvres ? Ou bien la question de l'alimentation et de la malnutrition mènera-t-elle a davantage de drames et à des "révolutions des affamés" ?

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22 septembre 2008

Crise financière mondiale : Va-t-on vers un retour au contrôle de l'Etat sur l'économie ?

Au moment où des signes ont montré la reprise en main de l'économie mondiale, le dollar a repris sa hausse devant les principales devises mondiales.

Mais alors que les taux d'inflation dans tous les pays baissaient, le monde s'est réveillé le lundi 14 Septembre avec la nouvelle de l'effondrement de la Banque "Lehman Brothers", l'une des cinq plus grandes banques d'affaires aux Etats-Unis, dans le contexte des pertes dues aux prêts hypothécaires à un haut risque "subprime" qui a frappé l'économie mondiale au cours de l'été 2007.subprime1

Après que l'administration américaine ait réussi à sauver les banques de refinancement "Fannie Mae" et "Freddie Mac", en les mettant sous la tutelle du gouvernement, et après la vente de la banque "Bear Stearns", la faillite de "Lehman brothers" a violemment secoué les marchés financiers dans le monde tel un "tsunami" financier. Cela a poussé les banques centrales à se précipiter à pomper des milliards de dollars sur les marchés financiers pour éviter l'effondrement total de l'économie mondiale.

Pour la première fois dans l'histoire de l'économie mondiale, la Banque centrale européenne, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la U. S. Federal Reserve Board (FED) pompent, ensemble, quelque 144 milliards de dollars aux banques pour leur permettre de répondre aux demandes de liquidité.

Jeudi dernier, la FED a annoncé qu'elle pomperait 180 milliards de dollars supplémentaires sur le marché financier à travers des accords monétaires (swap) avec la Banque centrale européenne, la Banque nationale suisse, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la Banque du Canada.

Ces accords permettent aux banques centrales de prêter l'une à l'autre des liquidités à court terme afin d'assurer la stabilité du système financier dans le pays. Cette initiative a été prise après que la crise financière ait frappé les bourses du monde entier, dont les indicateurs ont temoigné des baisses sans précédent.

Ce qui est remarquable, c'est que monde ait vécu des décennies où la pensée pro-libérale appelait les Etats à céder le contrôle de l'économie aux fonds privés. Mais trois des cinq plus grandes banques américaines se sont effondré causant une secousse aux marchés financiers dans le monde, ce qui a engagé un revirement dans la pensée économique sur l'intervention de l'Etat dans le secteur bancaire.

Aux Etats-Unis, et au moment où les banques centrales ont commencé à traiter avec la crise de la faillite de "Lehman Brother", le marché financier a été surpris par le fait que le géant American Insurance Group "AIG" se trouve au bord de l'effondrement, ce qui a incité les autorités américaines à prendre la décision historique de "nationaliser" le groupe pour éviter sa faillite.

Les analystes chez "ING FX strategy" croient que l'effondrement des grandes sociétés financières telles que Lehman brothers et "AIG", a bouleversé le marché des prêts entre les banques et les banques centrales qui sont devenues obligées d'intervenir pour remplacer la traditionnelle offre de prêts.subprime8

La décision de la nationalisation de "AIG" intervient au moment où Bush insistait sur les bases solides de l'économie américaine, capable d'affronter l'instabilité des marchés financiers, et ce, même à la suite de l'annonce de la faillite de "Lehman Brothers" la vente de l'entreprise en faillite "Merrill Lynch" à "Bank of America" pour 50 milliards de dollars.

Le Président américain s'est satisfait de dire que les responsables de la FED ouvreraient pour s'assurer de la santé de l'ensemble du systéme financier et que son administration essayerait de réduire l'impact de ses dernières évolutions économiques.

Le chef de l'Executif américain a souligné que le redressement actuel des marchés de capitaux pourrait être douloureuse à la fois pour les investisseurs et pour les travailleurs de ces institutions. Toutefois Bush a exprimé sa confiance dans la flexibilité des marchés de capitaux et sa capacité à traiter, à long terme, avec la correction.

Bush s'est félicité des mesures prises par le Département du Trésor, la Banque centrale et les grandes institutions financières pour maintenir la stabilité des marchés financiers après les crises de "Lehman Brothers", fondé en 1850, et Merrill Lynch,fondée en 1914.

Mais, à la suite de la nationalisation de "AIG", Bush n'a pu qu'exprimer sa préoccupation au sujet des risques posés par la crise financière actuelle sur l'économie américaine. Il a souligné que son gouvernement fera tout ce qui est nécessaire pour ramener la stabilité des marchés et rétablir la confiance des investisseurs.

Dans sa première dclaration depuis le déclenchement de la crise du "Lundi noire", Bush a dit que les marchés financiers sont encore confrontés à de graves défis. Il a affirmé que l'Administration americaine continuerait d'agir pour renforcer la stabilité des marchés, ouvrant ainsi la porte à la possibilité d'une nouvelle ingérence de la part des autorités fédérales.

Concernant l'intervention gouvernementale pour sauver "AIG" au moment ou washington ait refusé de sauver "Lehman Brothers", Bush a déclaré que l'effondrement de "AIG" aboutirait à des fortes troubles sur le marché financier américain et menacerait d'autres secteurs de l'économie.Bush, qui ne lui reste que quatre mois a la Maison Blanche, a été soumis à de très vives critiques pour son silence face à l'une des plus graves crises financières ayant frappé Wall Street depuis la Grande crise économique en 1929.

L'intervention du gouvernement americain pour sauver "AIG", apres avoir sauvé "Bear Stearns" en mars et les deux géants de refinancement hypothécaire "Fannie Mae" et "Freddie Mac", constitue une révision du principe de "la libre initiative", qui est l'un des fondements de la politique économique de Bush.subrime2

L'administration américaine ne s'est pas satisfaite de pomper des milliards de dollars sur les marchés des capitaux. Elle a aussi remis, samedi dernier, un plan gouvernemental, à un coût de 700 milliards de dollars, pour sauver le secteur bancaire aux Etats-Unis. Selon ce plan, qui est en cours de négociation avec le Congrès, le secrétaire au Trésor Henry Paulson sera chargé, en consultation avec le Président de la FED Ben Bernanke, d'acheter les actifs de banques hypothécaires liés à l'immobilier et d'autres actifs, ayant été publiés jusqu'à 17 Septembre, pour assurer la stabilité des marchés financiers.

Ce plan, qui s'étend sur deux ans, donne le droit au gouvernement de fixer la date et le volume des achats dont le prix serait déterminé par les mécanismes du marché de façon qu'il ne dépasse pas le budget du plan. Ce dernier accorde également à Washington une grande marge dans la détermination des institutions financières qui en profiteraient, sans exclure les fonds d'investissement risqué.

Selon le plan, ces actifs seront gérés par des administrateurs du secteur privé sous la supervision du ministère du Trésor qui doit soumettre un rapport au Congrès apres trois mois, puis un autre six mois apres le premier.

Plusieurs membres Démocrates au Congrès ont indiqué avoir l'intention de modifier ce plan, notamment en ajoutant des clauses qui stipulent des procédures au bénéfice des propriétaires victimes de la crise hypothécaire, en particulier ceux qui sont confrontés à la confiscation.

L'administration américaine, qui a toujours exigé le libre marché, a appelé les autres pays à suivre les démarches américaines. Mais ces pays n'avaient pas besoin des appels americains. Ils ont déjà commencé à travers leurs banques centrales à intervenir avant de s'ingérer directement pour sauvegarder leurs entités financières.

En Russie, qui s'oriente rapidement vers l'économie de marché, le premier ministre russe Vladimir Poutine a dit que l'économie russe etait assez fort pour dépasser la crise actuelle. Il a ajouté qu'il ne doutait pas que les réseaux de sécurité mis en place au cours des dernières années pourraient achever leur travail parfaitement. Poutine a également souligné que le gouvernement etudiait actuellement la possibilité d'utiliser les outils de la banque centrale ayant un effet à long terme.

Selon Poutine, le ministère russe des Finances a injecté 150 milliards de rubles, tandis que la Banque centrale de Russie a pompé une liquidité de 325 milliards de roubles. Il a ajouté que le ministère des Finances prévoit de doubler la somme injectée sur le marché pour atteindre 350 milliards de roubles.

Pour sa part, le président russe Dmitri Medvedev, a declaré jeudi que la défense du système financier russe, qui fait face à la pire crise en dix ans, est devenue la priorité absolue des autorités russes. Medvedev a donné des instructions aux hauts responsables pour prendre les mesures nécessaires, soulignant que les autorités financières russes possèdent un paquet intégral d'outils pour protéger le système financier du pays. Ces déclarations ont été faites après la suspension des deux bouses "RTS" et "Misks" à la suite de la baisse de leurs indices plus de 6%.

Medvedev a ajouté que la situation des banques russes ferait l'objet d'une attention constante par les responsables russes. Le chef d'Etat russe a proposé d'assurer "immédiatement" 500 milliards de rubles pour soutenir le marché financier à condition que la moitié de ce montant soit tirée du budget de l'Etat.

Le ministre russe des Finances Alexei Kudrin a indiqué que le plafond du budget fédéral mis à la disposition des banques pour une période de trois mois est passé à 1514 milliards de rubles. "La plus grande partie de cette somme sera allouée aux trois grandes banques : "Spirpennek", "VTP" et "Jazibrumbnk", qui seront chargées d'appuyer les petites et moyennes banques et les transactions sur les marchés financiers", a-t-il dit.

Kudrin ajoute que 60 milliards de roubles supplementaires seront octroyés aux trois banques pour financer les éléments du marché financier.

En Chine, qui a enregistré le taux le plus élevé de croissance économique dans le monde, et après que les actions chinoises aient plongé au milieu de la crise de 4,47%, le gouvernement chinois a commencé, par l'intermédiaire du Fonds "Central Huijin investment", a acheter des actions dans les trois plus grandes banques chinoises (Banque de Chine, la Banque industrielle et commerciale de Chine et China Construction Bank) pour soutenir leurs prix sur le marché des actions.

Le gouvernement chinois a également décidé d'abolir la taxe sur l'achat d'actions, qui s'élève à 10%, dans une mesure visant à soutenir les marchés des capitaux.

En Europe, le Président de l'Union européenne les entreprises (Business Europe) Ernest Antoine Siear a appelé à faire preuve d'une extrême prudence face à la crise financière ayant ravagé Wall Street.

Lors d'une conférence de presse, Siear a affirmé que le système bancaire en Europe n'est pas menacé "maintenant" par la crise financière aux Etats-Unis, bien que le risque ne peut pas être exclue.

Siear a souligné la nécessité d'une forte coordination au niveau de l'Union Européenne (UE) afin de soutenir toute grande banque européenne exposée à des problèmes en raison de ses activités financières transfrontalières : "Le faite de laisser l'Etat, où se trouve le siège de la banque, affronter seul la situation serait irréaliste" a-t-il ajouté.subprime_wolf

En Grande-Bretagne, le secrétaire au Trésor britannique Alastair Darling indique que de nouvelles lois seront promulguées pour renforcer les règles régissant le système bancaire britannique. Il a qualifié d'"inévitable" les troubles qui ont touché le marche mondial.

Selon Darling, les organismes de réglementation dans les pays prennent les mesures appropriées pour remédier à cette situation. Il a souligné la nécessité de prendre des mesures au niveau international à travers les banques centrales.

Pour sa part, l'expert en chef à la Banque allemande "Landesbank", Juergen Pfister, estime que la crise financière s'est aggravée de façon spectaculaire. "La crise va sans doute, se refléter sur le système financier mondial", a-t-il affirmé.

Pfister voit que l'intervention des banques centrales pour sauver la situation constitue un "équilibre difficile". "Cette procédure vise à préserver la stabilité du marché financier, ce qui est le rôle de l'Etat, mais les bailleurs des taxes ne comprennent pas pourquoi ils doivent assumer le coût de la correction des erreurs des directeurs des institutions financières ou sauver les actionnaires à travers leurs argents.

Cela arrive au moment où le gouverneur de la Banque centrale italienne Mario Draghi, juge que l'actuelle crise financière mondiale est la "plus difficile des temps modernes". "Il faut adopter des mesures monétaires, fiscales et législatives d'une manière tres organisée pour rétablir l'équilibre fiscal au niveau international" a-t-il precisé.

La crise a également touché la course à la Maison-Blanche.Le candidat démocrate aux élections présidentielles Barack Obama a rejeté la responsabilité de la crise financière aux politiques poursuivies par l'administration Bush. Il a considéré l'effondrement de Lehman Brothers et Merrill Lynch comme la plus grave crise financière que connaît le pays depuis la Grande Dépression à la fin des années 20 au siècle dernier.

Obama a dit que son adversaire républicain aux presidentielles n'etait pas responsable de la crise financière. "Il croit à la même philosophie économique adoptée pendant les huit dernières années", a-t-il precisé.

Pour sa part, le sénateur Joseph Biden, candidat démocrate au poste de vice-président, estime que les politiques économiques adoptées par les républicains au cours des dernières années ont conduit à detruire la classe moyenne. Dans des déclarations faites a l'émission "Good Morning America", Biden a dit que le plan économique proposé par Obama visent à réduire les impôts sur la classe moyenne et les augmenter pour les Américains qui gagnent 250 mille dollars et plus par an.

Biden a noté que l'actuel gouvernement des Etats-Unis exempte les riches des impôts et laisse la classe moyenne lutter pour vivre. Pour sa part, le candidat républicain a la présidentielle John McCain appelle à une reconstruction complète du secteur financier en difficulté.

McCain a exprimé son soutien au refus par le gouvernement américain d'intervenir pour sauver Lehman Brothers ou de prêter des fonds a Merrill Lynch. McCain a souligné l'importance de maintenir le statut des Etats-Unis comme le principal marché financier au monde, en soulignant que ce serait une priorité de son administration. McCain a dit qu'il fallait mener une réforme majeure de "Wall Street".

Les declarations et les réactions formulées soulèvent une importante question : Le monde est-il en train de voir le retour du contrôle par l'Etat de la production et de l'économie ?

Dans ce contexte, Jacques Genereux, professeur à l'Institut d'études économiques à Paris, voit que ce qui se passe actuellement n'est pas un retour du rôle de l'Etat. "Le rôle de l'Etat, même aux Etats-Unis, n'a jamais disparu, mais au contraire il était en hausse", dit-il.

Selon Genereux, la nature du rôle lui-même a changé. "Au lieu que l'Etat assume la production et la distribution, Il a accordé la liberté aux entreprises et s'est satisfait du contrôle", a-t-il dit. "Mais quand une crise se produit sur le marché l'Etat se précipite pour sauver la situation.

Liem Hoang Ngoc, chercheur au Center for Economics à l'Université de la Sorbonne, est d'accord avec cette opinion. Il confirme que les Etats-Unis n'ont jamais renoncé à leur rôle de "gendarme de l'économie" dans le pays. "On a déjà vu dans le passé le gouvernement fédéral mettre son idéologie entre parenthàses pour soutenir des banques et des entreprises en difficulté.Ce n'est pas la fin du libéralisme, cette intervention est avant tout pragmatique", ajoute-t-il.

De son côté, Alan Greenspan, ancien président de la FED, met en garde contre la faillite d'autres institutions économiques americaines au cours de la période à venir. Il a dit n'avoir jamais vu un climat financier comme celui qui prévaut actuellement aux Etats-Unis. Il a critiqué la manière avec laquelle le gouvernement americain reagit à la crise. "Il ne faut pas que le gouvernement protège toute entreprise americaine en faillite", a-t-il affirmé.

Pour le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, l'intervention des gouvernements était nécessaire parce que la crise touche la structure du système financier et non pas la liberté économique.

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12 août 2008

le conflit russo-géorgien...une menace pour l'avenir de l'économie géorgienne

Il semble que le conflit russo-géorgien, qui a éclaté mercredi dernier en raison du territoire séparatiste d'Ossétie du Sud, fidèle à la Russie, aura un impact significatif sur l'avenir de l'économie géorgienne, et peut mettre fin à une période de prospérité et de croissance économique.

Après des années difficiles auxquelles le pays avait fait face depuis l'indépendance en 1991 de l'ancienne Union soviétique et jusqu'à la «révolution des roses» en en 2003, qui a conduit à la démission de l'ancien président géorgien Eduard Shevardnadze et à l'arrivee de l'actuel président Mikhaïl Saakashvili, l'économie géorgienne temoignait d'un élan qui avait impressionné les institutions financières internationales, en particulier la Banque mondiale.conflit_russo_georgien1

Grâce aux politiques de réforme adoptées par la Géorgie depuis 2003, le pays est devenu une des meilleures économies dynamiques dans l'ancienne Union soviétique et le taux de croissance économique a atteint 10% en 2006 et 2007, et devrait atteindre 8% l'année en cours, malgré la crise dont temoigne l'économie mondiale et et les graves perturbations sur les marches internationaux.

Bien que l'économie géorgienne dépend de l'agriculture, qui représente 30% du PIB total, les domains de la construction et des télécommunications connaissent un grand saut. La situation geographique distinguée de la Géorgie entre la mer Caspienne et la mer Noire, a fait de ce pays un corridor stratégique pour le pétrole et le gaz naturel venant de l'Asie centrale loins de l'Iran, riche en pétrole, et la Russie, qui monopolise la plupart de l'approvisionnement énergétique dans cette région.

Les sociétés pétrolières occidentales ont investi sur cet Etat pour le développement des exportations de pétrole et du gaz azerbaïdjanais, sur les rives de la mer Caspienne. Ainsi, dix groupes pertroliers occidentaux, avec en tête le britannique "British Petroleum" (BP), ont etabli l'oléoduc «Bakou - Tbilissi - Ceyhan" , Connu sous le nom de "BTC" et dont les investissements s'élevaient à un nombre astronomique, soit quelque trois milliards de dollars, pour transporter 1,2 millions de barils de pétrole par jour.

D'autre part, la "BP" a modernisé le pipeline "Bakou - Soupsa", qui remonte à l'époque soviétique et mène à la côte géorgienne sur la mer Noire. Les compagnies occidentales ont également un projet d'exploitation du gazoduc "Bakou-Tbilissi-Erzeroum", de 692 kilomètres de longueur, pour transférer quelque 8 milliards de mètres cubes de gaz par an des gisements offshore de «Shah Deniz » en Azerbaidjan jusqu'aux frontières entre la Géorgie et la Turquie. Ces projets assurent à la Géorgie un revenu dont elle ne peut pas se passer, d'autant plus qu'ils l'aident à réduire sa dépendance du gaz et du pétrole russe.

La tension dans les relations russo-georgiennes a debuté avec l'arrivée au pouvoir de Saakashvili, qui est favorable au rapprochement entre Tbilissi d'une part, et Washington et l'Europe, d'autre part.

Les ambitions géorgiennes d'adhérer à l'OTAN, une idée complètement rejetée par Moscou, ont ajouté à la crise entre les deux pays. Par conséquent, Moscou a suspendu en 2006 les liaisons aériennes, maritimes et terrestres avec Tbilissi. Le kremlin a également interdit l'importation de nombreux produits géorgien.conflit_russo_georgien_2

Malgré la réussite de la Géorgie à surmonter les sanctions russes, les combats qui ont éclaté en fin de la semaine dernière menacent l'économie géorgienne qui souffre : d'un taux élevé de l'inflation ( 8% sur un an); de la hausse des dépenses publiques et de la croissance de la corruption au moment où la grande majorité de la population est pauvre. Pour cela, "Standard and Poors" a baissé ses estimations de la rentabilité d'investir en Géorgie depuis vendredi dernier.

Trevor Paulino, analyste chez "Standard and Poors, voit que « le conflit russo-georgien risque d'accroître les craintes des investisseurs étrangers en Georgie qui ont joué un rôle très important dans la forte performance économique du pays ». Il souligne que la hausse des dépenses militaires est un des facteurs qui ont conduit à une réduction des prévisions de la rentabilité de l'investissement en Géorgie. Il explique que ces dépenses militaires ont dépassé les attentes des analystes, ce qui fait naître des doutes sur la réalisation des objectifs fixés par le gouvernement pour contrôler son budget.

Pour sa part, Isabelle Facon, chercheuse à la Fondation pour la recherche stratégique estime que la situation géographique stratégique de la Géorgie, comme passage pour le transport de pétrole d'Asie centrale, pourrait perdre de sa pertinence en raison de ce conflit. Elle met l'accent sur le fait que la Russie pourrait se servir de la crise actuelle pour prouver que cette region n'est pas sans danger pour l'établissement de pipelines à l'avenir.

Et Facon de citer que l'aviation russe a frappé Boley, sur la mer Noire, le port le plus important de la Géorgie, sans toutefois l'endommager gravement. Facon met également l'accent sur les déclarations du Premier ministre géorgien Addo Georjennitsais samedi dernier selon lesquelles la Russe avait bombardé des zones proches de l'oléoduc «Bakou - Tbilissi - Ceyhan ».

Le conflit entre Moscou et Tbilissi a déjà commencé à affecter le transport de pétrole via la Géorgie, où la compagie "BP" a annoncé aujourd'hui la suspension du fonctionnement de l'oleoduc ''Bakou – Soupsa", à titre temporaire pour des raisons de sécurité.

L'Azerbaïdjan a annoncé samedi dernier la suspension des exportations de pétrole via les ports georgiens de Batoumi et Kulevi sur la mer Noire en raison du conflit. Mais Natalia Levchenko, analyste économique de la Fondation "Global Insight" ne pense pas que le conflit entre la Russie et la Géorgie va toucher les oleoducs. Elle fait valoir que la tâche des troupes Russe est actuellement d'assurer le contrôle de l'Ossétie du Sud. Levechenko estime que le pétrole et le gaz ne seront pas mis en danger sauf s'il y a une escalade de la situation et la Russie décide d'imposer un embargo économique total sur la Géorgie.

Pour sa part, Michael Denison, analyste de la «Chatham House», estime que cette possibilité est faible, expliquant qu'il serait un acte extrémiste de la part de la Russie de contrôler les pipelines étant donné que l'OTAN va prendre cet acte pour une véritable menace pour sa sécurité, ce qui nécessitera une réponse militaire.

En dépit de cela, les analystes conviennent que les combats en Géorgie pousseront les investisseurs à long terme à ne pas investir dans les domaines du pétrole et de gaz dans la mer Caspienne, qui était jusqu'à récemment considéré comme alternatives au pétrole et du gaz du Moyen-Orient et de la Russie.

Toutefois, l'économie géorgienne ne sera pas le seul perdant dans ce conflit, la Russie risque aussi de détériorer davantage son image auprès des investisseurs étrangers, notamment au moment ou il existe de nombreuses critiques adressées à Moscou en raison de ses lois d'investissement, en particulier dans le domaine du pétrole.

En plus, Moscou risque l'avenir de ses liens économiques avec les États-Unis et l'Union européenne. Ces relations seront sans aucun doute affectées en cas de poursuite du conflit. Et ce, même si Moscou possède d'énormes stocks d'énergie nécessaire par l'Union européenne et les États-Unis.

La question qui se pose désormais est de savoir si la décision du Président Russe Dmitri Medvedev d'arrêter les opérations militaires de ses troupes en Géorgie pourra stabiliser l'économie des deux pays.

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11 août 2008

Le conflit russo-géorgien souleve les craintes sur le marche du pétrole

Au moment où les prix du pétrole ont commencé à décliner sur les marchés mondiaux, et après que le baril de pétrole ait perdu environ 30 dollars de son prix en deux semaines, le déclenchement mercredi du conflit entre la Russie et la Géorgie en raison de la province séparatiste géorgien, l'Ossétie du Sud", pro-Moscou, a soulevé les craintes des pays occidentaux sur l'approvisionnement en énergie. Il a également enflammé de nouveau les prix du pétrole.

Les violents combats qui se déroulent dans la région du Caucase affaiblissent la situation de la Géorgie comme corridor vital pour le transfert du pétrole de la mer Caspienne vers l'Ouest, d'autant plus que les pays occidentaux se montrent préoccupés par la sécurité de l'oléoduc "Bakou-Tbilissi-Ceyhan", connu sous le nom de "BTC" et dont les coûts de construction ont atteint trois milliards de dollars, surtout après que le Premier Ministre géorgien Addo Georjennitsais ait dit que l'aviation russe avait bombardé samedi dernier des zones proches du pipeline qui n'a toutefois pas été endommagé.

Malgré que la Géorgie ne soit pas un producteur de pétrole ou de gaz, les entreprises pétrolières occidentales accordent beaucoup d'intérêt à ce pays pour le développement des exportations de pétrole et de gaz de l'Azerbaïdjan, sur les rives de la mer Caspienne. Cela s'explique notamment par la position de Tbilissi. Pro-Ouest et voisine de l'Azerbaïdjan, la Géorgie occupe une place stratégique entre l'Iran, riche du brute, et les pipelines transportant le gaz et le pétrole dans la région monopolisés par la Russie.28978050_p

Depuis l'arrivée du président géorgien Mikhaïl Saakachvili, au pouvoir depuis 2004, et son encouragement pour le rapprochement entre Tbilissi et l'Occident, deux oleoducs ont  été mis en fonction. Mais le différend avec la Russie mettrait en danger le rôle joué par la Géorgie comme passage des pipelines. Cet état de fait a commencé avec la décision de l'Azerbaïdjan, samedi dernier, de suspendre les exportations de pétrole via les ports géorgiens de Batoumi et Kulevi sur la mer Noire.

L'oleoduc "BTC", de 1774 km de longueur, a été mis en fonction en 2006 pour transporter 1,2 millions de barils par jour du pétrole azerbaïdjanais de la mer Caspienne au port turc de Ceyhan sur la Méditerranée. La compagnie "British Petroleum" (BP), détient 30% du capital de cet pipeline auquel dix autres géants pétroliers occidentaux comme les américains "Chevron" et "ConocoPhillips" participent.

La British Petroleum a également modernisé le pipeline "Bakou-Soupsa", qui remonte à l'époque soviétique et qui mène à la côte géorgienne sur la mer Noire. Les compagnies occidentales ont également un projet d'exploitation du gazoduc "Bakou-Tbilissi-Erzeroum", de 692 kilomètres de longueur, pour transférer quelque 8 milliards de mètres cubes de gaz par an des gisements offshore de «Shah Deniz » en Azerbaidjan jusqu'aux frontières entre la Géorgie et la Turquie.

Bien que les prix du pétrole aient viré de nouveau aujourd'hui à la hausse sur les marchés mondiaux et gagnent plus d'un dollar pour le baril, Paul Stevens, un analyste à l'Institut "Chatham House" à Londres et spécialiste des marchés du pétrole, estime que le sort de l'oléoduc "Bakou-Tbilissi-Ceyhan" ne devrait pas affecter, à l'immédiat, les marchés pétroliers. Il souligne que le transfert du pétrole via ce pipeline a été interrompu depuis mercredi dernier après un incendie provoqué par une explosion en Turquie.

Stevens ajoute que même si le pipeline est resté fermé pendant une semaine ou deux de plus son impact sur l'offre du pétrole sur le marché mondial est limité.Pipeline

Pour sa part, Natalia Levchenko, analyste économique chez "Global Insight", estime que les gazoducs et les oleoducs ne seraient pas touchés sauf s'il y a une escalade de la tention et la Russie décide d'imposer un embargo économique total sur la Géorgie. Toutefois, Michael Denison, analyste chez "Chatham House", juge que cette possibilité est faible, expliquant qu'il serait un acte extrémiste de la part de la Russie de contrôler les pipelines étant donné que l'OTAN va prendre cet acte pour une véritable menace pour sa sécurité, ce qui nécessitera une réponse militaire.

En dépit de cela, les analystes conviennent que les combats en Géorgie pousseront les investisseurs à long terme à ne pas investir dans les domaines du pétrole et de gaz dans la mer Caspienne, qui était jusqu'à récemment considéré comme alternatives au pétrole et du gaz du Moyen-Orient et de la Russie.

La question qui se pose actuellement est  : Est-ce que la médiation européenne qu'a commencé aujourd'hui le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner aidera-t-elle à apaiser la situation entre Moscou et Tbilissi, ou bien les prix du pétrole vont temoigner d'une nouvelle flambée et les pressions inflationnistes dans les quatre coins du monde vont augmenter au moment où l'économie mondiale n'a pas gueri des coups successifs subis au cours de l'année ecoulée?!

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06 août 2008

Les banques françaises souffrent toujours des secousses de la crise des prêts hypothécaires

Un an après le "séisme" de la crise des prêts hypothécaires à haut risque (subprime), qui a frappé le secteur immobilier aux États-Unis et qui a engendré la crise financière ayant touché le secteur bancaire dans le monde entier, les banques françaises continuent de souffrir de secousses de la crise.

En dépit de la déclaration de la Banque "BNP Paribas" selon laquelle la banque a réalisé un bénéfice net de 1,5 milliard d'euros au cours du deuxième trimestre de l'année courante, ces bénéfices ont baisse de 34% par rapport à la même période, en 2007.

Dans une déclaration publiée à la Bourse de Paris aujourd'hui, la banque a dit que les recettes provenant des activités banquesbancaires ont diminué de 8,5% à 7,5 milliards d'euros, au cours du deuxième trimestre.

Le Directeur général de la banque Udo Prott dit que "BNP Paribas" et l'américaine "Goldman Sachs" sont les deux seules banques dans le monde qui ont réussi à réduire l'impact de la crise sur les prêts hypothécaires et a réaliser des benefices depuis l'été de 2007.

La "BNP Paribas" a souligné que la crise des prêts hypothécaires à haut risque lui a coûté des pertes qui s'élevaient à 542 millions d'euros lors deuxième trimestre seulement, ce qui porte à 2,4 milliards d'euros le total des pertes de la banque dans ce secteur depuis le début de la crise en été 2007.

Elle explique qu'elle n'etait pas gravement affectée par la crise hypothécaires car elle s'eloignait de l'activité de ce secteur et elle s'est concentrée sur les activités bancaires traditionnelles et le financement des petites et moyennes enterprises.

Cette annonce intervient au lendemain que la "Société Générale" declare avoir réalisé un bénéfice net de 644 millions d'euros au cours du deuxième trimestre contre 1,74 milliard d'euros lors de la même période l'an dernier, soit une baisse de 63%, en raison de la crise du "subprime". Des sources à la banque ont dit que les pertes, depuis l'été dernier, s'élèvent a cinq milliards d'euros.

La "Société Générale" souffre également du scandale qui l'a frappé à la fin de l'année dernière à la suite de la fraude réalisée par l'un de ses employés, Jérôme Kerviel, qui a causé des pertes à la banque estimées à 4,9 milliards d'euros.

On peut remarquer l'effet de cette fraude sur la banque en jettant un coup d'oeil sur le nombre de nouveaux comptes bancaires qui ont été ouverts a la banque. " Société Générale" n' a recu que 23,1 mille nouveaux clients au cours du deuxième trimestre contre 45 000 au cours de la même période l'an dernier.

Les marchés attendent les résultats de "Crédit Agricole" et "Natixis", qui seront annoncés la fin de ce mois, mais les analystes ne s'attendent pas que ces résultats soient différents de ceux de "BNP Paribas" et "Société Générale".

Au niveau européen, la banque britannique "HSBC", la plus grande banque européenne, a annoncé la baisse de ses bénéfices de 29% au cours du 2me second semestre de cette année. Elle a indiqué que ses activités aux États-Unis lui a coûté des pertes estimées à 2,2 milliards de dollars, mais ces pertes ont été compensées par les activités de la banque en Europe et dans les pays émergents qui ont contribué à la réalisation de deux-tiers des bénéfices.

La banque belgeo-néerlandaise "Fortes" a révélé un bénéfice net de 830 millions d'euros au cours du deuxième trimestre de cette année, soit deux fois moins par rapport à la même période l'an dernier, ce qui reflète la mauvaise gestion par la banque de la crise hypothècaire, ce qui a poussé le Président de la banque Jean-Paul Voutron à démissionner, sous la pression des actionnaires, et la nomination de Herman Verwilst à sa place.

Ces résultats soulèvent de nombreuses questions, à savoir, est-ce que les banques françaises, et européenne en général, sont capables de surmonter la crise hypothècaire qui a commencé aux États-Unis et touché l'Europe, malgré le ralentissement de l'économie américaine, au moment ou les pressions inflationnistes frappent le monde entier malgré les tentatives des banques centrales de les freiner ? Ou bien les banques continueront-elles a realiser des pertes, ce qui pourrait conduire à une série de faillite, comme ce fut le cas aux États-Unis?

Est-ce que le élections présidentielles américaines conduiront à un nouveau président qui s'efforcera de stimuler l'économie américaine ce qui aidera à réactiver l'économie mondiale et à la sortie de la crise financière actuelle?

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05 août 2008

Les constructeurs automobiles americains souffrent les Européens resistent

L'industrie automobile mondiale témoigne d'un ralentissement spectaculaire cette année, influencée par les crises successives qui ont frappé l'économie mondiale depuis juin 2007, partant de la crise des prêts hypothécaires à haut risque "subprime" aux États-Unis, qui, à son tour, conduit à la crise financière mondiale vécue par les grandes banques, passant par la hausse des prix des matières premières, la hausse des taux d'inflation dans le monde et la flambée des prix du pétrole, à un moment où les craintes d'une récession de l'économie américaine augmentent.

Le marché automobile americain, le plus important dans le monde, a vu ses ventes baisser de façon spectaculaire au cours du mois de juillet dernier. 1,3 millions voitures ont été vendues, soit un recul de 20% par rapport à juillet 2007. Les ventes annuelles des voitures ont atteint quelque 12 millions de voitures, soit le niveau le plus bas depuis avril 1992.

Les données publiées par les constructeurs automobiles américaines montrent que les ventes des voitures tout terrain (4x4) et des camionnettes (pick-up), qui consomment beaucoup de carburant, ont chuté de 31,7% en juillet dernier, tandis que les ventes ont baissé de 13,5% pour les autres types de voitures en raison de la hausse des prix du carburant.

Ces données indiquent que les géants de l'industrie automobile aux États-Unis "General Motors" et "Ford" et "Chrysler" (les trois géants de Détroit) connaissent des situations très difficiles. "General Motors", le premier constructeur automobile américain de voitures et numéro 2 mondial, a annoncé la baisse de ses ventes de 26,7% en juillet dernier, tandis que les ventes de "Ford" ont diminué de 22%  et "Chrysler" 29%.cars_1

"General Motors" a également dit avoir subi des pertes estimées a 15,5 milliards de dollars (11 milliards d'euros) au cours du deuxième trimestre de 2008, tandis que les pertes de "Ford" au cours de la même période ont atteint 8,7 milliards de dollars (6 milliards d'euros).

Les analystes et les économistes estiment que cette année est la pire de l'industrie automobile aux Etats Unis au cours des dix dernières années, soulignant que la situation pourrait empirer au cours de la période à venir.

Au cours des dernières semaines, "General Motors" et "Ford" et "Chrysler" ont décidé d'arrêter leurs offres "louer en vue de posséder", qui étaient très importantes pour la commercialisation des ventes d'automobiles aux États-Unis, sachant que 20% des ventes d'automobiles sur le marché américain passe par le biais de ces offres.

Les trois enterprises ont pris cette décision après les pertes subies par leurs succursales financières en raison de l'incapacité des locataires à continuer le paiement le loyer de la voiture. Ces difficultés ont incité les "Big 3" à élaborer des plans de restructuration, notamment dans les secteurs des "4X4" et des "pick-up".

Pour sa part, "General Motors" a décidé de fermer 4 usines qui produisent des voitures gourmandes au carburant. Il a également indiqué qu’il allait vendre certains de ses actifs et réduire les salairs de 20%.

De son côté, "Ford" a décidé de supprimer 15% des emplois, tandis que "Chrysler" a décidé de licencier 1000 employés en plus des 2400 autres personnes en juin dernier.

A la recherche d'un moyen de sortir du dilemme auquel font face les constructeurs automobile americains, les "big 3" essaient de conclure des alliances avec des constructeurs automobiles en dehors des États-Unis. cars_2

Dans ce contexte, "Chrysler" négocie avec l'indien "Tata Motors" la possibilité de vendre ces "jeep" en Inde. Elle examine également la possibilité que l'italien "Fiat" loue certaines lignes de production appartenant a "Chrysler" en Amérique du Nord.

Au Japon, les constructeurs automobiles ont été moins touchés par la crise que traverse l'industrie automobile mondiale grâce à de petites voitures économiques en consommation de carburant.

Toyota, le premier constructeur automobile au monde, est encore dans une situation relativement confortable malgré la baisse de 12% de ses ventes sur le marché américain. "Honda" a pu réduire le déclin de ses ventes mondiales au niveau de 1,6%, tandis que" Nissan", troisième constructeur automobile japonais et partenaire du français "Renault", a connu une baisse de bénéfice net de 42,8% au cours du premier trimestre de 2008 en raison de la baisse des ventes sur le marché américain.

De l'autre côté de l'Atlantique, les constructeurs automobiles européens affrontent une situation beaucoup moins graves. Ils ont pu realiser des bénéfices malgré les prix élevés du pétrole et la baisse de pouvoir d'achat, grâce à la hausse de la demande sur les voitures dans les pays émergents, notamment le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine.
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Dans ce cadre, le Groupe français "PSV Peugeot Citroen" a annoncé avoir réalise une hausse des bénéfices nets de 49% au cours du premier trimestre de cette année  pour atteindre 733 millions d'euros.

L'allemand "Volkswagen" a vu son bénéfice net s'élever à 1,64 milliard d'euros au cours du deuxième trimestre de l'année en cours, soit une hausse de 35%, alors que l'italien "Fiat" a eu 646 millions d'euros de bénéfice net.

En dépit de ces résultats positifs, les constructeurs automobiles européens reconnaissent que les mois à venir seront très difficiles, ce qui a incité "Renault" à diminuer ses estimations pour les ventes en 2009 au moment où le groupe a déclaré avoir l'intention de supprimer 5000 emplois dans ses usines européens.

La question est désormais: La presidentielle americaine va-t-elle aider à amener un nouveau president à la Maison Blanche capable de trouver les moyens necessaires pour revitalisation l'économie américaine et donc mondiale, ce qui va avoir un effet positif sur l'industrie automobile mondiale, notamment après que le candidat democrate a la presidentielle Barack Obama, ait appelé à vendre 70 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques americaines pour contrer la hausse sans précédent du prix du brut?!

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26 février 2008

La hausse des prix des produits agricoles sur les marchés internationaux : Un problème structurel

La hausse, sans précédent, des prix des produits agricoles sur le marché international constitue un phénomène mondial qui a pour raisons la hausse du pouvoir d'achat dans les pays émergents comme la Chine et le développement de la recherche en matière d'énergie propre, au moment ou les spéculations sur les matières premières vont bon train.

L'indice de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture "FAO", qui détermine les prix des denrées alimentaires dans le monde, a témoigne d'une hausse de 40% au cours de l'an dernier.biocarburant


En tête des denrées alimentaires dont le prix a augmenté figure le blé qui a enregistré, lundi, une hausse de prix de 2,2%, après que le Département americain à l'agriculture ait annoncé que les réserves americaines du blé utilisées dans la fabrication du pain et des gâteaux baisseraient de 25% cette année par rapport à l'année. En même temps, l'Institut canadien des statistiques a declaré que les stocks de blé canadien ont chuté de 30% par rapport à l'année dernière.

Thierry Le Francois, analyste à Natixis et spécialiste dans les affaires des matières premières, dit que le prix du blé a augmenté sur les marchés mondiaux depuis Janvier 2006 de 287%, tandis que les prix du maïs ont augmenté de 149%, le soja (129%) le riz (60%), le café (139 %) et le jus de fruits (23%). Dans ce contexte, Chris Leboly, un expert stratégique dans les affaires de l'inflation à la banque suisse "UBS" dit que ce phénomène a commencé il y a deux ans et s'est accéléré en 2007.

Les experts expliquent que l'évolution de la structure de la vie dans les pays émergents est à l'origine de ce phénomène. Par exemple, les Chinois dépendent d'un système alimentaire fondé de plus en plus sur la viande, ce qui exige l'élevage de plus de bétail et, par conséquent, d'accroître la demande sur le maïs, le blé et le soja comme alimentation, ce qui conduit à une augmentation des zones cultivées de telles cultures.

Ils estiment que les changements climatiques dont temoignait le monde au cours des deux ou trois dernieres années ont eu un impact significatif sur la pénurie de l'offre de ces cultures, notamment la sécheresse et la mauvaise production de blé en Australie. Thierry Francois fait remarquer que la "politique agricole commune" menée par l'Union européenne a conduit à la réduction des superficies cultivées. Il voit que les autorités européennes ont parié sur une baisse de la demande. Un calcul, selon lui, erroné.

Pour les experts, une des raisons de la hausse des prix des matières premières est la forte tendance en Europe et aux Etats-Unis de se dirigier vers l'énergie propre. Ces pays oeuvrent pour la production de biocarburants à partir des céréales et de l'huile, ce qui cause une pression sur les prix en raison de la forte demande. Cette tendance est devenue une concurrence pour la consommation alimentaires.

Selon les économistes, les risques d'un ralentissement économique mondial en raison de la crise des prêts hypothécaires à haut risque "Subprime", qui a frappé le secteur bancaire l'été dernier, a contribué au problème. Les matières premières, y compris les denrées alimentaires constituent un abri sur pour les investissements en période d'incertitude économique. Leboly dit que la tendance à la hausse des prix des cultures pose un "problème structurel" que puisse se poursuivre. Un avis que partage Thierry Francois, qui estime que, pour baisser les prix, il faut augmenter les zones agricoles ou retourner à un système alimentaire traditionnellement fondée sur la consommation du riz.biocarbu08

Certains experts voient que la réalisation de ces solutions ne sera pas possible tant que les pays émergents continuent à réaliser des taux élevés de croissance économique qui va renforcer le pouvoir d'achat. Ces experts indiquent que le PIB en Chine a enregistré une augmentation de 11% au cours de l'année dernière. Dans une étude réalisée en fin de l'année dernière, la Banque africaine de développement a indiqué qu'au moment ou l'Afrique est la principale source de la plupart des matières premières dans le monde, les économies africaines sont menacées en raison des prix élevés de ces matières, qui sont devenus un fardeau sur les consommateurs dans le continent noir, caractérisé par la hausse du taux de pauvreté.

De son côté, dans son rapport sur les perspectives économiques en Afrique, l'Organisation de coopération et de développement économique a indiqué que le développement de nouvelles sources d'energie comme alternatives du pétrole, telle la biocarburants produits à partir de céréales, ne mène qu'à accroître la crise de certains pays en développement, car cela exerce une pression sur les prix des produits alimentaires et, par conséquent, menace d'une famine dans l'avenir.

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